samedi 3 octobre 2009

une journée pourtant si paisible ...

Pas une minute à perdre pour Hernest Floussard (élégant Steve Mac Queen ) . A peine arrivé dans les luxueux bureaux de la Foxnews qu'un emploi du temps surchargé en réjouissances de quadras cire-pompes l'attendait déjà .
Toujours impeccablement vêtu , le verbe haut et le sourire carnassier il salua poliment les hôtesses d' accueil postées à l'entrée et se rendit aussitôt sans son bureau ou une multitude de dossiers n'attendaient plus que son accord pour être bouclés .
Cette vie de citadin affairé ne lui convenait guère en réalité tant il aspirait à une liberté totale et un renoncement à toutes ces valeurs que l'on dit bourgeoises pour jouir paisiblement de balades au volant de sa puissante moto dans les plaines de la country sauvage et insoumise .
Au 32ème  étage du building de la Foxnews , Hernest Floussard regardait les habitants de la ville qui lui semblaient identiques à des moustiques gravitant sans s'arrêter un instant . Il se leva de son beau fauteuil en cuir afin de se servir un Whisky dans le but ultime de se détendre un peu .
D'ici quelques minutes ,Oswalt Perdock un homme d'affaires fort influent avait rendez vous avec lui et ,ce tête à tête l'angoissait quelque peu .
le visage dans ses mains , il se concentra sur l'essentiel pour ne rien oublier au moment de l'entretien .
Il faisait beau ce jour là , le soleil apportait avec lui cette ambiance si particulière . Un coup de téléphone retentit , sa secrétaire venait tout juste de le prévenir que le rendez vous était maintenu mais que le sieur Perdock tenait absolument à le recevoir chez lui .
-le vieux bougre s'amuse à jouer avec mes nerfs ! bougonna t-il . Il quitta aussitôt non sans agacement son bureau et se rendit chez le vioque afin de l'écouter jacqueter .

jeudi 24 septembre 2009

12 jours avant de voir le sommet de la montagne















Munie d'un bon verre de vin blanc, elle commença à narrer sa rencontre avec Tony Montagnard au milieu du vacarme et de la fumée qui régnait encore en ce lieu de perdition salutaire.







- je crois que je joue en ce moment le plus gros coup de ma carrière de modeste éditrice ! Clama t-elle entre deux gorgées de ce Millésime pas piqué des hannetons.



-ah ! Et pourquoi donc ? Lui demanda illico sans hélico un de ses comparses de beuveries élitistes.



- Cet homme de talent est entrain d'écrire un roman qui devrait faire un malheur en librairie, il parle de l'histoire de la musique et de Pierre le Gabriel en particulier ... je vais me faire des mamelles en or ! Elle éclata de rire et entraîna avec elle toute la joyeuse assemblée. Non loin de leur tablée, un individu tout de noir vêtu (lunettes compris) venait d'assister incognito à cette saynète ... autant dire qu'il n'avait lui aussi pas fait le déplacement pour rien !



L'homme en question était resté silencieux pendant tout le dîner (ce qui était rare pour cet oiseau bavard comme une pie ) . Il retira lentement ses lunettes au moment même ou Petrouska reprit une gorgée de vin blanc . Sous le choc , elle cracha sans élégance ce pourtant si délicieux breuvage .

-Diantre !! mais c'est lui !!! il est juste assis à la table d'à coté ... il a sûrement entendu mon bavardage de gueuse assoiffée !

Ses amis restèrent sans voix tant ils ne saisissaient pas l'importante dramaturgie de la situation qui se jouait pourtant sous leurs yeux étonnés d'ignorance crasse .



En effet , il s'agissait bien de Tony Montagnard qui était venu en solitaire se requinquer après une longue journée de labeur . Il venait d'entendre les propos de Petrouska en qui il avait une totale confiance et , ces derniers ont eu pour effet de l'agacer au plus haut point .

Il se leva et se dirigea d'un pas assuré vers la tablée de Petrouska afin de lui dire ses quatre vérités .

- je ne vous félicite pas ! c'est ainsi que vous me traitez madame ! et bien sachez qu'à partir de cet instant je change illico de crémerie ! . Dit-il en haussant le ton tel une sardine d'eau tiède .

Petrouska fut saisie et devint aussi blanche que le vin qu'elle buvait . Lorsqu'il quitta la taverne , Tony manqua de tomber car il n'avait pas vu la marche qui se trouvait à l'entrée ... perdu qu'il était dans ses pensées .



Soudain une voix se fit entendre :




- monsieur ! excusez moi d'intervenir mais je viens d'entendre ce qui s'est produit . Je me présente Arthemus Gordan des éditions Tracteur Rouge .

je n'irais pas par quatre ruelles : votre ambitieux projet m'intéresse et je vous propose une sortie imminente sous 12 jours et , pas un de plus .

Interloqué Tony signa derechef le contrat que monsieur Gordan lui fit aussitôt signer .



La suite sera délectable puisque l'ouvrage en question fera beaucoup parler de lui dans 12 jours précisément mais ... ceci est une autre histoire .

mardi 15 septembre 2009

le cas Petrouska

Ah !! quelle radieuse fête ce fut !!! Petrouska Timini était heureuse et son sourire était de mise durant l'ensemble de la prestation du troubadour humaniste qui fit sensation ce soir là . Les amis qui l'entouraient lui proposèrent d'aller boire un verre dans une taverne située non loin de la salle des festivités afin d'en jacqueter jusqu'à très tard dans la nuitée . Elle aimait çà Petrouska (jouée par Maurane ) ! Son regard noir et profond , d'une grande sérénité attirait l'attention des hommes et les poussait à lui parler sans pour autant se croire obligé d'être goujats et dragueurs . Munie d'un bon verre de vin blanc , elle commença à narrer sa rencontre avec Tony Montagnard au milieu du vacarme et de la fumée qui régnait encore en ce lieu de perdition salutaire . - je crois que je joue en ce moment le plus gros coup de ma carrière de modeste éditrice ! clama t-elle entre deux gorgées de ce Millésime pas piqué des hannetons . -ah ! et pourquoi donc ? lui demanda illico sans hélico un de ses comparses de beuveries élitistes . -Cet homme de talent est entrain d'écrire un roman qui devrait faire un malheur en librairie , il parle de l'histoire de la musique et de Pierre le Gabriel en particulier ... je vais me faire des mamelles en or ! Elle éclata de rire et entraîna avec elle toute la joyeuse assemblée . Non loin de leur tablée , un individu tout de noir vêtu (lunettes compris) venait d'assister incognito à cette saynète ... autant dire qu'il n'avait lui aussi pas fait le déplacement pour rien ! ------------------------------------------------------------------------------------------------ UNE NOUVELLE CHANSON RIEN QUE POUR VOUS : Bonne nouvelle ! le disque que je prépare activement depuis de nombreux mois avec une fine équipe fort compétente et motivée poursuit sa construction . 10 nouvelles chansons arriveront en fin d'année .. Patience , patience ! En guise d'apéritif , je vous offre une chanson que m'a écrite tout spécialement le poète et bloggeur Michel Boudin il y a quelques mois . Ce titre ne figurera pas sur le CD (à moins d'un changement de dernière minute ...) . Voici en version acoustique "L'Amitié c'est la vie" :

mercredi 9 septembre 2009

à l'assaut des mots !



Vendredi 25 avril . Après une journée harassante ou notre auteur avait , bien malgré lui frôlé quelques représentants de commerce aux crocs rayant le parquet , égaré pour la 50 ème fois sa carte bleue et ses clefs et évité de dire bonjour à son concierge depuis que ce dernier l'avait confondu avec un témoin de Jajouka ( alors que personne n'était là ) .


Enfin ! Tony se retrouvait chez lui pour savourer ce plaisir infini qu'est celui de coucher les mots et de les déshabiller à sa guise . Après avoir dîné de façon fort frugale , il s'installa derrière son imposante machine à écrire .

Tony Montagnard était doublement ravit car , d'une part il tenait son sujet et avait déjà entamé plusieurs pages d'affilées et , secondo il avait enfin déniché un éditeur digne de ce nom pour publier ses palabres .

Au même instant à quelques centaines de kilomètres Petrouska Timini , une terrienne parmi des millions se rendit à un immense rassemblement afin d'ouïr les vocaux d'un certain Pierre Gabrielle . Elle possédait depuis quelques mois son précieux sésame afin de pénétrer dans l'antre du troubadour et découvrit émerveillée une foule de terriens qui , tout comme elle étaient invités à cette grande noce nocturne et atypique .

mercredi 2 septembre 2009

the Real life in a Real World

Tony écrivait à présent chaque soir . Les mots se succédaient à un rythme d'enfer et les aphorismes les plus cinglants fusaient tel des bombes larguées sur les populations Afghanes innocentes . Il avait les nerfs à vif lorsqu' il entendait les inepties déblatérées sur les héros de son monde par de vils représentants de commerce en costards : le genre de personnages qu'il lui arrivait très fréquemment de côtoyer grâce au labeur qu'il exerçait en attendant de ne plus être qu'écrivain .
"ah les cloportes ! les vils chacals à poils ras !! " hurlait il à pleins poumons entre les murs ciné géniques de son appartement . Tony détestait la médiocrité et les gens incompétents plus haut que leur derrière , de toutes confessions et de tout horizons .
Il tenait enfin son sujet : le destin d'un héros des temps modernes qui , au lieu de faire le mal pour s'enrichir comme les trois-quarts de ses contemporains, souhaitait réunir les humains et les faire participer à une grande noce qui aurait pour aboutissement la jouissance absolue de cette putain d'existence !
Dans l'immeuble ou Tony résidait , d'étranges individus avaient pris la sale manie de devenir ses voisins .
Un soir après 22 h 34 , on sonna à la porte . Tony (incarné ici par le biographe Franck Buioni ) se leva brusquement de son fauteuil et se dirigea vers le hall d'entrée . Lorsqu'il ouvrit , un grand homme au look de VRP multicartes fit son apparition .
"bonjour monsieur , je suis Ernesto Minousko votre nouveau voisin je venais faire votre connaissance ".
Dans un premier temps Tony eut envie de lui signifier qu'il était sûrement ravi de le connaître aussi mais qu'il était bien tard pour les mondanités d'usage . Il vit aussitôt que l'homme en question malgré ses allures de yuppie et sa diction un peu chatiée n'avait pas l'air (de prime abord) d'un mauvais bougre .
Au bout de quelques minutes , notre écrivain zèlé invita Minousko à prendre place dans son salon et la discussion commença .
L'homme en hibernation eighties permanente lui parla beaucoup : de sa vie , de ses activités diverses et de sa passion pour l'art . Devant tant d'enthousiasme , Tony qui était toujours en quête d'idées proposa à notre oiseau de nuit d'apporter sa modeste contribution à l'ouvrage qu'il commençait à entreprendre .

mercredi 26 août 2009

On the Rocks


Assis derrière son imposante machine à écrire , Tony écrivait le cours de son récit . Un itinéraire jonché d'obstacles et de réjouissances imprévues . Des mots qu'il souhait corrosifs lorsqu'il évoquait non sans humour la destinée de celles et ceux qui ne comptaient pas beaucoup dans son coeur .
Depuis quelques années il mûrissait dans sa tète et dans ses tripes l'histoire qu'il voulait à tout prix narrer au plus grand nombre ... mais il ne trouvait pas la trame !
Un jour ou plutôt une nuit , L'idée jaillit de son cerveau en perpétuelle ébullition :
-" et si je racontais la vie d'un grand homme, quelqu'un qui a changé le cours de l'existence de ses semblables grâce à son art , grâce à sa vie !"
Avoir une tel soif d'écriture et de propagation de chemins de vie ayant attrait à l'Histoire de l'humanité relevait pour son entourage d'un labeur incroyable et surtout insurmontable .
Tony croyait à son projet et , après l'avoir mis aux oubliettes pendant quelques années il était fin prêt pour le réaliser .
Ce soir là , un verre de whisky non loin de sa machine à mots dire et quelques blondes fumigènes à ses cotés , il débutait sur les chapeaux de roues l'épopée de son héros de réalité scientifique . Dans la pièce sombre de son appartement décoré d'affiches de films et de Rocks Stars inoubliables , il omettait le temps et plus il couchait les mots sur le papier, plus il sortait de lui la véracité de ses écrits . Il avait comme l'étrange et indéfinissable impression de rajeunir et d'entamer sans trop savoir pour quelle raison une autre vie :
celle qu'il avait choisi !

mardi 11 août 2009

un disque culte : "Darkness on the Edge of town" de Bruce Springsteen (1978 )









Ce lieu ayant quelque peu changé nous allons si vous le voulez bien parler à nouveau musique et , plus particulièrement d'un de mes artistes favoris : Bruce Springsteen .


Après avoir publié deux albums passés relativement inaperçus en 1973 , ce jeune songwritter rencontre la gloire en 1975 avec un opus urbain et réaliste intitulé "Born to Run" qu'il a enregistré avec son groupe le E Street Band . L'album fera un triomphe un peu partout sur la planète et déjà certains observateurs avisés voient en ce jeune garçon fougueux l'avenir du Rock 'n' Roll ... ni plus ni moins ! . Bruce Springsteen incarne à merveille le citadin Nord Américain perdu dans cet univers ou l'argent est peu à peu devenu roi . Ses chansons expriment le mal être des laissés pour compte , des ouvriers , des sans-grades et la musique que Bruce choisit de mettre en avant pour illustrer ses textes incisifs et habités colle fabuleusement avec son propos : un mélange d'Elvis Presley et de Bob Dylan .






Pour réaliser sa quatrième galette , Bruce Springsteen mettra un peu de temps car , avouons le d'emblée la pression qui tomba tout à coup sur ses épaules musclées était soudain assez forte .


Paru en 1978 sous la houlette de John Landau et Steven Van Zandt "Darkness on the Edge of town" est tout simplement un chef d'oeuvre discographique . Tout au long de cet album sombre et inspiré , Bruce Springsteen narre avec une précision de chirurgien plastique la dure existence des petites gens qui luttent tant bien que mal pour survivre dans une ville bien trop grande pour eux .




Les arrangements sont percutants et la sonorité seventies est un pur régal . L'ambiance qui se dégage de ces dix chansons est très introspective voire même spirituelle . Ce disque n'aura pas il est vrai le même retentissement que "Born to run" de 1975 ou son successeur "the River " en 1980 mais il apparaît comme incontournable dans la démarche et la compréhension de l'artiste .



Comme je sais que vous brûlez d'impatience de retrouver le Boss sur scène ... voici donc un extrait phare de cette galette : le fameux "Badlands" enregistré in New York City .

dont voici la traduction Française :

Les lumières s'éteignent cette nuit, il y a des problèmes au centre stratégique
J'ai eu une collision frontale, ça a écrasé mes boyaux, mon gars
Je suis pris dans un tir croisé que je ne comprends pas
Mais il y a une chose dont je suis sûr ma fille
Je me fiche éperdument de ces vieilles scènes trop jouées
Je me fiche éperdument de ce qu'il y a dans l'intervalle
Chérie,
je veux le coeur, je veux l'âme Je veux le contrôle dès maintenant
Parle d'un rêve, essaie de la réaliser
Tu te réveilles la nuit avec une peur si réelle
Tu passes ta vie à attendre un moment qui n'arrive jamais
Eh bien, ne perds pas ton temps à attendre
Mauvaises terres, tu dois y vivre chaque jour
Laisse les coeurs brisés se lever
Comme le prix que tu dois payer
On continuera à pousser jusqu'à ce que ça soit compris
Et ces mauvaises terres commencent à bien nous accepter
Tu travailles dans les champs jusqu'à ce que ton dos soit brûlé
Tu travailles derrière le volant jusqu'à ce que tu aies bien appris ta leçon
Bébé, je crois que ma leçon, elle est bien apprise maintenant
Tu ferais mieux de marcher droit chérie
Le pauvre veut être riche, le riche veut être roi
Et un roi n'est pas satisfait tant qu'il ne domine pas tout
Je veux sortir ce soir, je veux me rendre compte de ce que je possède
Eh bien je crois en l'amour que tu me donnes
Je crois en la foi qui peut me sauver
Je crois en l'espoir et je pris pour qu'un jour
Ça puisse m'élever au dessus de ces ...
Mauvaises terres ...
Pour ceux qui ont une notion
une notion profondément ancrée
Qu'il n'y a aucun pêché à être reconnaissant
d'être en vie Je veux trouver un visage
qui ne regardera pas à travers moi
Je veux trouver un endroit, je veux cracher au visage de ces ...
Mauvaises terres ...