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mercredi 4 septembre 2024

Une vie ennuyeuse mais d'un ennui passionnel


Dans la ville de Pittsburgh, ce fut la stupéfaction, Karen Debeauty fut témoin d’un accident qui la visait directement .Elle échappa par miracle à la lancée à vive allure de cette Ford Mustang.

 

La Police qui avait été alerté des menaces qui pesaient sur Karen fut rapidement sur les lieux avec à leur tête pensante, le lieutenant Columbo.

L’homme fut rapidement arrêté, c’était un Congolais habitué des groupuscules extrémistes racistes qui sévissaient dans la ville au grand dam des organisations blanches antiracistes qui y perdaient leur latin dans ce charabia … noirs et blancs autant que personnes que de potentiels cons.

C’est alors qu’Emile Ajar fit son retour, lui qui était parti pour un rendez-vous avec son éditeur …lorsqu’il aperçût  l’homme entre deux policiers, son sang ne fit qu’un tour.




Farouk Hamid , c’est bien vous ? fit Emile Ajar

En effet, monsieur Hamid était un activiste anti blancs et antitout que l’auteur de « la promesse de l’aube » connaissait de long en loin.

Lorsque Emile Ajar (incarné par Romain Gary) fut de retour au domicile conjugal, Karen lui raconta sa version des faits, la voiture qui fonce à 130 km/heure sur une femme blonde que l’homme pensait être elle, les propos menaçants et cette injustice à défendre la cause des noirs américains alors que celle du quidam blanc n’est pas vraiment considérée comme importante, salauds qu’ils sont de toute manière, pauvres colons qu’ils resteront à vie d’avoir osé avoir des ancêtres aussi cons.

-Je voudrais avoir une vie ennuyeuse, Emile fit Karen Debeauty (jouée par Jean Seberg) cet homme que je pensais honnête et qui ne représente que des saloperies racistes comme il y en a mais, heureusement, ce n’est pas généralisé.

 

-Et oui, fit Emile avant de proposer à Karen de partir à Venise quelques jours avant le début du procès, tu sais, on parle trop souvent de fascistes sans savoir ce que c'est  réellement, un mot valise qui me fait penser …. 







 …à faire les nôtres …allez, comme disait jeanne d’Arc, « filons à l’Anglaise ! »

 

 

                                              THE END  

lundi 19 août 2024

Le Dussard sur le toit


Karen Debeauty ne cessait pas de se remémorer la question que le lieutenant Columbo venait de lui poser, comme çà, l’air de rien dans son imperméable usé tout en se grattant la tête :

-      Votre mari m’dame il a l’habitude de partir du domicile aussi longtemps sans vous prévenir ?

Assis au volant de sa Peugeot 403, le Lieutenant Columbo (incarné comme toujours par Peter Falk) réfléchissait, il pensait sérieusement à la culpabilité du célèbre écrivain, pas de manière directe mais, il songeait à une tierce personne qui aurait profité de la générosité d’âme de Karen Debeauty.

 

Une heure plus tard, un peu tracassé, Emile Ajar fit son retour au domicile, et c’est alors qu’il eut une conversation plus longue avec sa femme Karen.

-Tu te souviens de cet appel téléphonique il y a une semaine qui fut bref d’ailleurs « -Arrêtez illico votre cirque médiatique, la cause des Noirs et autres métèques ne vous regarde en aucun cas, dernier avertissement » tu te souviens ?


 

-Oui, bien sûr, comment oublier des menaces pareilles qui m’ont empêché d’agir comme je le souhaitais auprès de la communauté que je défends fit Karen, qu’as-tu comme révélation à me faire ?

 

Eh bien, fit Emile, il me semble avoir identifié la voix … celle de Mathieu Dussard qui fait partie du comité des révolutionnaires en col Mao … j’y ai repensé hier et ce timbre-là, c’est le sien. Inutile de se rendre à la Poste pour vérifier .

 

-ll faut en parler à la police, je rappelle le lieutenant Columbo (toujours incarné par Peter Falk) fit Karen en se précipitant vers le téléphone du bureau avec un enthousiasme qui lui redonna du cœur  à l’ouvrage, tant ce combat lui tenait particulièrement. 

A même instant, dans la ville de Pittsburgh, un homme déchira une photo de Karen Debeauty, le quidam le fit devant une assemblée médusée et exprima à haute voix 


« Elle souhaite faire entendre la voix des Noirs Américains qui ne lui ont rien demandé, je suis un Noir Américain et je lui adresse un gros fuck «

C’est alors qu’une voiture déboula du bout de la rue à très vive allure dans sa direction  ….

 

                                                                                    A SUIVRE ……………………………

lundi 29 juillet 2024

le lieutenant s'en mêle

Karen Debeauty éclata de rage et de colère

- Mais bon sang, je défends des personnes dont les congénères me reprochent ma couleur de peau ...c’est tout simplement  infect et ahurissant, quel monde, quel monde !

Quelques minutes plus tard, une voiture et un chauffeur mis à leur disposition les raccompagna chez eux après avoir écouté les dires du chef de la peau lisse .

 La soirée qui devait être une fête prit à présent une toute autre tournure…

 

Le lendemain à l’heure dite où l’on beurre les tartines et où l’on boit son premier café, un drôle de lieutenant de la police criminelle de Los Angeles (ou l’os en gelé si vous préférez ouïr)

 

E-Excusez-moi m’dame, fit le lieutenant  après avoir précisé son blase, lieutenant Columbo … c’est mon chef de la Police de votre ville qui m’envoie en vue d’enquêter sur ce qui vous inquiète et je dois avouer qu’il y a de quoi …

 

D’d'après nos services de décryptage, il s’agit du parti la CNI ,de dangereux extrémistes anti blancs et anti jaunes, ils se sont présentés aux dernières élections et malgré leur échec cuisant et une certaine complaisance des médias qui préfèrent accuser l’autre bord extrême de salopards, ces gens-là sont nuisibles…

 

A ces mots-là, Karen Debeauty fut un peu blême et confuse …

 

-Pardon, lieutenant, vous me dites que gens-là sont nuisibles ? Je ne sais plus ou me vouer et qui croire car je milite, croyez-moi, je milite avec mon bâton de bonne conscience de pèlerin et j’avoue que je n’avais pas imaginé une seule seconde que des personnes que je défends habituellement pour qu’ils conservent leurs droits pouvaient être aussi mauvaises que ceux qui les conspuent (et marche à l’ombre). Fit Karen aussi déconfite que sa tartine de confiture au milieu de la cuisine en répondant au lieutenant à l’imperméable pas imperméable à tous propos …loin de là.

 

Karen Debeauty (incarnée par Jean Seberg) contacta Emile Ajar par le téléphone de la maison et l’avertir de la présence du lieutenant Columbo pour une enquête très spéciale.

 

 

-La police criminelle tu dis ? Ils ont repéré quelqu’un, Il y a eu un mort ?  Je suis désolé chérie j’ai un rendez-vous avec mon éditeur et je ne pourrais pas  être là pendant quelques jours , ça va aller ?

 

Avant de repartir au volant de Peugeot 403 , le Lieutenant Columbo (incarné comme toujours par Peter Falk)  fit un demi-tour sur lui-même avant de répliquer :

 

-Votre mari m’dame il a l’habitude de partir du domicile aussi longtemps sans vous prévenir ?

 

Karen ne put que répondre par la négative et, rassuré par ce qu’il venait de dire, le lieutenant quitta les lieux en se grattant la tête …

 

 

 


-

 

-

 

 

A SUIVRE ………………………………… BEL ETE !!BEL ETE !!

lundi 10 juin 2024

Karen et Emile en mauvaise posture

« Ah !  Karen, je te reconnais bien là, la pasionaria ! Je t’approuve totalement ! " s’exclama avec un grand sourire Emile Ajar (incarné bien évidemment par Romain Gary) à son épouse.

Ce 20 mai 1961, alors que le soleil illuminait la ville de ses doux rayons et les pièces les plus lumineuses de l’appartement de Karen Debeauty (jouée par Jean Seberg) et Emile Ajar ...le téléphone retentit, Jean  décrocha aussitôt et une voix masquée comme trafiquée lui répondit :

« -Arrêtez illico votre cirque médiatique, la cause des Noirs et autres métèques ne vous regarde en aucun cas, dernier avertissement » et l’on raccrocha.

Karen blêmit en raccrochant et en fit aussitôt part à Emile avant que la sonnerie de la porte d’entrée ne retentisse à son tour. Après avoir patienté quelques instants, le cœur battant ,Karen et Emile virent une voiture puissante démarrer en trombe. 


Emile ouvrit la porte d’entrée pas franchement rassuré et en baissant les yeux tomba nez à nez avec une lettre déposée sur leur paillasson.

Après avoir déplié la missive, tous deux la découvrir :

« Toi , la militante, cesse de nous importuner avec tes grands discours sur la cause des Noirs, ou çà risque de TRES mal finir pour toi »

 

Karen et Emile, peu habitués à se débiner devant tant d’insanités et étant tous deux rompus aux délires de la presse les traquant à cause de leur célébrité et leur influence depuis quelques années, se rendirent au commissariat le plus proche pour porter plainte.

 

Après avoir réussi à quitter leur domicile sans trop alerter les paparazzis qui trainent toujours autour de leur villa en recherche d’un scoop à se mettre entre la feuille de chou, nos deux protagonistes arrivèrent sans encombres à l’hôtel de Police le plus proche.

Un lieutenant peu souriant les reçus.

      -C’est pour quoi » fit Harry Cover, c'était son blase.

« Nous souhaitons déposer une plainte, un courrier déposé devant chez nous ce matin et un coup de fil anonyme qui ressemble à s’y méprendre à une vilaine menace « fit Karen beauty avec une certaine gravité.

 

Longuement le lieutenant examina le courrier, il quitta la pièce exiguë qui servait de dépôt de plainte et de lieu d’interrogatoire puis revint avec un de ses collègues.

-      Madame, monsieur, l’affaire est grave, fit Harry Cover , d’après nos services de décryptage, il s’agit du parti la CNI ,de dangereux extrémistes anti blancs et anti jaunes, ils se sont présentés aux dernières élections et malgré leur échec cuisant et une certaine complaisance des médias qui préfèrent accuser l’autre bord extrême de salopards, ces gens-là sont nuisibles…


je     Je ne vais pas y aller par quatre chemins, votre cause (celle des Noirs) est noble mais pour ces ectoplasmes , le fait que vous soyez blancs et assez fortunés fait de vous des cibles, il me faut vous protéger .

Abasourdis, Karen et Emile acceptèrent une protection rapprochée, il était donc difficilement envisageable de refuser.

Karen Debeauty éclata de rage et de colère

-mais bon sang, je défends des personnes dont les congénères me reprochent ma couleur de peau ...c’est tout simplement  infect et ahurissant, quel monde, quel monde !

Quelques minutes plus tard, une voiture et un chauffeur mis à leur disposition les raccompagna chez eux. La soirée qui devait être une fête prit à présent une toute autre tournure…

 

 

                                                        A SUIVRE ….





Histoire très librement inspirée de "Chien blanc» un roman de Romain Gary publié le 20 mars 1970. 

 


 

lundi 20 mai 2024

Karen Debeauty en mode Mata Hari.

Lui se nommait Emile Ajar (incarné par Romain Gary), il était un écrivain assez reconnu en son hexagonal pays, il ignorait lui aussi au moment où sa route croisa celle de Karen Debeauty qu’il serait un jour honoré du Prix Goncourt et par deux fois !

 

Pour le moment, Karen et Emile poursuivaient leur voyage au long cours sur l’océan avec à leurs côtés des personnes pleines  aux As mais pas aussi déterminées qu’eux à mener une vie plein de promesses et de véritables réussites.

Un début d’histoire comme il en existe tant et pourtant …celle-ci n’est pas commune . Karen Debeauty qui l’ignore pour le moment aura au bout de son voyage au long cours, une histoire avec la France par le prisme du 7ème art et Emile Ajar deviendra un grand romancier, plein d’imagination et de ressources mais nous n’en sommes point-là.

Dès leur arrivée sur le sol de France après 10 jours de navigation à se rapprocher peu à peu, Emile proposa à Karen de vivre au-dessus de chez lui car, grâce à ses premiers cachets d’écrivain, il avait fait construire sur plans dans un vieil immeuble haussmannien, un appartement de 80 m2 avec un étage incorporé.

-Voilà une sacrée trouvaille i love this situation Darling ! s’enthousiasma l’américaine Karen, chacun son univers but together now !  

Karen Debeauty (toujours incarnée ici par Jean Seberg) avait pour délicieuse habitude de converser en franglais ce qui lui permettait, tel un chat, de rebondir sur ses jolies pattes.

 

Un 20 mai de l’an de grâce 1961, alors qu’elle revenait d’un tournage, Karen Debeauty déboula dans l’appartement qu’elle partageait depuis maintenant 8 mois avec Emile Ajar avec la ferme intention de faire entendre la voix des Noirs Américains sans se douter une seule seconde des représailles que cela pourrait lui couter …

Emile qui écrivait sur sa vieille machine avec un chat à ses côtés, se leva pour venir vers elle avec un large sourire tout en la serrant dans ses bras.

« Ah Karen, je te reconnais bien là, la pasionaria ! Je t’approuve totalement ! " lui dit il .

Il est vrai  qu’elle avait incarnée 3 ans plus tôt avec grand succès le rôle de Jeanne d’Arc alors ce n’est pas J Edgar Hoover qui viendra un jour lui faire peur ….

                                                         A SUIVRE ….



Histoire très librement inspirée de "Chien blanc"  un roman de Romain Gary publié le 20 mars 1970. 

Hasard ou coïncidence ? J'ignorai copieusement il y a un mois quand j'ai entrepris cette histoire que ce roman serait adapté au cinéma et qu'il sortirait tout récemment .

 

 

 


 

mercredi 24 avril 2024

L'américaine et le roi du Goncourt au long cours


Elle était là, la jeune américaine, Karen Debeauty (incarnée par Jean Seberg) sur le pont de ce superbe paquebot de luxe qui l’emmenait outre-Atlantique au pays du fromage et de Jean-Luc Godard. 


Un sourire radieux sur son visage d’ange et des rêves plein la caboche. Elle laissait filer la vie de manière tranquille avec la certitude que de toute manière cette dernière se conduirait avec elle comme un cabriolet conduit par un passionné de jolis bolides à essence.

 Oh ! Elle ne savait pas encore à ce moment précis au début de l’année 1960 ou la croissance et le plein-emploi étaient en plein essor 15 ans après la seconde guerre mondiale, elle ignorait encore copieusement qu’elle deviendrait rapidement une icône de la Nouvelle Vague.

 En passant tout près de la piscine du paquebot « le Steinway » alors que le voyage était encore long avant d’arriver en Bretagne puis prendre ensuite un avion pour rejoindre Paris, elle croisa un homme un peu plus âgé qu’elle, un monsieur qui possédait une belle allure avec ses cheveux coiffés et sa petite barbe soignée.

-Oh ! Pardon mademoiselle, j’ai bien faillit vous faire trébucher » lui fit l’homme.

- Ce n’est rien, tout va bien, il n’y a pas de mal, vous aussi vous allez en France ?  je dis çà par, contrairement à moi vous n’avez pas l’accent typique américain donc ..j’en déduis …répliqua avec zèle, Karen Debeauty .

-Et vous avez raison, je suis Français et de retour dans mon pays après un court séjour pour mon travail ...et vous ?

La conversation s’engagea entre les deux.

 

 

 

Lui se nommait Emile Ajar (incarné par Romain Gary), il était un écrivain assez reconnu en son hexagonal pays, il ignorait lui aussi au moment où sa route croisa celle de Karen Debeauty qu’il serait un jour honoré du Prix Goncourt et par deux fois !

 

Pour le moment, Karen et Emile poursuivaient leur voyage au long cours sur l’océan avec à leurs côtés des personnes plein aux n’As mais pas aussi déterminées qu’eux à mener une vie plein de promesses et de véritables réussites.

 

                 A SUIVRE …………………………..