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vendredi 8 octobre 2021

Catherine pas folle de la ville de Metz





Le vieux Briscard était abasourdi , presque sonné et n'en revenait pas du geste tout à fait regrettable qu'il venait de réaliser.

-Merde, j'ai tué un homme ! Il ne respire plus. C'était pourtant juste un coup de bouteille sur la gueule   Oh  ! Merde !! qu'ai je fait là ???!! se lamenta minablement Gérard Briscard (Jean Carmet )   en se penchant sur le cadavre encore tiède de ce pauvre quidam à l’allure plus vraiment patibulaire , ni plus vraiment expressive à cet instant pathétique.

Une seule solution pour Gérard : Profiter de l’obscurité  et de la fermeture de son bar-tabac  pour se débarrasser sans être vu du personnage encombrant .

- Décidément , ce cafard aura toujours été de trop , vivant ou mort . Quelle vermine ces gens  là ! pensa Gérard dans un réflexe de citoyen aimant user de son bulletin de vote et de son avis politique comme une réponse capitale à tout les maux.


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A l'extérieur, dans les rues pas si hostiles de Metz en ce froid  mois de janvier 1975 , les habitants rentraient chez eux , se mettre au chaud , s'occuper pour oublier le travail et les tracas du quotidien et parfois s'encanailler à peu de frais .

 On sentait bien dans l’atmosphère que les trente glorieuses touchaient à leurs fins.

Alors qu'il tenait le macchabé  par les bras le traînant tant bien que mal  dans la remise située derrière le comptoir , arriva sans prévenir Catherine (Isabelle Huppert ) la fille de ses voisins les Lambert .

-Bonsoir m'sieur Gérard, j'ai bien vu que vous étiez fermé , par chance j'ai pu pousser la porte,  je boirais bien un …. 

En voyant la scène, elle resta interdite , puis, elle lui dit tout de go :

-M'sieur Gérard, c'est un client qui a trop bu que vous tenez comme çà ? Qu'est ce que vous fichez là ?


 

Gérard relava la tête et froidement il lui  répliqua avec un honnêteté inédite .

- Je ne voulais pas hein , mais , c'est un client éméché  et violent que j'ai assommé avec un bouteille et ...il est mort.

Catherine eut le réflexe de vouloir quitter les lieux en voyant le tableau mais Gérard Briscard , après avoir lâché le malheureux , la saisi  par le bras .

-Faut  m'aider Catherine , faut m'aider , je viens de le buter , il faut m'aider à faire disparaître cet homme dans la remise et surtout …pas un mot à personne , compris ?

Catherine Lambert qui n'avait pas froid aux yeux et un fichu caractère un peu acariâtre  déclara avec aplomb : 

- Vous voulez  que je vous aide à accomplir votre sale besogne et à me rendre complice de votre crime ? C'est mal me connaitre monsieur Gérard !


A SUIVRE ...........................................

jeudi 27 août 2015

Du Rififi sur les terres de Charnay les Moufflons





Le journal le plus lu par les 2500 âmes qui résidaient à Charnay les Moufflons annonçait en effet la sinistre nouvelle " Un loup entre dans Moufflons : Voilà qui va faire du rififi dans la prairie " .

 Cécile eut , dans un premier temps, le réflexe de trouver le journaliste responsable de ces quelques lignes un peu trop alarmiste à son gout.


Déjà dans le village , la nouvelle se dépendait comme un traînée de poudre d'escampette .

 Alexandre Domot , l'un des premiers fermiers à s’être installé en ce lieu plus si paisible à présent, grommelait entre ses dents refaites à neuf en lisant le titre du canard  au Café des Anciens :

"La crainte de l'été montre ses crocs , un loup s'est fait la belle !"

-Bon sang  ! Avec un papier  pareil , on est pas prêt de voir des touristes cette année encore !  s'exclama t-il un verre de blanc à la main en se tournant vers l'assistance .

Dans le village, chacun paraissait perplexe . Fallait il ou non céder à la peur ?




De son coté, Romain était au champ entrain de nourrir les brebis . Les rayons du soleil le réchauffaient avec bonheur  et l'air pur de Charnay les Moufflons lui procurait un bien être tel qu'il ne regrettait pas un seul instant d'avoir fui le tumulte et les bruits de la ville pour une existence plus en harmonie avec la nature.

Soudain, alors qu'il conduisait ses moutons de panurge au bercail, il entendit un bruit derrière les arbres .








Au bout de quelques secondes, une tête fit son apparition , une tête de loup !

La bête ,en voyant le jeune berger au milieu de son fier troupeau de pull over mobiles , s'immobilisa pour l'observer .

Romain ne bougea pas non plus mais son cœur se mit à battre plus fort tout à coup . Le troupeau était presque silencieux, tout juste le bruit des mâchoires des agneaux broutant l'herbe fraîche .

Une sonnerie retentit dans la poche du pantalon de Romain , le loup bougea une oreille  mais restait encore immobile comme spectateur de la scène.

Le jeune homme décrocha donc son portable qui venait de sonner.

Au bout du fil ,c'était Cécile qui le prévenait qu'elle partait en ville faire quelques courses , elle fut surprise par le ton de la  voix de Romain qui lui dit :

-Je me trouve face au loup , il est là face à moi . Non, je ne bouge pas mais , de ton coté , ne t'inquiète pas , ce n'est rien , tout va bien se passer.

jeudi 7 mai 2015

Drôle d'endroit pour une rencontre d'un troisième type




Alors que Gérard Briscard rangeait le cadavre du malheureux cambrioleur récidiviste activement recherché par la police , un bruit extérieur se fit entendre  non loin du bar restaurant "Chez Gégé et Lucette" tenu par Gérard .


C'était la nuit et le lieu de réjouissance anisée et de bectance assurée était bel et bien fermé . Gérard Briscard s’arrêta un instant dans son élan patriotique et entendit des pas descendre les escaliers pour arriver dans la cave.


-Merde ! J'ai du oublier  de fermer la porte à clef ! Si quelqu'un arrive, je suis fichu !


Il saisit un morceau de ferraille qui traînait  par là et approcha au bas des marches ;


Des cheveux roux , une silhouette mince et un air confiant malgré la situation , il reconnut Catherine Lambert (incarnée par Isabelle Huppert ) qui venait lui rendre une petite visite impromptue .

-Que faites vous là , Catherine ? (incarnée par Isabelle Huppert )  lança Gérard

-Vous aider à vous sortir de ce sale pétrin ! Ah ! Je vois que notre évadé  repose tranquillement entre le vin et le fromage .

-Ça n'a rien de drôle , Catherine  ! Je profite de la nuit pour le faire disparaître  , chuchota Gérard , de peur que sa femme et un voisin ne les surprennent  .

Tout deux firent rentrer le cafard dans la malle prévue à cet effet .


Pendant ce temps là , les recherches s’intensifiaient  pour retrouver le quidam . Les hommes du commissaire Nestor Araison étaient sur le qui-vive et multipliaient la traque .


Pas facile pour Catherine et Gérard de transporter une malle suffisamment grande pour dissimuler un corps en plein milieu de la nuit sans se faire repérer par la maréchaussée .

-Ma voiture se trouve dans le garage et pour s'y rendre , c'est simple c'est à 20 mètres juste à coté .

Ainsi donc , la malle se retrouva dans le coffre de la Simca 1000 de Gérard Briscard .

-Juste une question, Catherine , fit Gérard en refermant la voiture ..Pourquoi m'aidez vous à présent ?

-Simplement , parce que je l'ai bien connu ce type , oui, le cambrioleur qui se trouve à présent dans votre coffre . Il a tenté de me violer il y a un mois alors ...justice est faite ! c'est tout !



Catherine avait également pitié de ce pauvre Gérard qui , bien que penaud et ayant des idées politiques un peu excessives n'était , au fond , pas un si mauvais bougre .








Le lendemain , Gérard Briscard  profita de la matinée de dimanche ou son bar restaurant était fermé pour déposer la malle à proximité d'un camp de romanichelles .

L'esprit un peu plus léger, il emmena sa femme Lucette et Catherine ainsi que ses parents les Lambert passer la soirée dans un restaurant de la ville ;


L'on apprit quelques jours plus tard, que le corps du cambrioleur récidiviste avait été retrouvé et les soupçons se tournèrent  vers  les tziganes qui campaient  à l'entrée  de Metz.


Le commissaire Nestor Araison (alors , pas de quoi le contredire sur ce coup là ) conclu à un règlement  de comptes entre voyous qui aura mal (malle ) tourné.


-C'est bien connu , les problèmes viennent toujours de la part de ces gens là  !! S'exclama quelques temps plus tard un des clients du bar restaurant de Gérard Briscar

Les romanichelles furent chassés manu-militari et les coupables se retrouvèrent sous les verrous.


La ville pouvait à présent dormir tranquille 


                                                                                FIN

mardi 3 mars 2015

Les mésaventures de Catherine Lambert



Catherine Lambert (interprétée par Isabelle Huppert )  qui n'avait pas froid aux yeux et un fichu caractère un peu acariâtre  déclara avec aplomb : 

- Vous voulez  que je vous aide à accomplir votre sale besogne et à me rendre complice de votre crime ? C'est mal me connaître monsieur Gérard !

A ces mots, Gérard se rapprocha d'elle et lui ordonna de se taire et de collaborer .

-Vous êtes à présent témoin et je n'ai pas d'autres choix ma petite Catherine  !

- D'abord, répondit Catherine un rien courroucée , je ne suis pas "votre petite Catherine" et j'ai bien envie de tout raconter à la police , Gérard ! Vous vous rendez compte , Vous avez assassiné un homme !! 




A l'extérieur du bar Restaurant , on entendait le murmure incessant des automobiles, même à cette heure presque tardive pour les habitants de Metz, la ville bourdonnait encore et restait indifférente au drame qui se déroulait en ce lieu plus si fréquentable et accueillant .



Gérard Briscard(interprété par Jean Carmet )  ne sut quoi lui répondre et resta interdit devant cette menace qui semblait de toute évidence inéluctable après ce qu'il venait de commettre envers cet homme qui ne demandait rien d'autre qu'un peu de pain et de chaleur dans un restaurant qui , à défaut d'avoir du cœur aurait de quoi combler son estomac .

Catherine Lambert ne se démonta pas et eu, soudain quelque peu pitié pour ce pauvre Gérard qui ne l'impressionnait pas plus que çà .



-Allez ! Je vais vous aider à le planquer dans votre cave avant que quelqu'un  n'arrive et ne nous trouve ainsi en si mauvaise posture .

Catherine et Gérard transportèrent le corps de l'homme dans la cave qui se trouvait juste en dessous du comptoir . Pour s'y rendre il y avait un escalier un peu étroit  et , ce ne fut pas simple pour descendre le quidam sans tomber.


La sale besogne achevée , Gérard et Catherine remontèrent dans le bar , Catherine promis à Gérard de n'en parler à personne  (elle s'était volontairement rendue complice).

-Pas un mot alors ?  Pas de blague ? J'irai demain porter ;le cadavre dans le jardin après avoir creusé un énorme trou pour le dissimuler pour toujours et ...on n'en parlera plus .



C'était oublier un peu vite le caractère un peu déroutant de Catherine Lambert (la fille de ses voisins )  qui proposa à Gérard de lui reverser la moitié de son compte en banque en échange de son précieux silence .


-C'est à prendre ou à laisser, mais si j'étais vous , Gérard :  J'accepterai sans broncher .

Puis elle tourna les talons et s'en alla , laissant Gérard Briscard à sa réflexion .




Le lendemain, La vie avait repris son cours presque comme avant . Les clients étaient nombreux , les discussions toujours aussi vives et le tiroir caisse faisait le plein tandis que les clients vidaient joyeusement leurs verres et leurs assiettes .

Soudain , un homme à lunettes et au visage émacié entra dans le bar et se dirigea vers le comptoir .

-Monsieur Gérard Briscard , c'est bien vous ?

-Oui, répondit avec un peu d'agacement , Gérard, c'est bien moi ! C'est pour boire ou manger quelque chose ?

-Du tout monsieur ! Je suis Nestor Araison commissaire de Police , j'ai quelques questions à vous poser ....

mercredi 4 février 2015

Catherine pas folle de la ville de Metz








Le vieux Briscard était abasourdi , presque sonné et n'en revenait pas du geste tout à fait regrettable qu'il venait de réaliser.

-Merde, j'ai tué un homme ! Il ne respire plus..c'était pourtant juste un coup de bouteille sur la gueule   Oh  ! Merde !! qu'ai je fait là ???!! se lamenta minablement Gérard Briscard (Jean Carmet )   en se penchant sur le cadavre encore tiède de ce pauvre quidam à l’allure plus vraiment patibulaire , ni plus vraiment expressive à cet instant pathétique.

Une seule solution pour Gérard : Profiter de l’obscurité  et de la fermeture de son bar-tabac  pour se débarrasser sans être vu du personnage encombrant .

- Décidément , ce cafard aura toujours été de trop , vivant ou mort . Quelle vermine ces gens  là ! pensa Gérard dans un réflexe de citoyen aimant user de son bulletin de vote et de son avis politique comme une réponse capitale à tout les maux.


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A l'extérieur, dans les rues pas si hostiles de Metz en ce froid  mois de janvier 1975 , les habitants rentraient chez eux , se mettre au chaud , s'occuper pour oublier le travail et les tracas du quotidien et parfois s'encanailler à peu de frais .

 On sentait bien dans l’atmosphère que les trente glorieuses touchaient à leurs fins.

Alors qu'il tenait le macabé  par les bras le traînant tant bien que mal  dans la remise située derrière le comptoir , arriva sans prévenir Catherine (Isabelle Huppert ) la fille de ses voisins les Lambert .

-Bonsoir m'sieur Gérard, j'ai bien vu que vous étiez fermé , par chance j'ai pu pousser la porte,  je boirais bien un .... 

En voyant la scène, elle resta interdite , puis, elle lui dit tout de go :

-M'sieur Gérard,c'est un client qui a trop bu que vous tenez comme çà ? Qu'est ce que vous fichez là ?








Gérard relava la tête et froidement il lui  répliqua avec un honnêteté inédite .

- Je ne voulais pas hein , mais , c'est un client éméché  et violent que j'ai assommé avec un bouteille et ...il est mort.

Catherine eut le réflexe de vouloir quitter les lieux en voyant le tableau mais Gérard Briscard , après avoir lâché le malheureux , la saisi  par le bras .

-Faut  m'aider Catherine , faut m'aider , je viens de le buter , il faut m'aider à faire disparaître cet homme dans la remise et surtout ...pas un mot à personne , compris ?

Catherine Lambert qui n'avait pas froid aux yeux et un fichu caractère un peu acariâtre  déclara avec aplomb : 

- Vous voulez  que je vous aide à accomplir votre sale besogne et à me rendre complice de votre crime ? C'est mal me connaitre monsieur Gérard !




dimanche 4 janvier 2015

Un Briscard bien ordinaire


Metz, janvier 1975 . Il fait assez frisquet ce lundi là , Gérard Briscard (incarné par Jean Carmet ) , le propriétaire du bar tabac "Chez Gégé et Lucette" ouvre sa boutique lorsqu'il entend quelqu'un derrière lui .

-Monsieur , s'il vous plaît , j'ai faim et froid , pourriez vous me rendre ce service ? lui dit un homme à l'allure incertaine pour notre quidam . Monsieur Briscard , ne cède pas à ce qu'il considère comme une agression verbale et tourne les talons , ouvre la porte de son établissement et la renferme brusquement après avoir répondu à l'outrecuidant d'aller se faire cuire un œuf (ce que ce dernier aurait bien aimé pouvoir faire d'ailleurs).



Ce n'est pas qu'il soit mauvais, Gérard Briscard , mais il se méfie des imposteurs, des parasites ,des voleurs, des tziganes, des juifs, des clochards  et surtout ,des gens qui n'ont pas une couleur très comme il faut . Il n'a qu'une trouille : Se faire piquer la caisse et comme dans un passé pas si lointain , son voisin Nestor Tillas fut victime d'un braquage dans sa bijouterie par deux voyous aux mines patibulaires (mais presque ) , il a les jetons le Gérard .




La journée fut fructueuse , les clients bruyants, bavards et bon vivants comme on avait coutume de dire dans ce bar à Metz.


Vers 23 heures, Gérard Briscard (que sa femme Lucette attendait pour commencer la nuit) ferma les portes de son établissement lorsque soudain , il vit apparaître le même homme à l'allure tout à fait louche .


-Qu'est ce que vous faites encore là vous ? je vous ai dit de déguerpir d'ici ou j’appelle les flics !  fit Gérard dans un réflexe de citoyen sur la défensive.

- Je n'ai pas d'argent , pas beaucoup quoi ..pour manger à ma faim ce soir , vous ne pourriez pas me donner un petit quelque chose  ? " fit l'homme de passage en ce lieu de fin gourmet .

- Et puis quoi encore ?! Fous moi le camp sale cafard !!

L'homme se montra hostile et fronça les sourcils , Gérard n'eut pas le temps de fermer la boutique que notre individu entra de force .

-S'il vous plaît monsieur !

Gérard Briscard, dans une montée de colère inouïe , prit une bouteille et la fracassa sur la tête du malheureux .
Le silence qui suivit ce fracas fut assourdissant ...l'homme ne bougeait plus , Gérard vérifia sa respiration ....ce dernier était mort sur le coup.

-Merde !! Qu'est ce que je viens de faire là , moi ?!! s'exclama Gérard .