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lundi 27 octobre 2025

Dites 33 : Bruce Springsteen "Human Touch" 1992

 

 




Pour ce nouvel épisode de notre rubrique « dites 33 » consacrée aux vinyles 30 cm, nous allons aborder un disque de Bruce Springsteen paru en mars 1992 intitulé « Human touch » (qui sortira aussi en parallèle un autre album moins intéressant je trouve qui se nomme « Lucky town »).

Que de chemin parcouru pour Bruce Springsteen au début des années 1990, celui que l’on surnomme le Boss né le 23 septembre 1949 au New jersey est devenue une icône  musicale internationale et le chantre de l’Amérique profonde.

Depuis ses débuts en 1973, Bruce Springsteen aura vendu 140 millions de disques 33 tours et 45 tours, ce qui est, vous le constatez considérable et qui donne une sacrée responsabilité tant le Boss a le souci du travail bien fait.

Le sommet de la gloire pour Bruce Springsteen remonte à juin 1984 avec l’album « Born in the USA » dont nous avions parlé ici ICI 



Aussi lorsque parait (le 27  mars 1992 ) le disque « Human Touch » 5 années se sont écoulées depuis son 33 tours « Tunnel of love » qui avait quelque peu déçu le public tant il paraissait un peu fade et facile cet opus au regard du fédérateur «  Born  the USA » de 1984 et sa  kyrielle de tubes qui ont conquis le monde entier et construit la réputation de Bruce Springsteen d’être un sacré faiseur de chansons rocks et intenses avec ce souci de la narration cher à ses illustres ainés tel Joan Baez, Bob Dylan ou encore Donovan avec la touche rock du King  Elvis Presley .

Autant vous dire d’emblée que le 30 centimètres « Human touch » ne jouit pas d’une grande réputation auprès des admirateurs du chanteur qui a choisi de ne pas enregistrer avec ses musiciens habituels du E Street Band

Extrait d’une critique du Magazine Rolling Stones au sujet de « Humain Touch »

« Ici, c’est gros, ça sonne, mais ça ne déchire pas les tympans. Trop policé, trop lisse, trop produit, trop propre. Il n’y a plus cette complicité entre musiciens, ces dialogues claviers/guitares, cette énergie énorme qui caractérisaient les précédents disques. Chacun joue dans son coin, bien placé, confortable presque. Pas de risque. C’est d’autant plus dommage car ces arrangements et ces musiciens n’apportent plus cette magie qui faisait « le son Springsteen ». Pire encore, ils desservent quelque peu le songwriting pourtant toujours très bon de Bruce Springsteen... Il manquait quelque chose. Ce quelque chose s’appelle le E Street band, cette connivence et l’ambiance festive en diable et que tous attendaient. »

 

 Pourtant après avoir connu des déboires amoureux au début des années 1980 , ,il s’était marié avec sa choriste Patti Scialfa avec qui Bruce Springsteen a eu deux enfants.  Donc contrairement à son disque le plus noir paru en septembre 1982 intitulé « Nebraska » dont nous avions parlé ICI MEME , ce 33 tours de 1992 est beaucoup plus léger presque ensoleillé avec des chansons, il faut l’avouer assez moyennes mais alors …vous me direz : pourquoi évoquer ce disque là s’il est si mineur par rapport aux précédentes galettes vinyliques du bonhomme ?

 

le single "Human touch" 

Tout simplement pour le titre qui donne son blase à tout l’album (dont la pochette du single est plus haut )  et qui, sincèrement est sublime alors, je ne résiste pas au plaisir de le réécouter avec vous.

 

Bel automne.

lundi 23 septembre 2024

Dites 33 : Bruce Springsteen "Born in the USA" 1984


Le nouvel épisode consacré aux albums 33 tours est consacré à Bruce Springsteen et il est vrai pour les plus fidèles d'entre vous, j'avais déjà parlé de certains de ses albums il y a quelques années.
 Je vais donc faire court sur le début de sa carrière qui remonte à 1975 avec le succès qui arrive à la sortie du son troisième album ,LIRE ICI qui annonce clairement la couleur et le style du futur Boss (comme on le surnommera rapidement ) .

Suivront des albums et singles mythiques tel "The River " en 1980 THE RIVER LIRE ICI

sans oublier le 20 septembre 1982 un disque un peu plus acoustique et qui connaitra un succès plus confidentiel  "Nebraska"  NEBRASKA LIRE ICI


Sa notoriété déjà importante et pas seulement  aux Etats Unis va grandir de manière phénoménale dès le 4 juin 1984  avec la parution de son 7ème album baptisé « Born in The USA » avec cette pochette emblématique ou l’on peut voir le chanteur natif du New Jersey debout et de dos devant le drapeau des States

Un disque qui contient 12 chansons très efficaces portées par son groupe le E Street Band. 


On y retrouve des ballades rocks, du blues, du  rockabilly mais surtout des textes percutants comme Bruce Springsteen sait les concevoir ou il met en avant les petites gens, de ceux qui triment pour gagner trois sous et dont le destin est souvent peu enviable.


Le succès va être considérable avec pas moins de 30 millions d’exemplaires vendus dans le monde sans oublier une tournée qui deviendra la plus lucrative de son temps. 

Nous sommes en plein cœur des années 1980 ou Madonna, Prince et Michaël Jackson envahissent les ondes et Bruce Springsteen va faire de même avec les nombreux tubes que contient cet album « Dancing in the Dark » ouvre le bal avec son vidéo clip signé Brian De Palma suivront « I’m on fire » , »Cover me » et bien évidement la chanson titre « Born in the USA «  qui sera l’objet musical de la controverse tant une grande partie du public y verra un hymne patriotique alors qu’il s’agit en réalité d’une chanson engagée dénonçant la guerre du Vietnam .

Quand on songe que Ronald Reagan alors en pleine campagne présidentielle en vue de sa réélection a utilisé cette chanson pensant mettre tous les atouts de son coté …



 Pour vous , le clip officiel de  « Born in the USA " l'un des grands tubes de cet album et surtout une chanson beaucoup plus subtile qu'il n'y parait ..


Bonne écoute et à bientôt pour un prochain sujet musical ! 
 

mardi 13 février 2024

Dites 33 : Miley Cyrus "Endless Summer Vacation" 2023


 



Je dois avouer que j'ai découvert Miley Cyrus en 2013 avec son titre "Wrecking Ball" et son clip très osé et provocateur . J'ai appris ensuite que cette auteure-compositrice-interprète et actrice américaine qui a vu le jour le 23 novembre 1992 à Nashville avait débuté sa carrière sous la houlette Disney pour devenir toute jeune l’héroïne de la série Hannah Montana.

Tout cela , je l'ai découvert après et puis, le plus important est d'en venir à cet album "Endless Summer Vacation" (littéralement les vacances d'été sans fin ) que je trouve vraiment réussi .


Paru le 10 mars 2023 , cet opus  a surtout été mis en avant grâce au single "Flowers" qui a envahit les radios et les hit-parades du monde entier dès le début de l'année 2023 , une chanson ou Miley Cyrus évoque sa récente rupture avec son petit ami et donne une image de femme indépendante (post girl power ) qui proclame :

"Je peins mes ongles en rouge cerise

De la même couleur que les roses que tu as envoyé

Aucun remords, aucun regret

Je pardonne chaque mot que tu as dit

Je peux m'acheter des fleurs

Écrire mon nom sur le sable

Me parler pendant des heures

Dire des choses que tu ne comprends pas"



Outre ce tube imparable et très dansant , le disque "Endless Summer Vacation" comprend de très bonnes chansons bien arrangées avec différents styles musicaux (pop, rock, soul )

tel "Jaded" qui donne envie de fredonner tout comme "River" mais ma favorite est "Wonder Woman" en piano voix ou Miley Cyrus qui possède un timbre de voix grave et rauque (& Roll!) prend sur ce titre toute sa dimension tout comme "You" une ballade puissante qui lui sied à merveille.



Cet album montre une chanteuse du 21ème siècle en pleine évolution et ascension et surtout une Artiste musicale qui n'est pas seulement interprète mais qui écrit ses chansons elle même ce qui, hélas, est de plus en plus rare.  


Dans les années 90 nous avions Britney Spears, puis Rihanna, Beyoncé , puis Adèle et plus récemment Lady Gaga , il faut compter désormais sur Miley Cyrus qui avec ce "Endless Summer Vacation" de 2023 prouve à quel point son talent est bien réel et qu'il ne saurait se réduire à quelques provocations de jeunesse au début des années 2000 qui avaient pour but (il me semble ) de casser son image Disney et Hannah Montana pour y dévoiler celle d'une femme épanouie et libre de faire du rock & roll quand d'autres font de la pop ou de la dance si çà lui chante .


Je vous recommande ce disque avec plaisir pour vos cages à miel et je vous propose comme extrait de ce 33 tours (le vinyle revient à la mode, qui l'eut cru !) le tube qui a marqué le grand retour de Miley Cyrus (voir sa révélation pour certains dont moi je l'avoue) , le très agréable " FLOWERS" : 




 

mardi 2 février 2021

Sympathie pour la résistance à la dérive !


Nous voilà 29  ans après que Henri De Clignancourt et Jacques Fontaine conclurent ce fameux  pacte du 3 juillet 1940 afin de résister  à l'odieux Harold Laglaire qui souhaitait anéantir tout ce qui était nuisible sur la terre (selon lui ) en passant tel Attila par la Syldavie afin de faire une provision encore plus grande parmi les Injustes (tel était le nom  qu’il leur donnait ) qui venait à se trouver au pays De Clignancourt. 



Le 28 avril  1969,  Henri De Clignancourt (qui ressemblait beaucoup à un certain Charles De Gaulle) quitte avec fracas la présidence de la Syldavie  après avoir été désavoué par le vote de ses concitoyens (dont il aimait parfois gommer le mot « citoyens ») suite à une insurrection de la jeunesse et des grévistes. De Clignancourt semblait à ce moment-là déconnecté à la réalité de la fin des années 60. Lui qui avait sauvé la Syldavie des griffes  d’un dictateur aimant la musique de Beethoven, lui qui avait réussi à gérer la crise qui avait secoué la Valquirit qui réclamait son indépendance avec la Syldavie et enfin , lui qui avait su redonner à son pays, son mât de cocagne la dignité dont il avait besoin était en ce printemps 1969 noyé dans un chagrin Kafkaïen . Et ce, même après avoir rédigé ses mémoires d’éléphant  tout en relisant « Heiraten » de Dourvac’h en sirotant une liqueur dans son salon feutré au soir de son existence.

 

C’est alors que le poste radio que sa femme Henriette (qui venait du Mans) écoutait chaque après-midi en repassant le linge retentit et ce n’était point un appel à la résistance que l’on pouvait ouïr mais le Hit-Parade des ventes de 45 tours. Soudain, notre vieux chêne pencha sa tête de gauche à droite en gardant le rythme en entendant le dernier succès  des Rolling Stones, ces petits gars qui avaient fait la nique aux défunts Beatles et qui depuis 1965 enchaînaient les tubes avec une régularité de métronome.

 

Qui aurait cru voir un jour Henri De Clignancourt (sosie parfait du général De Gaulle) fredonner en yaourt  bulgare une chanson de la bande à Mick Jagger ?

 

Personne à priori et pourtant dans les récits du Magicien OX (qui fête bientôt ses 14 ans ) , tout est permis surtout ce qui fait du bien ! 

 

Le titre "Sympathy For The Devil " des Rolling Stones et son aspect sulfureux dans le texte cartonnait à ce moment là et les paroles  résonnaient dans la pièce ou notre éléphant privé de pouvoir se plaisait à fredonner en Français "
"
J'étais dans les parages de Saint-Peterborough


Quand j'ai vu que c'était le bon moment pour un changement


J'ai tué le Tsar et ses ministres,


Anastasia cria en vain


J'ai conduit un tank et eu rang de général


Quand la guerre-éclair a fait rage et que les cadavres puaient

Enchanté de vous connaître j'espère que vous devinez mon nom. Oh ouais

Mais ce qui vous intrigue c'est de comprendre en quoi consiste mon jeu. Oh ouais" (Mick Jagger/Keith Richards 1969)
Prémonitoire cette musicale claque pour notre ex-président ! Quelques minutes plus tard , la radio joua un autre succès du Hit Parade de ce printemps 1969 , la chanteuse Nicoletta que la Syldavie entière avait découverte en 1967 avec "La musique" puis l'année d'après avec "Il est mort le soleil" revenait en fanfare avec un nouveau 45 tours qu'Henriette avait acheté au Monoprix "Alors je dérive ". Un an après , le naufrage fera son œuvre mais pour notre pays , une forme de chef d'œuvre !

                                                FIN

mercredi 11 avril 2018

Dites 33: Mylène Farmer "Anamorphosée" (1995)

En ce printemps débutant , je vous propose un nouveau numéro de notre rubrique consacrée au vinyle , la bien nommée" Dites 33 " afin d'évoquer ce mois-ci le disque "Anamorphosée" de l'auteure-interprète de "Pourvu qu'elles soient douces " et autre "Libertine", Mylène Farmer.

  Cet opus est paru en octobre 1995 précédé du single "XXL" qui a illico touché le grand public et est devenu un énorme tube , une vraie locomotive pour l'album à venir que bon nombres de fans de Mylène Farmer attendaient de pied ferme après le grand succès (et la réussite artistique) de son album "L'autre" paru en 1991.



A l'écoute , quelle heureuse surprise ! Un virage rock pour Mylène Farmer , qui est sur ce disque toujours très inspirée . l'amour, le sexe, la mort et l'au-delà sont quelques uns des thèmes que constitue ce disque que je place d'emblée parmi ses plus brillants.

                                 . Son meilleur allez ! Disons-le !


Les arrangements sont soignés , précis ,enlevés et la voix se fait sensuelle , caressante et mystérieuse selon les sujets abordés..
On entre dans ce disque un peu comme on part en voyage et çà débute avec "California" puis la route se précise et se poursuit avec des chansons superbes tel "Mylène s'en fout" , "L'instant X" ou encore le très enivrant "Rêver" .
Un voyage onirique ou l'on se laisse porter par la voix de Mylène Farmer , mais une escapade un peu flippante aussi car la mort rode à chaque recoin ("Et tournoie", "Tomber 7 fois" ) et ,malgré cette réticence là , on garde le cap et on passe un bon moment musical .

Il est rare qu'un disque nous fasse cet effet .
La période rock Californienne de Mylène Farmer est un joyau et cet enregistrement le prouve fort bien .
Le succès sera massif puisque "Anamorphosée " s'écoulera à plus d'un million d'exemplaires grâce aux tubes "XXL" , "Rêver" ou encore "L'instant X" tous illustrés (comme à l'accoutumée) par de superbes clips .
N'oublions pas le travail du photographe Herb Ritts qui fut chargé de réaliser les photos de la pochette et du livret . le résultat , tout comme le disque s'avère classieux !

Je vous propose de retrouver en extrait de cet album , le superbe clip du single  "XXL" (pochette ci dessus)  qui fut le premier extrait et tube de lancement de cet album majeur :


mardi 21 novembre 2017

The Who "Who Are You ?" en 1978 et Sarah jubile !


Comme vous avez pu le constater, Sarah (avec ses faux airs de Romy Schneider ) savait à présent mieux que quiconque ce qu'elle voulait réaliser durant la suite de son existence. Ce qu'elle souhaitait et surtout, ce qu'elle ne supporterait plus du tout comme le fait de faire un métier qui ne lui convient pas .

Elle poursuivit donc son ascension sociale au sein de la maison de disques Polydor et , il faut avouer qu'elle en vit passer des vedettes . Certaines aux abords faciles dont il était aisé de s'occuper du planning et de la future carrière et d'autres plus hautaines qu'elle redoutait de croiser dans les couloirs de la prestigieuse maison de distribution musicale .


Comme nous l'avons dit , les goûts musicaux de Sarah étaient éclectiques , elle pouvait craquer sur de la  variété réputée facile selon les préjugés et sur des groupes de Rock plus pointus et , c'est justement ce qui fut le cas au début de l'année 1978 .

Quel ne fut pas son bonheur lorsque son directeur la convoqua pour lui proposer de travailler avec le groupe Anglais The Who !!

Ce collectif qui depuis 1965 collectionnait les tubes et les concerts magiques la fascinait , elle avait même , de son propre aveu, un petit béguin pour le batteur Keith Moon et ses facéties assez déroutantes.

Elle les avait vus sur scène en 1971 , l'année ou The Who publiaient leur superbe disque "Who's next"et , il n'était pas rare d'entendre Sarah fredonner "My generation", "Pinball Wizard " ou encore" Baba O'Riley" 




En 1978 , le quatuor connaissait une légère perte de vitesse et Alain Ventaire , le PDG de Polydor prit donc rendez-vous avec Sarah afin de lui annoncer la rude tache et , il faut l'avouer...la bonne nouvelle !!


C'est par un  jour frais de février que la rencontre eu lieu dans le joli bureau feutré que Sarah occupait depuis quelques mois au septième étage de l'immeuble de la boite de production de vinyle .


Pete Towhshend, précédé de Roger Daltrey, John Entwistle et de Keith Moon s'installèrent  face à Sarah avec l'envie certaine de signer le renouveau de leur carrière .

-Je vais m’occuper de tout ce qui peut paraître rébarbatif pour vous afin que vous puissiez créer  un album avec , si possible quelques 45 tours à succès dans les meilleurs conditions , leur dit elle avec une jubilation exquise qui fit rosir ses oreilles et ses joues .

Nos quatre compères furent d'accord et Roger Daltrey (le chanteur du groupe ) lui demanda une faveur qui pour lui et le collectif avait une grande importance :

-Nous voulons pouvoir réaliser ce huitième album studio dans la plus grande tranquillité et nous n'avons pas envie d'avoir un délai pour la livraison, du moins pas une date trop proche , vous voyez?

-Parfaitement, Roger , répondit  Sarah , je vous propose une date pour l'été, disons pour le 18 août 1978 .

Un peu Surpris, Roger Daltrey accepta tandis que Pete Towhshead , le guitariste et compositeur de The Who proposa un délais d'un mois supplémentaire ou cas ou l'inspiration ne viendrait pas illico .

En fin de matinée, le contrat fut signé et Les Who rentrèrent en studio pour graver leur huitième 33 tours.




Sarah n’était pas peu fier en rentrant chez elle, elle venait de travailler en étroite collaboration avec un des groupes phares de sa jeunesse et , cette dernière se poursuivait avec joie puisque elle participait à leurs prochaines créations .

Henri n'en croyait pas ses yeux et pourtant , c'était bien vrai, Sarah mettait tout en oeuvre pour accomplir ses passions car l'existence était faite pour çà .


Quelques mois passèrent , Sarah et Henri partirent en vacances et le mois d’août débuta avec une belle nouvelle pour Sarah .


Le 9 août 1978 , elle trouva sur son bureau la maquette achevée avec la pochette réalisée du nouvel album des Who qu'elle avait pris sous son aile . Il était fini et prêt à la distribution à la date convenue , à savoir le 18 août 1978 :

 Elle ouvrit la pochette et posa le disque sur la platine, puis, elle prit une cigarette et s'asseya dans son fauteuil  pour écouter  :



La livraison se nommait "Who are you ? " et ce huitième album du groupe The Who, bien qu'il ne fut pas aussi réussi que les classiques de 1971 "Who's next" et "Quadrophenia" de 1973 fut un grand succès et une belle empreinte musicale de la fin des années 70 et , Sarah était fier d'y avoir de près contribué. 

mercredi 23 août 2017

La Passante du Sans-Souci mais pas sans Coup de tête

Sarah (incarnée par Romy Schneider )  venait à peine de finir son succulent petit déjeuner préparé par Henri (encore en vadrouille) qu'elle entendit du bruit sur le balcon.

Il faut dire que la petite ville Italienne de Cinécio en ce chaud mois d’août 1977  était toujours aussi foisonnante .



Une vraie citée Italienne avec , en plus du linge qui pendait aux fenêtres et de la police locale qui , de temps à autre ,passait armée jusqu'aux dents d'un sourire aimable  en totale opposition avec celle de nos voisins Français , il y avait de quoi vivre paisiblement tant tout autour des citadins , la nature incitait au bonheur de vivre.


 Il y avait chaque jour de quoi alimenter les gazettes et les conversations de mégères plus ou moins domestiquées.


Au troisième étage de la résidence , on entendait résonner une chanson fameuse d'Elvis Presley . Sarah et Henri étaient particulièrement admiratifs du King Elvis Presley et , Sarah tout en allumant une cigarette tendit l'oreille et reconnut la voix d'Elvis interprétant "Jailhouse Rock"



L'on venait tout juste d'annoncer son décès en ce 16 août 1977 , le visage de Sarah(incarnée par Romy Schneider)  s’assombrit et le goût de son café lui paru soudain bien amère .


Quelques minutes plus tard, Henri(Incarné par Patrick Dewaere )  rentra à l'appartement avec un grand sourire et quelques croissants
-"Ta dam !! Et tout çà c'est pour toi ma chérie !!"

Sarah lui sourit et sauta dans ses bras .

-C'est si touchant !! J'adore les croissants et ton petit déjeuner est délicieux ! Tu viens le partager avec moi ?"

Henri qui venait de finir sa tournée des grand ducs ne se fit pas prier .

-Tu as entendu à la radio ? Elvis Presley est mort , bigre çà fiche un coup !! Comme çà , sur un coup de tête ! "  lui dit Henri.

Sur ces paroles , Il lui fit promettre de profiter au maximum de l'existence car tout pouvait s'arrêter du jour au lendemain et que, dans ce cas, il serait bien trop con de ne pas vivre et de laisser libre cours à ses passions !

-Un petit week end à Capri, çà te dit ?

Sarah lui répondit par un immense sourire et reprit un verre d'eau  , parce que ..çà rafraîchit !!
   

                                                                    A SUIVRE ......

mercredi 21 juin 2017

Dites 33 : Jean-Jacques Goldman "Non Homologué"(1985)

 Nouveau volet de notre rubrique "Dites 33" consacrée comme son titre l'indique aux disques 33 tours.



L'album de Jean-Jacques Goldman intitulé "Non Homologué" parait le 13 septembre 1985 , il s'agit de son quatrième 33 tours .

Révélé en septembre 1981 avec son tout premier  tube "Il suffira d'un signe", Jean-Jacques Goldman demeure en 1985 un Auteur Compositeur Interprète reconnu grâce à de nombreux succès mais c'est bien "Non Homologué " qui va faire de lui un chanteur incontournable pour toute une génération (au même titre que Daniel Balavoine , Renaud ou  Michel Berger ) durant les années 80.

Un opus en tout point réussi qui contient 10 chansons de fort bonne facture.

Produit par Jean-Jacques Goldman et Marc Lumbroso . Les sujets des chansons sont variés et l'orchestration est très pop mais, hélas, souvent un peu trop synthétique (nous sommes dans les années 80  ne l'oublions pas , le synthétiseur était devenu le roi et souvent cela gâchait les orchestrations).

Le disque débute par le très tonifiant et assez engagé "Compte pas sur moi" qui, hélas , demeure une chanson d'album (donc totalement méconnue du grand public) mais qui a , je pense, toute son utilité pour ouvrir les hostilités.

Suivent des titres plus personnels comme "Parler d'ma vie" ou plus fantaisistes comme "Délires Schizo Maniaco Psychotiques" ou encore le très surprenant "Bienvenue sur mon boulevard .

Mais ce disque n'aurait pas eu un destin aussi magique s'il ne possédait pas les trois tubes qui ont fait sa renommée : "Je marche seul", "Je te donne" (en duo avec Michael Jones , 45 tours qui se classera huit semaines au sommet du TOP 50 ) et le très poignant "Pas toi" .

Dès 1986 , "Non Homologué" se hissera en tête des ventes d'albums et s’écoulera à plus de 500 000 exemplaires avant de franchir la barre du million d'unités vendus en 1987 .


Afin de promouvoir ce nouvel album , Jean-Jacques part en tournée dans toute la France et commence par un passage triomphal au Zénith de Paris du 3 au 20 décembre 1985 , les spectacles se joueront à guichet fermé sans aucune publicité .

Le chanteur sera néanmoins bien présent dans les médias bien qu'une certaine méfiance vis à vis de la presse se fait sentir (surtout depuis l'article assassin de Patrice Delbourg dans L’événement du Jeudi ).

Pour clore cette période faste , Jean-Jacques Goldman sera élu chanteur de l'année aux Victoires de la musique en novembre 1986




Revenons sur l'un des gros succès de cet album , la chanson "Je marche seul" qui sera le premier  45 tours extrait issu de cet album et qui sortira au mois de mai 1985 (soit 4 mois avant le quatrième 33 tours ) . Un titre enjoué et parfaitement radiophonique qui fera un carton et se vendra à plus de 720 000 exemplaires . Une chanson relatant le plaisir jouissif de profiter de la solitude pour marcher et oublier ainsi ses tracas . Je vous propose de retrouver le clip de ce tube imparable (il a le chic pour çà !) signé Jean-Jacques Goldman :

lundi 5 juin 2017

Juke Box Remember "La Rockeuse de diamants" Catherine Lara (1983)

 Nouveau volet de notre rubrique Juke Box Remember consacrée aux 45 tours . A l'heure ou l'objet vinyle revient peu à peu au goût du jour .




Revenons ensemble sur l'un des grands succès de la carrière de Catherine Lara.


 Une carrière qui débuta dans les années 70 pour cette auteur compositeur interprète qui étudia le violon dès sa cinquième année (ce n'est pas rien !!) et qui obtient même le second prix du conservatoire de Paris en 1965 .




Après avoir été découverte en 1972 suite à la parution de son premier album  intitulé "Ad Libitum" et composée plusieurs musiques de films , ce n'est qu'en 1979 avec le 33 tours "Coup d'feel" que sa musique devient beaucoup plus rock et son style fort atypique .

 Une véritable personnalité qui s'affiche alors dans les médias comme une femme et une artiste ayant du répondant et faisant fi des conventions.
En 1981 , elle obtient enfin un premier  disque d'or (100 000 exemplaires ) grâce au 33 tours "Johan" , la chanson éponyme parait simultanément en format 45 tours et devient son premier  tube.

Ce qui lui permettra très vite de développer avec davantage de moyens la carrière et les projets que Catherine Lara souhaite ardemment mener à bien .


C'est en 1983 que sa notoriété explose grâce à la chanson  "La rockeuse de diamants" qui devient très vite un très gros tube et se classe aussitôt dans les premières places du Hit Parade.

 Si le 45 tours (objet de cette chronique ) se vendra fort bien ,l'album éponyme ne sera pas en reste puisque courant 1984 il s'écoulera à plus de 370 000 exemplaires .

Le titre "La rockeuse de diamants" séduit de par son humour (quelle titre !!) et son énergie . Catherine Lara prouve que le violon peut tout à fait s'accorder avec une orchestration de variétés aux allures rock and roll (n'en déplaise aux puristes !!).

Le texte de la chanson n'est pas piqué des vers non plus avec des allusions et des jeux de mots qui feront beaucoup dans l'inconscient collectif lorsque l'on évoque la chanteuse Catherine Lara.

Son exposition médiatique sera très prononcée en cette fin d'année 1983 et je vous propose de la retrouver en 1984 dans l'émission culte "L'académie des 9" animée par Jean Pierre Foucault ou Catherine interprète avec fougue ce titre phare qui est la vedette du Juke Box Remember ce ce mois de juin : 


mercredi 27 mai 2015

Juke Box Remember "Born to Run" Bruce Springsteen (1975)



Une nouvelle série du Juke Box Remember . j'ai choisis de vous parler d'un 45 tours issu du troisième album de Bruce Springsteen paru en septembre 1975 .


Après deux albums qui ne rencontrèrent pas le succès escompté publiés tout deux en 1973 , Bruce Springsteen originaire du New Jersey , se fit une sacrée réputation sur les scènes du Nord de l'Amérique (pour l’Europe et le reste du monde , il lui faudra attendre encore la fin des années soixante-dix )



L'album s'intitule "Born To Run" (littéralement "Né pour courir" ) et dans la chanson ,le chanteur narre les péripéties d'un citoyen américain qui vivote au sein de ces grandes cités ou il se sent de plus en plus perdu et pourtant ...il faut toujours courir après la vie, après le temps, le travail, l'argent ...et quand on manque de tout cela , c'est peine perdue .


Le disque fut produit par Jon Landau et Mike Appel  et Bruce Springsteen lui même .





Le moins que l'on puisse dire est que l'accouchement fut long et laborieux , Bruce étant de nature perfectionniste  , il savait au moment de l’enregistrement qu'il était celui de la dernière chance .




Durant l'année 1974 , notre barde qui portait à ce moment là une barbe et des cheveux plus longs proposait chaque jour son lot de chansons à peaufiner en vue de les inscrire à jamais dans le vinyle mais l'ambiance de travail en studio n'était pas des plus clémentes .



Rien que pour la chanson "Born To Run" , Bruce Springsteen concocta au moins cinq  versions ce qui irritait les producteurs qui commençaient à trouver le temps long avant le bouclage final du disque .





Il fallait à tout prix combler l’échec des deux premiers 33 tours et ..la pression était grande pour notre homme !


Tout ce labeur acharné pendant de longs mois porta ses fruits, puisque l'album "Born To Run" fut un succès massif à travers le monde et la chanson  "Born To Run" un tube malgré sa longueur .

Un critique musical écrira cette phrase célèbre à propos de ce disque : "j'ai vu l'avenir du Rock And Roll et il se nomme : Bruce Springsteen " . Que dire de plus après çà ?


Bruce Springsteen était enfin révélé et son charisme sur scène ne fit aucun doute tout comme ses capacités d'écriture absolument remarquables pour décrire  la vie et les tracas des petites gens . Une sorte de Ken Loach (réalisateur de films réalistes )avant l'heure .



Alors ce disque me direz vous ?  Il contient huit chansons bouleversantes de réalisme et de lyrisme fort bien produites (dans la lignée des productions discographiques de Phil Spector ).

Il suffit d’ouïr "Thunder Road" , l'émouvante "She's the one" et le final très étonnant que constitue la chanson "Jungleland" qui dit tout de la jungle néo-libérale et ses ravages de la fin des trente glorieuses.

Un disque indispensable qui marque les débuts de Springsteen et également une galette un peu à part dans sa discographie.



Pour le plaisir , la chanson titre "Born To Run" : 



mardi 1 juillet 2014

"Absolute Directors" de Franck Buioni . Une plongée abrupte dans les méandres du Nouvel Hollywood.

 
 
 
La saison estivale se prêtant fort bien aux longs moments de lecture au bord de la plage, à la montagne ou en ville. Je vous propose l’un de mes coups de cœur du moment :




« Absolute Directors, le temps de la décadence « de Franck Buioni .Une biographie dense et rutilante comme un bolide,consacrée au cinéma et surtout à une période mythique, une parenthèse enchantée qui démarre en trombe au début des années 60 et se clôture à la fin des années 70. Une période que l’auteur de cet ouvrage nomme très justement le Nouvel Hollywood.





Le Nouvel Hollywood étant le challenge cinématographique de nombreux réalisateurs de cette époque décidant de rompre une bonne fois pour toutes avec le cinéma d’Antan (donc d'avant les sixties) afin de relater et de mettre en scène des films beaucoup plus réalistes.





Tout commence avec un premier chapitre consacré au réalisateur William Friedkin, le créateur de films incroyables ayant marqué leur époque. Citons « L’exorciste », « French Connection » ou encore « le convoi de la peur ».



Diantre ! Moi qui connaissait fort peu l’animal, je peux vous assurer que vous allez plonger en plein cœur de la vie tourmentée et de la créativité ébouriffante de William Friedkin. Un personnage tyrannique, odieux, égocentrique, d’une rare mauvaise foi mais étant doté d’un talent aussi gigantesque que le sont ses principaux défauts.





Et c’est là, cher amis, le coup de force du biographe passionné qu’est Franck Buioni (auteur d’une biographie consacrée au chanteur Peter Gabriel, dont je vous avais parlé en 2008) :



Nous narrer (non sans humour et formules à l'emporte-pièces ) la vie d’un type dont l’existence rebuterait n’importe quel quidam digne de ce nom en faisant ressortir ce qui l’anime au plus haut point et finalement nous le faire aimer .





Le livre se poursuit (non, je ne vais point tout vous raconter) par les débuts et l’ascension du réalisateur de « Scarface » et des « Incorruptibles », j’ai nommé Brian De Palma !

Un passionné lui aussi et qui se destinait au départ à une toute autre voie …les hasards de la vie.






L’on parle aussi de politique (afin de restituer les évènements dans leur contexte) mais également de musique dans cet « Absolute Directors ».

 
A ce propos, l’auteur nous présente une immersion dans le tumulte de l'existence  du producteur de disques Phil Spector. Lui,qui fut derrière la console pour graver les incontournables tubes des années 60 : « Be My Baby », « Then He Kissed Me, » « Da-Doo-Ron-Ron, » « He’s a Rebel », » Baby I Love You » ou encore l'imparable« Unchained Melody ».



Un personnage complexe, complexé, tout aussi irritant que bougrement talentueux et dont l'itinéraire va basculer peu à peu dans un cauchemar absolu.



Vous l’aurez compris, je vous recommande plus que vivement la découverte de cette biographie consacrée au cinéma mais aussi, et surtout :


 à une époque où tout semblait possible …dans l’espoir, j’imagine, que la bien heureuse histoire se répète pour notre plus grand plaisir.

mardi 21 janvier 2014

Juke Box Remember : "Vancouver" de Véronique Sanson


Alors que l'antre blogesque "le Magicien OX " fêtera bientôt ses 7 printemps et que l'actualité et la grisaille nous assaillent , l'occasion est idéale pour foutre un peu de soleil et de musique dans nos p'tites têtes .

Voici donc le troisième épisode du JUKE BOX REMEMBER !

Il sera consacré aujourd'hui à la chanson "Vancouver" de Véronique Sanson parue le 19 févier 1976 (sur l'album du même nom ) .


 Véronique Sanson, Auteur, Compositeur , Interprète et pianiste de talent fut  révélée au grand public en 1972 avec un premier album remarquable (réédité il y a peu ) intitulé "Amoureuse"  , disque réalisé sous la houlette du gentil et talentueux Michel Berger qui était à l'époque son compagnon (mais çà, c'est une autre tambouille ).



Ajoutons que l'entrée remarquée à cette époque de Véronique Sanson dans le petit monde variétistique français fut une véritable révolution .

Nous sortions d'une longue période yé yé et le moins que l'on puisse dire c'est que la chanson française conjuguée au féminin (mis à part quelques exceptions comme Françoise Hardy ) ne donnait rien de véritablement croustillant à se caler entre les esgourdes .




La jeune femme , blonde , timide avec une voix tour à tour , puissante , douce, rageuse et des textes modernes et des arrangements classieux qui sonnent très anglo-saxon se fit donc , grâce à ce disque vite remarquée .


Les médias se l'arrachèrent et le grand public fit de son 45 tours "Besoin de Personne" (issu de l'opus "Amoureuse") un très gros tube qui s'écoula à plus de 200 000 exemplaires .


Une manière authentique , sincère , bluesy et terriblement féminine de chanter l'amour sans tomber dans les clichés jusqu'ici (début des années 70 ) véhiculés dans la chanson française .





Elle enchaîna ensuite les albums et les apparitions scéniques marquant ainsi , et très vite, sa singularité .

Sa popularité grimpa grâce à de nombreuses apparitions dans moult émission TV et radios et autres entretiens dans des journaux et magazines afin de toucher un large public .

Vers la fin de l'année 1972 , la petite frenchy quitta brusquement la France pour suivre le musicien américain Stephen Stills  (du groupe mythique Crosby , Stills , Nash and Young ) . Ce fut pour elle (passons sur sa vie privée ) un véritable changement musical et cette nouvelle direction se fit vraiment ressentir avec son opus suivant intitulé "Le Maudit".

Mais , faisons une halte avec son quatrième album paru le 19 février 1976 et baptisé "Vancouver" , un disque enregistré à Londres et produit par Bernard Saint Paul .

Un 30 centimètres  qui, sans être le meilleur de sa brillante discographie , mérite le détour avec l'apport de quelques pépites .

Le public ne se trompera pas puisque le 33 tours "Vancouver " sera son premier disque d'Or (100 000 exemplaires vendus ) porté par la chanson titre qui sera un grand succès et qui s'avère être un petit bijou . Retrouvons donc , Véronique Sanson en 1976 lors d'un Show TV interprétant ce tube (devenu un classique ) "Vancouver" :

lundi 3 juin 2013

Un album culte "Morrison Hotel " The Doors (1970)

 

 
 
 
 
Un nouveau volet de cette série intitulée "Un album culte" en ce printemps (tardif) de l'an 2013 . Un disque de légende que je trouve tout à fait remarquable enregistré , écrit et composé par la formation rock sixties The Doors . Un opus paru  en février 1970 qui se nomme "Morrison Hotel" .


Un petit rappel historique concernant les Doors , groupe composé de Ray Manzarek qui officie au piano et à l'orgue , Robbie Krieger à la guitare , John Densmore à la batterie et , au chant l'incontournable  et charismatique Jim Morrison . Un quatuor qui débuta en 1967 avec ce tube légendaire et envoutant "Light My Fire" .


Succès planétaire qui fit connaitre au monde entier le style rock planant (un peu éloigné des Pink Floyd ) des Doors . Suivront d'autres titres très remarqués tel   le bondissant "Break on Through" ou encore "The End "( Francis Ford Coppola s'en servira 12 ans plus tard pour la bande son de son mythique film "Apocalypse Now ") .



D'emblée , le groupe s'impose avec  un univers musical bien reconnaissable et singulier (l'orgue de Ray Manzarek est quasi omniprésent et rend les compositions du groupe plus  psychédéliques que jamais ) ce qui tranche totalement avec d'autres groupes en vogue à l'époque  tel les Beatles , les Rolling Stones et les Who (pour ne citer qu'eux ) .
 
 
 
 
Jim Morrison est le leader au charisme et à la beauté qui emballe les foules et les groupies du monde entier,.Sa voix suave en sensuelle (puis rauque vers la fin de sa courte vie de 27 printemps )séduit la planète  en cette fin de décennie sixties et l'on retient surtout, ses textes d'une beauté onirique à couper le souffle .
 
 
 
 
 
En février 1970 (soit ,un an et demi avant la mort de Jim Morrison ) parait ce disque beaucoup plus rock que les quatre autres 33 tours publiés précédemment  .
 
Il faut dire que tout comme  les Rolling Stones et leur album Their Satanic Majesties Request de 1967 , les Doors ont publié eux aussi un album concept un peu trop déroutant  et qui n'a pas beaucoup séduit le public (il s'agit de leur galette "The soft parade" en juillet 1969 ) .
 Donc avec ce cinquième disque "Morrison Hotel" il leur faut absolument retrouver le souffle de leurs premiers enregistrements :  Revenir aux sources .
 
 
 
 
 
 
Et quel retour mes amis !! "Morrison Hotel" possède déjà une superbe pochette ( je précise que l'hotel qui porte le nom du chanteur du groupe est le fruit du hasard , l'occasion était trop belle pour ne pas poser derrière la vitrine à l'insu de son propriétaire ...) et surtout une palette de chansons d'excellentes factures (de la belle ouvrage comme on dit !) . Le formidable (et classique !) "Waiting for the sun" , le sournois et  planant "the Spy" et surtout le vrombissant et tubesque "Roadhouse blues" qui sera  le premier 45 tours extrait de cet opus et un de leurs plus grands succès .
 
 
 
Il est de coutume de vanter les mérites de leur premier disque  de 1967 et leur ultime paru en avril 1971 (le tres bon "L.A Woman" dont je vous parlerai prochainement si vous le souhaitez ) mais je trouve pour ma part "Morrison Hotel" d'un niveau supérieur .
 
Oublions mes amis, les frasques judiciaires de Jim Morrison et autres abus de paradis artificiels , oublions les solos d'orgue et de piano un peu trop ampoulés de Ray Manzarek (disparu il y a quelques semaines  ) et redécouvrons ensemble cette chanson fabuleuse qui s'avère etre un titre rock blues d'une redoutable efficacité
 
Voici "Roadhouse Blues" des Doors :