lundi 26 novembre 2007

premiers pas dans la mafia





Une atmosphère un peu tendue dans cet immeuble de la rue de chevriellère , le parquet ciré ,les stores baissés.Quelques hommes s'affairent dans le hall en costards noirs . ce midi le Padre reçoit des individus influents qui pourront sans doute l'aider à financer son parti .Des gangsters ?, des voyous de grand chemin ? des Politiques ? que nenni mes amis ! des individus au dessus de tout soupçons qui aiment à se retrouver dans le giron du padre pour y faire affaires .



"padre , padre il y a là quelqu'un pour vous !" lui signifie son aide de camp Nestor Maramouche . le Padre se lève légèrement de son fauteuil , repousse le cendrier ou fume encore son cigare et prend dans ses bras un chat vagabond qui passait par là ayant vu de la lumière



-"fais le entrer ! mais doucement ..fouille le d'abord on est jamais trop prudent " répondit le patriarche avec sa voix de chat de gouttière enroué . L'homme entra , le sourire un peu figé , le genre de mec à qui on ne vendrait pas une voiture ...même d'occasion .Il portait un petit costume gris-noir un peu étriqué et , à voir son visage n'avait sans doute pas beaucoup dormi ...le stress sans doute . Ah , il faut dire qu'il en imposait le Padre , le cheveu gominé , la voix enfumée mais très décisive et lorsqu'il lui arrivait de poser une question il laissait souvent son interlocuteur dans un embarras qui ne lui donnait pas d'autre choix que de répondre l'exact vérité !



"installez vous mon cher ! et dites moi tout d'abord ce qui vous amène jusqu'à moi ? vous savez que je n'ai pas beaucoup de temps devant moi ...que me voulez vous ?"



l'homme ne se désarma point et commença par une petite moue qui plissa son visage et accentua son regard corbeau .



"je me prénomme Bob et je suis ici pour affaires , je sais Padre que vous ne disposez pas de beaucoup de temps mais ce que j'ai à vous dire risque de fort vous intéresser " et voilà notre homme entrain de baragouiner sa vie , de son ancien travail comme chauffeur de taxi à New York , de son désarroi face à une femme du monde qui l'avait méprisé , de son incapacité à être heureux ne serait-ce qu'une minute . le Padre visiblement ému (c'était plutôt rare ...mais l'était il vraiment ?) lui demanda de préciser un peu sa pensée et d'en venir au fait !


"faites court jeune homme je vous prie , j'avoue que je commence sérieusement à me perdre en conjecture !"


"OK, Ok ! fit Bob ! alors oui ! un jour j'en ai eu ma claque de ne pouvoir être heureux ne serait-ce qu'une minute ...rien qu'une putain de minute ! tous les jours je transportais des toquards dans mon tacot et un jour je me suis dit : il faut que je nettoie la ville ..ouais que je décrasse cette ville de toutes les ordures qu'elle compte et Dieu sait s'il y en avait ouh là ! alors comme ça je me suis armé et j'ai buté le maque d'une gamine qui faisait la pute ..le massacre ! j'ai fais un peu de taule mais j'ai été libéré et considéré comme un héros ! ensuite j'ai cherché encore et toujours à me venger ...de mon avocat qui m'avait considéré comme une racaille ! le salaud ! En taule j'ai appris à me battre , me suis tatoué tout le corps et à la sortie je lui ai mené la vie dure à ce fumier et à sa famille! rebelote ..je me suis retrouvé au mitard puis on m'a libéré pour bonne conduite ..ah ! je vous jure"




le padré écoutait ce récit des plus captivants en se frottant le crane et en pensant au prochain tramway (nommé désir) qui devait le conduire en lousdé vers un tout autre horizon .


"poursuivez ! poursuivez , je vous prie"


Et Bob continua , il parlait à présent de ce casino qu'il avait ensuite dirigé avec son pote Bénito la tambouille ou il escroquait les gusses qui n'avaient pas les moyens de payer , de cette chanteuse de jazz à qui il jouait des aubades au saxo et même de ce combat de boxe qu'il gagna un jour au pied levé en remplaçant Jack la tornade .




"Voilà Padre vous savez tout de moi , sincèrement je crois que je peux vous être fort utile ! engagez moi !!!"


le padré fut sidéré par autant d'audaces et de guignolades
c'en était assez !! assez ! il commença à sortir de ses gonds et à insulter Bob dont la moue était plus crispée que jamais ...

"mais, pour qui vous prenez vous jeune insolent ! et pour qui me prenez vous pour me raconter vos sornettes qui ne sont rien comparées à ce que fut ma vie , j'ai mendié ,pillé , dévalisé ,détroussé ,arnaqué pour en arriver là mais j'avais une chose que vous ne possédez pas jeune homme : le sens de la loyauté !!! " En l'entendant vociférer au loin ses hommes de main entrèrent dans

son bureau et s'installèrent de chaque cotés comme pour faire un rempart et éloigner le jeune insolent aux dents longues qui visiblement voulait être calife à la place du calife ! L'atmosphère était à présent tendue et survoltée , le chat qui cherchait aventure en ces lieux partit sur la pointe de ses vigoureuses pattes sans demander son reste ..et Bob aussi !
le lendemain , la nouvelle tomba : le Padré était sans un sou , il avait fini par tout donner , aux Indiens , aux pauvres et aux mendiants ...bizarre pour un parrain de la mafia , non ?

mercredi 21 novembre 2007

La belle endormie


A quoi pouvait elle bien songer ? à lui ? à son brillant avenir ? à ses rêves et ses nombreuses utopies ? Endormie dans ses bras ,elle rêvassait , elle se laissait peu à peu aller au plaisir d'une existence peuplée de plaisirs et de petits bonheurs futiles . Dans ce train de nuit qui fuyait pour Muflin , cette charmante petite bourguade ou résidait des habitants dont l'unique préoccupation était la fraternité et l'amour de leur prochain , elle se sentait à l'aise tel une sirène en équilibre sur une rivière de diamants . Depuis toute petite , elle avait l'art et la manière de plaire et l'insolence de clamer tout haut ce que d'aucun pensaient tout bas en leur for intérieur .Elle avançait dans la vie en bougeant avec élégance sa magnifique silhouette , cultivant un sourire qu'elle savait mieux que personne garder en toutes circonstances..elle avait tout d'une princesse , d'une fée , d'une femme hors norme et hors mode .Assoupie dans ses bras elle était tout simplement bien et souhaitait que rien au monde ne puisse changer cela .
Au milieu du vacarme du moteur et des allées et venues incessantes des voyageurs il demeurait calme et serein , une chose était certaine il l'aimait ! Il l'a serrait très fort contre lui ,elle représentait tellement à ses yeux , il avait tellement espéré qu'elle succombe à son charme et qu'elle veuille faire un bout de chemin dans sa vie qu'il n'en revenait pas de l'avoir dans ses bras et tout près de lui , de pouvoir respirer son parfum , de sentir les battements de son coeur .
Pourquoi se disait il cela au fond ? il avait tout pour lui mais manquait terriblement de confiance , il pensait souvent que le bonheur ne lui était pas réservé ...jusqu'à ce qu'il la rencontre . Ce jour là , il faisait beau , la lumière était d'une éclatante luminosité , il l'avait abordé sans trop y croire , elle lui avait sourit puis adressé la parole , il l'avait faire rire et elle avait succombé à son charme , par envie , par instinct , par amour aussi . L'amour justement tout deux le redoutait ..vivre une histoire d'accord mais...que cette histoire se transforme en une passion amoureuse et dévorante , de ces passions que l'on ne retrouve que dans les romans de Flaubert ou les films de Truffault avec ces égarements , ses mots qui jaillissent , cette douce sensualité à la fois animale et lubrique , ce manque une fois consommé ..tout cela leur faisait envie et peur à la fois . Ils s'aimaient et c'était déjà bien comme çà , non ?
Minuit douze, le train arrive en gare de Muflin , elle ouvre les yeux et lui sourit , elle se dresse devant lui , ils s'embrassent comme s'ils le faisaient pour la première fois , la terre pourrait s'écrouler ils continueraient à se mirer , se découvrir à chaque instant . Il la regarde descendre du wagon , ses jambes sont toujours aussi divines, elle se retourne vers lui elle et le prend par le bras , elle aime se sentir contre lui , dans ces moments plus rien d'autre n'a d'importance .

vendredi 16 novembre 2007

Julien Clerc "ma préférence" 1978


Ah !! le week end est enfin arrivé !! et oui , j'ai envie de vous dire à mon tour (et ce n'est plus trop à la mode depuis 6 mois..) ces mots du chanteur Québécois Zachary Richard qui furent repris avec succès par Julien Clerc en 1978 :"travailler c'est trop dur" . Vous l'aurez compris chers fidèles amis bloggers et autres internautes de tout poils chaque jour plus nombreux à venir me rendre une petite visite , que j'ai la furieuse envie de vous faire un petit plaisir afin d'entamer au mieux ce week end . Détendez vous , déstressez vous , laissez par pitié vos penchants consuméristes plus ou moins affichés (je vous titille là...) pour vous laissez porter par ce qui est pour votre aimable serviteur de ces lieux , une des plus belles chansons du patrimoine Francophone j'ai nommé : "ma préférence" de Julien Clerc dont les paroles sont signées jean-loup Dabadie sur une musique de notre Juju national . Lorsque sort ce titre en 1978 , julien Clerc est depuis une dizaine d'années une des nouvelles valeurs sacrées de la variété française (de qualité ) depuis sa rencontre avec le regretté et génialissime Etienne roda -Gil son auteur fétiche ,le duo musical fonctionne du tonnerre et accumule les tubes au sommet des Hits Parades ("la cavalerie" ,"la Californie" ,"ce n'est rien" ,"si on chantait""le patineur" et tant d'autres ...) En 1978 (pleine période disco ) quelques nouvelles têtes d'affiches de ce que l'on surnommait à l'époque "la nouvelle chanson française" déboulent en trombe sur les ondes et les petits écrans :Alain Souchon qui s'impose définitivement avec "Allô maman Bobo " 4 ans après son premier grand succès en 1974 "j'ai dix ans", Yves Simon et son délicieux "diabolo menthe" ou encore Renaud et son "laisse béton" , sans oublier le déluré Plastic Bertrand et son déroutant " ça plane pour moi" . Au milieu de tout cela , julien Clerc sort un nouvel album intitulé "jaloux" qui s'avère être une parfaite réussite et ...nouveauté intéressante : un nouvel auteur apparaît (au grand désespoir d'Etienne Roda -Gil ) il se nomme jean-loup Dabadie et va signer là le plus gros succès de ce nouvel opus , le classieux et incontournable aujourd'hui "ma préférence" ..Quelle magnifique chanson! une harmonie parfaite entre la mélodie et les paroles sans oublier les violons et cette guitare douze cordes..c'est imparable et le public ne s'y trompe pas puisque le 45 tours s'arrache courant octobre 1978 .Par la suite , julien Clerc travaillera avec d'autres auteurs ce qui déroutera son public tellement attaché aux textes concoctés sur mesure par Roda-Gil .. Allez , ne boudons pas notre plaisir ! ..si on chantait ?
Je le sais
Sa façon d'être à moi, parfois
Vous déplaît
Autour d'elle et moi le silence se fait
Mais elle est
Ma préférence à moi
...Oui, je sais
Cet air d'indifférence qui est
Sa défense
Vous fait souvent offense...
Mais quand elle est
Parmi mes amis de faïence
De faïence Je sais sa défaillance...
Je le sais
On ne me croit pas fidèle à
Ce qu 'elle est
Et déjà vous parlez d'elle à
L'imparfait
Mais elle est
Ma préférence à moi.
..Il faut le croire
Moi seul je sais quand elle a froid
Ses regards
Ne regardent que moi
Par hasard
Elle aime mon incertitude
Par hasard
J'aime sa solitude...
Il faut le croire
Moi seul je sais quand elle a froid
Ses regards
Ne regardent que moi
Par hasard
Elle aime mon incertitude
Par hasard
J'aime sa solitude
...Je le sais
Sa façon d'être à moi, parfois
Vous déplaît
Autour d'elle et moi
le silence se fait
Mais elle est
Elle est ma chance à moi
Ma préférence à moi
Ma préférence à moi...

lundi 12 novembre 2007

Un jobastre dans un jeu de quilles



"zere gooten , zere gooten !!" s'exclamait Francky en lisant la presse locale au petit déj' le lendemain du premier concert de son ami Douglas . Notre hurluberlu était tout joyeux tel un chien qui aurait retrouvé sa pâté , il gesticulait dans son petit costume gris, un bol de café à la main dans son bureau de la rue des rizières .Quelques secrétaires s'affairaient avec une détermination qui étonnait toujours notre ami .Les ambiances de travail , il faut dire qu'il aimait çà le bougre ! cela faisait 15 ans maintenant qu'il travaillait pour l'usine de produits domestiques pour dames d'un certain âge et il adorait son job . un labeur qui rapportait bien mais cela n'était point facile pour autant ..vous voulez savoir pourquoi ?


Avez vous déjà essayé de vendre une télévision à un aveugle ? une mobylette à une cul terreux ? difficile en effet ..certes oui , mais tout à fait réalisable pour notre jobastre de la ville !


A peine arrivé au bureau , il ouvrait chaque jour son abondant courrier en se trémoussant sur les airs d'Annie Cordy puis , une demi-heure plus tard il grimpait avec allégresse dans sa Simca 1000 pour faire ce qu'il estimait être "le plus beau métier du monde" : le porte à porte , explication avec le maestro :

"j'ai , à cette occasion le privilège de palabrer avec quelques gueuses point farouches et point hostiles à mon endroit à qui je me propose de refourguer tout ce qui me semblerait inutile d'acheter ..une aubaine qui, je le concède fort bien met beaucoup de beurre dans les épinards"


Ainsi parlait notre Jobastre , qui se retrouvait souvent dans de périlleuses situations ..comme ce jour d'octobre 1963 , à Thionville les bains ...Notre ami festoyait chez Lucienne Boyer la locataire du 5ème étage en sortant de l'ascenseur , le dîner était copieux mais un poil longuet et notre jobastre ne tenait plus en place , et pour cause la vieille tromblon n'avait encore point signé le petit chèque tant attendu par Francky et ses employeurs . "le dîner vous plaît monsieur Vincent ?" lui dit elle tout de go et la voix tremblante (86 ans ceci explique cela)

"mais fort bien fort bien gente damoiseau , n'oubliez pas de signer le petit chèque ....ce serait fort charitable de votre part !! " et là patatras , la rombière prise de panique fit un arrêt cardiaque ..notre ami en fut tout retourné !!!

Au même instant (mais était ce si important que çà mes amis ?) les Hoohoo signaient leur premier contrat avec une grande maison de disque . le titre "baby come on" allait sortir en 45 tours dans le monde entier ...Douglas n'eut évidemment pas le loisir suffisant pour retrouver son ami et facétieux jobastre . Sa vie se résuma tout à coup au fameux triptyque du Rock'n roll ..il commença à brûler l'existence par les deux bouts .Un soir alors que les Hoohoo donnaient un gala sous un chapiteau ,Pamela qui attendait Douglas à la sortie du concert coté coulisses entendit un énorme bruit venant de l'extérieur , une fumée rouge orange s'échappait , la foule commença à crier de panique , la soirée se terminait avec un incendie qui n'avait rien de prévu au programme ..Quelques minutes plus tard alors que les secours étaient (enfin !) sur place ..on vit apparaître un Jobastre en costume gris qui leur expliqua tant bien que mal en gesticulant qu'il venait juste de tester un nouveau produit absolument inoffensif .
"qui est donc ce jobastre ? "s'interrogea avec raison un agent de sécurité (les fameuses forces du désordre public) ...."c'est Monsieur Vincent un ami du chanteur de ces lieux , ah !! le bougre il n'a pas changé !"

vendredi 9 novembre 2007

les premiers pas d'une légende à venir





Il devait être 23 h30 lorsque sous les clameurs d'un public enivrés par l'alcool et les browns sugars , le premier concert des Hoohoo toucha à sa fin . Douglas et ses amis n'étaient pas vraiment pressés de quitter la scène improvisée à cet effet par Lucien le propriétaire du bar et pour cause...un premier récital c'est à marquer d'une pierre blanche !

- "on l'a fait les gars !! on vient ainsi de franchir un sacré cap ! " s'exclama Douglas à peine arrivé en coulisses (enfin si on pouvait appeler çà des coulisses) .Nos joyeux saltimbanques se rendaient soudainement compte qu'un public potentiel (bien qu'un poil éthylique ) appréciait leurs chansons , pour Douglas c'était le début d'un parcours quasi sans faute....

Le lendemain , dans la bourgeade de Tionville , quelques personnes parlaient déjà de ce fameux concert .pour nos amis , rien n'avait changé chacun avait ce matin là repris le cours de sa vie d'une manière presque normale ..tous sauf Douglas qui avait décidé de faire de ce métier sa vie , il ne voyait pas comment mais il sentait qu'il était bougrement et diablement fait pour çà . pendant ce temps , ses parents Annette et Joachim continuaient à vivre leur existence en se souciant fortement du lendemain car leur vie n'était point facile . S'arrêtant devant un kiosque à journaux ils restèrent interdit en voyant dans le journal local le visage de Douglas micro en main entourés de ses camarades :

-"ma parole mais c'est notre petit Douglas !!" et oui ! déjà les premières retombées médiatiques et ce n'était qu'un début (modeste certes je vous le concède ) .En rentrant dans la demeure familiale Douglas fit la fierté de sa tribu , son père lui prédit une carrière à la Elvis et sa mère voyait déjà les covers des gazettes ....le charisme du jeune homme venait de faire mouche tout à coup , même sa copine Pamela commençait sérieusement à être jalouse de toutes les filles qui tournaient autour de Douglas dans le but de passer un moment agréable avec celui-ci .

le texte de "baby come on" résonnait comme un écho dans le creux des oreilles de toute une jeunesse en mal de vivre et en proi à un désespoir certain ..désespoir ? ce n'est point ce qui nous attend ...mais chut !

lundi 5 novembre 2007

les délires du Kid

Depuis sa rencontre avec le facétieux et déroutant Franky Vincent, le quotidien de Douglas était très différent ! Il faut avouer que Franky cultivait depuis son plus jeune âge le goût de blagues les plus impertinentes ! Enfant il aimait courir après les vaches de son village pour leur tirer sur la queue , il essaya même un jour de chanter à la place du coq du village ...au grand dam des voisins qui se demandèrent d'où provenaient ces cris stridents !



Un jeudi après midi , alors que ses parents étaient partis faire un tour chez des amis résidents à quelques lointains kilomètres de leur modeste demeure ,Douglas proposa à Franky de venir passer quelques heures en sa compagnie car ..Douglas trouvait la compagnie de Franky très ..dépaysante . le jeune garçon arriva à l'heure , vêtu d'un costume noir et d'une petite mallette de la même couleur il affichait un sourire malicieux et lui lança " bonjour ami saltimbanque j'ai une énorme envie de festoyer , de faire ripaille dans ton antre parentale !!" Il entra et sortit quelques friandises de sa mallette , des bonbecs ,du chocolat , quelques éléments pour fabriquer des browns sugars et...le plus important un petit carnet ou était rangé soigneusement des numéros de téléphone appartenant aux notables de la ville , Douglas fut surpris "mais que veux tu faire avec ce carnet ? tu les connais tout ces gens ?"

c'est alors que Franky juché sur une échelle (on ne sait trop pourquoi) tout en mâchonnait un carambar lui répondit aussitôt et avec la plus grande décontraction : "mais nous allons nous gausser de leur personne , tu vas jouer le rôle de mon assistant et je vais les appeler un à un pour leur raconter des salades dont moi seul connaît la sauce qui convient, allez en route moussaillon !!" Et l'après midi se poursuivit à coups de coups de fil intempestifs allant du charcutier Bongroin à la coiffeuse Gigi la gueuse du 4ème ..les deux compères s'amusaient comme lardons en foire .Les mois passèrent , les bonnes blagues du jeudi se poursuivaient encore et toujours puis...un jour sans mot dire , Douglas n'eut plus de nouvelles de Franky..qu'était il devenu et dans quelle étagère ? c'est bien les questions que se posait Douglas ..ce qui agaçait prodigieusement Pamela qui avait soudainement l'impression que son ami le farceur avait plus d'importance qu'elle !

-"mais non Pam' ne mélanges pas tout , je m'inquiète de son silence c'est tout !



Nous voilà en 1966 ,Douglas et sa bande avaient formé un groupe de rock psychédélique baptisé les Hoohoo , leur répertoire contenait une dizaine de chansons tout à fait comestibles dont une qui possédait tout ce qui ressemble à un tube en puissance "baby come on" dont les paroles étaient de Douglas . -"c'est bien les jeunes il faut faire quelques concerts" leur dit Lucien le tenancier du muppets un bar à bières réputé dans leur région .
"sérieux , vous nous laisseriez une chance de jouer devant un vrai public ?" et ce qui fut dit fut fait .
le 3 septembre 1966 , les Hoohoo faisait leurs débuts au muppets , Pamela était toute émoustillée à l'idée de voir Douglas chanter avec son groupe , les copains musiciens n'en revenaient pas ..mais il fallait assurer , être au top pour ne point décevoir Lucien . 20 h30 , les Lumières du bar se tamisèrent et les Hoohoo entrèrent en scène , Douglas en tête vêtu d'un pantalon en cuir et d'un chemise noir tout comme le reste du groupe ..explosion de joie dans l'assemblée , Chacun frappa des mains , remuant du fessier sur le tempo si primesautier de "baby come on " .A cet instant , dans son for intérieur alors qu'il chantait de toute son âme dans le micro accompagné par ses copains musiciens , Douglas savait qu'il avait enfin trouvé sa voie .