jeudi 31 mars 2011

Gisèle Pontiac toujours d'attaque !


Que serait la citée de Mufflin sans la verve et le charme un peu rustique de Gisèle Pontiac ? Une ville aussi terne que les autres et , diantre qu'elles sont légion !


Dès les premières heures du jour, Gisèle était déjà sur le pied de guerre afin de faire tourner son affaire au mieux . Son gagne-pain ? le "Joyeux drille" pardi ! Un beau restaurant aux couleurs vives et à la nourriture digne des meilleurs restaurants Italien . Chaque habitant de Mufflin City y avait ses habitudes et l'on appréciait la gouaille de Gisèle tout autant que son sens inné de l'humanité devenu si rare de nos jours . La musique était présente et le pianiste (et voisin) de Gisèle , Lucien Golberg se produisait trois soirs par semaine .

La demoiselle de Mufflin partageait certaines nuits avec Jeannot Lapère son bourru compagnon qui possédait un sens de l'humour assez acidulé .




Et de l'humour (et surtout de la patience) il fallait en avoir , car depuis quelques mois la fille aînée du propriétaire du restaurant "Le Tricolore" faisait beaucoup parler d'elle . Cette femme aussi blonde que franchouillarde et cynique était bien décidée à mener une rude concurrence au "Joyeux Drille" . Son éloquence braillarde la rendait sympathique auprès des rustres et des malpolis . Marianne Duchnock régnait en effet sur son établissement en veillant tout particulièrement à ce que les habitants de Mufflin un peu trop rose des paluches et du bidon ne franchissent pas les portes de son Antre. Mais , que l'on se rassure illico : Gisèle Pontiac au sujet de cette affaire là n'avait point dit son dernier mot !

jeudi 17 mars 2011

Jerry OX "de stress et d'ennui"

Comme je vous sais friands de découvertes , je vous propose une version acoustique d'une chanson écrite et composée en 2005 . L'histoire de deux êtres que tout sépare et qui tentent de vivre ensembles sachant qu'ils ne forment pas idéalement les deux pièces d'un même puzzle . De Stress et d'ennui Ils paraissent jeunes mais sont vieux dans leurs têtes ils ont choisi de vivre ainsi ne plus tracer de plans sur la comète la solitude et l'avenir leur fait trop peur ... Ils pensent qu'ensembles et sans amis viendra peut etre le bonheur et aucun geste , nul ne caresse ne les effleure ils s'envoient des mots , toujours de trop c'est plus le pire que le meilleur Assortis , ils sont mal assortis ils ont pourtant choisi elle et lui de vivre de stress et d'ennui (bis) Elle fait l'ménage et lui surfe sur Internet c'est elle la bonne , lui l'avachi il faut que les choses soient claires et net . Pour les vacances , ils partent loin s'ennuier ailleurs les grands hotels , les safaris sans évoquer les peuples et leurs douleurs ... à leur retour ils sont bronzés mais pas grisés ils dorment ensembles mais séparés et final'ment rien n'a changé .. Assortis, ils sont mal assortis ils ont pourtant choisi elle et lui de vivre de stress et d'ennui (bis) C'est une histoire ou l'amour n'a pas sa place deux solitudes qui s'organisent pour éviter de voir les choses en face . Leur quotidien a des allures de vie de chien devant les autres , ils minimisent en prétextant que tout va bien et aucun geste , nul ne caresse ne les effleure ils s'envoient des mots , toujours de trop : 25 années de malheur .

mardi 1 mars 2011

La drole de gouailleuse et les ouistitis

C'est toujours la même rengaine avec Gisèle Pontiac , elle ne pouvait pas s'empêcher de ramener sa fraise sitôt qu'une bonne occasion de se marrer un coup autour d'une bouteille et de quelques Ouistitis se profilait à l'horizon .


Gisèle était une femme pétillante et dynamique avec une verve et un débit de palabres proche d'une mitraillette de type Kalachnikov . Elle vivait dans ce vieil immeuble de la rue des calanques et dirigeait d'une main de fer le fameux restaurant "Aux Joyeux Drilles" ou le tout Mufflin aimait se retrouver le samedi soir pour faire bombance et oublier les errances du quotidien .


Elle se rendait chaque jour au labeur à vélo . Par souci écologique et pour soigner sa ligne et son fessier de danseuse qui donnait parfois des torticolis à ses voisins .



Lucien Golberg était son voisin de palier, un pianiste de jazz qui jouait souvent "Aux Joyeux drilles" tout en pratiquant avec assiduité l'art majeur et pictural cher à Francis Bacon et Johan Vermeer . Un noctambule qui ne connaissait manifestement par les vertus du rasoir matinal et qui adorait la présence féminine pour aligner les notes et coucher des mots sur le papier .
Chaque fois qu'ils se croisaient , les bons mots et les rires fusaient . Pourtant , l'un et l'autre avaient des instants de blues assez répétitifs qu'ils se faisaient un devoir de ne jamais montrer .



- Tiens , bonjour Lucien ! ne me dites rien ... je parie que vous n'avez pas dormi de la nuit et que la fin du mois est assez délicate ...j'me trompe ? lui lança Gisèle .
- Affirmatif ! j'aimerais bien venir demain soir pour jouer quelques heures ... la peinture ne nourrit pas très bien son homme ! Rétorqua Lucien avec un sourire en coin .
Gisèle accepta avec plaisir car elle aimait par dessus tout rendre le petit monde qui l'entourait un peu plus festif que la vie ne le permettait .