mercredi 22 décembre 2010

L'Equipée sauvage solide comme un Roc






Le soir , après le couché du soleil , les répétitions se poursuivaient jusque très tard dans la nuit . Sonny Pellenberg et ses comparses étaient rayonnants à l'idée de jouer la musique qui les faisait tant vibrer . Ils avaient le blues en eux et c'était flagrant ! Le premier public de nos lascars fut leurs voisins , puis très rapidement le quartier entier ... autant dire une bonne partie de Dartford .


Moustick , le chanteur de la formation au phrasé si châtié fit un jour cette réflexion fort juste :


- "les mecs, c'est bien beau de répéter ainsi mais ...Bryan ne peut pas jouer à la fois de la Sitar et faire la batterie avec son pied sur une caisse à savon : il nous faut trouver un bon batteur , un pro qui puisse nous donner l'impulsion nécessaire à notre envol vers un joli nuage de musique !"


Sonny approuva aussitôt , non sans avoir décelé dans les propos de Moustick un léger excès d'herbes de provence dans la soupe de la veille .




Le lendemain , les Rocking Blue (nom de leur groupe trouvé par hasard sur une pochette de disques traînant dans leur appartement commun ) partirent à la recherche d'un batteur digne de ce nom . Ils écumèrent les bars, les pubs , les clubs pendant des semaines entières sans trouver la perle rare . Un soir , la révélation ! Alors que nos troubadours sirotaient un grog dans un très bon club de Jazz , ils virent soudain sur la petite scène de ce lieu de fête ou les croques notes ont toujours bonne cote , un groupe de Jazz vraiment excellent et surtout : le batteur de cette formation , un certain Charly Quartz . Sonny et Moustick prirent les devants et , aussitôt le spectacle terminé s'arrangèrent pour parler au musicien afin de le convaincre de rejoindre leur groupe . Charly était un personnage très amusant et assez peu loquace , il fut d'abord surpris par la proposition (tout à fait décente ) de nos amis et se laissa séduire par l'idée de jouer dans un groupe de rythm and blues à une seule condition : qu'il y ait une camionnette à disposition pour transporter sa batterie .


- "No problèm mon gars ! "lui lança Sonny dans un sourire quelque peu édenté . L'affaire fut ainsi conclue et les répétitions pouvaient se poursuivre .



Moustick Jaguar , le chanteur des Rocking Blue , avait quelques jours plus tard (grâce à ses relations avec la haute société Anglaise) dégotté un petit contrat pour le groupe afin de jouer dans ce club de jazz très prisé .


Chaque soir (sauf le mercredi ) , les jeunes Rocking Blue se produisaient dans le club de jazz le Topopupuc , situé en plein coeur de Dartford . Des centaines de jeunes se précipitaient ici afin d'oublier un peu la semaine rude qu'ils venaient de vivre et de faire le plein de musique .

Le patron du club se nommait Jack Klein (que les mauvaises langues appelaient Jacqueline ) . Un grand type d'une quarantaine d'années un peu rondouillard qui voyait en ce groupe de futurs grands . Un jour, alors que Jack discutait avec un de ses collaborateurs il affirma :

- "Ces jeunes mecs ont du potentiel mais , jouer des reprises c'est valable un temps et on finit par se lasser , il faut absolument qu'ils écrivent leurs propres chansons , ils en sont capables et je sens que cela pourrait nous rapporter gros ! " puis il éclata d'un rire sonore en reprenant une gorgée de bière .

jeudi 9 décembre 2010

de futures Pierres qui roulent vers la lumière scintillante




Et hop ! l'idée était bien lancée ! Sonny venait de convaincre ses colocataires de s'investir à fond dans cette entreprise musicale qui allait consister , de prime abord à restituer les grands standards du blues et du Rock and Roll au sein d'une formation digne de ce nom .


L'hiver était rude à Dartford , et Sonny, Moustick et Bryan ne gagnaient pas encore beaucoup d'argent pour se chauffer et se nourrir suffisamment afin de vaincre le froid . Leur résistance se logeait ailleurs , la musique était leur abri, leur refuge et leur raison de vivre .




Chacun des trois comparses effectuaient des petits boulots dans la journée et , tous aimaient se retrouver le soir depuis quelques semaines à présent pour répéter les standards qu'ils avaient sélectionnés .


Sonny Pallenberg vendait du lait au marché de Dartford , un travail qui ne lui plaisait guère mais qui lui permettait d'acheter des cordes de guitare et des partitions de Chuck Berry .


Durant la journée , il lui arrivait d'aller jusqu'à Londres dans la fourgonnette de la "Milk Dartford" pour approvisionner des gens de la capitale qui le fascinait tant . Il régnait une telle énergie vrombissante dans cette citée et l'ambiance musicale apportait une alléchante bouffée d'air pur dont Sonny s'imprégnait de plus en plus .


Moustick était un garçon distingué et un très bon chanteur avec une voix semblable à un interprète de negro spiritual . Toujours très à l'aise dans la vie , il participait au financement de l'appartement commun grâce à son petit salaire de disquaire à Londres , il possédait un nombre impressionnant de disques ce qui fascinait Sonny .


- "Voilà exactement ce que l'on devrait jouer ! c'est incroyable ces petits trésors que tu nous fais partager mec !" lui répétait souvent Sonny , tandis que Bryan agitait son brushing .





Bryan , le troisième colloc' était un peu atypique dans sa manière d'aborder l'existence . La cohabitation avec Moustick et Sonny se passait bien et le talent incroyable qu'avait Bryan d'apprendre en peu de temps à jouer toutes sortes d'instruments comme la Harpe ou la Sitar représentait un atout majeur pour nos musiciens en herbe . En réalité , Bryan cachait derrière son allure de dandy Britannique un malaise palpable et très destructeur , il était souvent sombre et ombrageux mais cet aspect là allait aider nos amis à se diriger vers la lumière qui commençait à se faire de plus en plus scintillante .

jeudi 25 novembre 2010

Le jour se lève sur Dartford



Quel temps de chien il faisait ce mardi là ! Un brouillard à couper à la serpe accompagné d'une pluie fine qui ne laissait aucune chance à nos vaillants ouvriers de l'usine Kookak de faire la route sans encombre jusqu'à chez eux . Un mardi noir et une bonne dose de blues sans partition pour Sony Pallenberg qui s'ennuyait comme un crabe aux pinces d'argent dans cette ville maudite .

C'était un type un peu rêveur et assez solitaire le Sony , fils unique et très imaginatif lorsque il s'agissait d'inventer des jeux étranges comme , par exemple faire du vélo sans freins ou glisser sur une planche à roulettes pour descendre les bosses de Dartford .


Sony Pallenberg venait d'avoir 16 ans , il était réfractaire à toutes formes d'autorités et à toutes formes d'austérités non justifiés (et ce ne sont pas les cas qui manquaient !) . Fils unique certes, mais il avait quelques amis aussi passionnés et à fleur de peau que lui avec qui il partageait un studio depuis quelques mois . Sony s'entendait plutôt bien avec ses parents Bert et Doris mais ... il adorait plus que tout son indépendance et sa liberté ! Une certaine idée de l'existence sans contraintes afin de mordre cette putain de vie à pleines dents !


Fichtre ! Moustick un de ses compagnons de gamelle avait encore oublié ce jour d'acheter du pain et du café pour le petit déjeuner du lendemain . Ce genre de petit détail qui n'avait l'air de rien agaçait beaucoup Sony car il avait toujours en tête l'idée qu'un minimum de réconfort était nécessaire à la création . Dans ce deux pièces ou vivaient Moustick, Sony et Bryan , les journées étaient rythmées par le son de la musique blues et jazz qui sortait de la chaîne Hi Fi que le grand père de Sony lui avait offerte pour ses 15 ans .
"Les mecs , si on tentait de faire la même chose que les gusses que l'on écoute , histoire de prendre notre panard pour pas cher ! çà vous dit ?" lança avec un léger sourire Sony à ses camarades . "ah ouais ! ce s'rait trop bath mon vieux Sony ! tu sais qu't'en as de bonnes idées dans ta calebasse toi " lui répondit aussitôt Moustick qui , malgré son éducation très guindée était un sacré phénomène !
"Let's go" répliqua Bryan en agitant son brushing .

jeudi 4 novembre 2010

De Mufflin à Türìn ou comment partir en ménageant l'aventure



Henriette la pipelette poursuivait son discours pendant que nos joyeux convives faisaient tinter leurs couverts en se léchant les babines tant le dîner était succulent et préparé en main de maître par Mr Voitoz le chef cuistot du "P'tit Quinquin" .


"- Je souhaite vous raconter comment je souhaiterais passer mes prochaines vingt quatre heures , une folie que je désire ardemment et , ce en compagnie de notre homme distrait au chapeau sans âge : Gustave Mulot ici présent ! "

Bigre ! Elle n'y allait pas par quatre chemins Henriette Duman ! 24 heures en compagnie de l'homme facétieux à l'éternel chapeau , voilà qui augurait de bien redoutables aventures .

A la fin du dîner , Gustave proposa à Henriette de la raccompagner dans sa 2 chevaux dernier cri , notre bavarde de service ne se fit point prier et accepta volontiers de repartir dans un carrosse particulier .

Une fois installé à ses cotés du coté conducteur (forcément) , Gustave ne put s'empêcher de lui reparler de son déroutant discours qui le concernait directement .

- "C'était pour le moins surprenant ce défi que vous vous lancez là en ma compagnie Henriette " lui lança t-il en démarrant la deux boeufs .

Henriette , qui avait beaucoup de répartie lui rétorqua qu'elle avait besoin de respirer , et qu'elle en avait ras le bol de son quotidien .

-"Même si j'aime mon métier et la banlieue Ouest de Mufflin , ses habitants et mon entourage familial , j'ai envie de me poser un peu , d'avoir enfin de vraies vacances et ... je sais qu'avec vous je vais pouvoir en profiter " lui répondit elle avec un aplomb qui possédait une essence divine .


Soudain , alors qu'il arrivait près de son domicile , Gustave proposa à Henriette de ne point attendre une seconde de plus et de partir illico à l'aventure .
-"Après tout , vous avez raison ! j'ai également besoin de respirer et , je pense que nous allons bien nous amuser et , qui sait ...vivre une grande épopée ! j'ai un très fort besoin de cela en ce moment alors : let's go madame ! "

Henriette éclata de rire et fut aussitôt ravie ! La destination choisie fut le nord de l'italie , là ou (selon Gustave Mulot) tout était permis et ou rien ne semblait impossible .

Et voilà nos deux énergumènes se dirigeant sur l'autoroute du sud de la France se foutant du tiers comme du quart de ce que leur absence allait pouvoir provoquer autour d'eux .

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PARENTHÈSE MUSICALE

En attendant la parution du prochain opus qui a été un peu retardé afin d'être le plus chouette possible , je vous invite à découvrir (ou redécouvrir) une chanson que j'avais écrite et composée en 2005 suite à la disparition d'un ami d'adolescence . Voici donc "comme un vide" que je dédie à Sébastien A . Bonne écoute !

Jerry OX "Comme un vide" (2005)
envoyé par bobsinclox69. - Clip, interview et concert.

mercredi 27 octobre 2010

Les 24 heures d' Henriette Duman



Un peu gênée , Henriette frappa à la porte de service de la cuisine du P'tit Quinquin et trouva au beau milieu des cuisiniers en action , Gustave Mulot en grande conversation avec un pot de fines herbes .
-"Allons Gustave ! tout le monde vous attend ! venez donc nous rejoindre , votre salade va refroidir ! "

Henriette Duman était une femme aussi délicieuse qu'imprévisible . Elle habitait un appartement dans la banlieue Ouest de Mufflin avec ses deux enfants Igor et Grichka . De joyeux bambins bourrés d'énergie à revendre et très précoces pour leur jeune âge puisque , l'aîné tout juste âgé de dix ans , envisageait de se lancer dans la culture du maïs en milieu aquatique .


Séparée de son mari depuis peu , Henriette Duman menait tant bien que mal sa barque en gardant le sourire malgré les épreuves . Elle était employée à la Poste de Mufflin depuis deux ans et se réjouissait en secret des facéties particulières de Gustave Mulot .


Le fameux soir du départ en retraite de Lucien Vieillesse , Henriette eut la grande surprise de voir Gustave Mulot entrain de parler avec un pot de fines herbes ....cela n'arrive pas tous les jours quand même !





-"Allons Gustave ! que faites vous ? vous allez louper l'ensemble du dîner , ce serait dommage !"

Gustave fut à peine surpris d'avoir été distrait dans sa distraction favorite qui consistait à s'adresser aux objets (comme aux personnes auxquelles il lui arrivait de songer) à haute voix et sans aucune retenue .

- "Mais , j'arrive Henriette ! je ne voudrais pas louper le discours de Lucien ! " lança t-il d'un air à peine ironique envers son collègue bientôt retraité !


Lorsque nos deux convives manquant aux ripailles rejoignirent l'assemblée , l'heure était aux rires en cascade et , Henriette Duman qui adorait ce genre d'ambiance qui lui rappelait ses vacances régulières en Espagne demanda illico à porter un toast en l'honneur de Lucien et ...O surprise de Gustave Mulot !


"chers collègues , il faut absolument que je vous remercie pour cette soirée tout à fait idyllique , vous le savez les occasions de rire sont rares de nos jours et ......" Henriette poursuivit son discours qui pouvait à certains moment paraître interminable , quand tout à coup :

"- Je souhaite vous raconter comment je souhaiterais passer mes prochaines vingt quatre heures , une folie que je désire ardemment et , ce en compagnie de notre homme distrait au chapeau sans âge : Gustave mulot ici présent ! "


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UN NOUVEAU BLOG A DÉCOUVRIR


Je vous invite à présent à découvrir un tout nouveau blog intitulé " Z'abeilles" . Un nouveau lieu sur la toile qui , j'éspère vous enchantera . Un blog qui m'a séduit d'emblée de par sa thématique et sa touche tout à fait décalée et réaliste à la fois ... c'est ICI : http://zabeilles.blogspot.com/
Bonne Lecture !

mercredi 6 octobre 2010

Le Banquet des mendiants au p'tit Quinquin



Jeudi 25 septembre , 19 h . Gustave Mulot modeste employé de la poste de Mufflin partit rejoindre ses collègues pour fêter le départ en retraite de Lucien Vieillesse . Lulu , lui aussi humble préposé à la Poste de Mufflin se réjouit de cette bombe entre collègues et , plus encore de pouvoir goûter aux joies de ne plus rien faire qui soit obligatoire puisque ce dernier venait d'atteindre l'âge des vacances du travail : soixante balais bien sonnés .

Le choix du lieu des festivités leur avait été recommandé par Guylaine Lécuyère , la boulangère de Mufflin . "j'vous conseille le P'tit Quinquin , une auberge bien tranquille et pas chère du tout ! vous m'en direz des nouvelles !" . Ah çà !! on peut affirmer ici que nos lascars se souviendront de cette soirée bien mieux que de leur première chemise !



Dès leur arrivée au P'tit Quinquin , Lucien, Gustave et leurs collègues timbrés , humèrent l'atmosphère quelque peu bohème et rurale de cet établissement . Lucien Vieillesse s'adressa aussitôt à l'aubergiste afin d'installer les convives . Gustave Mulot qui était aussi curieux que maladroit (et pourtant bien à gauche ) , regarda avec insistance les objets culinaires d'un autre âge qui se trouvaient aux murs . Chacun vint s'asseoir et , Lucien commença par un petit discours . Le père Lulu avait la réputation d'être un bon tribun et un sacré boute en train (il a d'ailleurs faillit travailler à la SNCF) et lorsqu'il débuta sa prose , Henriette et Micheline assises à ses cotés ne purent s'empêcher de pouffer de rire en se couvrant la bouche avec leur serviette de table . Lucien leur vanta les mérites de la Poste et le plaisir qu'il eut à se trouver à leurs cotés pendant 40 ans . L'entrée fut servit et , à cet instant Lucien décréta que l'on devait passer aux choses sérieuses : "mes chers amis faisons bombances" .



Tout le monde était à table ....sauf Gustave Mulot qui était parti à la découverte du mécanisme de fabrication de l'aération en cuisine . Inquiète de ne point le voir revenir (car il avait bel et bien disparu de la pièce principale ) , Henriette Duman partit le rejoindre en cuisine , puisque d'après un des serveurs du P'tit Quinquin : "le monsieur au chapeau s'est trompé de porte en confondant celle des WC avec celle de la cuisine , un drôle d'oiseau votre ami ! " répondit ce jeune homme en jetant sa serviette sur son épaule droite .

Un peu gênée , Henriette frappa à la porte de service de la cuisine du P'tit Quinquin et trouva au beau milieu des cuisiniers en action , Gustave Mulot en grande conversation avec un pot de fines herbes .

-"Allons Gustave ! tout le monde vous attend ! venez donc nous rejoindre , votre salade va refroidir ! " .

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lundi 20 septembre 2010

Les péripéties de Monsieur Mulot


Bang ! Wraoum ! Bling ! Dès le réveil c'était déjà toute une symphonie pour Gustave Mulot . Ce bien singulier personnage employé à la Poste de Mufflin (petite bourgade un peu reculée et arriérée) était d'une nature naïve et bucolique . Il n'était pas rare de le voir arriver au bureau en vélo avec la pipe au bec en fredonnant une chanson de Bob Dylan , vêtu d'un vieil imperméable et d'une roue de secours sous le bras .
Les habitants de Mufflin le connaissaient tous ! Gustave Mulot était d'un abord avenant et avait l'habitude de parler à tout le monde et , surtout de donner des informations aux quidams amis .
-"Vous avez entendu madame Henriette ? Il y a de nouveau une grève pour ce jeudi à la SNCF , je viens de l'entendre à la Radio ! "
Lundi 20 septembre 1965 , il devait être 14 heures , lorsque Lucien Vieillesse (qui devait bientôt partir en retraite) annonça à ses collègues qu'il leur proposait de les emmener ce soir dîner dans un des plus beaux restaurants de Mufflin . Gustave , qui était très gourmand se réjouit illico d'une telle initiative et lança un" Oui avec grand plaisir merci Lucien ! " à la cantonade .
Il faut avouer qu'avec Gustave Mulot , les journées n'étaient jamais tristes car , le bougre était quelque peu maladroit et faisait souvent tomber des piles de lettres recommandées au moment le plus express . C'était aussi un joyeux convive et , ses collègues se réjouissaient de façon maligne en vue de cette soirée .Prenez un Mulot au milieu d'un jeu de quilles et le résultat ne pourra être que jubilatoire !
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JERRY OX " INSOUMIS"
Pour vous remercier de votre fidélité envers ce blog qui fêtera bientôt son quatrième anniversaire , je vous offre une version plus récente de cette chanson que vous connaissez déjà et que vous semblez apprécier : Insoumis" .
Insoumis 30 ans tout ronds au compteur / le temps fait sa p’tite affaire / J’avance, j’agis toujours avec mon cœur/ Y’ a tant de choses à faire/ Écrire ce que j’observe/ Comme pour conjurer le sort/ Voir s’évanouir mes plus beaux rêves/Ternis par le Technicolor/Et les amis, les amours qui vont et viennent/ Les petites joies, les bonheurs et quelques peines/ Font de moi chaque jour un homme debout/ Et je les remercie ... Jusqu’à mon dernier souffle avec bagout/ Je resterais un insoumis/ Et oui déjà 30 ans/Les ch’veux qui tombent, les yeux cernés/A force de marcher dans le vent/J’ai pas vu passer les années/ Des années school pas vraiment cool/A la p’tite école maternelle/Jusqu’aux grands soirs devant les foules/Où j’m’essaie à la ritournelle ... Et les amis, les amours qui vont et viennent/Les petites joies, les bonheurs et quelques peines/Font de moi chaque jour un homme debout/Et je les remercie ... Jusqu’à mon dernier souffle avec bagout/Je resterais un insoumis. Je n’marcherais jamais/Dans les combines de votre buiseness/ La réussite au sommet/ tout ça pour gâcher sa jeunesse/S’il vous faut de bonnes raisons/ pour n’pas rentrer dans le système/ je préfère être au diapason/ avec des fous un peu bohèmes /plutôt que l’être avec les cons/ fantaisistes comme des chrysanthèmes/ Et les amis, les amours qui vont et viennent/Les petites joies, les bonheurs et quelques peines/Font de moi chaque jour un homme debout/Et je les remercie ...Jusqu’à mon dernier souffle avec bagout/Je resterais un insoumis..... (bis)

Texte et Musique Protégés .


vendredi 10 septembre 2010

Initiales RF

"Rendez vous sur la place Lictha à 15 h 09 . à bientôt petite mésange . Signé R.F ". Suite à cette mystérieuse et courte missive , notre cher Peter Columbus regroupa ses troupes et fit le nécessaire pour coincer l'olibrius en flagrant délit . Place Lictha vers 13 h 03 , tout le dispositif policier était en place . Hernest Poivrière le fidèle ami de Gena Jones et John Cacahouètes fit , lui aussi acte de présence au cas ou on aurait besoin de lui lors de l'intervention (même si notre lieutenant ne lui en demandait pas autant) .


Il faisait chaud et , à cette heure , la circulation était fluide ce qui laissait un plus grand champ d'action aux forces du désordre . John Cacahouètes , qui avait prévenu Peter suite à cette lettre avait tout spécialement interrompu sa répétition pour venir sur les lieux mais , la sécurité l'en avait empêché prétextant que cette opération comportait un certain danger .

Peter Columbus ne cachait pas sa nervosité, tandis que ses collègues étaient planqués derrière leurs automobiles afin de bondir au plus tôt, notre lieutenant se grattait à la tête en réfléchissant .
-" Bizarre cette histoire ... la pauvre Gena a peut être eu des hallucinations suite à une trop forte absorption d'alcool et de tranquillisants ... ah ! si ma femme me voyait ! elle rirait un bon coup ! pas de mobile , pas de meurtre ! juste des déclarations ... me voilà chouette et cochon comme Grosjean !"
Il devait être 14 h 47 lorsque Gena Jones fut priée de rejoindre la place Lictha . Vêtue d'un tailleur beige et d'un fichu sur la tête , elle s'avança prudemment au centre de la place tandis que Peter Columbus et ses hommes étaient fins prêts à agir .

15 h 08 , rien à signaler , Gena Jones attendait , non pas Godot mais l'intrigant Roger Filoux .
15 h 09 , l'on vit tout à coup un étrange petit homme aux cheveux gris un peu voûté s'approcher de Gena Jones une lettre à la main ....Peter Columbus donna l'assaut et ses hommes entourèrent le bougre pour lui passer illico les menottes . On le plaqua au sol et Columbus fit un signe à ses collègues .
-"Messieurs , messieurs ! un peu de calme je vous prie ! Notre homme est hors d'état de nuire , laissez moi lui poser quelques questions ....qui êtes vous ? et que faites vous ici ? monsieur ?"
L'homme balbutia quelques mots , il se nommait Rodolphe Fouchtra et , il se trouve qu'il avait la particularité d'être le sosie de feu Roger Filoux .
Personne n'en crut ses mirettes et , encore moins la diva Gena Jones !
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APERITIF MUSICAL
Histoire de bien débuter cette nouvelle saison , je vous offre , chers internautes et autres bloggers de tout poils une chanson issue de mon petit répertoire : elle s'intitule "pendant ce temps" et a été enregistrée à l'automne 2001 . Une réflexion sur l'état de notre monde qui , hélas me semble aujourd'hui toujours d'actualité alors, si vous le voulez bien ...Chantons !
Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

vendredi 27 août 2010

Do you feel Filoux ?

- "je sais que Roger est vivant et qu'il est dangereux ! fais quelque chose ou je risque de faire une bêtise ! " Lança Gena Gones à son ami Peter Columbus qui ne savait pas à ce moment précis quoi lui répondre . Quelques jours plus tard, Gena Jones reçut une étrange lettre simplement signée des initiales "R F" . Elle se demanda à quoi pouvait bien correspondre cette malicieuse et discrète signature : République Française ? Refuge Fédéral ? Rassemblement Foutraque ... que dire ?



Évidemment , notre diva pensa à un nom propre (ou plus ou moins lavé ) et songea à Roger Filoux qu'elle supposait toujours en vie et prêt à bondir tel une panthère en furie .

Roger avait , il faut l'avouer beaucoup compté dans sa vie . Il fut son mentor et ce , bien avant John Cacahouètes . Elle se souvenait avec un bonheur non dissimulé de cette vie de bohème chic qu'ils avaient mené tout deux pendant près de 5 ans . Roger était imprésario de métier et , un beau jour il délaissa sa créature de scène pour d'autres horizons . Ce fut à ce moment que Gena rencontra le chef d'orchestre méticuleux John Cacahouètes au tout début des fascinantes années 70 .

Curieuse de nature, Gena Jones ouvrit l'enveloppe et découvrit le mot (très bref) inscrit sur un papier bleuté : "Rendez vous sur la place Lictha à 15 h 09 . à bientôt petite mésange . Signé R.F ."

Elle attendait le retour de John pour lui lire la missive atypique qu'elle venait de découvrir et qui lui donnait à nouveau des sueurs froides . John Cacahouètes entra aussitôt dans une colère noire lorsqu'il eut finit de déchiffrer ce mot qui n'avait rien de doux .

-" Ce fichu fantôme hein !! toujours des menaces ! je vais le démasquer cet australopithèque de mes deux !" déclara John en composant le numéro de téléphone de Peter Columbus .

Ce brave Peter fut , de nouveau convoqué pour éclaircir cette étrange affaire et mettre le grappin sur ce Roger Filoux .

"Elle s'avère tout de même bien particulière ton histoire John ... Aucun meurtre à l'horizon , aucun indice et un suspect déclaré mort depuis plusieurs années ... c'est ma femme qui va être contente ! elle qui me dit souvent que je fais un métier on ne peut plus plan-plan !" . rétorqua Peter Columbus en ôtant un caillou de sa chaussure .

mardi 10 août 2010

Bruce Springsteen "Nebraska " (1982) . Un disque indispensable .




Je ne résiste point au plaisir d'évoquer de nouveau la carrière prestigieuse de celui que l'on surnomme le Boss (même s'il n'aime pas trop cela ) , vous l'avez reconnu : il s'agit bien entendu de Bruce Springsteen . Penchons nous si vous le voulez bien , chers Internautes et autres bloggers de tout poils , sur cet opus paru le 20 septembre 1982 et intitulé "Nebraska" .




A l'époque ou Bruce Springsteen commence l'enregistrement de cet album , il sort tout juste du formidable succès mondial de son double opus "The River" et de la tournée qui suivit ce dernier


(voir la chronique ici : http://magicienox.blogspot.com/2007/10/bruce-springsteen-river-1980.html ) . Il ressent alors le besoin de s'isoler loin de la foule et de la pression médiatique qu'il connaît depuis 1975 , année ou le public découvrit son troisième album "Born To Run" . Là ou notre Rock troubadour est vraiment fort il faut l'avouer d'emblée , c'est qu'au lieu de commettre un nouveau disque dans la lignée du précédent entouré de son fidèle E Street Band (groupe qui l'accompagne depuis ses débuts ) , Bruce Springsteen décide de se ressourcer chez lui dans le New Jersey et d'écrire plusieurs chansons uniquement accompagné d'une guitare acoustique et d'un harmonica . Il enregistre le tout à l'aide d'un magnétophone afin de donner une couleur plus authentique encore à ses nouvelles chroniques sociales et politiques .






Voilà d'ailleurs la marque de fabrique imparable de Bruce Springsteen : écrire des chansons engagées et populaires à la fois , dans le but de toucher le coeur des gens et , d'une certaine manière , faire un peu évoluer les consciences tout en divertissant .


Ce disque beaucoup plus intimiste dans la forme et dans le fond ne loupa point ses effets et , même si le public fut quelque peu dérouté par l'aspect acoustique auquel le Boss ne les avait pas habitué jusque là : Ce fut un succès honorable et , depuis cet opus est devenu un classique de son répertoire .



La chanson la plus connue de cet album se nomme "Atlantic City" et narre avec précision l'itinéraire d'un homme qui a perdu son travail . Un individu qui se trouve malgré lui mêlé à la pègre et qui ne voit aucune issue de secours dans sa vie . Il parait pourtant bien difficile d'aborder ce sujet dans une chanson ... Et , une fois de plus , Springsteen fait mouche et nous emmène avec lui grâce à sa voix et son style unique à la rencontre de ces laissés pour compte à qui le destin n'a pas sourit .

Voici donc "Atlantic City" , un des titres phares de l'album "Nebraska" sur la scène du Parc de la Courneuve à Paris en 1985 en compagnie de son groupe le E Street Band :

jeudi 29 juillet 2010

Gena contre-attaque et se rebiffe



Quelques jours plus tard, remise de ses rudes et mystiques émotions , Gena Jones reprit ses activités en vue du concert qui approchait à grands pas de loup . Le fantôme de Roger Filoux et , surtout son étrange déclaration lui trottaient encore trop souvent dans la tête . La chaleur était devenue un poil moins étouffante dans la ville et les touristes (qui n'en ratent décidément jamais une ) trouvèrent le moyen de se plaindre . L'air devint plus respirable ce qui fut un bienfait ... même si le carburant dont le prix était en hausse continuait de polluer sans cesse .


Profitant d'une pause entre deux envolées , Gena fit part de l'apparition de Roger Filoux durant son léger malaise à Hernest Poivrière et Henri Rabien , deux amis fidèles toujours aux petits soins pour elle .


-" c'est tout de même bizarre ton histoire ... le vieux Filoux n'est plus de ce foutu monde depuis des lustres , il ne s'agit que d'un cauchemar , Allons Gena !! Ne vas pas y voir une explication particulière ! " lui lança illico Henri Rabien .

Hernest Poivrière approuva d'un signe de la tête tandis que notre blonde héroïne resta impassible , bien décidée à retrouver coûte que coûte la trace de ce fantôme qui n'avait de fantôme que le nom .


En début de soirée, après avoir gambergé sa future stratégie , elle donna rendez vous à Peter Columbus (qui était aussi lieutenant de Police à ses heures perdues ) afin de lui venir en aide .

Toujours vêtu d'un costume sombre très abîmé et d'une coupe de cheveux improbable , Peter fit son apparition au domicile de Gena . Le Lieutenant et ami de la belle ne voyait pas très bien ce qu'il pouvait faire de plus dans cette histoire particulière et n'avait de cesse de se gratter la tête en parlant de sa femme qui aimait tant Bette Davis .

- " écoute moi bien Peter ... je sais que Roger est vivant et qu'il est dangereux ! fais quelque chose ou je risque de faire une bêtise ! .

lundi 5 juillet 2010

Roger Filoux l'indomptable fantome


La panique que l'évanouissement de Gena Jones avait suscité dans la Firmax avait impressionné tout le personnel . Cette femme si volontaire et équilibrée n'avait en effet jamais vécu un tel choc et , de surcroît devant témoins ! Prévenu par téléphone , John Cacahouètes arriva aussitôt et s'interrogea sur les raisons de ce trouble psychologique .
Tandis que Gena se reposait dans une chambre située au deuxième étage du prestigieux établissement et que , peu à peu elle se remettait de ses émotions en se remémorant secondes après secondes cette étrange vision qui fut la sienne , John Cacahouètes arpentait de long en large son bureau de fonction en fumant nerveusement une cigarette .
La chaleur étouffante de cet été 1973 allait devenir le 'climax' d'un contretemps surréaliste ...
Soudain , on frappa à la porte de John .
"Entrez !" dit il bruyamment .
"Monsieur , j'ai du nouveau venez vite rejoindre votre femme dans sa chambre , cette dernière s'est enfin réveillée et souhaite vous parler au plus tôt !" lui répliqua Hernest Poivrière son secrétaire et assistant .
"très bien , j'arrive !" fit John Cacahouètes en écrasant sa cigarette .
Il devait être 9 h 15 du matin , déjà l'ensemble de la Firmax était sur le pont pour assurer les dernières répétitions avant le concert prévu pour le 15 du mois . John avait bien du mal à contenir sa nervosité car il se devait d'être présent baguettes en mains et non au chevet de sa femme , même si son état le préoccupait .
Après avoir pris l'ascenseur pour le deuxième étage et parcouru quelques mètres , il poussa enfin la porte de la chambre ou se trouvait Gena Jones . Étendue et recouverte d'un fin drap blanc elle sourit en le voyant et commença à s'exprimer .
"John , j'ai ...j'ai eu si peur ,ce fut comme un cauchemar éveillé , j'ai vu Roger Filoux près de moi , il m'a parlé , m'a effleuré et m'a mise en garde contre un danger mais ...il semblait en être un de par sa présence ....tout çà est confus ! j'ai bu un verre d'eau , je vais m'en remettre tu sais !
John Cacahouètes acquiesça mais fut tout de même surpris par le récit de sa femme ...comment Roger Filoux pouvait il lui apparaître ? Si cela était un mauvais rêve d'accord ! mais ....et si Roger était toujours en vie et qu'il cherchait à lui nuire à la veille d'un moment si capital de sa vie professionnelle ?

vendredi 18 juin 2010

The Gena Jones Nightmare


Soudain , Gena Jones eut comme une vision étrange ... était-ce l'effet de l'alcool ou des médicaments ? Elle vit apparaître Rogers Filoux son imprésario décédé dans un tragique accident d'avion il y a 7 ans . Le regard apeuré , Gina regarda s'avancer Rogers vêtu d'un costume sombre , l'air inquiet mais visiblement ravi de la revoir . Plus personne ne se trouvait dans les bureaux de la Firmax . Les répétitions avaient été fructueuses et chacun des membres de l'orchestre étaient partis en week end , on ne distinguait pas même un chat ou une technicienne de surface à l'horizon bureaucratique de ce lieu si studieux .
- "Gena , Gena ! tu me reconnais c'est Rogers je suis revenu de loin , de très loin pour te mettre en garde , veiller sur toi ma colombe !" lui exprima avec quelques difficultés vocales Rogers Filoux .
Gena Jones ne put prononcer une parole tant celles de Rogers lui coupaient la chique ! Un revenant ! un fantôme ! le vieux Rogers était pourtant mort depuis 7 ans : pourquoi diantre effectuait -il ce retour dans ses habits de chair pour la prévenir d'un danger potentiel ?
La diva poussa un cri effroyable et s'évanouit sur le sol .
Quelques secondes plus tard , un voisin qui avait l'ouïe fine alerta les secours et l'on retrouva Gena Jones gisant sur le parquet de la Firmax un verre de whisky cassé non loin de son corps . La panique se fit ressentir puis, l'apaisement quand elle reprit connaissance en balbutiant ces quelques mots : "Pour-pourquoi moi ? oh Rogers ... de quelle nature est ce danger ? " .
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PETIT BONUS MUSICAL :
En attendant le prochain CD prévu pour la fin de l'année 2010 , je vous propose la chanson "Acteurs du quotidien"écrite et composée en 2005 :

mercredi 9 juin 2010

Une bien étrange affaire


Par un après midi pluvieux en plein coeur de cet été 1973 , Gena Jones et son mari John Cacahouètes le grand chef d'orchestre étaient en pleine discussion de travail au sujet de leur prochain concert dans lequel Peter Columbus devait jouer du trombone .
- "tu comprends Peter c'est très important il faut que tu t'imprègnes du rôle à fond que tu sois le trombone que tu te sentes en parfaite harmonie avec les instruments divers qui t'entourent ."
On entendait résonner la voix de basse de John Cacahouètes de très loin dans les bureaux de la Firmax . Eté 1973 , la chaleur étouffante incitait les habitants de Circus land à se prélasser sur les plages environnantes et ce joli monde avait des préoccupations tout autre . Crise pétrolière et préparation de la guerre du Kippour qui éclatera quelques mois plus tard sans oublier les fins de mois difficiles pour certains ... John Cacahouètes n'était pas un homme dénué de bons sentiments mais hormis les concerts qu'il dirigeait et la concurrence très rude qu'il menait à Dvarjouk autre grand virtuose de la baguette son esprit était ailleurs .
- "tout de même , à peine dix jours pour mettre au point une oeuvre majeure de Mozart ... c'est un peu court je pense !" lui lança Peter Columbus en se grattant la tête de façon pensive "
Les enjeux étaient colossaux car de nombreuses personnalités influentes étaient conviés pour ce récital de prestige . Le soir même , alors que Peter et John avaient quitté les lieux de répétition , la diva Gena Jones fut la victime d'une étrange machination ....rêve ou réalité ? avec cette femme sous influence médicamenteuse il fallait s'attendre à tout !

lundi 24 mai 2010

Isabelle et Dustin on the road again

" le vil scélérat ! il cherche à remettre le couvert quitte à repartir avec mes plus belles assiettes ! je ne vais pas me laisser faire !"
En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire Isabelle Tapioca enfila son manteau et se rendit aussitôt au commissariat le plus proche pour lancer un avis de recherche . Lorsqu'elle arriva rue du Couperet au numéro 22 pour être plus précis ... elle trouva porte close et cette inscription sur la porte d'entrée : "commissariat fermé pour cause d'inventaire " .




Que pouvaient ils répertorier et classer ? ranger et soupeser ces bougres d'ânes de forces du désordre établit à un fric fou ? la question resta en suspens et personne n'y trouva rien à redire dans la ville ou les habitants étaient beaucoup plus préoccupés par la prochaine coupe du monde de gugusses milliardaires courant après la baballe sur une pelouse même pas couvertes de fleurs et d'arbres ...du pain et des jeux et puis basta !




Gérard Balthazar et ses coéquipiers étaient un peu refroidit depuis le décès de Mimi la déc' : lui si joviale et si festif ...le savoir à six pieds sous terre leur coupait toute envie malfaisante : vidés qu'ils étaient nos lascards .




Isabelle Tapioca appela le fidèle Dustin Moucheron afin de lui narrer la situation et la protéger contre Balthazar et sa bande ...car c'est certain Gérard voulait lui faire peur afin de lui dérober ses économies .


Isabelle se remémorait l'histoire qu'elle avait vécu avec le gros Gégé et se dit que plus jamais elle ne voulait entendre parler de lui . Cette dernière affirmation séduit beaucoup Dustin qui voyait là un moyen supplémentaire d'être dans sa vie .




"- j'ai une idée Isabelle , prenons mon véhicule et partons sans mot dire vers le sud du Canada ... je suis certain que vous y serez plus tranquille et que vous y serez heureuse .. .enfin !" lança dans une frénésie communicative Dustin à Miss Tapioca .



Ce qui fut dit fut aussitôt fait et les voilà sur la Highway 66 cheveux au vent et sourires aux lèvres afin de jouir de la vie sans entraves ni interdits . Une ambiance à la Easy Rider sur quatre roues flottait dans l'air et l'insouciance et la malignité d'Isabelle n'y était pas étrange ...



Sachant que Gérard Balthazar connaissait son numéro de téléphone , ses horaires de travail : il connaissait fatalement son adresse ...la belle avait eu l'idée diabolique (avouons le) de laisser sa cousine Eva quelques jours chez elle pendant sa grande évasion ....


le lendemain Gaspard , Balthazar et Melchior entrèrent de force (grâce au jeux de clefs magiques de Gaspard) chez Isabelle Tapioca afin de l'enlever et la faire parler ..et puis que sais je encore ! A peine arrivés sur les lieux , ils avancèrent sans bruit vers la chambre à coucher que Balthazar connaissait fort bien et , trouvèrent une jeune femme endormit ...

"ah !! te voilà ma cocotte ! tu es cernée nous sommes de retour et cette fois tu ne pourras plus nous échapper !! " .

Quelle ne fut pas leur surprise en soulevant la couverture de découvrir la cousine Eva qui ne parlait pas un traître mot de Français et qui ne connaissait point ces trois oiseaux là ...

"la guigne !! ah !! la vache !! elle nous bien eu !!!

Moralité de cette histoire : ne jamais douter de la capacité d'un petit potage à se transformer en gros bouillon .

jeudi 13 mai 2010

Remember the last time


Tandis que Gaspard , Balthazar et Melchior nos trois fameux compères se carapatèrent illico après le décès de Mimi la déc' et que Dustin Moucheron se reposait en solo dans son loft après une belle journée de répit , Isabelle Tapioca se trouva fort pensive en cette douce soirée .
Auprès de Nestor , son fidèle félidé elle songeait à la voix de l'étrange individu qui l'avait tant apeurée la semaine dernière . Quelques voitures et braillements de supporters de foot imbibés d'alcool et de haine résonnaient au lointain , mais ces nuisances nocturnes ne dérangeant point notre demoiselle perdue dans ses rêveries .
-"cet homme ...cette voix ...je la reconnais ...ce timbre à la fois autoritaire et doux ne peut être que Gérard ce voyou ! le gredin !" .
Il y a ,en effet quelques années Isabelle Tapioca avait vécu une idylle assez intense avec le fougueux jeune homme de mauvaise augure . Ce dernier en avait profité pour cambrioler son appartement après avoir repéré les moindres recoins de ce dernier et saisit les habitudes et les horaires de travail (et donc d'absence) de notre Isabelle au coeur d'osier .
-" le scélérat ! il cherche à remettre le couvert quitte à repartir avec mes plus belles assiettes ! je ne vais pas me laisser faire !"
En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire elle enfila son manteau et se rendit aussitôt au commissariat le plus proche pour lancer un avis de recherche . Lorsqu'elle arriva rue du Couperet au numéro 22 pour être plus précis ...elle trouva porte close et cette inscription sur la porte d'entrée : "commissariat fermé pour cause d'inventaire " .

jeudi 22 avril 2010

The Rolling Stones "Exile on Main Street" (1972) un disque de légende




Bonne nouvelle chers Internautes et autres bloggers ou facebookers de tout poils ! L'on m'annonce avec joie la réédition de cet album de légende des Pierres qui roulent (à paraître le 17 mai avec de nombreux titres inédits) ainsi qu'un documentaire réalisé autour de l'enregistrement de ce dernier qui sera présenté à Cannes dans le cadre de la quinzaine des réalisateurs .


L'occasion est donc trop tentante pour vous narrer les péripéties que l'on conte autour de cet opus (double album !) sorti en 1972 , toujours produit par l'excellent Jimmy Miller . "Exile on main street" est donc le dixième album du groupe anglais The Rolling Stones , un disque qui fait suite au grand succès de "sticky fingers" paru l'année précédente avec l'incontournable "Brown sugar ".


Que d'anecdotes autour de cet enregistrement effectué pendant l'été 1971 dans la cave de la villa Nellcote louée par Keith Richards à Villefranche sur mer sur la cote d'azur dans une ambiance très ... mouvementée : Nos amis ayant fuit l'Angleterre pour des raisons fiscales et le guitariste Keith Richards( héroïnomane de réputation internationale) ne voulant point se retrouver nez à nez devant quelques douaniers zélés et chatouilleux!
En effet , pendant les sessions d'enregistrement de cet opus de nombreux parasites seront chargés d'offrir à nos amis des réconforts illicites ... les séances de travail s'éternisent et les tensions entre les membres du groupe (entre Mick Jagger et Keith Richards surtout ) se multiplient .


Mais lorsque l'on se nomme les Rolling Stones et que l'on possède la grâce musicale : le miracle se produit tôt ou tard et là ....la magie opère et bien plus encore !

Un double album extraordinaire (souvent cité par les spécialistes comme leur meilleur album) ou nos célèbres Londoniens explorent avec maestria toutes les facettes de la musique populaire Américaine : rock'n'roll , blues, soul, gospel . Certes, à sa sortie ce double album n'engendra pas de tubes ravageurs et fut considéré (à tord) comme plus dur d'accès que leurs disques précédents . Il contient cependant d'immenses pépites tel "tumbling dice" ,"sweet Virginia" , "ventilator blues " ,"happy" ou encore le magnifique et peu connu "let it loose" . Le temps fera son affaire et "exile on main street" sera vite considéré comme un sommet dans leur discographie : à juste titre !

Pour ma part , je classe ce disque parmi mes favoris des Rolling Stones (avec "let it bleed" , "Sticky fingers" , "Aftermath"ou "it's only rock'n'roll" ) .

Retrouvons donc un des titres phares de ce disque de légende , l'enivrant et chaloupé "Tumbling dice" :

vendredi 16 avril 2010

The Marathon Dustin Man



9 h 30 , ce matin là les rues de la ville étaient paisibles et le soleil brillait déjà avec une insistance qui frisait la soif de vivre . Dustin Moucheron en profitait pour faire son jogging matinal car , c'était bien là une activité qui lui permettait non seulement de s'entretenir la forme physique mais aussi d'oublier un peu le départ soudain de sa femme . Le bougre n'était pas à plaindre puisque Isabelle Tapioca l'avait pris en sympathie . Ce jour là , Dustin se sentait pousser des ailes sans trop en connaître la véritable et fichue raison .


Au même instant à quelques encablures d'ici , nos 3 acolytes étaient fiers de leur coup ,bientôt ils allaient pouvoir mettre le grappin sur un joli butin . Armés de flingues et de couteaux dissuasifs (mais qui ira jusqu'à les croire ?) les voici en route vers le lieu de malfaisance : la Banque Marchall ! Gérard était heureux comme un pinson en plein coeur du printemps au volant de leur vieille DS bleutée , tandis que Gaspard et Melchior regardaient le paysage en pensant au précieux magot .




A peine étaient ils arrivés près de la banque Marchall , qu'ils virent leur indicateur et fournisseur d'armes Mimi la déc' en bien mauvaise posture . Michel venait de recevoir un coup de poignard dans le ventre et demeurait là dans l'ombre de la ruelle assis tel un ancien travailleur de longue durée .

-"merde ! c'est Mimi ! vite gare la bagnole Gérard ! il a l'air d'avoir pris un sale coup !" hurla Gaspard qui était vif comme l'éclair au chocolat .

Gérard se précipita au secours de Mimi qui , hélas ne put que balbutier avant de rendre son ultime soupir ... celui , sans doute du devoir accomplit .

jeudi 8 avril 2010

Le retour de Gérard Balthazar



Lorsqu'il raccrocha le combiné du téléphone , Gérard Balthazar poussa un petit cri un peu aiguë puis se retourna face à ses deux comparses en leur disant :

- "elle a eu les chocottes la cocotte ! à mon avis : on va être bien peinard pour cambrioler sa boite! je connais les horaires de fermeture par coeur !!"

Gaspard et Melchior ne cachaient pas leur joie de pouvoir réaliser leur prochain coup dans un bien être sur : il était le roi de la combine facile le Gégé , un gars taillé comme une armoire à glace Normande sur lequel on pouvait compter son blé de jour comme de nuit , un vrai lascar comme on en fabrique plus de nos jours !


La bonne vieille bagnole des 3 compères démarra quelques minutes plus tard pour rendre une petite visite à Michel Derreck dit Mimi la déc' , un brave homme qui avait la sale habitude de toujours être au courant d'histoires louches à vous faire dormir debout .


La baraque du Mimi la déc' était une vieille bicoque qu'il avait lui même retapé pour éviter de payer la facture de construction .

- "ah ! c'est vous messieurs entrez donc ! Salut mon Gégé tu m'apportes un peu de travail voilà qui fait plaisir ! " Lança Michel en leur ouvrant la porte . Gégé et Mimi se connaissaient depuis de longue date et ils avaient fait ensemble les 400 coups .

Gérard Balthazar commença le palabre tandis que Melchior et Gaspard regardaient avec insistance le mobilier rococo de Michel Derreck .

- "Mimi, il nous faut absolument des armes de premier choix , on a des flingues mais je sais que tu possèdes des couteaux très pratiques pour offusquer le chaland sans lui toucher le flanc "


En plein coeur de la ville , Isabelle Tapioca se mit derechef au travail . Il était à peine 15 heures lorsqu'elle arriva dans son bureau après avoir salué poliment et du bout de ses jolies lèvres ses collègues . Le coup de fil qu'elle reçut il y a de cela deux heures ne lui inspirait pas vraiment confiance . La damoiseau qui avait plus d'un tour dans son sac à main proposa à Dustin Moucheron de jouer les gardes du corps ...
-"après tout ! je suis certain qu'il serait ravi de la situation le bougre ! " se dit elle en souriant alors qu'on frappa à sa porte .

mardi 30 mars 2010

Never Mind The Bollocks


Tandis qu'Isabelle Tapioca et Dustin Moucheron devisaient en se dévisageant tout en songeant à s'envisager fortement . A quelques kilomètres de là , Gaspard ,Balthazar et Melchior les trois joyeux compères recherchés par toutes les patrouilles de Police étaient encore sur un mauvais coup . Balthazar le plus grand et le plus jeune d'entre eux avait décidé de commettre un braquage dans une entreprise privée dans un but purement anarchiste .
"ah !!! les gars on s'rait pas bien comme çà ! avec de la fraîche ! décontractés tout l'temps !"
Il était comme çà le Gérard Balthazar : le sens de la formule qui fait mouche et les idées farfelues toujours en tête !
Melchior, le chef de la bande au ventre bien rebondi que d'aucuns surnommaient " the Braid " n'avait de cesse de pousser Gérard plus loin que les limites du raisonnable , tandis que Gaspard le brave homme un peu simplet les suivait car depuis le départ de sa femme il avait besoin d'occupation .
- "il faut bien occuper le temps ! alors un peu de ménage de temps à autre , de liquidation totale en dehors des périodes de Soldes ... ça détend les nerfs !".
Pendant ce temps , dans son lumineux appartement Isabelle Tapioca raccompagna l'élégant Dustin Moucheron jusqu'à la porte d'entrée en lui demandant de revenir quand il le souhaitait tant sa présence très particulière la séduisait .
A peine lui avait elle dit Au revoir que le téléphone retentit , une voix un peu étrange lui tint à peu près ce langage :
- "alors ma poulette ! on se paye du bon temps quand d'autres triment comme des Loufiats ?"
Isabelle qui ne manquait point de répartie rétorqua illico dans l'appareil un laconique :
"Never Mind The Bollocks !!" . Souvent les femmes sont assez surprenantes ...

mardi 16 mars 2010

Un Moucheron dans le Tapioca



Mademoiselle Tapioca s'était assise d'élégante manière face à un monsieur Moucheron un peu déconcentré tenant un peu maladroitement sa tasse de café du bout des doigts . L'appartement de cette rousse damoiseau au caractère soupe au lait était d'une clarté exigeante . Sa cuisine semblait attirer le soleil comme par magie .


- " alors monsieur Moucheron , vous ne m'avez toujours pas répondu ... que faites vous de beau dans la vie ?" lui lança t-elle de nouveau en effectuant une moue nerveuse . Dustin Moucheron était assez impressionné par Isabelle et il se tenait un peu voûté dans le fauteuil qui faisait face à la rouquine admirant discrétement ses jolies jambes bottées .

Il hésita un court instant puis déclara :

- "je suis anesthésiste la nuit et chauffeur le jour , un peu photographe aussi ... j'aime beaucoup la nature et aussi les voyages , et vous ?"


Isabelle Tapioca à l'écoute de cette réponse aussi complexe qu'inattendue éclata de rire en secouant ses cheveux orange . Dustin était encore plus gêné et ne savait plus trop comment prendre sa gaieté soudaine . Il se dit en son for intérieur qu'il venait d'effectuer ici une sacrée prouesse tant Isabelle Tapioca était peu expressive et assez renfermée .


Situé tout près du téléphone le poste de radio de miss Tapioca marchait en sourdine pendant la conversation de nos deux voisins palabrant autour d'un petit noir .
En cet automne 1980 ou la sensation de l'été était encore bien présente grâce aux rayons de l'astre solaire , le speaker annonça sur les ondes la diffusion d'une nouvelle chanson de Jean Ferrat . Notre Isabelle Super rouquine fit signe à Dustin Moucheron de se taire un peu afin d'écouter ce chanteur qu'elle affectionnait tout particulièrement depuis ses débuts dans les années 60 .
" nous poursuivons notre programme chers Auditeurs avec le nouveau 45 tours de Jean Ferrat intitulé "l'amour est cerise" un avant goût de son nouvel album qui paraîtra dans quelques jours "
. Isabelle regarda Dustin avec un sourire ravit et la chanson se mit à raisonner dans ce paisible lieu :
Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

lundi 8 mars 2010

Kitchen de vie

Le bruit provenait de l'extérieur , un des voisins de mademoiselle Tapioca scandait "à l'aide à l'aide !!! " depuis quelques minutes en agitant ses bras tel un sémaphore . Isabelle qui était par nature assez sauvage laissa cependant de coté sa nature pour venir en aide à cet homme en détresse .



Elle ouvrit la fenêtre de sa cuisine et lui cria :

-que se passe t-il monsieur Moucheron ? on vous entend crier comme un putois dans tout le quartier !

Monsieur Moucheron (qui portait fort bien son nom vu son poids plume ) lui expliqua en hurlant qu'il venait de perdre ses clefs et que sa femme s'était fait la malle sans valises dans sa famille et que , par conséquent il se retrouvait tel une âme en peine au beau milieu des immeubles et du terrain plus que vague qui servait de temps à autre comme lieu de loisirs aux minots du coin .

Isabelle Tapioca lui fit signe de monter chez elle afin de parler à voix normale . Il devait être 8 h 40 et elle n'avait pas beaucoup de temps devant elle avant de partir à son labeur .






Lorsqu'il entra dans l'appartement d'Isabelle (qu'il trouva super) , Monsieur Moucheron bien que désemparé face à sa situation fut quelque peu charmé par la troublante mademoiselle Tapioca .

Elle l'invita à partager avec elle une tasse de café et , tout deux commencèrent à discuter car au fond ils ne se connaissaient pas plus que çà ...
La curiosité naturelle d'Isabelle fit merveille afin d'engager la conversation :
- que faites vous au juste dans la vie monsieur Moucheron ?

vendredi 26 février 2010

Mademoiselle Tapioca par temps couvert


Le jour venait tout juste de montrer sa fraise et , déjà les klaxons des autos se faisaient entendre dans la ville . Allongée dans son lit , Isabelle Tapioca dormait et rêvait encore . Elle dormait du sommeil de l'enclume en se foutant comme de sa première culotte du vacarme citadin .
7 heures déjà , le radio réveil de la belle venait à peine de s'enclencher et les premières infos de la journée étaient déclinées à une vitesse grand V entrecoupées de réclames publicitaires à ne plus que savoir en faire . Mademoiselle Tapioca était très avide d'informations . Curieuse de nature et altruiste , elle avait choisi de travailler dans les Ressources Humaines ... ce qui pouvait apparaître comme un immense paradoxe .
A peine levée , elle se dirigea vers la salle de bain afin de prendre une bonne douche froide dans le but de se réveiller au mieux . Elle avait l'habitude de prendre son petit déjeuner dans la cuisine en peignoir , sans perdre une miette des nouvelles à la radio .
Ce jour là , alors qu'elle fumait sa première cigarette de la journée , un bruit particulièrement suspect l'intrigua ...

mercredi 10 février 2010

Un disque de légende "Abbey Road " The Beatles (1969 )



Un billet qui commence ce jour par une date d'anniversaire . Il y a précisément 3 ans un certain mercredi 7 février 2007 démarrait l'aventure du Magicien OX .
Réjouissance today : parlons d'un album culte , un disque que je trouve absolument parfait .


Il s'agit du fameux "Abbey Road" le onzième album des Beatles paru le 26 septembre 1969 .
Toujours merveilleusement produit par George Martin, "Abbey Road " est plus que jamais le disque qui marque la fin de l'histoire magique des Beatles . Le groupe qui inventa la Pop Music (pas moins) et qui éclata dans le monde entier sept ans plus tôt venait en cette fin de décennie sixties (qu'ils avaient marqué au fer rouge !) de faire paraître à nos oreilles un monument de l'histoire de la musique !
Enregistré à Londres durant l'été 1969 , nos quatre compères dans le vent gravent sans le savoir d'une part leur ultime album et , d'autre part le chef d'oeuvre absolu ! Une production à couper le souffle , de l'intensité sur chacune des chansons de la galette le tout porté par une pochette devenue (elle aussi ) mythique .


Difficile de parler de "Abbey Road " quand tout semble avoir été dit ou écrit depuis plus de quarante ans ... Je me permettrais juste d'ajouter que c'est un album dont je ne me lasse point ( n'étant même pas né à l'époque de sa sortie ) et que les Beatles représentent à mes yeux (et mes oreilles) bien plus que la musique . Ils demeurent (tout comme les Rolling Stones) aussi présents que le vent , la pluie ou le soleil : un élément de notre vie !


"Abbey Road " porté par les énormes tubes que seront "come together", "here comes the sun" et "something" s'écoulera à 30 millions d'exemplaires à travers le monde, soit la deuxième meilleure vente du groupe après "Sergent Pepper's Lonely Hearts Club Band " paru en 1967 .


Quelle carrière et quelle vie trépidante les Beatles ont mené de 1962 à 1969 !!! J'ai l'impression qu'ils ont vécu leur succès fulgurant comme un film en accéléré et , le plus incroyable constat : Leur oeuvre résiste au temps à l'image de Dorian Gray .


Je vous propose donc un des titres phares de ce disque cultissime : "Here comes the sun " :

lundi 1 février 2010

et paf ! le Jumpin Jack Flash est là !



Lorsqu'Harry sortit de la voiture , il se retrouva nez à nez avec Jack Danielle en personne ! Le bondissant et hirsute Jack avec son cigare et sa dentition digne d'une publicité pour un dentifrice . Harry était à présent ligoté à l'arrière du véhicule qui le conduisait au domaine privé de mister Jumping Jack flash .


A peine arrivé , les hommes de main du maestro firent sortir notre inspecteur pour l'emmener dans le bureau de Jack le foutraque en vue d'une explication de texte et de syntaxe qui devait sans aucun doute laisser quelques traces .

-"installez vous mon petit vieux ! je vais à présent tout vous expliquer : tout ceci n'est qu'une immense comédie , une odieuse farce tel celle que l'on fait jouer inlassablement au genre humain depuis des millénaires !!" lui lança Jack Danielle en fumant son cigare le regard halluciné .


Harry ouvrit de grands yeux : il ne comprenait pas un traître mot de ce que pouvait lui signifier avec éloquence le bondissant Jacky .

-"tu sais Harry , je ne suis pas et je te le répète un voleur de poules , je suis au dessus des lois moi ! je suis LA loi !! ah ah ah !! je suis celui qui tire les ficelles dans cette ville ! "

-"attendez , vous voulez dire que ... mais qui êtes vous au juste bon sang de bonsoir ?

Jack ne prit pas le temps de lui répondre plus précisément mais Harry avait finit par comprendre : il se trouvait face au big boss du FBI aie aie .


Harry avait été depuis le début de cette histoire le Dindon d'une farce peu mangeable , le jouet d'un homme de pouvoir prêt à tout pour en user et en abuser .

Deux jours plus tard , Harry fut relâché avec l'obligation de ne jamais révéler le véritable emploi de Jack Danielle ... il n'avait pas le choix désormais et devait poursuivre son métier de flic luttant contre la corruption avec ce lourd secret .



Un souvenir fort lui revint en mémoire : son pote de toujours Bob De Chico avec qui il travaillait en tandem il y a 15 ans ... et dont il n'avait plus jamais eu de nouvelles depuis que ce dernier fut pris dans une embuscade : et si lui avait parlé ?
Bob c'était un peu comme son frère et , tout deux s'étaient jurés de traquer les malfaisants ou que ces derniers se trouvent sur cette putain de planète !
Harry n'avait en lui que des regrets et se fit la promesse à ce moment précis de se faire justice en mémoire de Bob De Chico qui conduisait si bien les Taxicos la nuit dans les villes de grandes solitudes ...

vendredi 15 janvier 2010

Harry rira bien un jour de tout çà






Les semaines avaient passé un peu comme défilent les poteaux électriques lorsque l'on voyage en train . Harry n'avait plus de nouvelles de Jack (et ce , malgré le mouchard ! ) . L'affaire s'avérait fort compliquée et Harry ce genre d'imprévu : çà le mettait dans tout ses états .




Sa direction lui avait conseillé d'enquêter au plus près : sur le terrain afin de mettre le grappin sur la Bande de Jack ! .




Un matin , notre inspecteur Harry décida de changer de look afin de s'immiscer en plein coeur du "milieu" . Il opta pour un accoutrement à la Coppola période "le Parrain" : exit les cheveux longs et la barbe touffue . Le voici à présent en costume chic et chapeau Borsalino ... classe le Harry !




Jeudi 27 octobre , 15 h 15 rue Marignan , Harry eut la grande surprise d'apercevoir Jack Danielle qui , ne l'avait point reconnu déguisé qu'il était en fiston Corleone qu'un Brando patriarche n'aurait aucunement renié !




Jack avançait en marchant tel un zombi halluciné . Une petite allumette au coin des lèvres , les cheveux plus longs que lors de sa garde à vue et une fine moustache en souvenir sans doute de sa mère Portugaise . Harry le suivit discrètement en recouvrant ses yeux avec son couvre chef ,
-"ou diantre ce foutraque de Jack Danielle allait -il ? "
Jack qui avait plus d'un tour dans son sac à malice avait repéré dès le premier jour que la flicaille NewYorkaise avait tenté de le piéger en lui faisant porter un mouchard : c'était bien mal le connaître car Jack savait tout des amis de Harry ... Jack n'était pas un voleur de poules à la petite semaine .
Harry continuait sa traque sur les trottoirs lorgnant Jack d'un regard noir et agacé lorsque soudain , deux individus se jetèrent sur lui et le forcèrent à pénétrer dans une voiture .
-"Damned ! se dit il en lui même ... me voilà cuit comme un oeuf !