vendredi 27 novembre 2009

Un classique des seventies : "Laisse béton" de Renaud en 1978




A l'heure ou le chanteur à la chetron (toujours ?) sauvage effectue un retour remarqué avec un album de reprises de balades Irlandaises , l'occasion idéale pour reparler de ses débuts dans le Music hall .




C'est en 1975 que Renaud fait ses premières armes dans la chanson . Son premier disque sans titre sort au mois d'avril et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il ne connaîtra pas un vif succès (tout juste 2 000 exemplaires vendus ) . Le chanteur au look de Gavroche commence à apparaître à la télévision (première télé chez Danielle Gilbert dans "Midi Première" ) et quelques passages radios avec des titres comme "amoureux de Paname" ,"société tu m'auras pas" ou encore "Hexagone" qui sera tout de même très vite censurée : rappelons que dans cette ritournelle le chanteur déjà impertinent dressait un portrait acide de la France Giscardienne .




Quelques galas de ci de là et le jeune gouailleur à la coupe de cheveux semblable à celle de Brian Jones pense à poursuivre une carrière de comédien déjà entamée avec quelques petits téléfilms et quelques apparitions scéniques au Café de la Gare au coté de Coluche , Patrick Dewaere , Miou Miou et Gérard Depardieu .





En octobre 1977 sort pourtant son second album qui lui permet de faire quelques nouveaux galas en compagnie de talentueux musiciens devant un public assez enthousiaste tout autant que dérouté par un artiste d'un genre nouveau .












C'est alors que le succès arrive début 1978 lorsque sa maison de disques (Polydor) met en vente le 45 tours "Laisse béton" (chanson qui ouvre cet opus) . Le grand public découvre Renaud et son look de gentil loubard, il est invité dans toutes les grandes émissions TV  : De Guy Lux à Drucker en passant par les Carpentier et sa chanson se retrouve même en tête des Hit-Parades au printemps de cette même année 1978 .le 45 tours entre au Hit Parade le 4 mars 1978 .



Déjà les fans de la première heure manifestent quelques grincements de dents ("quoi ? lui qui trois ans plus tôt apparaissait comme un chanteur marginal et contestataire devient tout à coup un chanteur de variétés populaire !") Et c'est là que se situe le coup de maître : être un artiste engagé tout en étant accessible et populaire sans se renier .




Très vite , il est acclamé au tout récent festival "le Printemps de Bourges" ou il vole malgré lui la vedette au déjà installé Alain Souchon . Une poésie urbaine au langage fleurit teinté d'argot Parisien et de verlan ("Laisse béton" qui deviendra une expression populaire ) . Les tubes s'enchaînent à la vitesse d'un TGV : "je suis une bande de jeunes" , "Adieu minette" ,"Germaine" mais c'est bien entendu "laisse béton" qui permettra à Renaud de débuter la carrière que l'on sait .




Je vous propose de le retrouver le  27 mai 1978 dans l'émission "Numéro 1 " de Maritie et Gilbert Carpentier : 








et en avril 1978 toujours dans un "Numéro 1 " de Maritie et Gilbert  Carpentier






Et pour le plaisir , le 7 mai 1978 dans l'émission "Les Rendez-vous du dimanche" de Michel Drucker (ici avec Salvatore Adamo):

jeudi 19 novembre 2009

l'échappée belle en guise de grande évasion


Cette rencontre fut un choc pour l'un comme pour l'autre car d'un coup leurs intentions n'étaient plus très claires . Sarah qui était venue là par pur esprit de JR en jupons et Hernest qui n'aspirait qu'à une chose : qu'on lui fiche enfin la paix des braves . Plus rien ne fonctionnait comme ils l'avaient prévu .
- "Accepteriez vous de dîner chez moi ce soir ? mon mari est fort occupé en ce moment il rentrera sans doute demain " lui dit avec un sourire énigmatique Sarah .Hernest accepta sans trop savoir ce qu'il pouvait se passer ensuite . Paradis ou Enfer ?
Ils dînèrent tout deux dans le saloon (à défaut de changer de décor ) qui se trouvait non loin de la station service . Un lieu assez isolé du reste du monde qui , finalement leur convenait plutôt bien .
Alors qu'ils faisaient ripaille en se mirant les mirettes , un bruit suspect venant de l'extérieur les surprit .
-qu'est ce donc ? s'exclama Sarah Fraîchi
-Bizarre !! On dirait un bruit de bagarre , il faut voir çà de plus près ! répliqua aussitôt en lâchant sa fourchette Hernest Floussard .
Leur surprise fut grande d'apercevoir que leurs véhicules respectifs venaient d'être dérobés par des sauvageons en manque d'occupations sérieuses .
Tout deux revinrent un peu dépités à leur tablée ou Rémi Fasol le taulier de ce No Man's land s'était fait une joie de leur resservir une bouteille de vin rouge particulièrement apprécié par les touristes qui osent s'aventurer par ici .
L'élixir fit son effet d'un coup : Sarah qui était venue s'abreuver de la fraîche d'Hernest succomba à son charme et le brave Hernest eu beaucoup de mal après quelques verres à avouer qu'il n'éprouvait rien pour l'énigmatique gueuse .
Perdock était loin de leur vie à présent et , le vieux coucou n'avait désormais plus d'emprise sur l'un comme sur l'autre .
Cette histoire se poursuivit comme se poursuivent des milliers d'idylles de par la planète à l'exception d'une chose ... Nos oiseaux de passage ne se marièrent point et n'eurent aucun enfant . Leur seul luxe fut une maison à quelques Miles de ce lieu de pitance et une tentation d'un bonheur à saisir avec les doigts .

samedi 14 novembre 2009

Floussard entre le paradis du radis et les enfers de l'enclume


Tout en écoutant les Pierres qui roulent les deux mains sur le volant et l'esprit dans les nuages cotonneux d'un songe d'insoumission latente , Hernest Floussard fut soudain pris d'une irrésistible envie d'uriner dans un endroit tranquille .




Il s'arrêta dans une station service perdue en pleine country paradisiaque et sauvage et put enfin assouvir son désir entre les quatre murs de ce no man's land sans nom de baptème .





Oswalt Perdock , de son coté se frottait les mains car il était certain qu'Hernest allait répondre favorablement à son offre d'achat juteuse comme un fruit exotique . Il était d'ailleurs parti quelques jours dans sa résidence secondaire en attendant un appel de Floussard et ...pour fêter çà dignement entouré de sa garde rapprochée .





Sarah Fraîchi qui avait plus d'un tour dans son sac à main souhaitait avant tout désobéir à son cher parrain et mettre le grappin sur Hernest et son grisbi . Le vieux singe n'y verrait que du feu pensait elle . Elle se rendit aussitôt sur le lieu paradisiaque que le vieux hibou avait promis à Hernest afin de faire chanter ce dernier . Par le plus grand des hasards (ce qui arrange bien l'auteur de ces lignes) Sarah qui avait besoin d'étancher sa soif et Hernest aussi par la même occasion se retrouvèrent au beau milieu de la campagne sauvageonne .



Devant la station service Tattool , nos deux hurluberlus se reluquaient comme dans un bon vieux western , leurs yeux remplaçant les revolvers propices aux règlements de compte .
Hernest avait déjà vu Sarah Fraîchi dans le bureau de son vieux Schnoque de Parrain et n'avait pas oublié sa beauté fatale et ... son appétit féroce et vénal !


Cette rencontre fut un choc pour l'un comme pour l'autre car d'un coup leurs intentions n'étaient plus très claires .Sarah qui était venue là par pur esprit de JR en jupons et Hernest qui n'aspirait qu'à une chose : qu'on lui fiche enfin la paix des braves . Plus rien ne fonctionnait comme ils l'avaient prévu .

- "Accepteriez vous de dîner chez moi ce soir ? mon mari est fort occupé en ce moment il rentrera sans doute demain " lui dit avec un sourire énigmatique Sarah .
Hernest accepta sans trop savoir ce qu'il pouvait se passer ensuite . Paradis ou Enfer ?

vendredi 6 novembre 2009

Hernest is fool to cry




Quelques jours plus tard , Sarah Fraîchi commença à mettre en oeuvre son plan de rapprochement et de contrôle d'Hernest Floussard en suivant les instructions précises de ce cher Oswalt Perdock qui comptait bien entourlouper Hernest de la plus belle manière qui puisse exister en ce bas monde .


Sarah qui était une lève tôt éplucha les comptes d'Hernest avec une certaine jubilation et (avouons le) une discrète excitation à la pensée de rencontrer cet individu qui l'a fascinait de plus en plus .

Une délicieuse odeur de café qui fume et de tartines grillées envahissait la cuisine et c'est à ce moment là que Norbert le compagnon d'infortune de la mistinguett en profita pour prendre son petit déjeuner . Un soupçon de curiosité lui monta au cerveau .


- Qu'est ce que tu fabriques debout à cette heure ci ? lui dit il entre deux gorgées de café .


- Je travaille ! tu ne vois point ? je suis sur un gros dossier qu'Oswalt m'a confié tout récemment ... tu le connais je ne peux en aucun cas le décevoir !

Norbert ne chercha pas à en savoir plus et , sitôt son p'tit déj' terminé il s'en alla à l'usine après avoir embrassé furtivement Sarah .



Au même moment , Hernest Floussard était comme dirait l'autre tranquille et peinard accoudé à la portière de sa voiture sur une route paradisiaque , un tracé goudronné semblable à la mythique Route 66 qui le faisait tant rêver ! Il songeait au cerisier et au ménestrel chauve qui lui avait conseillé d'oublier les grincheux pour vivre sa vie pleinement . Soudain , il monta le volume de l'autoradio ou l'on jouait le tout dernier tube des Rolling Stones ... La grande évasion garanti !