mardi 1 septembre 2026

Sultans suprémacistes

 


"Si les traites négrières occidentales sont largement documentées et, comme il se doit, enseignées à l'école, les traites négrières arabo-musulmanes, pourtant bien plus importantes et longues (treize siècles contre plus de trois siècles), sont quasiment passées sous silence." 


Affoué ne voulait décidemment pas de cette vie mais tout autour de lui sentait l’hostilité et pourtant ce pays était magnifique.

Lui,l’animiste ne souhaitait pas devenir religieux comme Hamid Meifess, il lui fallait à présent trouver un moyen de sortir de cette emprise, mais comment ?  

Chaque jour depuis son arrivée par bateau, Affoué partageait avec d'autres esclaves, la rude vie d'homme machine et l'idée de s'en affranchir, de s'évader de ce carcan lui semblait impossible . 



Un matin de décembre 1429 toujours à Mossoul, deux des amis de douleur  d'Affoué furent appelés par les hommes de main du Sultan Hamid Meifess qui, après leur avoir lu une page du Coran, les émascula d'atroce manière ...


Le temps se figea et Affoué qui ne voyait pas ce qui se passait affaibli par le labeur et les coups reçus la veille et mal en point qu'il était avec ses chaines qui lui broyaient le corps,sentit son cœur battre plus que de raison en entendant les cris inhumains qui résonnaient dans le Sahara entier et qui fit même hurler les chiens à la mort avant que tout s'apaise et que le sable et la chaleur prennent le dessus...comme toujours.

Trois siècles plus tôt en 1128, c'est en Irak que les mêmes abominations furent commises par ceux qui pensaient que seul Allah pouvait guérir les infidèles et que ceux qui étaient des chiens d'infidèles et autres animistes n'avaient droit à rien si ce n'est de finir eunuques et serviles à leurs maitres ...


 Affoué fut l'une des nombreuses victimes de cette traite arabo-musulmane qui dura 13 siècles et dont les descendants d'Affoué n'entendirent  jamais parler tant  les archives furent difficiles d'accès.


Affoué ne pu absolument pas  s'affranchir si ce n'est par la mort qui le frappa quelques mois plus tard …comme 17 millions d'autres Africains …


A la Renaissance, ce furent les Européens (mais cela vous le savez bien puisque les écoles l'enseignent  aux enfants ) qui prirent ce triste relais, l'émasculation en moins…


En 1952, Monsieur Jabari Nabil domicilié à Dakar fit paraitre (non sans problèmes répétitifs ) un livre relatant avec moults précisions  cette horreur humaine et pour toute réponse, on lui signifia qu'il vaut mieux oublier ses bourreaux qui ont fait tant de mal aux siens et se focaliser UNIQUEMENT  sur ce que les blancs ont commis entre le XVII et le début du XXème siècle.


                      La mémoire d'Affoué fut à jamais bafouée ...



                           FIN