vendredi 15 janvier 2010

Harry rira bien un jour de tout çà

Les semaines avaient passé un peu comme défilent les poteaux électriques lorsque l'on voyage en train . Harry (Al Pacino ) n'avait plus de nouvelles de Jack Jack Nicholson(et ce , malgré le mouchard ! ) . L'affaire s'avérait fort compliquée et Harry ce genre d'imprévu : çà le mettait dans tout ses états .
Sa direction lui avait conseillé d'enquêter au plus près : sur le terrain afin de mettre le grappin sur la Bande de Jack ! .
Un matin , notre inspecteur Harry décida de changer de look afin de s'immiscer en plein cœur du "milieu" . Il opta pour un accoutrement à la Coppola période "le Parrain" : exit les cheveux longs et la barbe touffue . Le voici à présent en costume chic et chapeau Borsalino ... classe le Harry !
Jeudi 27 octobre , 15 h 15 rue Marignan , Harry eut la grande surprise d'apercevoir Jack Danielle qui , ne l'avait point reconnu déguisé qu'il était en fiston Corleone qu'un Brando patriarche n'aurait aucunement renié !
Jack( incarné par Jack Nicholson)  avançait en marchant tel un zombi halluciné . Une petite allumette au coin des lèvres , les cheveux plus longs que lors de sa garde à vue et une fine moustache en souvenir sans doute de sa mère Portugaise . Harry le suivit discrètement en recouvrant ses yeux avec son couvre chef ,
-"ou diantre ce foutraque de Jack Danielle allait -il ? "
Jack qui avait plus d'un tour dans son sac à malice avait repéré dès le premier jour que la flicaille NewYorkaise avait tenté de le piéger en lui faisant porter un mouchard : c'était bien mal le connaître car Jack savait tout des amis de Harry ... Jack n'était pas un voleur de poules à la petite semaine .
Harry continuait sa traque sur les trottoirs lorgnant Jack d'un regard noir et agacé lorsque soudain , deux individus se jetèrent sur lui et le forcèrent à pénétrer dans une voiture .
-"Damned ! se dit il en lui même ... me voilà cuit comme un oeuf !

vendredi 8 janvier 2010

Jack Danielle l'imbuvable filou

Une oppressante nuit commençait pour Harry ! Il venait de cuisiner l'ex intrépide fugitif bavard comme une carpe d'eau douce entouré de deux forces de l'Ordre établit . De cet entretien qui n'avait rien d'amical et courtois , Harry (Al Pacino ) apprit le blase du quidam , un nom qu'il n'allait pas oublier de sitôt : Jack Danielle .
L'individu aux cheveux courts et au teint livide était un drôle de paroissien sans chapelle ! Le genre de type à qui vous ne vendriez pas une bagnole ... même d'occasion !
Harry , à la barbe touffue et aux cheveux longs cachait sous ce look peu commun une âme de flic peu ordinaire et un nez à faire pâlir un Doberman en goguette . Il venait de flairer dans les silences éloquents de Jack Danielle que ce dernier couvrait un collègue d'Harry : le fameux flic infiltré dont on venait de lui parler quelques heures plus tôt .
Quelques jours plus tard , suite à sa garde à vue l'imbuvable Jack Danielle fut relâché dans la nature car (officiellement) personne n'avait rien contre lui . C'était bien mal connaître Harry que de croire une seconde qu'il allait perdre sa trace . L'ex Fugitif portait sans le savoir un mouchard et le gang d'Harry ne le lâchait désormais plus d'une semelle ... tel est pris qui croyait prendre !

jeudi 31 décembre 2009

Who are you man on the street ?


Soudain , sa Ford grise se retrouva nez à nez avec le véhicule du fuyard ... ce dernier freina violemment et sortit de sa voiture en hurlant des injures plus grosses que lui . Harry qui , vêtu en civil n'éveillait point les soupçons chez le sbire en question se jeta sur lui en braquant dans sa direction son flingue de service .
- "ne bouge pas ou je te fais sauter la cervelle ! tu n'as aucune chance gringo : il faut te rendre !!"
L'homme obtempéra et Harry le menotta et le plaça à l'arrière de son auto .
La nuit commençait tout juste à tomber et , déjà les maudits vautours rodaient au dessus des tours .
Lorsqu'il rentra au commissariat ramener son client , l'ambiance était tendue . Trois hommes en costumes stricts l'attendaient de pieds fermes et , visiblement ces derniers n'avaient pas l'intention de passer la St Sylvestre avec lui !
- "hey ! vous êtes bien Harry , je présume ? " lui lança à haute voix un homme qui approchait la cinquantaine et dont le pedigree était totalement inconnu de l'inspecteur Harry .
-"oui c'est bien moi , que me voulez vous ?" répondit ce dernier un poil agacé .
-"une sale affaire mon vieux ! une sale affaire ! figurez vous que l'on vient de nous signaler via votre direction qu'un flic Infiltré se trouve dans votre service ! incroyable !!" .
L'homme aux cheveux légèrement gris et aux rouflaquettes joyeuses était le chef de la police de Stattfield , une ville proche de New York qui compte autant de dealers que de retraités à la ronde .
Au sein de la PJ , les discussions allaient bon train et chacun se posaient des questions "qui est qui ? et qui fait quoi ?" . Harry lui même ne comprenait pas trop la situation qui se présentait à lui tel un plat de nouilles refroidit .
- "monsieur , cette affaire est sérieuse ! je vais mener l'enquête de mon coté mais je vous demande la plus grande discrétion ! " affirma Harry en relevant ses lunettes .
Lorsque les trois hommes repartirent , les employés firent comme si rien ne s'était produit et Harry regagna son bureau ou l'ex intrépide fugitif l'attendait menottes aux poignets entouré de deux forces de l'Ordre établit . La dernière nuit de l'année allait être longue et harassante !

lundi 21 décembre 2009

Harry zonna au milieu des vautours

la misère et la corruption ambiante qui l'environnaient dans les rues de New York : il en avait pris la sale habitude . Harry (Al Pacino) venait de quitter cet homme sans foyer ni ressources en lui indiquant un endroit ou il pourrait reprendre une vie normale et décente .
17 h 30 , après avoir déambulé à vive allure avec un léger sourire d'éphémère satisfaction envers ce quidam , Harry se rendit au Trabend Post ou il travaillait comme lieutenant de police . les bureaux étaient sombres tout au long de l'année , il ne possédait qu'un modeste recoin qui lui servait d'écritoire afin de rédiger ses rapports car il passait le plus clair de son temps en civil à traquer les voyous , les dealers à la sauvette et les braqueurs à la petite semaine.
- Harry ! j'ai besoin de toi ! on est sur un gros coup : un vendeur d'armes s'est fait braquer tout son ravitaillement , j'ai appelé des renforts , on va avoir besoin de tes précieux services . " lui lança Oscar Face son supérieur .
Il grimpa aussitôt dans son véhicule banalisé et se mit à poursuivre le Fada signalé comme suspect . En conduisant , Harry se rappelait surtout ce qui l'avait poussé à choisir ce foutu métier : lutter sans relâche contre la corruption d'où qu'elle provienne ! vaste tache !
Soudain , sa Ford grise se retrouva nez à nez avec le véhicule du fuyard ... ce dernier freina violemment et sortit de sa voiture en hurlant des injures plus grosses que lui . Harry qui , vêtu en civil n'éveillait point les soupçons chez le sbire en question se jeta sur lui en braquant dans sa direction son flingue de service .
"ne bouge pas ou je te fais sauter la cervelle ! tu n'as aucune chance gringo : il faut te rendre !!"
L'homme obtempéra et Harry le menotta et le plaça à l'arrière de son auto .
La nuit commençait tout juste à tomber et , déjà les maudits vautours rodaient au dessus des tours .

jeudi 10 décembre 2009

Old Cappuccino in the city

Le jour venait de se lever sur New York , la brume commençait tout doucement à se dissiper pour laisser entrevoir quelques rayons de soleil .
La ville grouillait d'hommes d'affaires zélés et pressés , de jeunes artistes en herbe , de junkies hallucinés , de flics avisés , de donzelles sportives courant dans Central Park à la recherche du bonheur .
Au milieu de cette jungle apprivoisée , Harry errait en gambergeant à ce que pourrait être sa journée . Barbu et coiffé d'un bonnet noir personne ne pouvait deviner sa véritable profession . Harry (incarné par Al Pacino ) n'avait pas choisi de poursuivre cet itinéraire là , il aimait sa ville et la connaissait comme sa poche de Blue Jean usée .
35 ans au compteur et déjà un sacré parcours . Il avait côtoyé les voyous de la pire espèce et avait finit par en trouver certains sympathiques et ... souvent plus sympathiques que les forces du désordre qu'il connaissait fort bien .
Il décida de faire quelques pas dans Central Park car il adorait son atmosphère et l'énergie de ce lieu qui lui donnait parfois envie de mener une existence plus rangée .
-"Hey ! m'sieur ! vous n'auriez pas du feu s'il vous plaît ?" un vieil homme à l'allure de clochard l'interpella alors qu'Harry venait juste de passer devant un cabanon fabriqué à la hâte par l'individu qui ne lui sembla pas louche de prime abord .
-"et bien mon vieux , que faites vous là ? vous n'avez pas froid ?" lui répliqua Harry en lui tendant une boite d'allumettes .
-oh ! vous savez ce sont les dix premières années qui sont les plus fraîches après … on s'habitue : c'est tout " .

vendredi 27 novembre 2009

Un classique des seventies : "Laisse béton" de Renaud en 1978




A l'heure ou le chanteur à la chetron (toujours ?) sauvage effectue un retour remarqué avec un album de reprises de balades Irlandaises , l'occasion idéale pour reparler de ses débuts dans le Music hall .




C'est en 1975 que Renaud fait ses premières armes dans la chanson . Son premier disque sans titre sort au mois d'avril et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il ne connaîtra pas un vif succès (tout juste 2 000 exemplaires vendus ) . Le chanteur au look de Gavroche commence à apparaître à la télévision (première télé chez Danielle Gilbert dans "Midi Première" ) et quelques passages radios avec des titres comme "Amoureux de Paname" ,"Société tu m'auras pas" "Ecoutez-moi les gavroches" ou encore "Hexagone" qui sera tout de même très vite censurée : rappelons que dans cette ritournelle le chanteur déjà impertinent dressait un portrait acide de la France de  Valéry Giscard d'Estaing .




Quelques galas de ci de là et le jeune gouailleur à la coupe de cheveux semblable à celle de Brian Jones pense à poursuivre une carrière de comédien déjà entamée avec quelques petits téléfilms et quelques apparitions scéniques au Café de la Gare au coté de Coluche , Patrick Dewaere , Miou Miou et Gérard Depardieu .





En octobre 1977 sort pourtant son second album qui lui permet de faire quelques nouveaux galas en compagnie de talentueux musiciens devant un public assez enthousiaste tout autant que dérouté par un artiste d'un genre nouveau .












C'est alors que le succès arrive début 1978 lorsque sa maison de disques (Polydor) met en vente le 45 tours "Laisse béton" (chanson qui ouvre cet opus) . Le grand public découvre Renaud et son look de gentil loubard, il est invité dans toutes les grandes émissions TV  : De Guy Lux à Drucker en passant par les Carpentier et sa chanson se retrouve même en tête des Hit-Parades au printemps de cette même année 1978 .Le 45 tours entre au Hit Parade le 13 février 1978 et se vendra à plus de  293.000 exemplaires



Déjà les fans de la première heure manifestent quelques grincements de dents ("quoi ? lui qui trois ans plus tôt apparaissait comme un chanteur marginal et contestataire devient tout à coup un chanteur de variétés populaire !") Et c'est là que se situe le coup de maître : être un artiste engagé tout en étant accessible et populaire sans se renier .




Très vite , il est acclamé au tout récent festival "le Printemps de Bourges" ou il vole malgré lui la vedette au déjà installé Alain Souchon . Une poésie urbaine au langage fleuri teinté d'argot parisien et de verlan ("Laisse béton" qui deviendra une expression populaire ) . Les tubes s'enchaînent à la vitesse d'un TGV :  "Adieu minette" le 3 juillet 1978 au Hit Parade (35 000 exemplaires vendus ) ,"La boum" le 31 juillet au Hit Parade (36 720 exemplaires vendus ) , "Je suis une bande de jeunes" ...mais c'est bien entendu "laisse béton" qui permettra à Renaud de débuter la carrière que l'on sait .




Je vous propose de le retrouver le  27 mai 1978 dans l'émission "Numéro 1 " de Maritie et Gilbert Carpentier : 








et en avril 1978 toujours dans un "Numéro 1 " de Maritie et Gilbert  Carpentier






Et pour le plaisir , le 7 mai 1978 dans l'émission "Les Rendez-vous du dimanche" de Michel Drucker (ici avec Salvatore Adamo):

jeudi 19 novembre 2009

l'échappée belle en guise de grande évasion


Cette rencontre fut un choc pour l'un comme pour l'autre car d'un coup leurs intentions n'étaient plus très claires . Sarah qui était venue là par pur esprit de JR en jupons et Hernest qui n'aspirait qu'à une chose : qu'on lui fiche enfin la paix des braves . Plus rien ne fonctionnait comme ils l'avaient prévu .
- "Accepteriez vous de dîner chez moi ce soir ? mon mari est fort occupé en ce moment il rentrera sans doute demain " lui dit avec un sourire énigmatique Sarah .Hernest accepta sans trop savoir ce qu'il pouvait se passer ensuite . Paradis ou Enfer ?
Ils dînèrent tout deux dans le saloon (à défaut de changer de décor ) qui se trouvait non loin de la station service . Un lieu assez isolé du reste du monde qui , finalement leur convenait plutôt bien .
Alors qu'ils faisaient ripaille en se mirant les mirettes , un bruit suspect venant de l'extérieur les surprit .
-qu'est ce donc ? s'exclama Sarah Fraîchi
-Bizarre !! On dirait un bruit de bagarre , il faut voir çà de plus près ! répliqua aussitôt en lâchant sa fourchette Hernest Floussard .
Leur surprise fut grande d'apercevoir que leurs véhicules respectifs venaient d'être dérobés par des sauvageons en manque d'occupations sérieuses .
Tout deux revinrent un peu dépités à leur tablée ou Rémi Fasol le taulier de ce No Man's land s'était fait une joie de leur resservir une bouteille de vin rouge particulièrement apprécié par les touristes qui osent s'aventurer par ici .
L'élixir fit son effet d'un coup : Sarah qui était venue s'abreuver de la fraîche d'Hernest succomba à son charme et le brave Hernest eu beaucoup de mal après quelques verres à avouer qu'il n'éprouvait rien pour l'énigmatique gueuse .
Perdock était loin de leur vie à présent et , le vieux coucou n'avait désormais plus d'emprise sur l'un comme sur l'autre .
Cette histoire se poursuivit comme se poursuivent des milliers d'idylles de par la planète à l'exception d'une chose ... Nos oiseaux de passage ne se marièrent point et n'eurent aucun enfant . Leur seul luxe fut une maison à quelques Miles de ce lieu de pitance et une tentation d'un bonheur à saisir avec les doigts .