jeudi 24 juillet 2008

Alain Souchon "s'asseoir par terre" 1976


Chers Internautes et autres bloggers de tout poils , je profite du calme de l'été pour vous adoucir les cages à miel avec une des grandes chansons du toujours aussi excellent Alain Souchon . Flash-back immédiat en 1976 : le sieur Souchon est une vedette montante grâce à sa rencontre fructueuse avec son complice et compositeur attitré Laurent Voulzy . Avant de se connaître ces deux oiseaux là ramaient chacun de leur coté et puis : crac boum hue ! en 1974 , un producteur de disques (au nez particulièrement creux ) les réunit et ... le résultat ne se fait pas attendre : Souchon pour les textes et Voulzy pour les musiques et les voilà partit pour une belle carrière ! 1976 donc ... le jeune homme frêle et dégingandé est une vedette qui monte depuis son premier tube "j'ai dix ans " . Il impose petit à petit son univers tour à tour enfantin , faussement naïf mais bougrement lucide . Cette année là , il triomphe avec l'album "Bidon" un disque aux sonoritées déjà très folk avant -gardiste ou résonne chez la Souche des préoccupations d'un jeune homme de 30 ans qui ne se résigne pas à se fondre dans la multitude accablante de ses piètres contemporains . Je vous l'accorde chers internautes ... Alain Souchon le précise dans chacun des titres de cet opus d'une manière moins frontale et beaucoup plus subtile ... à écouter entre les notes et les lignes !
Outre l'immense succès qu'obtiendra la chanson -titre , le public réservera un bel accueil à une délicieuse balade aux accents mélancoliques et un rien provocateur : la joliment nommée "s'asseoir par terre" . Un véritable hymne au farniente et à une certaine forme de liberté loin des cadences infernales imposées par les masses patronales toujours prompts à faire du zèle ! Je vous invite à l'écouter tranquillement dans une version Public qui date de 1989 ... une invitation à un voyage immobile en quelque sorte :

mercredi 16 juillet 2008

la grande rousse avec un chapeau noir


Aéroport de Milan , samedi 15 h 15 , François Perrin vêtu d'un costume gris et d'une petite valise de couleur rouge descend L'escalator qui le mène direct dans le hall . Solange Dubreuil radieuse comme un pivert au printemps l'attendait depuis quelques minutes .

"enfin te revoilà grand fou ! cette ville est beaucoup trop grande et je m'ennuyais de toi !" Un peu surpris mais heureux tel Ulysse après un long périple , François Perrin courra embrasser avec fougue miss Dubreuil ... prit dans la joie qui l'habitait depuis quelques heures il trébucha quelques mètres plus loin contre une marche d'escalier qu'il n'avait point vu (ce qui fit beaucoup rire Solange ) . Lorsque nos deux joyeux drilles furent de retour dans l'hôtel , François Perrin lui demanda quelques explications .

-"ton père m'avait parlé de dépression , il m'avait dit que tu étais au plus mal et je te retrouve ici à Milan avec un merveilleux sourire (et ne parlons point du reste ) , que se passe t -il ?" Solange qui avait le sens de la formule retira son chapeau noir et lui tint à peu près ce langage :

-"j'en ai assez de ce vieux schnock qui ne pense qu' à faire de moi une petite professeur sans histoires , je veux mener une vie de bohème chic et je sais que tu es le seul à vouloir au fond de toi la même chose ... il me fallait un prétexte pour que tu acceptes ...voilà c'est fait ! " François Perrin était partagé , certes il était heureux comme un capri d'être avec Solange mais il ne voulait point mettre un terme à sa carrière de professeur :

-"mais non ! je ... je ne peux pas faire une tel chose ! tu imagines un peu la tête de ton père ? celle des élèves ? du rectorat ?" Solange se mit à rire aux éclats et jeta ce pauvre François tout ébouriffé sur le lit de l'hôtel .



Quelques minutes plus tard nos joyeux drilles se donnaient du bon temps dans un bien être sur . Quelques jours plus tard , François Perrin envoya une lettre urgente au proviseur en prétextant que la santé de Solange étant préoccupante et qu'il fallait absolument et impérativement qu'il reste auprès d'elle pour l'aider à surmonter cette dure épreuve . Et voilà ! contraint et forcé , avec tout de même quelques réjouissantes compensations notre singulier professeur poursuivit son existence au coté de la ravissante Solange Dubreuil , tous deux avaient décidé de fuir le brouhaha ambiant et les Olibrius empêcheurs de tourner en rond . D'abord Milan , puis une destination inconnue , François repris quelques années plus tard son métier en enseignant la méthode Coué à des singes et Solange l'art du farniente dans un hamac à des macaques stressés . Une bien drôle d'histoire !

jeudi 10 juillet 2008

Destination Inconnue



Et Hop ! ni vu ni connu et à grandes enjambées François Perrin prit le premier avion pour Milan afin de retrouver mademoiselle Dubreuil . En effet , la missive qu'il venait de recevoir à son domicile alors qu'il était encore tout ébouriffé provenait de cette jolie rousse pour qui il ne cachait pas une grande sympathie . Arrivé à l'aéroport , monsieur Perrin se trompa et se retrouva un court instant dans une grande pièce qui se trouvait être ... une réserve pour les bagages !

"que faites vous là monsieur ?" lui dit une grosse dame noire qui travaillait au classement des valises et qui passait là pour vérifier si celles ci étaient bien en règles .

-"je , je ne savais pas .. je , j'ai du me tromper voilà tout ! pouvez vous m'indiquer ou se trouve la salle d'embarquement s'il vous plaît ?"

Sacré Perrin ! il n'en loupait pas une et faisait rire tout son entourage , c'est à croire qu'il le faisait exprès et pourtant non ! Il était comme ça depuis toujours le bougre .. distrait !

Lorsqu'il fut enfin à bord de l'avion , il se mit à relire les mots de Solange "mon grand fou retrouve moi à Milan , je n'en peux plus de tout ces braillards et tout ces zigotos incultes qui ne pensent qu'à leur éventuelle réussite dans le commerce sans pour autant faire les efforts nécessaires pour y parvenir " . Sur son siège , François Perrin rêvassait , mademoiselle Dubreuil venait de trouver un énorme prétexte pour le voir et son père (le proviseur) lui donnait (sans le savoir ) sa bénédiction et ses congés pour passer du bon temps aux cotés de sa fille.. le rêve !



C'est dans un hôtel deux étoiles que se trouvait Solange Dubreuil , assise sur le balcon elle lisait un roman de Stendhal tout en fumant une cigarette . Vêtue d'une robe d'été bleu - ciel elle semblait détendue et très loin des descriptions qu'elle avait faites à son père .

"madame voudra t elle boire quelque chose en attendant ?" lui suggéra le groom avec un léger accent pour prononcer ces quelques mots .

"non , rien je n'ai pas soif vous pouvez disposer !"

La jeune femme se replongea dans sa lecture lorsque le groom frappa de nouveau à sa porte pour lui signifier que quelqu'un la demandait au téléphone . Aussitôt la jeune femme enfila ses chaussures et se précipita à la réception ( cet hôtel ne possédait que deux étoiles et par conséquent point de téléphone dans les chambres) . Au bout du fil elle reconnut la voix de François Perrin qui la prévenait de son arrivée à l'aéroport de Milan .

"ne bouges pas grand fou je viens te chercher , je serais là dans 10 minutes "

Et ce n'était là que le début des péripéties !


mardi 1 juillet 2008

Juke Box : Jerry OX "le soleil d'été "


Ah !! les beaux jours , le soleil qui nous brûle la peau (attention aux coups de chaud !) et les longues journées et soirées de farniente pour enfin buller en toute bonne conscience et contempler le monde avec un peu plus de hauteur . Laissons là notre aimable professeur Perrin à ses divagations quotidiennes et à ses loufoqueries d'usages et prenons le temps de nous détendre un peu à l'ombre (si possible tout de même !) en écoutant ce que nous propose ce bon vieux juke box .
Je vous propose chers internautes ...et autres bloggers de tout poils , un autre titre de mon répertoire qui s'intitule "le soleil d'été" et qui me semble typiquement de saison . Installez vous confortablement avec une boisson fraîche à portée de main et ouvrez vos esgourdes afin de pousser la goualante avec votre serviteur .
De plus , ce juke box de l'été vous permettra en fin d'écoute de retrouver également "ma muse m'amuse" , "la grande maison " sans oublier "Insoumis" (et non "30 ans " comme inscrit par erreur ) Que ce mois de juillet soit beau et profitable à tous et à toutes ! bonne écoute et bel été 2008 !