samedi 21 mai 2011

La main aux bijoux de monsieur X






19 h 30 , les préparatifs en vue de la grande soirée meeting qui se tiendra dans le prestigieux restaurant "le Tricolore" vont bon train . Marianne Duchnock supervise ce grand barnum avec cette autorité froide qui la caractérise si bien . Un discours sera prononcé par cette dernière puis, un buffet-cocktail suivra pour amadouer tout autant que rassurer ses futurs électeurs . Cette bataille des municipales de Mufflin , Marianne la veux , l'exige et fera n'importe quoi pour l'obtenir .








20 h , les premiers convives commencent à pénétrer dans l'établissement , ils sont accueillis par des serveurs loués pour l'occasion . Le mystérieux homme que l'on avait pu remarquer lors du passage de Gisèle Pontiac dans l'usine Arselard est présent lui aussi . Un peu à l'écart de cette foule assez peu sentimentale et surtout avide d'expulser au plus tôt les gras du bide un peu trop rose , il boit son Ricard en observant le cirque qui se joue autour de lui .








Soudain , une envie naturelle le prend , il se dirige vers les commodités en sifflotant . A peine eut il le temps de quitter ce lieu qu'il tomba nez à nez sur Marianne Duchnock . Elle le fixa droit dans les pupilles , puis dégrafa vigoureusement son corsage , le visage de notre individu devint alors rouge pivoine . Marianne saisissa d'une main de fer ses bijoux de famille (modestes mais bien existants) .












- j'en ai envie mon coco , là , maintenant , pour me donner du coeur à l'ouvrage qui m'attend , tu me dois bien çà mon cochon " lui lança t-elle avec une voix particulière qui lui fit peur . Monsieur X tenta de se débattre mais la bougresse était redoutablement costaude . Elle pressa de plus belle son membre et ce dernier fut prit d'un malaise .








Il s'effondra et , à cet instant Marianne regagna ses invités après avoir poussé un soupir de dédain .




Quelques minutes plus tard, notre individu se jeta sur un téléphone et composa un numéro à toute vitesse .




-çà y est ! je la tiens cette grosse vache ! tu n'imagines pas ce que je possède là ! j'arrive au journal au plus vite !" . Il raccrocha puis quitta le restaurant sans que personne ne l'aperçut , pas même Marianne Duchnock toute occupée à commencer son discours .

mercredi 4 mai 2011

Que la campagne est belle !





Et Hop ! En l'espace de quelques jours, Gisèle Pontiac était sur le pied de guerre en vue de cette campagne municipale qui s'annonçait rude . Ce jour là , elle se trouvait à l'usine Arselard située dans le Mufflin du bas . Dans cette fabrique, l'on s'occupe de remplir les pots de yaourts dont la plupart seront destinés au marché de l'agro-alimentaire du Nord Groland .






Gisèle Pontiac , à peine arrivée fit comme les autres ouvriers et enfila un bleu de travail afin de se mettre en condition . Une visite du site fut effectuée et elle conclut sa venue par un discours vantant les mérites du partage , du travail , de l'effort et de la dignité dans l'action . Des thèmes porteurs qui lui permit d'être applaudit par l'ensemble du personnel d'Arselard .






Au milieu de ce groupe de personne , un des ouvriers ne manifesta aucune sympathie pour la "Dame en campagne" comme il l'a nomma sèchement . Il s'agissait d'un homme en milieu de vie assez sec et très remonté contre tout ce qui touchait de près ou de loin aux valeurs de solidarité .



Une heure après le départ de Gisèle Pontiac , notre individu à la détestation facile et fort bien informé , appela Marianne Duccnock pour lui relater cet épisode nouveau .












Lorsque elle reçut le coup de fil du mystérieux employé (qui semblait fort bien la connaître) , Marianne Duchnock hurla d'un rire sonore qui fit trembler les murs de son restaurant .


- "la pauvre démagogue ! c'est d'un ridicule tout çà ! en tout cas , je vois que cette pimbêche de Prisunic n'a pas perdu son temps ! Merci de votre appel monsieur X , je vous donnerais ce que vous méritez d'ici quelques jours " lança t-elle d'un ton assuré .


-"Merci madame Duchnock , vous au moins ,vous êtes franche et directe et j'apprécie cela , vous connaissez les réalités des petites gens comme nous ."


La bataille pour la mairie de Mufflin avait rudement bien commencée ! De son coté , Marianne Duchnock se hâtait à l'organisation d'un grand rassemblement fédérateur qui devait avoir lieu au "Tricolore" . Pour l'occasion , le restaurant sera gratuit ...à l'exception des citoyens un peu trop rose des paluches et du bidon . Et les habitants dans tout cela ? Une nouvelle élection municipale en plein coeur d'une période de crise ou le prix du petit Noir du matin et du petit Blanc de 11h avait fortement augmenté , ou le taux de natalité n'était pas le plus élevé et , surtout le taux de réussite pour trouver un travail pas légion ...le retour aux urnes prenait des allures de route du rhum ou chacun mène sa barque sans l'ombre d'une boussole .