ET les voilà partis ! La route fut longue et laborieuse pour nos acolytes plus habitués à siroter du whisky que du jus de pomme ,
Max (incarné par Gene Hackman ) , casquette vissée sur le crane était bien décidé à aller au bout de son malicieux projet :
Récupérer l'argent au sein de la banque Trader située à la sortie de Mufflin .
Mufflin était une citée qui se trouvait à 150 kilomètres de Foukrach (que nos comparses venaient de quitter ) et à 10 bornes de Worky ,
la ville ou Lion (incarnée par Al Pacino ) avait habité pendant de nombreuses années avec son ex-femme Cindy et son fils Jason .
Pendant le trajet , à pied , en auto-stop ou à l'arrière d'un camion-benne, Lion évoquait avec enthousiasme les premiers pas et l'évolution de son petit bonhomme qui avait déjà bien grandit mais ...hélas , souvent sans lui car ,depuis trois ans , sa femme et lui étaient séparés .
-Tu sais que Jason est comme moi ! Lança Lion ! On s'amuse beaucoup quand on se voit, on fait les mêmes grimaces, qu'est ce qu'on se marre à Keich !
Max, qui était de nature plus taciturne et solitaire écoutait Lion avec intérêt mais aussi avec un peu de tristesse et se mettait à regretter sa vie de loup solitaire .
Oh ! il ne le montrait pas. Planqué qu'il était derrière ses lunettes et son éternelle casquette de gavroche .
-Tu vas le revoir ton fils ! Lui dit Max .
Un peu pour le rassurer mais surtout sans oublier son plan , car Worky se trouvait tout près de cet oasis de rêve ou dormait du pognon qu'il eut été trop con de laisser entre les fouilles d'honnêtes gens qui auraient dépensé ce fric avec désinvolture .
Pouah !! Quelle misère songea Max dans son costume rayé qui faisait songer à un ancien bagnard .
Alors que Max et Lion arrivaient enfin dans le ville de Worky , une femme à l'allure un peu étrange arriva près d'eux .
On aurait pu croire qu'elle avait vu passer le diable et que le week end romantique s'était plutôt mal déroulé ...
La proposition de Max (Gene Hackman ) avait fait son chemin dans la tête de Lion(Al Pacino ) . Lui qui ramait pour gagner de quoi subvenir à ses besoins quotidiens ainsi que ceux (et ce n'était une mince affaire!) de son ex-femme et de son fils Jason , 9 ans qu'il ne voyait que tous les 15 jours
..il y avait de quoi avoir avoir un sacré bourdon dans la calebasse les soirs d'hiver quand le soleil fait la grève comme un cheminot de la SNCF un jour de pluie .
-Alors , Lion ! Tu es partant pour faire la route avec moi ? lui lança Max quelques minutes après lui avoir posé la question une première fois avec une détermination qui convaincrait un nomade du Ténéré à acheter du sable au Canada .
- Je veux , oui !! lui assura Max avec un grand sourire assez confiant .
Lion était un homme un peu bourru en apparence mais derrière cette carapace se cachait un être peu sur de lui qui cherchait surtout de la compagnie beaucoup plus que de la fortune
...C'est d'ailleurs avec cette proposition alléchante (des millions de dollars dans un coffre fort à quelques centaines de miles de Foukrach)que Max comptait faire de Lion son compagnon de route afin de vivre un road movie des plus exaltants et distiller du rêve à quelqu'un qui en a besoin .
Avouons que partir comme çà sur un coup de tête , ça peut paraître un peu cliché et convenu mais ...Lion avait de la ressource ! Il proposa à Max de sillonner le pays afin de gagner la ville de Worky ou son ex-femme et son fiston vivaient depuis quelques années .
-Tu comprends, Max , j'ai besoin de cet argent dont tu me parles pour lui offrir un peu plus que ce que je me tue à gagner dans cette foutue ville .
Marché conclu et les deux hommes partirent le 3 novembre au matin . A pied d'abord ,puis ,par divers moyens pour la suite avec une boussole et de bonnes chaussures aux pieds .
Ils ignoraient tout du lendemain et ...quelque part , c'est ce qui leur plaisait le plus .
COUP DE CŒUR POUR LE NOUVEL ALBUM DE JEAN LOUIS MURAT
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Voilà qui fait du bien en ce printemps 2016 ! Jean-Louis Murat L'éternel râleur Auvergnat (il vaut bien mieux que son image public ) est de retour avec un nouvel et seizième album intitulé "Morituri" (que l'on peut traduire par "Ceux qui vont mourir" ) .
Presque deux ans après l'excellent double album "Babel" paru en octobre 2014 qui avait conduit Jean-Louis Murat sur les routes de France durant la fin de l'année 2014 et une bonne partie de 2015 , il revient avec un disque marqué par les événements qui ont secoué le pays durant cette sale année 2015 .
Chez Jean-Louis Murat, les descriptions ne sont pas si frontales que çà et ses textes poétiques et ciselés sentent la campagne , le bois , la boue et aussi , quand l'amour se fait caresse , la rosée.
Le disque a été écrit et composé juste avant les attentats de novembre 2015 et il fut enregistré quelques jours après (en un temps record , une semaine tout au plus). L'ambiance s'en ressent, on perçoit l'urgence et pourtant on se sent porté par des titres comme "Tarn et Garonne" ," Tous mourus" et surtout "Interroge la jument" qui fait donc écho aux attentats de janvier et novembre 2015 : ( "Sur la terrasse/sous les cimes / à l'heure ou le festin se termine". )
L'ambiance est plus jazzy que les opus précédents et le piano fait ici son retour pour notre plus grand plaisir .
Sur "Morituri" on a la nette impression d’être en immersion au cœur d'un village ou l'on assiste aux conversations et les personnages se croisent , vivent leur quotidien malgré un climat oppressant .
Une atmosphère que l'on ressent bien au travers de chansons comme" La Pharmacienne d'Yvetot", la superbe" Nuit sur l'Himalaya" (ma préférée sur cet album ) et l’envoûtant " Le Cafard" qui clôt l'album avec classe et simplicité.
N'oublions pas "French Lynx" qui ouvre le disque et qui a la lourde charge d’être le premier single extrait , un titre dynamique qui ne reflète pas tellement l'ensemble du disque mais qui ne dépareille pas non plus, bien au contraire .
Vous l’aurez compris , je vous recommande vivement l'acquisition de ce disque (superbe pochette en plus !) qui prouve à quel point , Jean-Louis Murat artiste authentique depuis plus de 30 ans mérite la reconnaissance du grand public qui lui fait défaut (il est trop peu diffusé ) et ne saurait se résumer à quelques passages télévisés ou il s'était montré un peu agaçant : Il vaut mieux que çà , je vous l'assure et sur scène , c'est de la belle et pure émotion !
Je vous propose de découvrir le premier single extrait "French Lynx"
C'était un jour comme les autres , une journée qui commença par un bon bol de café fumant et quelques tartines pour Lion . Lion (incarné ici par Al Pacino ) était né 35 ans plus tôt en Italie du coté de Palermo .Une citée ou il fait toujours bon vivre mais ou les fins de mois sont souvent difficiles pour la plupart des citadins .
Ce jour là , en prenant son petit déjeuner avant de se rendre au labeur pour y faire son beurre , Lion songea à toutes celles et tout ceux qui n'ont pas connu les réjouissances du jeune vendeur de journaux en pleine période électorale et post-Vietnam .
Une époque pas si lointaine ou les habitants de Foukrach se délectait à la lecture des mésaventures de ceux qu'ils avaient décidé de ne plus jamais élire , se tenait au courant de la moindre ligne sur un homme providentiel capable de leur parler de bonheur, ce croissance et de liberté retrouvée après des années de guerre économique qui n'avait rien apporté de bon .
Vers 7 h 30 , il commença son job avec un entrain qui lui faisait ce jour fort défaut .Foukrach lui paraissait dénuée de sens patriotique, terne et sans valeur de respect envers ces putains de belles rues et ces foutues trottoirs ou seul les chiens osent y laisser une trace de leurs passages réguliers en compagnie de ceux qu'ils pensent être leurs maîtres .
Alors qu'il s'évertuait à vendre quelques maudites feuilles de choux , il remarqua la présence d'un homme un peu bourru , aux cheveux roux et frisés et qui semblait vagabonder à quelques encablures de la rue des faussaires .
-Hey , m'sieur , les nouvelles du jour pour 1 dollar , vous êtes preneur ? lui lança Lion comme il avait l'habitude de faire chaque jour.
L'homme ne répondit pas de suite, le fixa d'un regard un peu abattu et lui dit :
-j'ai mieux à te proposer mec, des millions de dollars dans un coffre fort à quelques centaines de miles d'ici , un peu de fric pour vivre peinard et ne plus trimer pour des saligauds à la peau épaisse comme celle d'un Ours polaire mal léché , çà te branche ?
Lion se mit à sourire et l'homme se présenta en lui serrant la main .
-Je m’appelle Max (incarné par Gene Hackman ) , et je suis de passage à Foukrach , on peut faire la route ensemble et quitter ce trou perdu ou il ne se passe plus rien .
-Enchanté Max,, je m'appelle Lion , elle est pas banale ton histoire !!
La question assez percutante de Bertha Bourret interpella Sonny (incarné par Al Pacino )
Que vous voulez dire ? lui rétorqua t-il en s'agitant tel un pantin sous Lexomil .
- Et oui , mon brave monsieur , répliqua Bertha ,après avoir retrouvé ses esprits grâce aux vertus euphoriques du château la Pompe , il n'y a plus de sous ici , c'est la crise que voulez vous, j'aimerai moi aussi être assez culottée pour braquer une banque pleine d'oseilles à craquer et poursuivre ma vie sans me soucier de cette affaire de pognon qui ronge notre quotidien et qui sent mauvais comme tout .
Laurel Dutronc, le comparse de Sonny sentit tout à coup l'arnaque grosse comme une barrique se pointer à l'horizon .
- Pas beaucoup de fric dans cette taule ! Sonny , on peut plus rester là , faut s'tirer j'te dis ! S'exclama Laurel .
Une idée qu'il fallait saisir au bond , car la police alertée par le personnel était déjà présente à l'extérieur de la Syphilis Banque . Le Lieutenant Jobert se mit à hurler comme un chameau dans son mégaphone :
- Rendez vous !! Bande de cochons sclérosés ! Vous êtes cernés , nous sommes de partout !
Sonny ne se démonta pas pour autant , tandis que Laurel maintenait le personnel en respect , il sortit de la banque et leur stipula qu'il souhaitait une voiture pour partir au plus vite et que si nos sbires ne s'exécutaient pas , un otage serait exécuté sur le champ .
A ces mots , Bertha la vaillante hausse le ton
-Ah non !! non monsieur , moi j'en ai ras la casquette de cette existence morose , alors , je pars avec vous , nous ne serons pas trop de trois , trois paumés en quête de bonheur de surcroît .
Quelques minutes plus tard, le lieutenant Jobert hurla de nouveau dans son mégaphone (il adorait çà ! un vrai kiff !) que la voiture demandée était à disposition .Les policiers étaient aux aguets prêt à défourailler à la moindre incartade .
Sonny, Laurel et Bertha quittèrent précipitemment la banque à bord de la Ford orange qui se trouvait devant l'entrée . Pour Bertha , meme si le danger était présent , la compagnie de Laurel et Sonny et le simple fait de réaliser quelque chose d'un peu excitant et un rien illégal , lui redonnait vie .
Tandis que les flics avaient pris en chasse le véhicule , Bertha soupira et dit :
-Messieurs , je me fiche de la suite des événements , vous êtes de braves gars et , même si vos intentions sont loin d’être bonnes , elles sont moins pires que mes patrons , alors ...merci à vous , vous venez de me sauver d'une mort certaine , Je revis !
Sonny et Laurel furent assez surpris , une telle fin , ils ne l'avaient pas prévu ainsi . FIN
"Cela fait deux jours que j'erre dans cette ville , deux jours que je me bats contre cette putain d'idée que , nom d'un chien , malgré certaines fichues apparences , je ne suis pas un homme au bord du gouffre .
Oh ! certes , le pays dans lequel je réside ne se porte guère mieux et comme je suis chômeur depuis que ma boite a coulé , sous le poids de la crise et de la parano qui foudroient la plupart des gens , par cet après de septembre , je me décide à agir : Concrètement ."
Ainsi parlait Sonny Tomson (incarné avec fougue par Al Pacino ) , un brave type un peu looser sur les bords (et au milieu) . Un de ces survivants du rouleau compresseur que représente cette immense gâchis que l'on nomme : le K.O social !
Sonny n'a rien trouvé de mieux pour survivre que de braquer la Syphilis Banque de Mufflin avec son vieux pote Laurel . La préparation ne fut pas très longue , jugez plutôt :
-Laurel tu possèdes bien un fusil , toi ?
-Oui, Sonny mais je n'ai pas vérifié son état depuis un moment .
-Pas grave , le tout c'est d'arriver à maintenir en respect le petit personnel et puis , hop ! on repart avec le fric ! un jeu d'enfant !
Un jeu d'enfant ...qu'ils se disaient tout deux ! A peine arrivés , nos deux comparses aux mines hirsutes et aux costards improbables réclamèrent en balbutiant quelque peu :
-je viens pour un retrait ..un retrait oui c'est ..c'est bien celà mon camarade et moi souhaitons la caisse et au plus vite !
La préposée de la banque esquissa un léger rictus puis, sans se démonter leur répliqua :
-Pour les billets de 200 slotis je vous donne l'équivalent en Dollards ou Euros ?
Ah , décidément , il y a des jours ou il vaudrait mieux rester au lit !
Les semaines avaient passé un peu comme défilent les poteaux électriques lorsque l'on voyage en train . Harry (Al Pacino ) n'avait plus de nouvelles de Jack Jack Nicholson(et ce , malgré le mouchard ! ) . L'affaire s'avérait fort compliquée et Harry ce genre d'imprévu : çà le mettait dans tout ses états .
Sa direction lui avait conseillé d'enquêter au plus près : sur le terrain afin de mettre le grappin sur la Bande de Jack ! .
Un matin , notre inspecteur Harry décida de changer de look afin de s'immiscer en plein cœur du "milieu" . Il opta pour un accoutrement à la Coppola période "le Parrain" : exit les cheveux longs et la barbe touffue . Le voici à présent en costume chic et chapeau Borsalino ... classe le Harry !
Jeudi 27 octobre , 15 h 15 rue Marignan , Harry eut la grande surprise d'apercevoir Jack Danielle qui , ne l'avait point reconnu déguisé qu'il était en fiston Corleone qu'un Brando patriarche n'aurait aucunement renié !
Jack( incarné par Jack Nicholson) avançait en marchant tel un zombi halluciné . Une petite allumette au coin des lèvres , les cheveux plus longs que lors de sa garde à vue et une fine moustache en souvenir sans doute de sa mère Portugaise . Harry le suivit discrètement en recouvrant ses yeux avec son couvre chef ,
-"ou diantre ce foutraque de Jack Danielle allait -il ? "
Jack qui avait plus d'un tour dans son sac à malice avait repéré dès le premier jour que la flicaille NewYorkaise avait tenté de le piéger en lui faisant porter un mouchard : c'était bien mal le connaître car Jack savait tout des amis de Harry ... Jack n'était pas un voleur de poules à la petite semaine .
Harry continuait sa traque sur les trottoirs lorgnant Jack d'un regard noir et agacé lorsque soudain , deux individus se jetèrent sur lui et le forcèrent à pénétrer dans une voiture .
-"Damned ! se dit il en lui même ... me voilà cuit comme un oeuf !
Une oppressante nuit commençait pour Harry ! Il venait de cuisiner l'ex intrépide fugitif bavard comme une carpe d'eau douce entouré de deux forces de l'Ordre établit . De cet entretien qui n'avait rien d'amical et courtois , Harry (Al Pacino ) apprit le blase du quidam , un nom qu'il n'allait pas oublier de sitôt : Jack Danielle .
L'individu aux cheveux courts et au teint livide était un drôle de paroissien sans chapelle ! Le genre de type à qui vous ne vendriez pas une bagnole ... même d'occasion !
Harry , à la barbe touffue et aux cheveux longs cachait sous ce look peu commun une âme de flic peu ordinaire et un nez à faire pâlir un Doberman en goguette . Il venait de flairer dans les silences éloquents de Jack Danielle que ce dernier couvrait un collègue d'Harry : le fameux flic infiltré dont on venait de lui parler quelques heures plus tôt .
Quelques jours plus tard , suite à sa garde à vue l'imbuvable Jack Danielle fut relâché dans la nature car (officiellement) personne n'avait rien contre lui . C'était bien mal connaître Harry que de croire une seconde qu'il allait perdre sa trace . L'ex Fugitif portait sans le savoir un mouchard et le gang d'Harry ne le lâchait désormais plus d'une semelle ... tel est pris qui croyait prendre !
Le jour venait de se lever sur New York , la brume commençait tout doucement à se dissiper pour laisser entrevoir quelques rayons de soleil .
La ville grouillait d'hommes d'affaires zélés et pressés , de jeunes artistes en herbe , de junkies hallucinés , de flics avisés , de donzelles sportives courant dans Central Park à la recherche du bonheur .
Au milieu de cette jungle apprivoisée , Harry errait en gambergeant à ce que pourrait être sa journée . Barbu et coiffé d'un bonnet noir personne ne pouvait deviner sa véritable profession . Harry (incarné par Al Pacino ) n'avait pas choisi de poursuivre cet itinéraire là , il aimait sa ville et la connaissait comme sa poche de Blue Jean usée .
35 ans au compteur et déjà un sacré parcours . Il avait côtoyé les voyous de la pire espèce et avait finit par en trouver certains sympathiques et ... souvent plus sympathiques que les forces du désordre qu'il connaissait fort bien .
Il décida de faire quelques pas dans Central Park car il adorait son atmosphère et l'énergie de ce lieu qui lui donnait parfois envie de mener une existence plus rangée .
-"Hey ! m'sieur ! vous n'auriez pas du feu s'il vous plaît ?" un vieil homme à l'allure de clochard l'interpella alors qu'Harry venait juste de passer devant un cabanon fabriqué à la hâte par l'individu qui ne lui sembla pas louche de prime abord .
-"et bien mon vieux , que faites vous là ? vous n'avez pas froid ?" lui répliqua Harry en lui tendant une boite d'allumettes .
-oh ! vous savez ce sont les dix premières années qui sont les plus fraîches après … on s'habitue : c'est tout " .
Le père Oswalt (incarné par Marlon Brando ) , ce vieux Coucou au regard de fauve un peu désabusé était à présent satisfait du marché concluant qu'il venait de réaliser avec Hernest Floussard . Il quitta son bureau et ordonna à son chauffeur de le conduire chez Gino . Gino Futur était un des meilleurs alliés d'Oswalt et ,ce dernier avait la grande qualité d'être le propriétaire d'un restaurant dont les sous- sols servaient de tripot pour le vieux singe et ses amis Cacatoès .
Il devait être 14 h 26 lorsque Oswalt pénétra dans la taverne , il avançait doucement et de manière féline et illuminait d'un coup l'assemblée de par son charisme imparable .
- ah Oswalt ! je suis content de te voir mon ami ! je t'ai préparé ta table habituelle , ta petite protégée t'attend ! lui lança Gino Futur en le saluant chaleureusement comme le font les personnages d'un fameux film de Francis Ford Coppola .
Le vieux bougre le salua avec un grand sourire qui en disait long puis , se dirigea vers la tablée .
-oh bonjour Sarah ! comme je suis content de te voir mon petit ! comment vas tu ? fit Oswalt en enlevant son épais manteau noir .
- bien ! comme tu vois je t'attendais et j'ai déjà commandé une bouteille de vin rouge comme tu l'aimes ! lui dit Sarah Fraîchi (Romy Schneider ) sa jeune protégée que le vieux schnoque considérait comme sa fille .
-Tu as raison ma belle un bon verre de vin çà rafraîchit ! répondit du tac au tac Oswalt avant d'éclater de rire .
Il reprit illico son sérieux pour lui parler de l'affaire qu'il venait de conclure avec le dénommé Hernest Floussard et proposa à la jolie Sarah de faire tout ce qui se trouve en son pouvoir pour avoir un œil sur lui afin de contrôler ses futurs agissements .
-Bien ! et comment dois je procéder ? fit elle après avoir bu une gorgée de ce bon millésime .