vendredi 19 février 2021

Dernières répétitions avant le grand soir


Paris, novembre 1941 , l'ambiance est tendue au théâtre de l'Empire , il fait froid et le couvre feu imposé par les occupants nazis depuis deux ans commence à peser à Lucas Steiner (Incarné ici  par le comédien Allemand Heinz Bennent ) . 


Lucas Steiner a fait croire à tout son entourage qu'il a quitté la France pour fuir l’oppression et la terreur qui rôde tel un loup en rut depuis 1939 .


En vérité, il vit caché dans le sous-sol de son propre théâtre et supervise le travail depuis ce lieu exiguë .


"La grande comédie" est le nom de la pièce dont il est l'auteur et qu'il fait répéter depuis sa petite cachette à sa femme Marion Steiner (incarnée par Catherine Deneuve ) . Cette dernière met tout son talent, son temps et son énergie a faire en sorte que la troupe de comédiens soit la plus talentueuse et précise avec le texte de Lucas Steiner ainsi que dans les déplacements que les acteurs doivent réaliser et ce n'est pas une mince affaire bien que tous soient très professionnels et aguerris à ce dur métier du spectacle qui fut si peu reconnu à l'époque de Louis XV et du cardinal Richelieu et qui le demeure encore à l'ère hideuse du maréchal Pétain .


Parmi ces comédiens se trouve Adrien Pinacle (que joue pour nous Gérard Depardieu ) qui tient le rôle de l'amant dans la pièce "La grande comédie" , un personnage qu'il joue au coté de Marion qui elle ,incarne sa maitresse clandestine . 




 Adrien Pinacle est arrivé à Paris depuis six mois et il compte bien poursuivre ce noble métier tant il possède un charisme, un physique et une présence qui lui ont valu de travailler avec de grands metteurs en scène de théâtre dont Lucas Steiner à présent . 

Marion Steiner mène son petit monde avec une douce autorité. Elle sait ce qu'elle veut et souhaite satisfaire les exigences de son mari même si ce dernier est officiellement absent, sa présence , même à l'étage inférieur de la salle de théâtre la rassure.

Un soir vers 17 h 15 après les répétitions, Adrien Pinacle interpelle Marion Steiner au sujet de l'absence de son mari et auteur  du spectacle en montage.

-J'aimerai juste savoir si vous avez de ses nouvelles et s'il va bien ?" lui lance t-il 

Avec  un léger sourire, Marion lui réplique "Oh ! vous savez, Lucas n'est jamais très loin de nous tous , il veille au grain , peut être un peu trop depuis  quelques temps….



                                                                       A SUIVRE 

mardi 2 février 2021

Sympathie pour la résistance à la dérive !


Nous voilà 29  ans après que Henri De Clignancourt et Jacques Fontaine conclurent ce fameux  pacte du 3 juillet 1940 afin de résister  à l'odieux Harold Laglaire qui souhaitait anéantir tout ce qui était nuisible sur la terre (selon lui ) en passant tel Attila par la Syldavie afin de faire une provision encore plus grande parmi les Injustes (tel était le nom  qu’il leur donnait ) qui venait à se trouver au pays De Clignancourt. 



Le 28 avril  1969,  Henri De Clignancourt (qui ressemblait beaucoup à un certain Charles De Gaulle) quitte avec fracas la présidence de la Syldavie  après avoir été désavoué par le vote de ses concitoyens (dont il aimait parfois gommer le mot « citoyens ») suite à une insurrection de la jeunesse et des grévistes. De Clignancourt semblait à ce moment-là déconnecté à la réalité de la fin des années 60. Lui qui avait sauvé la Syldavie des griffes  d’un dictateur aimant la musique de Beethoven, lui qui avait réussi à gérer la crise qui avait secoué la Valquirit qui réclamait son indépendance avec la Syldavie et enfin , lui qui avait su redonner à son pays, son mât de cocagne la dignité dont il avait besoin était en ce printemps 1969 noyé dans un chagrin Kafkaïen . Et ce, même après avoir rédigé ses mémoires d’éléphant  tout en relisant « Heiraten » de Dourvac’h en sirotant une liqueur dans son salon feutré au soir de son existence.

 

C’est alors que le poste radio que sa femme Henriette (qui venait du Mans) écoutait chaque après-midi en repassant le linge retentit et ce n’était point un appel à la résistance que l’on pouvait ouïr mais le Hit-Parade des ventes de 45 tours. Soudain, notre vieux chêne pencha sa tête de gauche à droite en gardant le rythme en entendant le dernier succès  des Rolling Stones, ces petits gars qui avaient fait la nique aux défunts Beatles et qui depuis 1965 enchaînaient les tubes avec une régularité de métronome.

 

Qui aurait cru voir un jour Henri De Clignancourt (sosie parfait du général De Gaulle) fredonner en yaourt  bulgare une chanson de la bande à Mick Jagger ?

 

Personne à priori et pourtant dans les récits du Magicien OX (qui fête bientôt ses 14 ans ) , tout est permis surtout ce qui fait du bien ! 

 

Le titre "Sympathy For The Devil " des Rolling Stones et son aspect sulfureux dans le texte cartonnait à ce moment là et les paroles  résonnaient dans la pièce ou notre éléphant privé de pouvoir se plaisait à fredonner en Français "
"
J'étais dans les parages de Saint-Peterborough


Quand j'ai vu que c'était le bon moment pour un changement


J'ai tué le Tsar et ses ministres,


Anastasia cria en vain


J'ai conduit un tank et eu rang de général


Quand la guerre-éclair a fait rage et que les cadavres puaient

Enchanté de vous connaître j'espère que vous devinez mon nom. Oh ouais

Mais ce qui vous intrigue c'est de comprendre en quoi consiste mon jeu. Oh ouais" (Mick Jagger/Keith Richards 1969)
Prémonitoire cette musicale claque pour notre ex-président ! Quelques minutes plus tard , la radio joua un autre succès du Hit Parade de ce printemps 1969 , la chanteuse Nicoletta que la Syldavie entière avait découverte en 1967 avec "La musique" puis l'année d'après avec "Il est mort le soleil" revenait en fanfare avec un nouveau 45 tours qu'Henriette avait acheté au Monoprix "Alors je dérive ". Un an après , le naufrage fera son œuvre mais pour notre pays , une forme de chef d'œuvre !

                                                FIN

lundi 18 janvier 2021

De Clignancourt en mode Heiraten

 







Henri De Clignancourt et Jacques Fontaine conclurent un pacte et ,en ce 3 juillet 1940 fut décidée la première salve de résistance à l'odieux Harold Laglaire !

 Quelques jours plus tard, les zouaves et autres troufions se mirent en marche au sud de la Sylvadie et si ,Wenston Brandon était à leurs cotés avec son armée, ce fut un coup rude pour le maréchal Gredin qui dirigeait alors la Syldavie de manière féroce et un peu collaboratrice et complotisme sur les bords … 


                                                                --------------

-Il fallait que je note ce passage se souvint tout à coup Clignancourt en 1969 en écrivant ses mémoires d'éléphant . Sans ce Jacques Fontaine , que serait devenu notre beau pays ?

C'est alors que ce cher Clignancourt et ses faux airs du général de Gaulle se souvint d'un livre particulièrement marquant  qui lui avait procuré beaucoup de plaisir au soir de sa vie .  

"Que serait devenu notre beau pays sans Jacques Fontaine ? " Cette question résonnait en lui et fit donc écho au roman "Heiraten" de l'auteur du roman à succès Dourvach qui avait triomphé après guerre avec "Grand Large " qui relatait les tourments d'un homme auprès de son  enfant avec la joie et l'inquiétude que cela peut procurer parfois. 

De Clignancourt avait une passion pour Franz Kafka et son destin sombre et atypique touchait et intriguait notre homme de pouvoir qui étanchait sa soif de découverte au gré de la vie tumultueuse de l'écrivain austro-hongrois rédigeant sa sombre et noble prose  dans la langue des Prussiens dont la judaïté ne fut  ni un étendard ni une blessure mais une religion que l'on ne choisit pas.







En redécouvrant "Heiraten" de Dourvach ,une montagne de souvenirs remontaient à la surface pour Henri . L'histoire d'amour émouvante et oppressante  entre les amants Julie et Franz Kafka au cœur d'une pension ou l'auteur de "la métamorphose" soignait des problèmes pulmonaires troublait notre Clignancourt au point même qu'au cours de sa lecture il oubliait un peu son propre parcours avec les victoires et les défaites qui le menèrent à diriger un pays en plein conflit mondial . 


 Chaque soir de janvier 1970 ,après avoir rédigé ses mémoires d'éléphant dans le salon  de sa demeure de Trouffignon les trois Temples ,Henri de Clignancourt  était le nez dans le livre "Heiraten" de Dourvach


Même sa femme Henriette était fort surprise de le voir dans son fauteuil , une cigarette dans une main et sa tisane posée à ses cotés, totalement   captivé par les personnages Julie et Franz au point  de  souffrir avec eux .

Il faut avouer que l'amour du langage si cher à Henri était comblé par  l'écriture de Dourvach . Une approche assez déroutante de la vie de nos héros mais si romanesque et bouleversante que l'on ne peut que rester sans voix devant ce si bel ouvrage littéraire de haut vol  . 


Avant de poursuivre notre récit, petit coup de chapeau à Dourvach , bien réel auteur de "Grand large " et "Heiraten" .Pour en savoir plus : http://dourvach.canalblog.com/


                                                          A SUIVRE !!!!!!!!


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