mardi 23 septembre 2008

Purday en roue libre

Purday (incarnée par la cultissime Joanna Lumley ) poursuivait sa route à bord de sa Mini-Cooper noire . La pluie ne cessait de tomber et la buée commençait à envahir les vitres de l'habitacle mobile . Son revolver était encore chaud ce qui n'était pas le cas du sang de la belle à ce divin moment . Elle se repassait dans la tête le film de cette folle journée : la dispute avec son mari , le coup de chandelier sur le crane de ce dernier , sa fuite irraisonnée et ce pauvre pompiste qui ne pourra plus se plaindre du coût de l'essence à présent . Pendant ce temps , les recherches s'activaient pour retrouver l'assassin de Georges Collins , puisque l'interrogatoire de Tim Kars ( joué ici par le batteur de The Who, Keith Moon n'avait rien donné de concluant ... les soupçons les plus tenaces se tournèrent illico sur Purday Collins .
- "diantre que nous sommes ballots ! bon sang mais c'est bien sur ! " lança dans un (rare) moment de lucidité le commissaire de Police de la ville . Des témoins vinrent peu à peu corroborer cette évidente hypothèse puisque Purday Collins avait été vu quelques heures avant le drame quittant précipitamment son domicile . Madame Fernandez la concierge de l'immeuble pensa que cette dernière devait être une fois de plus en retard à son travail et ne s'inquiéta pas davantage .
C'est alors que le commissaire Background eut une idée fulgurante (rare tout de même dans sa profession) et il demanda à Tim Kars d'enquêter pour le compte de la police .
-"quelle bien étrange idée monseigneur ! vous me voyez soudain travailler pour vous ? et pourrais-je , je vous prie savoir pour quelle raison ? " lança Tim Kars dans le bureau du commissaire . Le réponse ne tarda point à venir et elle surprit l'entourage de Monsieur Background : Jugeant Tim Kars comme un individu au dessus de tout soupçons bien qu'un peu farfelu ... La Police Britannique lui proposa un deal afin de le blanchir totalement et le laisser en liberté .
" Voilà , je vous donne l'ordre d'enquêter et de me ramener cette jeune et dangereuse personne car venant de vous elle ne se méfiera point ... vous connaissez la subtile et fameuse discrétion de la maréchaussée ? bon ! inutile de vous faire un dessin mon vieux ! à partir de maintenant vous êtes des nôtres !! "
Un peu groggy par la nouvelle (bien que rien ne l'étonnait tant sa vie était trépidante en tout points) Tim Kars but un verre à la santé de la brigade et dans un rire qui n'appartenait qu'à lui il entonna cette célèbre cantate : "il est des nôtres il a bu son verre comme les autres !!"
On pouvait à présent l'affirmer : les rues de Londres étaient bien gardées !

mardi 16 septembre 2008

45 tours Renaud :"Mon beauf' " / "Manu" 1982






Un début d'automne en musique chers Internautes et autres Bloggeurs de tout poils ! Replongeons nous au tout début des années fric , des années frimes- chics et tocs : les années 80 . Depuis 1978 un chanteur pour le moins atypique a fait une entrée fracassante dans le music-hall Français grâce à une chanson inclassable : "Laisse béton " . En novembre 1981 , la carrière de Renaud poursuit son ascension avec une réjouissante décontraction . Notre titi Parisien aux cheveux jaunes et au look de loubard squatte depuis 6 jolies années  les plateaux télés et les journaux en affichant un ton aimable et un humour de bon aloi qui tranche quelque peu avec certaines chansons de son répertoire et c'est ce savoir faire qui le rend populaire sans jamais être démagogue . Cette année là , la gauche conquiert le pouvoir tandis que l'Iran et l'Irak se canardent joyeusement dans un fracas d'incompréhension venant du reste du monde . Au mois de novembre  1981 sort le cinquième album de Renaud intitulé "Le retour de Gérard Lambert" , nom du personnage d'une chanson à succès datant de 1980(Disque dont nous avions parlé ICI ). Le ton est donné et si le disque ne brille pas par son excellence , l'ambiance qui s'en dégage illico apparaît moins urbaine que les précédentes et O combien remarquées livraisons vinyliques du troubadour . Un disque un peu plus rock pour les orchestrations et très humoristique dans sa distribution puisque (fait rare) Coluche et le Professeur Choron assurent les Chœurs ! Si je vous parle de cette galette qui est , il faut l'avouer d'emblée loin d'être le meilleur opus de Renaud , c'est tout simplement pour les deux tubes imparables qu'elle contient : "Mon beauf'" et "Manu" . Deux chansons qui illustrent parfaitement les deux versants du chanteur énervant : la provocation et la tendresse .




"Mon Beauf' " égratigne avec talent un sinistre quadragénaire à la bedaine ramollit , un être dépourvu de grâce et de subtilité , un gros macho bien rigide et optu à qui le chanteur taille un costard musical à sa démesure . Cette chanson cartonnera au printemps 1982 (14ème des ventes le 11 avril 1982 entre "That girl" de Stevie Wonder et "Turn your love around" George Benson :http://tubesenfrance.com/classements-de-1982/classement-du-11-avril-1982/ et assurera ainsi une belle promotion pour le tout premier passage de Renaud à l'Olympia du 5 au 24 janvier 1982 . Je vous propose d'emblée de retrouver ce tube satirique interprété lors de la 9ème édition de l'émission de Michel Drucker "Champs Elysées " samedi 27 mars 1982 le 45 tours "Mon beauf" se vendra à 54 325 exemplaires .








Autre passage télé le 13 décembre 1981 dans l'émission "Les nouveaux rendez-vous " présentée par Ève Ruggieri










Quelques mois plus tard , le grand public découvrira la face tendre du chanteur (déjà amorcée en 1979 avec "Ma gonzesse" et "Chanson pour Pierrot") . Une histoire d'amitié aussi touchante que le "Jeff" de Jacques Brel . Lorsqu'un blouson noir se trouve confronté à un chagrin d'amour et qu'il noie son chagrin dans la bière ... cela donne "Manu" un titre qui séduira un public un peu allergique aux chansons plus coups de poings proposées jusqu'ici par le chanteur . Le fameux refrain "et déconne pas Manu / ça sert à rien la haine/ une gonzesse de perdue /c'est dix copains qui reviennent" s'inscrira dans l'inconscient collectif et la chanson deviendra dès lors un classique de son répertoire . Voici donc "Manu" toujours issue de l'émission de Michel Drucker "Champs Elysées " samedi 27 mars 1982 :
















Petit bonus avec un autre passage télé : le 20 novembre 1982 sur le plateau de l'émission "Champs Elysées "ou Renaud interprète une nouvelle fois "Manu" . Une dernière promo pour ce titre avant de prendre le large pour quelques mois ...

En fin enfin (passages télés non exhaustifs ) un extrait de la " Grande affiche" film dirigé par Alain Souchon, réalisé par Bernard Bouthier en mars 1982



"Mon beauf" classé 18 -ème au Hit Parade Europe 1 RTL et RMC  le 18 avril 1982.


mercredi 10 septembre 2008

Who's next ?

Tout en sifflotant un air joyeux en claquant dans ses doigts pour ponctuer la rythmique de ce morceau imaginaire qu'il venait de créer rien que pour lui, Tim Kars (incarné par le déjanté batteur du groupe des sixties The Who , Keith Moon ) grimpait l'escalier qui menait jusqu' à l'appartement de son futur agent . Arrivé devant la porte , il fut surpris de la trouver entrouverte ... il sonna tout de même car notre homme était d'une politesse de sioux . Il entra dans la pièce et trouva gisant sur le sol un homme en costume gris qui, visiblement n'était pas entrain de piquer un petit roupillon à même le sol . le lieu était très soigneusement rangé et ce qui frappa Tim c'est ce chandelier en or massif qui se trouvait tout près du corps . Tim Kars se pencha vers l'homme et d'un air facétieux qui n'appartenait qu'à lui , lui murmura au creux de l'oreille :
-"il est l'or monseigneur , il est l'or de se réveiller !" Évidemment l'homme ne bougea pas d'un cil , Tim comprit que cet homme était mort et chercha dans la pièce un téléphone pour avertir la police . A cet instant précis deux hommes entrèrent et braquèrent leurs flingues en direction de Tim Kars .
-"Qui êtes vous monsieur ? que faites vous ici ?" Tim Kars leur expliqua qu'il était venu pour une audition afin de jouer de la batterie dans un groupe de Rock dont il ignorait tout et qu'il n'était pour rien dans la situation présente . Les deux hommes ne crurent pas une seule seconde à ce qu'il leur disait et ils prièrent Tim de les suivre bien sagement au commissariat le plus proche . Notre ami qui n'avait rien à se reprocher (malgré l'ambiguïté de la scène présente ) suivit les deux hommes armés jusqu'au poste afin de s'expliquer sur cette malheureuse méprise .
Dans les rues de Londres , Purday Collins (par l'inoubliable Joanna Lumley ) roulait sans trop savoir ou aller . Elle repensait à la dispute survenue entre elle et son mari , au chandelier qu'elle lui flanqua sur la tête et se dit qu'il devait être mort à l'heure actuelle . Sa Mini Cooper noire poursuivait sa route comme si de rien n'était . Purday fut soudain prise de panique , la police ne mettrait pas beaucoup de temps pour lancer un avis de recherche , il était temps pour elle de fuir ... fuir ? mais ou ?
Lorsqu'elle fut sortie de la ville , elle s'arrêta à un poste d'essence, le pompiste chargé de lui faire le plein écoutait BBC news et , soudain elle entendit " Georges Collins , le célèbre producteur des disques CBS vient d'être retrouvé mort à son domicile ..." En entendant ces mots elle devint aussi pale qu'un cierge de Pâques ... le pompiste qui venait de voir son nom de famille sur le chéquier qu'elle lui remit pour le payer la regarda apeuré ! Sans réfléchir , Purday se saisit d'un revolver qu'elle avait toujours à disposition et lui envoya sans mot dire une balle en pleine tête ... puis elle repartit à vive allure !

jeudi 4 septembre 2008

Like a stranger on the Moon

Londres , automne 1969 . Un jour de pluie , Tim Kars (Keith Moon ) errait dans les rues en sifflotant . La ville grouillait de monde : des bureaucrates pressés, des hôtesses de l'air en retard , des enfants distraits, des motards kamikazes , des touristes groggys par autant de beautés à découvrir , du swing à revendre au prix du gasoil , des jeunes filles en fleurs des champs , des retraités flambants neufs et toujours un petit air de rien qui flottait dignement sur la ville aux heures de pointe . Non loin de là rue Sixfloor , Purday Collins tentait de convaincre son mari de divorcer , ce dernier lui était non seulement infidèle depuis des mois mais en plus trempait dans des magouilles financières de bien mauvaises aloi . Le ton monta entre les deux personnes et , prise de panique Purday Collins (Joanna Lumley) lui flanqua un chandelier en or massif sur le crane . Un peu surprise de voir son époux étendu tel un tapis sur le sol , elle prit ses jolies jambes à son coup , descendit les marches de l'escalier à toute berzingue et se précipita dans sa voiture . Les voisins entendirent le moteur de sa Mini Cooper et pensèrent que la miss devait être encore en retard pour se rendre à son travail.
Tim Kars avait ce matin là un rendez vous avec un agent , notre homme était un musicien hors pair qui excellait dans l'art de manier les baguettes pour battre la mesure à tout les vents . Il arriva au 17 de la rue Sixfloor en imaginant dans son esprit une rythmique métronomique qui coïncidait parfaitement avec le bruit des gouttes qui tombaient à présent sur Londres . L'ascenseur était en panne ce jour là ... un écriteau indiquait en lettres manuscrites :
" Suite à un désagrément arrivé à l'un de nos voisins resté coincé dans cet habitacle pendant 3 heures , nous préférons faire réparer cet engin ... quelque chose doit clocher " .
Peut importe , Tim Kars prit l'escalier qu'il grimpa quatre à quatre tel un montagnard accomplit . Quelques instants plus tard , il se trouva devant la porte de l'agent qui l'avait contacté quelques jours plus tôt pour un entretien ...

mercredi 27 août 2008

Peter Gabriel Real World Biographie


Tout petit déjà , Franck Buioni ne se sentait pas comme ses autres camarades ... le foot , les bagnoles et la frime à deux balles ... ce n'était point sa cup of tea ! Une existence un peu tumultueuse allait démarrer en trombe pour le jeune garçon épris de liberté et d'anticonformisme . Une rage envers les moutons suiveurs et autres zélés consommateurs allait le poursuivre mais ce n'est pas tout ... un art étrange allait bientôt grimper à ses oreilles pour ne plus le quitter : la musique !
Devenu adulte , notre jeune héros des temps modernes au sourire jovial poursuivait son chemin professionnel sans vraiment y trouver de la saveur : s'improviser patron alors que l'on rêve d'être un affranchi ou un Marlon Brandon en puissance , voilà qui ne laisse pas trop de place à l'imaginaire et à la fantaisie rock ' n' roll !
Un soir , comme dans les contes de fée , notre lutin aux cheveux jaunes épris de musique se rendit à un concert du groupe Génésis et, au moment précis ou les lumières s'éteignirent il vit " on stage" un jeune homme beau et fringuant vêtu de classieux oripeaux et masqué tel un oiseau de bon augure ... une révélation ! Notre lutin s'enticha derechef de ce chanteur à la voix rocailleuse et habitée et , dès lors il ne le lâcherait plus d'une semelle !
La vie de notre héros suivit son cours avec des hauts et quelques bas ... l'aspect sombre qu'il dut endurer correspondait à l'univers que décrivait le troubadour nommé Peter Gabriel .
Un parcours quasi identique puisque en 1975 , l'homme de Bath quitta les Génésis refusant un statut de rock-star qui ne convenait pas du tout à son tempérament indépendant et novateur . Une nouvelle vie beaucoup plus saine allait débuter pour lui en 1977 et le monde entier l'en remercie aujourd'hui .
De son coté , notre joyeux drille commençait à regretter de vivre à coté de à quoi il semblait destiner . Cette vie programmée jusqu'aux loisirs ne lui plaisait guère , peu de gens autour de lui le comprenaient mais... peut importe la hauteur des difficultés : un jour il trouverait sans voie .
Bien des années plus tard , il décida de raconter la vie et l'oeuvre de son mentor Peter Gabriel , narrer les aléas de la vie de l'homme de Bath , ses choix artistiques , son aspect visionnaire et décrire au plus près les péripéties de ce siècle dans lequel il vivait . Écrire d'accord , mais nullement question pour Franck Buioni de le faire comme ses congénères qui peuplent les rayons des librairies !

C'est avec un grand plaisir que je vous convie chers Internautes et autres Blogger de tout poils à découvrir la très réussie biographie de Peter Gabriel écrite par mon ami Franck Buioni . Vous allez passer un moment d'exception en vous immisçant à travers l'oeuvre atypique de l'interprète de" Sledgehammer" . Revisiter avec l'auteur les grands points forts de l'après guerre à nos jours , faire corps avec l'univers tourmenté , prenant et irrésistible de Peter Gabriel .
pour acheter en ligne "Real World , Peter Gabriel biographie" c'est ici :

jeudi 21 août 2008

L'intrépide Olga Vandershooten

Tandis qu'Adolf Vandershooten dégustait sa salade en compagnie de son épouse Olga , les touristes habitués des lieux de ce camping si chaleureux à qui veut bien l'entendre braillaient et s'égosillaient non loin de là .
"qu'ont ils à brailler comme des cochons ces maudits parasites ? nous ne sommes point en temps de guerre que diantre ! " s'exclama ce cher Adolf tout en manquant de tacher sa chemise avec la sauce de salade . Olga resta silencieuse puis osa s'aventurer jusqu'au lieu suspect . Elle profita de la sieste digestive de son époux et du répis occasionné par les bambins aux alentours pour mener son enquête . Elle s'aventura quelques caravanes plus loin lorsqu'elle vit sous une grande bâche dressée pour l'occasion une vingtaine d'individus aux ventres bedonnants identiques aux femmes enceintes le regard tourné vers un poste de télévision qui retransmettait les fameux Jeux Olympiques de Pekin le bref ! le sang d'Olga ne fit qu'un tour et elle poussa un cri en direction de ces messieurs :
"oh !!! vous n'avez pas honte de brailler ainsi au risque d'ameuter jusqu'aux gendarmes de la ville à cause de votre sport que vous feriez mieux de pratiquer au lieu de lever le coude en buvant vos bières !!! un peu de silence il y en a qui ont besoin de passer des vacances dans le silence !! sur ce bonjour chez vous !" Puis elle tourna les talons sans mot dire . Les sportifs du dimanche champions de la discipline Kronenbourg en restèrent comme deux ronds de flanc . Adolf qui avait le sommeil léger avait tout entendu , il se précipita hors de l'habitacle pour féliciter son épouse puis il lui proposa de poursuivre la sieste digestive en sa compagnie . Et hop ! une main au panier et les voilà tout deux dans leur mobile home .

Croyant que la sieste allait se passer comme à l'accoutumée , Adolf ne se douta point de ce qui se tramait ... Olga se montra charmeuse (peut être un peu plus que d'habitude) puis elle commença à se déshabiller et à déshabiller son époux qui n'en demandait pas moins . Au moment précis ou Adolf allait passer aux choses sérieuses , l'intrépide Olga lui flanqua une casserole( qui traînait par là on ne sait trop pourquoi ) sur la tête . Le malheureux se retrouva groggy en moins de deux et cochon comme gros Jean . Olga se rhabilla en vitesse et se saisit des clés de la voiture en courant . Elle démarra en trombe à la grande surprise de leurs voisins les Rubens qui jouaient au Scrabble sous un figuier puis elle retourna au village ou elle avait passé la matinée . Là elle sonna chez Mohammed Sarkaoui qui s'avérait être son amant . Elle ne prit pas le temps de lui expliquer la situation (pour la moins compliquée ) mais l'incita à la suivre et tout deux partirent sur les chapeaux de roues vers une destination lointaine .

En se réveillant quelques heures plus tard (le choc était violent !) Adolf se retrouva à poil dans sa caravane et il s'aperçut non seulement de la disparition de sa femme mais aussi de ses vêtements ...Le bougre dut attendre la fin des vacances pour oser sortir de son mobile home afin de ne point être vu ainsi des habitants du camping . Il dut se nourrir avec les restes qu'Olga avait laissé (par manque de place et de temps) au réfrigérateur ...le malheureux Adolf frôla de peu le suicide suite à cette déconfiture mais il resta droit dans ses bottes jusqu'au bout !

vendredi 1 août 2008

Vacances méritées !



Ah !! l'heure a enfin sonné ! un peu de repos , farniente à gogo et soleil du matin au soir ... enfin ! L'heure du départ pour Émile et Suzon c'est aujourd'hui . Ils quittent la grisaille Parisienne pour la chaleur du sud de la France , le bonheur de voir tout ces touristes serrés les uns contres les autres sur une grande plage , sentir les effluves de crème solaire du voisin , le chant des cigales , le pastis en fin de journée , le rêve pour les Broussards ! Dans leur petite auto ils se dirigent doucement mais sûrement vers leur destination choisie avec une précision Judaïque : St Tropez !! A force d'avoir vu et revu de drôles de gendarmes y vivre de folles et ubuesques aventures , Émile et Suzon Broussards se sont décidés à se mêler à la légende de St trop' afin de pouvoir y inscrire leurs empreintes dans le sable de la plage ... un rêve !

Durant le trajet , Émile est d'humeur chantante et même si le pouvoir d'achat de nos amis n'est point au beau fixe depuis l'arrivée du mariole Résident ... leurs vacances seront une totale réussite car (après tout) ils l'ont bien mérité leur place au soleil . Dans l'autoradio une drôle de chanson est diffusée "ma main sur ton p'tit cul cherche le chemin" cette ritournelle donne quelques idées à Suzon qui propose tout à coup à son Émile (je vous le donne Émile !) de faire une petite pause sur une aire d'autoroute afin de mettre tout ceci en application .



La route est longue et , au bout d'une heure les voilà repartit dans leur petite auto bordeaux , quelques embouteillages , une légère fatigue accumulée mais ..bientôt St Tropez !!

Là bas , leurs amis les Dupontel les attendent , ils ont loué une superbe place pour leur caravane dans un camping 3 étoiles , ils sont si fiers les Dupontel . Émile ne regrette pas un seul instant d'avoir quitté Paris et , déjà il s'imagine en train de jouer à la pétanque avec Francis Dupontel juste devant leur caravane . Suzon en profite pour lire les derniers cancans dans son magazine préféré : "qui sait ? si on part à St Tropez peut être qu'on la verra Brigitte Bardot ?" . Tout allait fort bien pour Émile et Suzon , un départ en vacances entamé dans une inconscience qui frisait l'entendement , une envie de profiter de l'existence sans se soucier du moindre préjugé : et si ces deux là avaient tout simplement trouvé sans le savoir leur bonheur ?