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mercredi 20 mai 2026

A Livre ouvert : Fred Vargas « L’homme à l’envers » 1999

Suite de notre rubrique consacrée à la littérature avec mes coups de cœurs que je vous livre depuis début 2024.

 

Parlons donc du roman « L’homme à l’envers » de l’écrivain Fred Vargas  de son véritable nom Frédérique Audoin-Rouzeau qui vit le jour le 7 juin 1957.

Fred Vargas fut d’abord chercheuse au CNRS puis se spécialisa en Archéozoologie avant d’écrire des romans policiers en 1986.

 

 

RESUME

Le Mercantour est en ébullition : les loups sont de retour et laissent derrière eux leurs traces sanglantes, les éleveurs sont prêts pour la battue et certains racontent que le meurtrier serait un solitaire, de taille exceptionnelle. À moins qu'il ne s'agisse d'un loup-garou ? Cinq personnages dont trois récurrents se lancent sur sa piste et se jettent dans cette histoire extravagante d'homme à l'envers.


 

Fred Vargas nous entraine dans cette chasse à l’homme et au loup (ou les deux, on ne distingue plus l’un et l’autre au cours du récit)

J’ai adoré ce roman car on suit à la trace les trois protagonistes de cette traque, Le Veilleux , Soliman et Camille vont donc prendre la route dans une atmosphère qui ressemble un peu à celle du film « Le salaire  de la peur » ou « Sorcerer » à bord d’un camion bétaillère qui ,malgré de nombreux nettoyages est loin de sortir la rose.

Entre tension psychologique et tension sexuelle par instant, on est happé par l’écriture précise et à vif de Fred Vargas qui mêle subtilement l’humour brut et une certaine élégance dans la gravité.

 

Je vous le recommande vivement à l’approche des vacances d’été.





BONUS

 

Et toujours mon nouvel album disponible avec « Tous les doutes sont permis » le 1er single extrait

En écoute et achat ICI : https://jerryox.bandcamp.com/album/jerry-ox-schiltigheim


  






jeudi 2 octobre 2025

A Livre ouvert : Alexis de Tocqueville « L’Ancien régime et la Révolution » 1856

Suite de notre rubrique consacrée à la littérature avec mes coups de cœurs que je vous livre depuis début 2024, 


j’aimerai vous parler à présent du livre « L’ancien Régime et la Révolution » du philosophe Alexis de Tocqueville qui vit le jour en 1805 époque ou Napoléon remporta ses premières batailles dont celle d’Austerlitz .L’Empire inspirera plus tard le futur écrivain et philosophe qui décida de faire ses valises et partir  pour l'Amérique en 1831  pour étudier de près le système pénitentiaire qui lui permettra de rédiger une réforme de la prison et de défendre  l'abolition de l'esclavage .Un homme de conviction Alexis de Tocqueville qui fit la Révolution de 1848, pour y défendre cette fois ci des  idées beaucoup plus libérales .

Parlons donc de son dernier livre de 1856 « L'Ancien Régime et la Révolution » qui s’avère je trouve une formidable description de tous les évènements qui ont précédé la Révolution Française de 1789, on sent poindre le malaise (euphémisme ) que l’ancien régime monarchique faisait ressentir aux Français de l’époque, le poids énorme du système féodal et l’écart déjà hélas bien présent entre la classe dominante bourgeoise et le peuple peu fortuné. 


Pour rédiger ce grand ouvrage aussi bien politique que philosophique Alexis de Tocqueville nous transmet moult archives datées et précises pour apporter du grain à moudre à son propos. Comme pour renforcer sa crédibilité, il ajoute des extraits de cahiers de doléances des derniers Etats généraux. On sent doucement  poindre la lame de la guillotine lorsque l’on se rapproche du 14 juillet 1789 et les personnages les plus illustres dont Robespierre, Danton et le malheureux Louis XVI avant sa fuite à Varennes le 21 juin 1791 sont tellement bien décrits qu'on les croirait près de nous à la lecture ... saisissant !  


 

Pour résumer, Alexis de Tocqueville réalise avec « L'Ancien Régime et la Révolution » une brillante description des prémices de la Révolution Française et à la lecture, on est bien dans le contexte de la fin du XVIIIème , on sent que la Monarchie est à bout de souffle à cause des nombreux travers de l'Ancien Régime qui ont conduit d’abord à des tensions sociales avant l'explosion révolutionnaire que l’on sait avant d’y ragouter un peu et de voir apparaitre l’Empire et la République ont un curieux écho avec ce que nous vivons au XXIème siècle.

jeudi 10 avril 2025

A Livre ouvert : Francis Carco «Jésus-la-Caille» 1900



 


Notre série « A Livre ouvert » se poursuit et après Honoré de Balzac on aborde le 20ème siècle grâce à Francis Carco considéré par ses pairs et le grand public comme «l'écri­vain des bas-fonds». Et il est vrai qu’à la lecture de « Jésus-la-Caille»on se sent totalement en immersion dans la faune parisienne avec comme décor de théâtre, les rues obscures, les bars enfumés et bruyants où se mêlent tour à tour des mauvais garçons et des filles de joie ,des marlous et des bandits de petits et grands chemins, des effluves d’absinthe et de bière et des parfums de femmes et d’hommes en proie à leurs doutes et leurs pulsions animales  

On perçoit Paname et le merveilleux quartier de Montmartre en suivant le charismatique Jésus-la-Caille, maquereau homosexuel qui va un jour franchir le Rubicon pour l'amour d'une femme, la jolie Fernande.

Le ton est volontiers gouailleur sur les dialogues et beaucoup plus soutenu sur la narration de l’histoire et le tout est hyper bien écrit. On est ici au cœur de ce Paris de 1910 avec la sensation d’être constamment avec Pépé la vache, Fernande, Jésus-la-Caille quelques années avant la belle époque des cabarets et des années folles . Une atmosphère qui, un peu plus tard, inspirera de nombreux réalisateurs de cinéma tel Jean Renoir, Julien Duvivier ou encore Marcel Carné. Un livre épopée que je vous recommande plus que vivement.  

 

 

 

                                    EXTRAIT                                               

Fernande n'aimait pas ce quartier où, depuis qu'elle avait quitté Montmartre et Jésus-la-Caille, son nouvel amant vivait avec elle. C'est lui qu'elle allait rejoindre tout à l'heure dans un débit de la rue de l'Orillon et elle y était faite comme à une habitude que rien ne dérangera plus.

     Cependant, la nuit tombait. Des filles se mêlaient aux ouvriers, aux ouvrières, aux ivrognes et à de tout jeunes garnements qui marchaient, par quatre ou cinq, en tétant leurs cigarettes. Du métro s'échappait un flot lourd d'employés. Il débordait par nappes et l'on pouvait voir, à la même minute, le même et fiévreux inconnu pousser la porte carillonnante d'une épicerie, tourner un coin de rue ou passer, vivement dans la lumière des becs de gaz… Les étages s'éclairaient tristement. Le ciel restait noir et quand Fernande arrivait à la table où Pépé attendait en lisant un journal de sport, elle avait dans la tête cent images confuses.
     — Ça ne va pas ? demandait Pépé… Allons… prends ton glass avant qu'on se barre…
     — On a bien le temps ! songeait Fernande.
     Mais Pépé l'arrachait à sa rêverie et, sûr de lui, annonçait qu'après « la croûte », il payait le « Ciné » à la môme ou le Caf'Conc', à son goût.

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                                                            Encore un peu de scène avant un nouveau disque pour bientôt ! 

La chanson de 2011 "Allez y en Malaisie " captée samedi 12 avril à Blyes (dans l'Ain) à la salle Polyvalente.

Le titre "Qui a tué John Lennon ?" date de l'automne 2011 et figure sur le CD "Pauvres Terriens" qui contient "C'était avant" ," Allez y en Malaisie" ou encore "Inch Shalom "



vendredi 6 décembre 2024

A Livre ouvert : Honoré De Balzac « Eugénie Grandet » 1834

 

Après Frédéric Dard, Albert Camus, Jean-François Revel et Yves Simon dans notre rubrique consacrée à la littérature avec mes coups de cœurs que je vous livre depuis début 2024, voici à présent un classique signé Honoré De Balzac « Eugénie Grandet » qui est paru en 1834 après les succès de « La comédie humaine » et « La peau de chagrin » .

RESUME

 

Eugénie Grandet, est la fille d'un ancien tonnelier qui a fait fortune, et qui mène à Saumur une existence recluse, soumise aux volontés d'un père avare et autoritaire. L'arrivée inopinée de son cousin Charles, un jeune parisien raffiné, lui fait entrevoir un bonheur possible.


 

S’il parait évidement de dire qu’ « Eugénie Grandet » est un chef-d’œuvre de la littérature française, la description de la famille et l’entourage d’Eugénie Grandet dépeint par Balzac fleure bon le 19ème siècle avec l’aspect corseté des conventions qui régnaient alors vingt ans avant le second Empire. La vie d’Eugénie est entièrement consacrée et vouée à capitaliser pour obtenir suffisamment d’argent et faire un bon mariage avec un homme riche pour satisfaire sa famille et, en particulier son père atteint d'une avarice quasi maladive qui va surement contribuer à son ascension sociale fulgurante.

L’argent, le beurre, le blé (en herbe ou pas) sont le sel de ce roman fort bien bâti par ce cher Honoré de Balzac qui, pour moi, lorgne davantage du côté de chez Marcel Proust et s’éloigne un peu d’Emile Zola. Ce n’est que mon opinion de lecteur mais je tenais à vous le faire savoir.

 

Sans tout vous révéler, ce qui m’a dérouté dans ce roman est l’arrivée soudaine du  cousin d'Eugénie, le prénommé Charles dont peu à peu Eugénie va tomber amoureuse. Bon, on a beau se dire que les jeux de séduction entre cousins n’étaient pas rare après Napoléon Bonaparte, ça fait bizarre tout de même sans parler de la seule et unique motivation des protagonistes : l'argent.

Je vous souhaite une bonne lecture ou relecture de ce grand livre.

Bonnes fêtes de fin d'année à toutes et tous et MERCI pour votre fidélité à ce blog depuis le 7 février 2007 !! 

 

mercredi 23 octobre 2024

A livre Ouvert : Yves Simon "les éternelles" 2004

Parlons un peu d'un auteur que j'adore , il s'agit de Yves Simon qui fut également journaliste dans la revue  "Actuel " dans les années 70 et qui embrassa avec succès une carrière de chanteur à partir de 1973 (souvenez vous de "Au pays des merveilles de Juliet" ou encore "les gauloises bleues","Amazoniaque",sans oublier "Diabolo menthe" la BO du film de Diane Kurys )

L'écrivain Yves Simon est tout aussi remarquable ,une écriture ciselée et précise qui lui valut (à juste titre) d'obtenir en 1988 pour son roman" Le Voyageur magnifique", le prix des Libraires , et pour "La Dérive des sentiments", le prix Médicis en 1991 . Après avoir adoré "le prochain amour" je vous recommande chaudement son petit dernier intitulé " Les éternelles" une histoire d'amour passion proposée comme un "chassé croisé "entre deux couples .

 


extrait
"Je me suis adonné à une drogue dure pendant vingt-huit mois. Vingt-huit mois et dix jours très exactement. Je fis deux tentatives infructueuses pour interrompre le processus de décomposition qui avait atteint mon corps et mon esprit. N'écrivant plus, ne sortant plus, je fus terrassé par mon héroïne, ma maladie. La troisième et dernière tentative fut la bonne. Ma décision fut prise en un éclair car je venais d'apercevoir la mort me tendre la main, doucereuse, une garce avenante qui voulait m'étreindre pour de bon, avec des baisers à pleine bouche. Et moi je voulais vivre encore, sur une terre qu'il me fallait reconquérir tant j'avais tout délaissé, amis, écriture, espérances, pour naviguer dans un ciel de mitraille. Connaître enfin la rémission et la douceur des jours. Le manque, la privation, c'est alors que les souffrances se sont manifestées. Métastasiques et vénéneuses, elles se sont mises à germer dans la tête, le foie, le sexe, petites pousses de fiel qui font éclater la peau, même les paupières pour qu'il n'y ait plus de ciel à voir. Ni étoiles ni lait de lune, que le sombre de la nuit. J'étais une tempête, ça brûlait et je pleurais. Epuisé de partout je pensais évidemment à elle, aux extases, elle, l'initiatrice de la douleur, elle comme une araignée aux tentacules pourpres qui prenait la place de mes ravissantes ramifications nerveuses, mon système avec neurones et synapses, le point faible des sensibles. Je dus renouer avec des confidents, avec le docteur Chestonov en qui je n'avais qu'une confiance relative, avec le barman du Paradise qui me concoctait des Acapulco au mezcal afin de me redonner espoir. Alcools blancs glacés, sans parler des havanes, les amis du rien, quand la tête est vide et qu'il suffit d'aspirer pour se sentir vivant. Et toujours le suave Lexomil, avec son tube vert-espérance, paravent des estropiés du cœur et de la mémoire. Apaisé, certains matins, je pris le train pour un aller-retour vers la mer et, le soir, grisé de large, je m'en revenais vers l'étroit. Alors, au creux de la nuit, j'appelais Walser le confident attentif, l'ami cher qui avait toujours su trouver une parade à l'héroïne, par la parole et des mots absents au dictionnaire du désespoir. "

à découvrir absolument , surtout si tout comme moi vous aimez Ernest Hemingway et Christian Bobin ,car il y a chez Yves Simon une athmosphère digne d'un Hemingway (c'est pas rien quand même ..et je le pense sincèrement) et la précision , la justesse du verbe et des lieux décrits comme sait si bien le faire (et depuis longtemps) Christian Bobin .

 

Seriez d’accord pour que je parle dans le prochain billet du Magicien OX, de la carrière de chanteur d’Yves Simon ?

 

A bientôt !!


 

 

 

 Un beau portrait photographique d'Yves Simon au milieu des années 70 par le photographe Tony Franck 


 

vendredi 1 mars 2024

A Livre ouvert : Jean-François Revel "L'Obsession anti-américaine"( 2002 )

Le journaliste et essayiste, Jean-François Revel (ancien directeur de l'hebdomadaire l'Express ) signe donc "L'Obsession anti-américaine" en 2002 quelques mois après les attentats du World Trade Center à New York le 11 septembre 2001.


L'ensemble de cet ouvrage (fort bien écrit avouons le ) s'attache à démontrer combien, nous autres Européens sommes aveuglés par un anti-américanisme primaire lié à une méconnaissance totale de ce grand pays si démocratique et exemplaire en de nombreux domaines ...





L'auteur nous fait comprendre combien notre aveuglement est la triste résultante de la démagogie exercée par des idéaux socialo-communistes qui n'ont eu de cesse depuis des décennies (avec un point d'orgue dans les années 60 à l'époque de la guerre que menaient les USA au Vietnam ) de démolir et vouer aux gémonies la politique et la vision aiguisée des USA et tout ceci pour la simple et unique raison que les USA représentent pour nous autres, petits européens ignares le sacro saint capitalisme !



 Jean-François Revel nous livre là un essai politique fortement orienté , on sent sa haine farouche de la gauche et de l'islam de manière très caricaturale et exagérée (ce qui revient au même ) notamment lorsqu'il évoque le conflit en Irak en affirmant , noir sur blanc , que Saddam Hussein possédait bel et bien des armes de destruction massive et que les USA ont eu bien raison d'attaquer ce pays pour défendre notre liberté … 


Un ouvrage qui défend becs et ongles une cause et fait souvent référence à son livre à grand succès "Ni Marx Ni Jésus" qui fut pour Jean-François Revel une porte d'entrée littéraire en 1970 dans cet univers politique qui reste sous sa plume très binaire .


Quel dommage car Jean-François Revel donne à lire au cours de ces 317 pages des anecdotes souvent piquantes et pertinentes et l'on peut aussi s'apercevoir que nos dirigeants Européens sont parfois plus coupables que les hommes d'Etat made in USA (notamment concernant le protocole de Kyoto en décembre 1997 )


Au final , "L'Obsession anti-américaine" est un hymne à l'ultra libéralisme .Seul moyen (selon l'apôtre Revel) de nous sauver d'un monde ou le gauchisme (sic) qui a même gangrené les Verts n'ose plus s'attaquer aux méfaits de l'ex Union Soviétique en matière de pollution au prétexte que l'on ne doit pas toucher à une idéologie que l'on a naguère tant défendu .


Faux et archi-faux , monsieur Revel ! Jean Ferrat qui fut compagnon de route du parti communiste n'a t-il pas écrit la chanson "Le bilan" en 1980 pour dénoncer les crimes de l'Union Soviétique au grand désespoir d'indécrottables intellectuels aux œillères bien obtus tel Jean-Paul Sartre ?



Jean-François Revel défendrait il Christophe Collomb d'avoir aidé en 1492 ses congénères au génocide des Indiens d'Amérique ? Odieux de lire une défense de la politique des USA concernant les conflits au Vietnam , en Iran en Irak en Afghanistan ....


Mais, le fait est que ce livre existe pour que chacun se fasse une opinion , je vous laisse juge.

BONNE LECTURE ET A BIENTOT !!!

mercredi 31 janvier 2024

A Livre ouvert : Frédéric Dard "Du sirop pour les guêpes" (1960)



Il était temps pour moi de vous parler d'un de mes auteurs favoris , Frédéric Dard le natif de Bourgoin-Jallieu , écrivain prolifique et malicieux au langage fleuri dont la lecture du roman « Du sirop pour les guêpes », son 38ème bouquin au compteur paru en 1960 m'a enthousiasmé tout comme "Les Con" (sans S , c'est un nom propre lavé avec Ariel sans BHL ! ) et quelques autres pétillantes réussites sur papier .


Alors ce roman là narre les vacances de notre cher commissaire San Antonio dans un lieu paradisiaque : Juan-les-Pins . Le cadre idéal pour se la couler douce et pourtant ...l'assassinat d'un pianiste après avoir bu un bon cocktail au gout de whisky et cyanure va quelque peu écourter les envies de farniente de notre fin limier préféré.

Patatras !! La maitresse d’un riche armateur grec (un certain Nikos Bitakis) une jolie donzelle en tenue de plage dont le blaze est Julie Delange va mettre de l'huile sur le feu de l'enquête et ajouter du sirop d'érable pour les guêpes à deux pattes et gros comptes en banque du sud de la France ce qui ne va pas arranger les affaires de notre San A qui va un peu flancher en amour et se mettre pour l'occasion dans de sales draps comme devoir se cacher sous le lit de la belle lorsque son bonhomme de mari fera son retour sans en avoir été prié au préalable .


Un bon Frédéric Dard , efficace, tonique, exotique et palpitant avec en prime toujours ce verbe qui fait songer aux dialogues du cinoche de Michel Audiard .Evidemment nous sommes loin de Marcel Proust, de Stendhal et de Flaubert , la prose est plus grivoise mais pas moins riche et fort bien troussée .... vous pouvez y gouter avec plaisir , ce roman (comme de nombreux de ce grand Dard Frédéric ) , c'est du miel à savourer !!







 

jeudi 11 janvier 2024

A livre Ouvert : Albert Camus "L'étranger" 1942





Une nouvelle année débute et j'ai donc décidé en 2024 de créer une nouvelle rubrique sur le Magicien Ox , une rubrique consacrée à la littérature avec mes coups de cœurs . En vous souhaitant d'emblée une année 2024 lumineuse, flamboyante avec de multiples instants de joies et un minimum de négatif , nous débutons par un grand livre signé Albert Camus, un auteur que j'affectionne tout particulièrement.


"L'étranger" d'Albert Camus , difficile d'en parler tant tout (et son contraire) semble avoir été dit au sujet de ce livre paru en 1942 et qui valu à son auteur le prix Nobel de littérature en 1957.


Le début du livre déroute, dérange , étonne et fascine tout à la fois . Par ces mots là "Aujourd’hui , maman est morte" , la vie de Mersault se déroule sous nos yeux et il nous la livre avec une distance rarement décryptée jusqu'ici .

Un roman tout de même très atypique et très particulier. Il porte , en effet, bien son nom .Mersault est totalement étranger à sa vie, la froideur, la distance avec laquelle il aborde les étapes de son existence (la mort de sa mère, sa relation amoureuse ,le mot est fort , avec Marie et ce fameux Raymond ) jusqu'à cet atroce assassinat. Au cours du récit , le plus étrange est que RIEN ne le touche.


Est-ce toujours aussi actuel aujourd'hui ? La pensée de Camus serait elle celle de notre indifférence envers les malheurs du monde ? La brutalité envers les faibles et la haine de l'autre ? Un roman qui surprend et ne laisse pas indemne et qui pose , bien avant son abolition , la question de la peine capitale .


Du grand, du très grand art !


A bientôt !! et bonne lecture !! 

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MUSIQUE SOUVENIR 2011 !!





C'était avant" chanson de l'automne 2011 issue de l'album "Pauvres Terriens👉  LIRE ICI . Version acoustique 2024 pour une année positive et qui pétille