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jeudi 11 août 2022

La drôle de gouailleuse et les ouistitis


 C'est toujours la même rengaine avec Gisèle Pontiac(Annie Girardot )  , elle ne pouvait pas s'empêcher de ramener sa fraise sitôt qu'une bonne occasion de se marrer un coup autour d'une bouteille et de quelques Ouistitis se profilait à l'horizon . Gisèle était une femme pétillante et dynamique avec une verve et un débit de palabres proche d'une mitraillette de type Kalachnikov . Elle vivait dans ce vieil immeuble de la rue des calanques et dirigeait d'une main de fer le fameux restaurant "Aux Joyeux Drilles" ou le tout Muffins aimait se retrouver le samedi soir pour faire bombance et oublier les errances du quotidien . Elle se rendait chaque jour au labeur à vélo . Par souci écologique et pour soigner sa ligne et son fessier de danseuse qui donnait parfois des torticolis à ses voisins . 



Lucien Goldberg (Serge Gainsbourg ) était son voisin de palier, un pianiste de jazz qui jouait souvent "Aux Joyeux drilles" tout en pratiquant avec assiduité l'art majeur et pictural cher à Francis Bacon et Johan Vermeer . Un noctambule qui ne connaissait manifestement par les vertus du rasoir matinal et qui adorait la présence féminine pour aligner les notes et coucher des mots sur le papier . Chaque fois qu'ils se croisaient , les bons mots et les rires fusaient . Pourtant , l'un et l'autre avaient des instants de blues assez répétitifs qu'ils se faisaient un devoir de ne jamais montrer . - Tiens , bonjour Lucien ! ne me dites rien … je parie que vous n'avez pas dormi de la nuit et que la fin du mois est assez délicate ...j'me trompe ? lui lança Gisèle . - Affirmatif ! j'aimerais bien venir demain soir pour jouer quelques heures … la peinture ne nourrit pas très bien son homme ! Rétorqua Lucien avec un sourire en coin . Gisèle accepta avec plaisir car elle aimait par dessus tout rendre le petit monde qui l'entourait un peu plus festif que la vie ne le permettait .

mardi 1 mars 2011

La drole de gouailleuse et les ouistitis

C'est toujours la même rengaine avec Gisèle Pontiac(Annie Girardot )  , elle ne pouvait pas s'empêcher de ramener sa fraise sitôt qu'une bonne occasion de se marrer un coup autour d'une bouteille et de quelques Ouistitis se profilait à l'horizon . Gisèle était une femme pétillante et dynamique avec une verve et un débit de palabres proche d'une mitraillette de type Kalachnikov . Elle vivait dans ce vieil immeuble de la rue des calanques et dirigeait d'une main de fer le fameux restaurant "Aux Joyeux Drilles" ou le tout Mufflin aimait se retrouver le samedi soir pour faire bombance et oublier les errances du quotidien . Elle se rendait chaque jour au labeur à vélo . Par souci écologique et pour soigner sa ligne et son fessier de danseuse qui donnait parfois des torticolis à ses voisins . Lucien Golberg (Serge Gainsbourg ) était son voisin de palier, un pianiste de jazz qui jouait souvent "Aux Joyeux drilles" tout en pratiquant avec assiduité l'art majeur et pictural cher à Francis Bacon et Johan Vermeer . Un noctambule qui ne connaissait manifestement par les vertus du rasoir matinal et qui adorait la présence féminine pour aligner les notes et coucher des mots sur le papier . Chaque fois qu'ils se croisaient , les bons mots et les rires fusaient . Pourtant , l'un et l'autre avaient des instants de blues assez répétitifs qu'ils se faisaient un devoir de ne jamais montrer . - Tiens , bonjour Lucien ! ne me dites rien ... je parie que vous n'avez pas dormi de la nuit et que la fin du mois est assez délicate ...j'me trompe ? lui lança Gisèle . - Affirmatif ! j'aimerais bien venir demain soir pour jouer quelques heures ... la peinture ne nourrit pas très bien son homme ! Rétorqua Lucien avec un sourire en coin . Gisèle accepta avec plaisir car elle aimait par dessus tout rendre le petit monde qui l'entourait un peu plus festif que la vie ne le permettait .

lundi 23 avril 2007

un album culte "l'homme à tete de chou"

Certainement le meilleur album du grand serge Gainsbourg , un disque concept sortit en 1976 . A cette époque Gainsbourg n'était pas encore devenu gainsbarre ,ce personnage cynique et quelque peu grossier qu'il créera de toutes pièces après le départ de jane Birkin en 1980 .

En 1976 ,Gainsbourg est un auteur compositeur reconnu qui accumule les tubes pour les actrices et chanteuses les plus en vues,malheureusement hormis quelques succès radios devenus classiques après sa mort ...ses disques en tant qu'interprète ne se vendent pas ou si peu .Lorsque sort "l'homme à tete de chou" Gainsbourg vient de faire un succès alimentaire avec "l'ami caouette" et de faire un bide avec son film "je t'aime moi non plus". Il décide de réaliser la suite du magnifique "histoire de Mélody Nelson "de 1971 (un fiasco hélas ..et pourtant un disque lui aussi indispensable) .

Mais revenons au disque-concept "l'homme à tete de chou" ou l'histoire de Marilou la petite "garce" champouineuse qui rendra 'fou et à moitié coucou' un quinqua aux grandes oreilles ,le ruinera 'au physique comme au figuré' et qui , pour en finir avec elle utilisera un extincteur d'incendie. "le corps de Marilou disparait sous la mousse"

Un véritable roman en chansons ,tout comme "histoire de Mélody Nelson" 5 ans plus tot .
une partition musicale toujours aussi soignée ,une écriture imparable qui laisse une large place aux aphorismes rimés et autres délires érotomaniaques ..ma préférée sur ce disque est "variations sur Marilou" une merveille d'écriture sur un sujet pourtant délicat : l'eaunanisme..."dans son regard absent et son iris absinthe..." .l'humour noir et le sens de l'esthétisme parcourt cette galette de part en part. En 1977 ,"l'homme à tete de chou" malgré un lancement publicitaire remarquablement efficace ne trouve pas son public (à peine 5 000 copies écoulées ) quelques succès radios avec les singles "marilou raggae" et "marilou sous la neige" et basta ! On comprend mieux alors la rancoeur de serge Gainsbourg pour qui (ayant abandonné la peinture ) la chanson est un art mineur.

Hélas en 1979 Gainsbourg se rendra en Jamaique pour enregistrer le catastrophique (c'est mon avis) "aux armes et caetera" qui (ironie du sort) triomphera et lui apportera un regain de popularité ..dans lequel Gainsbourg se transformera peu à peu en Gainsbarre ,sacrifiant ainsi son immense talent avec des disques médiocres qui rencontreront de grands succès "mauvaises nouvelles des étoiles "en 1981 (second disque en raggae encore plus calamiteux que le premier de 1979) ainsi que ses deux derniers opus 'ricains' :"love on the beat" en 1984 et "you're under arrest"en 1987(un remake foireux de "l'homme à tete de chou" )

Amis internautes ,je vous en conjure oubliez gainsbarre et ses provocs et redécouvrez Gainsbourg le génie des mots qui , lui décèda en 1977 laissant à son sinistre clone la gloire et les chansons faciles jusqu'au 2 mars 1991 .