mercredi 27 mai 2015

Juke Box Remember "Born to Run" Bruce Springsteen (1975)



Une nouvelle série du Juke Box Remember . j'ai choisis de vous parler d'un 45 tours issu du troisième album de Bruce Springsteen paru en septembre 1975 .


Après deux albums qui ne rencontrèrent pas le succès escompté publiés tout deux en 1973 , Bruce Springsteen originaire du New Jersey , se fit une sacrée réputation sur les scènes du Nord de l'Amérique (pour l’Europe et le reste du monde , il lui faudra attendre encore la fin des années soixante-dix )



L'album s'intitule "Born To Run" (littéralement "Né pour courir" ) et dans la chanson ,le chanteur narre les péripéties d'un citoyen américain qui vivote au sein de ces grandes cités ou il se sent de plus en plus perdu et pourtant ...il faut toujours courir après la vie, après le temps, le travail, l'argent ...et quand on manque de tout cela , c'est peine perdue .


Le disque fut produit par Jon Landau et Mike Appel  et Bruce Springsteen lui même .





Le moins que l'on puisse dire est que l'accouchement fut long et laborieux , Bruce étant de nature perfectionniste  , il savait au moment de l’enregistrement qu'il était celui de la dernière chance .




Durant l'année 1974 , notre barde qui portait à ce moment là une barbe et des cheveux plus longs proposait chaque jour son lot de chansons à peaufiner en vue de les inscrire à jamais dans le vinyle mais l'ambiance de travail en studio n'était pas des plus clémentes .



Rien que pour la chanson "Born To Run" , Bruce Springsteen concocta au moins cinq  versions ce qui irritait les producteurs qui commençaient à trouver le temps long avant le bouclage final du disque .





Il fallait à tout prix combler l’échec des deux premiers 33 tours et ..la pression était grande pour notre homme !


Tout ce labeur acharné pendant de longs mois porta ses fruits, puisque l'album "Born To Run" fut un succès massif à travers le monde et la chanson  "Born To Run" un tube malgré sa longueur .

Un critique musical écrira cette phrase célèbre à propos de ce disque : "j'ai vu l'avenir du Rock And Roll et il se nomme : Bruce Springsteen " . Que dire de plus après çà ?


Bruce Springsteen était enfin révélé et son charisme sur scène ne fit aucun doute tout comme ses capacités d'écriture absolument remarquables pour décrire  la vie et les tracas des petites gens . Une sorte de Ken Loach (réalisateur de films réalistes )avant l'heure .



Alors ce disque me direz vous ?  Il contient huit chansons bouleversantes de réalisme et de lyrisme fort bien produites (dans la lignée des productions discographiques de Phil Spector ).

Il suffit d’ouïr "Thunder Road" , l'émouvante "She's the one" et le final très étonnant que constitue la chanson "Jungleland" qui dit tout de la jungle néo-libérale et ses ravages de la fin des trente glorieuses.

Un disque indispensable qui marque les débuts de Springsteen et également une galette un peu à part dans sa discographie.



Pour le plaisir , la chanson titre "Born To Run" : 



jeudi 7 mai 2015

Drôle d'endroit pour une rencontre d'un troisième type




Alors que Gérard Briscard rangeait le cadavre du malheureux cambrioleur récidiviste activement recherché par la police , un bruit extérieur se fit entendre  non loin du bar restaurant "Chez Gégé et Lucette" tenu par Gérard .


C'était la nuit et le lieu de réjouissance anisée et de bectance assurée était bel et bien fermé . Gérard Briscard s’arrêta un instant dans son élan patriotique et entendit des pas descendre les escaliers pour arriver dans la cave.


-Merde ! J'ai du oublier  de fermer la porte à clef ! Si quelqu'un arrive, je suis fichu !


Il saisit un morceau de ferraille qui traînait  par là et approcha au bas des marches ;


Des cheveux roux , une silhouette mince et un air confiant malgré la situation , il reconnut Catherine Lambert qui venait lui rendre une petite visite impromptue .

-Que faites vous là , Catherine ?  lança Gérard

-Vous aider à vous sortir de ce sale pétrin ! Ah ! Je vois que notre évadé  repose tranquillement entre le vin et le fromage .

-Ça n'a rien de drôle , Catherine  ! Je profite de la nuit pour le faire disparaître  , chuchota Gérard , de peur que sa femme et un voisin ne les surprennent  .

Tout deux firent rentrer le cafard dans la malle prévue à cet effet .


Pendant ce temps là , les recherches s’intensifiaient  pour retrouver le quidam . Les hommes du commissaire Nestor Araison étaient sur le qui-vive et multipliaient la traque .


Pas facile pour Catherine et Gérard de transporter une malle suffisamment grande pour dissimuler un corps en plein milieu de la nuit sans se faire repérer par la maréchaussée .

-Ma voiture se trouve dans le garage et pour s'y rendre , c'est simple c'est à 20 mètres juste à coté .

Ainsi donc , la malle se retrouva dans le coffre de la Simca 1000 de Gérard Briscard .

-Juste une question, Catherine , fit Gérard en refermant la voiture ..Pourquoi m'aidez vous à présent ?

-Simplement , parce que je l'ai bien connu ce type , oui, le cambrioleur qui se trouve à présent dans votre coffre . Il a tenté de me violer il y a un mois alors ...justice est faite ! c'est tout !



Catherine avait également pitié de ce pauvre Gérard qui , bien que penaud et ayant des idées politiques un peu excessives n'était , au fond , pas un si mauvais bougre .








Le lendemain , Gérard Briscard  profita de la matinée de dimanche ou son bar restaurant était fermé pour déposer la malle à proximité d'un camp de romanichelles .

L'esprit un peu plus léger, il emmena sa femme Lucette et Catherine ainsi que ses parents les Lambert passer la soirée dans un restaurant de la ville ;


L'on apprit quelques jours plus tard, que le corps du cambrioleur récidiviste avait été retrouvé et les soupçons se tournèrent  vers  les tziganes qui campaient  à l'entrée  de Metz.


Le commissaire Nestor Araison (alors , pas de quoi le contredire sur ce coup là ) conclu à un règlement  de comptes entre voyous qui aura mal (malle ) tourné.


-C'est bien connu , les problèmes viennent toujours de la part de ces gens là  !! S'exclama quelques temps plus tard un des clients du bar restaurant de Gérard Briscar

Les romanichelles furent chassés manu-militari et les coupables se retrouvèrent sous les verrous.


La ville pouvait à présent dormir tranquille 


                                                                                FIN