vendredi 28 décembre 2007

2007 année féerique !


Alors vous me direz "féerique , féerique tout de même il éxagère notre magicien !" et vous aurez sans doute raison ! 2007 fut une année importante pour moi car j'ai vu quelques projets et souhaits aboutir mais...cessons là ces considérations personnelles et consacrons nous au bilan (le mot est fort , je le concède aisément ) de cette année qui fut marquée par la chose politique . Deux petits épiciers ont ainsi accédé au second tour des élections Françaises , le plus teigneux et arrogant a finit par l'emporter ! depuis 6 mois c'est la course aux réformes les plus improbables et le retour du clinquant , de la frime de bas étage et ..à l'absence de culture . Ah !! belle année 2007 qui a vu le triomphe du jeune Mika , le retour en grâce de Polnareff et le come back médiatique du dictateur (d'opérette ) Kadhafi en personne . Je reviens sur sa venue qui fut une joie intense pour votre serviteur ..imaginez notre Résidu actuel humilié par le dictateur Libyen venu se pavaner avec sa rolls blanche et ses amazones sexy , ce même dictateur d'opérette qui finalement n'est pas venu acheter missiles et rafales vendus à prix fort attractif par notre Résidu épicier et qui nous a tout de même rappelé que nous ne respections pas vraiment les droits de l'homme dans notre bel hexagone. Quelle belle année ce fut tout de même ! je m'interroge à présent sur les motivations et les attentes de mes concitoyens , leur bonheur réside (si j'ai bien compris) dans le consumérisme à tout va et surtout à la course au profit pour les plus ambitieux d'entre eux .
Décidément ces nobles Gaulois me surprendront toujours !! eux qui voulaient du changement sont à présent servis !!! Malgré toutes ces considérations , je reste persuadé que nous allons remonter la pente (on est tombé si bas que l'on ne peut que se relever , non ?) tant d'amateurisme à un si haut niveau voilà qui frise le mauvais canular , la blague de potache d'étudiants indisciplinés !!!!
2007 fut aussi l'année ou ce lieu vit le jour et ou je fis votre connaissance , je vous remercie de tout coeur pour ces nombreux échanges , ces idées partagées ou non dont nous avons pu parler , c'est si important de pouvoir le faire !
En 2008 , vous trouverez ici de nombreuses nouvelles story ainsi que des rubriques musicales et cinématographiques sans oublier quelques posts consacrés à la politique de notre planète ..et dieu sait qu'il y en a des choses à dire ....passez de merveilleuses fêtes chers internautes et autres bloggers de tout poils !!

vendredi 21 décembre 2007

Happy Magic Christmas !


Ah !! Noël et son cortège de cadeau ! Noël et ses retrouvailles familiales entourés de la dinde aux marrons , des papillotes et du bonheur que l'on ressent tous et toutes à se retrouver pour faire une pause , une trêve dans notre quotidien surchargé . La joie et la chaleur de la fête c'est beau !!
c'est beau certes , mais je ne peux m'empêcher chaque année en cette période de joies consuméristes et de bonne humeur forcée (parfois ...) de penser à ceux qui passent Noël seul , abandonnés de leurs proches et qui doivent subir nos "joyeuses fêtes !!" à tout va .. et pour qui cette période est assez terrible car elle leur rappelle combien ils sont seuls et rejetés par une société qui les élimine car ces gens là n'apportent rien ..
Ceci étant , je ne voudrais pas tomber dans le pathos ou le "bon sentimentalisme pseudo humaniste " et avant que l'on me fasse ce (léger !) reproche , je tiens à vous remercier pour cette année 2007 fort enrichissante (pas dans le sens ou notre gouvernement l'entend , non !) et je vous souhaite un bonheur partagé avec celles et ceux que vous aimez !!
En guise de petit pied de nez à cette fête populaire et , parce que j'aime particulièrement ne pas faire "comme tout le monde"
je vous propose de retrouver un titre (peu connu mais très caustique) de notre Renaud national , cru décembre 1981 . Il s'agit du désopilant "père Noël Noir" qui , je trouve n'a pas pris une ride . alors ...joyeuses fêtes !!!!

lundi 17 décembre 2007

Pierre Perret "Le Plaisir Des Dieux " 2007



Il faut d'emblée le reconnaître : il fallait oser !! et à bien y regarder parmi les artistes encore bien vivants que compte la chanson française , je ne vois bien que l'ami Pierrot pour
ressusciter des chansons on ne peut plus paillardes tel que :

"les moines de St Bernardin " ou encore "les filles de Camaret " ...Ce disque est le fruit d'un désir que Pierre Perret avait en lui depuis de longues années .Réhabiliter les chansons paillardes et grivoises avec des mots qu'il sait à merveille confectionner (il suffit d'énumérer la liste de ses plus grands tubes du "Zizi" en passant par "la Corinne" ou "le cul de Lucette" ) Un disque que souhaitait réaliser son ami Georges Brassens mais ..la faucheuse étant passée par là c'est notre Pierrot national qui s'y colle et qui y fait merveille !!

Une orchestration classique mais bigrement enlevée accompagne avec délectation des textes fort grivois que nous connaissons tous ! Evidemment , me diront certains ça ne vaut pas certains textes originaux de Pierre Perret , qui y mêle toujours une forme de dérision sur l'état de notre monde , et bien évidemment Perret n'est pas que cela ! c'est aussi l'auteur de poignantes chansons tel "Lily" ,"Blanche" ou "la petite Kurde" . Pour être honnête chers internautes et autres bloggers de tout poils , ses chansons sont avant tout drôles car c'est Pierre Perret qui les interprète de sa voix (un peu vieillit certes ) mais malicieuse et gourmande ou chaque mot devient jubilatoire .

Alors je sais que certains me diront "c'est quand même assez vulgaire !!" Et ils n'ont pas tord de le penser voire de le dire haut et fort , car le résultat n'aurait pas été le même (selon moi) si ces mêmes chansonnettes avaient été interprété par un Bigard ou un Patrick Sébastien ...
Là , se pose la question importante "qu'est ce qui est vulgaire et qu'est ce qui ne l'est pas ?"
Pour moi , notre "résident" actuel avec tout ce qu'il dit ou fait représente la vulgarité dans son intégralité .
De même que la baronne Nadine de Rothschild avec ses allures de rentière de prisu qui vient nous donner des leçons de bonne manière est également très vulgaire ...

Je pense que Pierre Perret possède ce "je ne sais quoi" qui fait que quoi qu'il chante ..ça ne parait jamais vulgaire mais au contraire , cela exprime une sorte de "barrière ouverte sur l'interdit " comme une provocation d'une insolence rare ... à vous de juger mes biens chers frères et mes biens chères soeurs et de reprendre avec lui tous en choeur !!!

mercredi 12 décembre 2007

la grande évasion d'un dénommé Joe Bullitt dit "le papillon"





5 h , il était déjà 5 h et c'est à cet instant précis que Betty me demanda un peu de champagne histoire de faire un peu plus de mousse dans la baignoire . Quelle idée saugrenue de sa part quand même , d'autant que le champagne coûte relativement cher et que la cagnotte entière risque d'y passer en à peine quelques semaines à ce rythme là . Betty s'en fout royalement , de toute façon du moment qu'elle peut prendre son bain avec une boisson pour la calmer de tout ce que notre train de vie peut nous faire voir ...je n'ai pas le coeur à chipoter .


-"j'aimerais bien partir , le plus loin possible avec tout ce fric que l'on possède à présent on peut aisément faire le tour du monde" me suggère t-elle en allumant une cigarette .


"de toute façon on a pas trop le choix avec toute cette flicaille qui risque de rappliquer d'un instant à l'autre il vaut mieux ne pas trop traîner nos guêtres dans le coin "


Et oui ! la vie tranquille à regarder pousser les chèvres dans un bien être sur en comptant sur de langoureux et paisibles lendemains , ce n'était point le genre de choses qu'il me fallait . Il y a deux ans , lorsque j'ai rencontré Betty elle était réceptionniste à la banque centrale "computer" j'étais là ...disons pour affaires : un retrait conséquent que l'on peut nommer braquage ! Un beau matin j'avais tout décidé : le lieu , le nombre d'otages et de pseudo-déclarations au cas ou les choses tourneraient mal , ensuite je filerais vers une destination inconnue avec tout ces jolis biffetons histoire de couler une vie rock'n'roll et libertaire ou enfin tout me sera permis et ou personne ne viendra foutre son putain de grain de sel .Ce jour là , un après midi de chien ou il pleuvait des cordes à se pendre sans raison honorable , j'entrais dans cet établissement et bingo ! en moins d'un quart d'heure je tenais à moi tout seul la totalité du personnel . La police fut bientôt alerté de mes petites intentions et je pris quelques otages histoire de ne plus être seul dans le coup . La sueur perlait sur mon front , la peur se lisait sur le visage de mes convives d'un jour à qui je n'offrirais rien (si ce n'est la vie sauve s'ils se tenaient tranquilles comme Baptiste) Après midi de chien certes , mais gros coup de soleil lorsque je vis Betty qui assurait la réception et qui m'apporta contre son gré la somme que j'avais demandé (tout travail mérite salaire !)


Je n'avais pas prévu que cette petite conne aux formes généreuses et au tempérament bien trempé voulait se faire la malle en ma compagnie !

"hey ! mais qu'est ce que c'est que ce bordel ! j'agis seul et je ne veux pas de ton aide !! allez tires toi de cette bagnole et restes avec les autres !"

Mais la jeune effrontée ne l'entendait pas ainsi et était fermement décidée à jouer les Bonnie Parker avec moi , qui d'ailleurs ne la connaissait pas encore par coeur .

"tu as peut être dévalisé une banque mais tu viens de dévaliser mon coeur , mon corps , mon âme et ma vie , je te suis que tu le veuilles ou non !! " depuis ce jour , Betty réalise quelques braquages et autres larcins afin de financer nos vacances rock'n'rolls et libertaires , alors finalement peut m'importe qu'elle réclame un peu trop de champagne quand elle est dans son bain !

vendredi 7 décembre 2007

Bob Dylan "Times They Are A-Changin' "


Allez un peu de musique histoire de nous réveiller un peu , de ne point sombrer dans la sinistrose imposée par une politique nationale de plus en plus foireuse , une politique qui frise les limites du raisonnable et du pensable . je sais chers Internautes et autres bloggers de tout poils (y'avait longtemps !) Vous qui êtes des gens sérieux et sensés , je sais pertinemment que vous êtes vous aussi dépassés par les évènements mais...résistons ! luttons et chantons ! il en ressortira toujours quelque chose . A la veille de ce week end automnal qui s'annonce un rien festif et hautement rock'n'roll , je vous propose d'ouvrir vos cages à miel afin d'ouïr une des nombreuses et jolies comptines du grand folk protest singer BoB Dylan ! A l'heure ou un long métrage (qui est annoncé à juste titre comme un évènement ) relate sa riche et décadente existence au service de causes justes et louables , ce genre de causes qui n'interpellent aujourd'hui qu'une minorité de Gaulois ..les autres préférant s'adonner aux joies du consumérisme à tout crin et à la délation de leurs voisins histoire de toucher un petit pactole ..ah ! elle est belle la gaule de 2007 !
le film de Harvey Weinstein me donne ici l'irrésistible envie de vous faire partager un des grands classiques du sieur Dylan (à qui Antoine , Aufray et Renaud doivent tout ou presque ) Replongeons nous dans les sixties et savourons notre troubadour nous narrer une actualité qui n'a (hélas) pas trop changé :"Times They Are A-Changin' " justement :

dimanche 2 décembre 2007

Remember...



En ce début d'automne 1967 , il faisait assez doux dans la ville de Muflin .Elle et lui sont ensemble depuis près d'un an et tout se passe à merveille .Depuis ce voyage en train de nuit qui leur avait permis d'effectuer un intense voyage intérieur qui souda leur relation , il restait encore quelques braises vivaces d'un amour maintes fois consommé .Lui avait choisi de vivre auprès d'elle quelques jours en fin de semaine et cela lui convenait parfaitement , Elle était ravie et c'est bien là tout ce qui comptait .Chacun des deux amants étaient bien pris par un travail (bien que très différent l'un de l'autre ) qui les passionnait .Lui travaillait en usine sur des machines afin d'affiner la conception de vêtements pour la grande distribution , les nuits de labeurs étant longues et harassantes il était souvent depuis quelques mois d'humeur maussade et toujours un brin cynique .bien qu'étant d'un naturel avenant il apparaissait aussi comme quelqu'un de dur , quelque chose dans son visage traduisait cela de façon on ne peut plus manifeste et rien n'y personne ne pouvait changer cela...pas même elle .


Aimant particulièrement la littérature et les grands auteurs depuis son plus jeune âge , Elle avait choisi tout naturellement de travailler au sein d'une librairie située dans le quartier latin de la ville de Muflin . Elle se rendait chaque matin à son travail de bonne humeur , faire partager sa passion pour les écrits de Victor Hugo , Colette ou Proust était pour elle un ravissement de tout les instants .Elle se rendait tôt à son travail et conseillait de fort belle manière aux clients les livres les plus attrayants et goûtait parfois au plaisir sensuel de leur lire quelques passages à haute voix . Toujours élégante et féminine jusqu'à la pointe des pieds (qu'elle avait menus et ravissants) Elle avait ce don d'envoûter tout les hommes qui passaient autour d'elle sans pour autant avoir les allures d'une allumeuse ou d'une pimbêche . Depuis de longues années (presqu'un quinquennat) elle travaillait en étroite collaboration avec un jeune homme à peine plus âgé qu'elle avec qui elle avait tissé des liens privilégiés au fil du temps ...certains murmurent qu'ils avaient été amants pendant quelques mois .Elle aimait particulièrement être à ses cotés , sa façon de lui parler , de la mettre en valeur sans jamais la courtiser de façon grossière lui plaisait beaucoup , cela l'a troublait parfois ...
Il y eut entre eux des moments intenses et forts et puis ...plus rien sans que l'on sache trop pourquoi .Oh ! la librairie avait continué de fonctionner mais, cette distance impromptue avait perturbé les choses ...A présent tout allait mieux ,voire même beaucoup mieux , Elle l'attendait impatiente et même fébrile , aimant lui raconter l'histoire du dernier film ou du dernier livre qu'elle avait lu , ils échangeaient tout deux vivement sur des domaines aussi différents que : le sens de la vie, la politique ,la littérature ,la religion ,la marche du monde ...Un soir , alors qu'elle était seule chez elle (son compagnon étant encore à l'usine) elle repensa très fort aux moments qu'elle avait partagé de façon intense et sensuelle avec son collaborateur libraire et se posa de drôles de questions, dont celle ci qui revenait en boucle comme un tube musical : "et si c'était lui l'homme que j'attends pour enfin construire ma vie et m'épanouir ?"
Les jours qui suivirent lui parurent empreints de soleil et de quiétude , oh ! certes Elle aimait toujours son amant , Elle aimait toujours partager son quotidien et ses loisirs à ses cotés mais..quelque chose avait changé en elle , et ce quelque chose Elle ne voulait plus , Elle ne pouvait plus , Elle n'envisageait plus devoir y renoncer .

lundi 26 novembre 2007

premiers pas dans la mafia





Une atmosphère un peu tendue dans cet immeuble de la rue de chevriellère , le parquet ciré ,les stores baissés.Quelques hommes s'affairent dans le hall en costards noirs . ce midi le Padre reçoit des individus influents qui pourront sans doute l'aider à financer son parti .Des gangsters ?, des voyous de grand chemin ? des Politiques ? que nenni mes amis ! des individus au dessus de tout soupçons qui aiment à se retrouver dans le giron du padre pour y faire affaires .



"padre , padre il y a là quelqu'un pour vous !" lui signifie son aide de camp Nestor Maramouche . le Padre se lève légèrement de son fauteuil , repousse le cendrier ou fume encore son cigare et prend dans ses bras un chat vagabond qui passait par là ayant vu de la lumière



-"fais le entrer ! mais doucement ..fouille le d'abord on est jamais trop prudent " répondit le patriarche avec sa voix de chat de gouttière enroué . L'homme entra , le sourire un peu figé , le genre de mec à qui on ne vendrait pas une voiture ...même d'occasion .Il portait un petit costume gris-noir un peu étriqué et , à voir son visage n'avait sans doute pas beaucoup dormi ...le stress sans doute . Ah , il faut dire qu'il en imposait le Padre , le cheveu gominé , la voix enfumée mais très décisive et lorsqu'il lui arrivait de poser une question il laissait souvent son interlocuteur dans un embarras qui ne lui donnait pas d'autre choix que de répondre l'exact vérité !



"installez vous mon cher ! et dites moi tout d'abord ce qui vous amène jusqu'à moi ? vous savez que je n'ai pas beaucoup de temps devant moi ...que me voulez vous ?"



l'homme ne se désarma point et commença par une petite moue qui plissa son visage et accentua son regard corbeau .



"je me prénomme Bob et je suis ici pour affaires , je sais Padre que vous ne disposez pas de beaucoup de temps mais ce que j'ai à vous dire risque de fort vous intéresser " et voilà notre homme entrain de baragouiner sa vie , de son ancien travail comme chauffeur de taxi à New York , de son désarroi face à une femme du monde qui l'avait méprisé , de son incapacité à être heureux ne serait-ce qu'une minute . le Padre visiblement ému (c'était plutôt rare ...mais l'était il vraiment ?) lui demanda de préciser un peu sa pensée et d'en venir au fait !


"faites court jeune homme je vous prie , j'avoue que je commence sérieusement à me perdre en conjecture !"


"OK, Ok ! fit Bob ! alors oui ! un jour j'en ai eu ma claque de ne pouvoir être heureux ne serait-ce qu'une minute ...rien qu'une putain de minute ! tous les jours je transportais des toquards dans mon tacot et un jour je me suis dit : il faut que je nettoie la ville ..ouais que je décrasse cette ville de toutes les ordures qu'elle compte et Dieu sait s'il y en avait ouh là ! alors comme ça je me suis armé et j'ai buté le maque d'une gamine qui faisait la pute ..le massacre ! j'ai fais un peu de taule mais j'ai été libéré et considéré comme un héros ! ensuite j'ai cherché encore et toujours à me venger ...de mon avocat qui m'avait considéré comme une racaille ! le salaud ! En taule j'ai appris à me battre , me suis tatoué tout le corps et à la sortie je lui ai mené la vie dure à ce fumier et à sa famille! rebelote ..je me suis retrouvé au mitard puis on m'a libéré pour bonne conduite ..ah ! je vous jure"




le padré écoutait ce récit des plus captivants en se frottant le crane et en pensant au prochain tramway (nommé désir) qui devait le conduire en lousdé vers un tout autre horizon .


"poursuivez ! poursuivez , je vous prie"


Et Bob continua , il parlait à présent de ce casino qu'il avait ensuite dirigé avec son pote Bénito la tambouille ou il escroquait les gusses qui n'avaient pas les moyens de payer , de cette chanteuse de jazz à qui il jouait des aubades au saxo et même de ce combat de boxe qu'il gagna un jour au pied levé en remplaçant Jack la tornade .




"Voilà Padre vous savez tout de moi , sincèrement je crois que je peux vous être fort utile ! engagez moi !!!"


le padré fut sidéré par autant d'audaces et de guignolades
c'en était assez !! assez ! il commença à sortir de ses gonds et à insulter Bob dont la moue était plus crispée que jamais ...

"mais, pour qui vous prenez vous jeune insolent ! et pour qui me prenez vous pour me raconter vos sornettes qui ne sont rien comparées à ce que fut ma vie , j'ai mendié ,pillé , dévalisé ,détroussé ,arnaqué pour en arriver là mais j'avais une chose que vous ne possédez pas jeune homme : le sens de la loyauté !!! " En l'entendant vociférer au loin ses hommes de main entrèrent dans

son bureau et s'installèrent de chaque cotés comme pour faire un rempart et éloigner le jeune insolent aux dents longues qui visiblement voulait être calife à la place du calife ! L'atmosphère était à présent tendue et survoltée , le chat qui cherchait aventure en ces lieux partit sur la pointe de ses vigoureuses pattes sans demander son reste ..et Bob aussi !
le lendemain , la nouvelle tomba : le Padré était sans un sou , il avait fini par tout donner , aux Indiens , aux pauvres et aux mendiants ...bizarre pour un parrain de la mafia , non ?

mercredi 21 novembre 2007

La belle endormie


A quoi pouvait elle bien songer ? à lui ? à son brillant avenir ? à ses rêves et ses nombreuses utopies ? Endormie dans ses bras ,elle rêvassait , elle se laissait peu à peu aller au plaisir d'une existence peuplée de plaisirs et de petits bonheurs futiles . Dans ce train de nuit qui fuyait pour Muflin , cette charmante petite bourguade ou résidait des habitants dont l'unique préoccupation était la fraternité et l'amour de leur prochain , elle se sentait à l'aise tel une sirène en équilibre sur une rivière de diamants . Depuis toute petite , elle avait l'art et la manière de plaire et l'insolence de clamer tout haut ce que d'aucun pensaient tout bas en leur for intérieur .Elle avançait dans la vie en bougeant avec élégance sa magnifique silhouette , cultivant un sourire qu'elle savait mieux que personne garder en toutes circonstances..elle avait tout d'une princesse , d'une fée , d'une femme hors norme et hors mode .Assoupie dans ses bras elle était tout simplement bien et souhaitait que rien au monde ne puisse changer cela .
Au milieu du vacarme du moteur et des allées et venues incessantes des voyageurs il demeurait calme et serein , une chose était certaine il l'aimait ! Il l'a serrait très fort contre lui ,elle représentait tellement à ses yeux , il avait tellement espéré qu'elle succombe à son charme et qu'elle veuille faire un bout de chemin dans sa vie qu'il n'en revenait pas de l'avoir dans ses bras et tout près de lui , de pouvoir respirer son parfum , de sentir les battements de son coeur .
Pourquoi se disait il cela au fond ? il avait tout pour lui mais manquait terriblement de confiance , il pensait souvent que le bonheur ne lui était pas réservé ...jusqu'à ce qu'il la rencontre . Ce jour là , il faisait beau , la lumière était d'une éclatante luminosité , il l'avait abordé sans trop y croire , elle lui avait sourit puis adressé la parole , il l'avait faire rire et elle avait succombé à son charme , par envie , par instinct , par amour aussi . L'amour justement tout deux le redoutait ..vivre une histoire d'accord mais...que cette histoire se transforme en une passion amoureuse et dévorante , de ces passions que l'on ne retrouve que dans les romans de Flaubert ou les films de Truffault avec ces égarements , ses mots qui jaillissent , cette douce sensualité à la fois animale et lubrique , ce manque une fois consommé ..tout cela leur faisait envie et peur à la fois . Ils s'aimaient et c'était déjà bien comme çà , non ?
Minuit douze, le train arrive en gare de Muflin , elle ouvre les yeux et lui sourit , elle se dresse devant lui , ils s'embrassent comme s'ils le faisaient pour la première fois , la terre pourrait s'écrouler ils continueraient à se mirer , se découvrir à chaque instant . Il la regarde descendre du wagon , ses jambes sont toujours aussi divines, elle se retourne vers lui elle et le prend par le bras , elle aime se sentir contre lui , dans ces moments plus rien d'autre n'a d'importance .

vendredi 16 novembre 2007

Julien Clerc "ma préférence" 1978


Ah !! le week end est enfin arrivé !! et oui , j'ai envie de vous dire à mon tour (et ce n'est plus trop à la mode depuis 6 mois..) ces mots du chanteur Québécois Zachary Richard qui furent repris avec succès par Julien Clerc en 1978 :"travailler c'est trop dur" . Vous l'aurez compris chers fidèles amis bloggers et autres internautes de tout poils chaque jour plus nombreux à venir me rendre une petite visite , que j'ai la furieuse envie de vous faire un petit plaisir afin d'entamer au mieux ce week end . Détendez vous , déstressez vous , laissez par pitié vos penchants consuméristes plus ou moins affichés (je vous titille là...) pour vous laissez porter par ce qui est pour votre aimable serviteur de ces lieux , une des plus belles chansons du patrimoine Francophone j'ai nommé : "ma préférence" de Julien Clerc dont les paroles sont signées jean-loup Dabadie sur une musique de notre Juju national . Lorsque sort ce titre en 1978 , julien Clerc est depuis une dizaine d'années une des nouvelles valeurs sacrées de la variété française (de qualité ) depuis sa rencontre avec le regretté et génialissime Etienne roda -Gil son auteur fétiche ,le duo musical fonctionne du tonnerre et accumule les tubes au sommet des Hits Parades ("la cavalerie" ,"la Californie" ,"ce n'est rien" ,"si on chantait""le patineur" et tant d'autres ...) En 1978 (pleine période disco ) quelques nouvelles têtes d'affiches de ce que l'on surnommait à l'époque "la nouvelle chanson française" déboulent en trombe sur les ondes et les petits écrans :Alain Souchon qui s'impose définitivement avec "Allô maman Bobo " 4 ans après son premier grand succès en 1974 "j'ai dix ans", Yves Simon et son délicieux "diabolo menthe" ou encore Renaud et son "laisse béton" , sans oublier le déluré Plastic Bertrand et son déroutant " ça plane pour moi" . Au milieu de tout cela , julien Clerc sort un nouvel album intitulé "jaloux" qui s'avère être une parfaite réussite et ...nouveauté intéressante : un nouvel auteur apparaît (au grand désespoir d'Etienne Roda -Gil ) il se nomme jean-loup Dabadie et va signer là le plus gros succès de ce nouvel opus , le classieux et incontournable aujourd'hui "ma préférence" ..Quelle magnifique chanson! une harmonie parfaite entre la mélodie et les paroles sans oublier les violons et cette guitare douze cordes..c'est imparable et le public ne s'y trompe pas puisque le 45 tours s'arrache courant octobre 1978 .Par la suite , julien Clerc travaillera avec d'autres auteurs ce qui déroutera son public tellement attaché aux textes concoctés sur mesure par Roda-Gil .. Allez , ne boudons pas notre plaisir ! ..si on chantait ?
Je le sais
Sa façon d'être à moi, parfois
Vous déplaît
Autour d'elle et moi le silence se fait
Mais elle est
Ma préférence à moi
...Oui, je sais
Cet air d'indifférence qui est
Sa défense
Vous fait souvent offense...
Mais quand elle est
Parmi mes amis de faïence
De faïence Je sais sa défaillance...
Je le sais
On ne me croit pas fidèle à
Ce qu 'elle est
Et déjà vous parlez d'elle à
L'imparfait
Mais elle est
Ma préférence à moi.
..Il faut le croire
Moi seul je sais quand elle a froid
Ses regards
Ne regardent que moi
Par hasard
Elle aime mon incertitude
Par hasard
J'aime sa solitude...
Il faut le croire
Moi seul je sais quand elle a froid
Ses regards
Ne regardent que moi
Par hasard
Elle aime mon incertitude
Par hasard
J'aime sa solitude
...Je le sais
Sa façon d'être à moi, parfois
Vous déplaît
Autour d'elle et moi
le silence se fait
Mais elle est
Elle est ma chance à moi
Ma préférence à moi
Ma préférence à moi...

lundi 12 novembre 2007

Un jobastre dans un jeu de quilles



"zere gooten , zere gooten !!" s'exclamait Francky en lisant la presse locale au petit déj' le lendemain du premier concert de son ami Douglas . Notre hurluberlu était tout joyeux tel un chien qui aurait retrouvé sa pâté , il gesticulait dans son petit costume gris, un bol de café à la main dans son bureau de la rue des rizières .Quelques secrétaires s'affairaient avec une détermination qui étonnait toujours notre ami .Les ambiances de travail , il faut dire qu'il aimait çà le bougre ! cela faisait 15 ans maintenant qu'il travaillait pour l'usine de produits domestiques pour dames d'un certain âge et il adorait son job . un labeur qui rapportait bien mais cela n'était point facile pour autant ..vous voulez savoir pourquoi ?


Avez vous déjà essayé de vendre une télévision à un aveugle ? une mobylette à une cul terreux ? difficile en effet ..certes oui , mais tout à fait réalisable pour notre jobastre de la ville !


A peine arrivé au bureau , il ouvrait chaque jour son abondant courrier en se trémoussant sur les airs d'Annie Cordy puis , une demi-heure plus tard il grimpait avec allégresse dans sa Simca 1000 pour faire ce qu'il estimait être "le plus beau métier du monde" : le porte à porte , explication avec le maestro :

"j'ai , à cette occasion le privilège de palabrer avec quelques gueuses point farouches et point hostiles à mon endroit à qui je me propose de refourguer tout ce qui me semblerait inutile d'acheter ..une aubaine qui, je le concède fort bien met beaucoup de beurre dans les épinards"


Ainsi parlait notre Jobastre , qui se retrouvait souvent dans de périlleuses situations ..comme ce jour d'octobre 1963 , à Thionville les bains ...Notre ami festoyait chez Lucienne Boyer la locataire du 5ème étage en sortant de l'ascenseur , le dîner était copieux mais un poil longuet et notre jobastre ne tenait plus en place , et pour cause la vieille tromblon n'avait encore point signé le petit chèque tant attendu par Francky et ses employeurs . "le dîner vous plaît monsieur Vincent ?" lui dit elle tout de go et la voix tremblante (86 ans ceci explique cela)

"mais fort bien fort bien gente damoiseau , n'oubliez pas de signer le petit chèque ....ce serait fort charitable de votre part !! " et là patatras , la rombière prise de panique fit un arrêt cardiaque ..notre ami en fut tout retourné !!!

Au même instant (mais était ce si important que çà mes amis ?) les Hoohoo signaient leur premier contrat avec une grande maison de disque . le titre "baby come on" allait sortir en 45 tours dans le monde entier ...Douglas n'eut évidemment pas le loisir suffisant pour retrouver son ami et facétieux jobastre . Sa vie se résuma tout à coup au fameux triptyque du Rock'n roll ..il commença à brûler l'existence par les deux bouts .Un soir alors que les Hoohoo donnaient un gala sous un chapiteau ,Pamela qui attendait Douglas à la sortie du concert coté coulisses entendit un énorme bruit venant de l'extérieur , une fumée rouge orange s'échappait , la foule commença à crier de panique , la soirée se terminait avec un incendie qui n'avait rien de prévu au programme ..Quelques minutes plus tard alors que les secours étaient (enfin !) sur place ..on vit apparaître un Jobastre en costume gris qui leur expliqua tant bien que mal en gesticulant qu'il venait juste de tester un nouveau produit absolument inoffensif .
"qui est donc ce jobastre ? "s'interrogea avec raison un agent de sécurité (les fameuses forces du désordre public) ...."c'est Monsieur Vincent un ami du chanteur de ces lieux , ah !! le bougre il n'a pas changé !"

vendredi 9 novembre 2007

les premiers pas d'une légende à venir





Il devait être 23 h30 lorsque sous les clameurs d'un public enivrés par l'alcool et les browns sugars , le premier concert des Hoohoo toucha à sa fin . Douglas et ses amis n'étaient pas vraiment pressés de quitter la scène improvisée à cet effet par Lucien le propriétaire du bar et pour cause...un premier récital c'est à marquer d'une pierre blanche !

- "on l'a fait les gars !! on vient ainsi de franchir un sacré cap ! " s'exclama Douglas à peine arrivé en coulisses (enfin si on pouvait appeler çà des coulisses) .Nos joyeux saltimbanques se rendaient soudainement compte qu'un public potentiel (bien qu'un poil éthylique ) appréciait leurs chansons , pour Douglas c'était le début d'un parcours quasi sans faute....

Le lendemain , dans la bourgeade de Tionville , quelques personnes parlaient déjà de ce fameux concert .pour nos amis , rien n'avait changé chacun avait ce matin là repris le cours de sa vie d'une manière presque normale ..tous sauf Douglas qui avait décidé de faire de ce métier sa vie , il ne voyait pas comment mais il sentait qu'il était bougrement et diablement fait pour çà . pendant ce temps , ses parents Annette et Joachim continuaient à vivre leur existence en se souciant fortement du lendemain car leur vie n'était point facile . S'arrêtant devant un kiosque à journaux ils restèrent interdit en voyant dans le journal local le visage de Douglas micro en main entourés de ses camarades :

-"ma parole mais c'est notre petit Douglas !!" et oui ! déjà les premières retombées médiatiques et ce n'était qu'un début (modeste certes je vous le concède ) .En rentrant dans la demeure familiale Douglas fit la fierté de sa tribu , son père lui prédit une carrière à la Elvis et sa mère voyait déjà les covers des gazettes ....le charisme du jeune homme venait de faire mouche tout à coup , même sa copine Pamela commençait sérieusement à être jalouse de toutes les filles qui tournaient autour de Douglas dans le but de passer un moment agréable avec celui-ci .

le texte de "baby come on" résonnait comme un écho dans le creux des oreilles de toute une jeunesse en mal de vivre et en proi à un désespoir certain ..désespoir ? ce n'est point ce qui nous attend ...mais chut !

lundi 5 novembre 2007

les délires du Kid

Depuis sa rencontre avec le facétieux et déroutant Franky Vincent, le quotidien de Douglas était très différent ! Il faut avouer que Franky cultivait depuis son plus jeune âge le goût de blagues les plus impertinentes ! Enfant il aimait courir après les vaches de son village pour leur tirer sur la queue , il essaya même un jour de chanter à la place du coq du village ...au grand dam des voisins qui se demandèrent d'où provenaient ces cris stridents !



Un jeudi après midi , alors que ses parents étaient partis faire un tour chez des amis résidents à quelques lointains kilomètres de leur modeste demeure ,Douglas proposa à Franky de venir passer quelques heures en sa compagnie car ..Douglas trouvait la compagnie de Franky très ..dépaysante . le jeune garçon arriva à l'heure , vêtu d'un costume noir et d'une petite mallette de la même couleur il affichait un sourire malicieux et lui lança " bonjour ami saltimbanque j'ai une énorme envie de festoyer , de faire ripaille dans ton antre parentale !!" Il entra et sortit quelques friandises de sa mallette , des bonbecs ,du chocolat , quelques éléments pour fabriquer des browns sugars et...le plus important un petit carnet ou était rangé soigneusement des numéros de téléphone appartenant aux notables de la ville , Douglas fut surpris "mais que veux tu faire avec ce carnet ? tu les connais tout ces gens ?"

c'est alors que Franky juché sur une échelle (on ne sait trop pourquoi) tout en mâchonnait un carambar lui répondit aussitôt et avec la plus grande décontraction : "mais nous allons nous gausser de leur personne , tu vas jouer le rôle de mon assistant et je vais les appeler un à un pour leur raconter des salades dont moi seul connaît la sauce qui convient, allez en route moussaillon !!" Et l'après midi se poursuivit à coups de coups de fil intempestifs allant du charcutier Bongroin à la coiffeuse Gigi la gueuse du 4ème ..les deux compères s'amusaient comme lardons en foire .Les mois passèrent , les bonnes blagues du jeudi se poursuivaient encore et toujours puis...un jour sans mot dire , Douglas n'eut plus de nouvelles de Franky..qu'était il devenu et dans quelle étagère ? c'est bien les questions que se posait Douglas ..ce qui agaçait prodigieusement Pamela qui avait soudainement l'impression que son ami le farceur avait plus d'importance qu'elle !

-"mais non Pam' ne mélanges pas tout , je m'inquiète de son silence c'est tout !



Nous voilà en 1966 ,Douglas et sa bande avaient formé un groupe de rock psychédélique baptisé les Hoohoo , leur répertoire contenait une dizaine de chansons tout à fait comestibles dont une qui possédait tout ce qui ressemble à un tube en puissance "baby come on" dont les paroles étaient de Douglas . -"c'est bien les jeunes il faut faire quelques concerts" leur dit Lucien le tenancier du muppets un bar à bières réputé dans leur région .
"sérieux , vous nous laisseriez une chance de jouer devant un vrai public ?" et ce qui fut dit fut fait .
le 3 septembre 1966 , les Hoohoo faisait leurs débuts au muppets , Pamela était toute émoustillée à l'idée de voir Douglas chanter avec son groupe , les copains musiciens n'en revenaient pas ..mais il fallait assurer , être au top pour ne point décevoir Lucien . 20 h30 , les Lumières du bar se tamisèrent et les Hoohoo entrèrent en scène , Douglas en tête vêtu d'un pantalon en cuir et d'un chemise noir tout comme le reste du groupe ..explosion de joie dans l'assemblée , Chacun frappa des mains , remuant du fessier sur le tempo si primesautier de "baby come on " .A cet instant , dans son for intérieur alors qu'il chantait de toute son âme dans le micro accompagné par ses copains musiciens , Douglas savait qu'il avait enfin trouvé sa voie .

mardi 30 octobre 2007

Douglas et Franky the Kid

Illuminé !! c'est le mot qui convient pour définir l'état dans lequel le jeune Douglas se trouvait après avoir vu le grand Elvis Presley faire danser la foule au point que celle ci se mette à devenir un tant soit peu sentimentale pour peu qu'on lui injecte de la bonne musique dans les cages à miel . Tandis qu'Annette et Joachim se trouvaient à l'avant de leur Simca 1000 modèle 1953 , le petit Douglas commençait à fredonner ses propres textes sur les musiques du père Presley ..d'un coup ce fut l'illumination qui traversa son esprit "je veux faire de la musique un art majeur pour réveiller les gens et les élever spirituellement " Oui , je le concède fort bien , notre jeune Douglas avait la fâcheuse tendance à fumer quelques herbes qui n'avaient pas le goût des cigarettes habituelles , ce qui provoquait chez lui une propension à dire des choses parfois un poil insensées pour qui ne maîtrise point son langage et sa façon d'envisager l'existence .



S'il est un lieu que le jeune Douglas aimait particulièrement c'est l'école ..oh ! n'allez point imaginer que ce fut un bon élève assidu et appliqué , que diantre !! Ce qui plaisait avant tout à Douglas c'était de pouvoir retrouver ses copains avec qui il faisait les 400 coups . C'est aussi dans la cour de l'école que Douglas aimait flirter avec la jolie Pamela avec qui il venait tout récemment de tisser quelques liens , il faut dire que la demoiselle était d'une part fort jolie et d'autre part fort déjantée ...du genre à croire à une fin du monde potentiel et au pouvoir absolu des plantes sur l'individu ! Voilà qui influençait bougrement notre jeune poète en herbe (si je puis dire)



mais la grande découverte de Douglas, c'est la rencontre qu'il fera un 2 mars 1957 alors qu'il se trouve sur le chemin de l'école . Un jeune garçon blond au regard rieur et un peu farfelu l'aborde

"hey !! bonjour à toi l'ami je ne te connais point encore mais j'ai diablement envie de lier connaissance avec toi , tu m'as l'air fort civil et je devine que tu aimes comme moi faire ripaille et courir après les gueuses pour leur quémander quelques bisous dans le coup ...n'est ce pas ?"

Le jeune Douglas resta un peu interdit devant tant de candeur juvénile et d'innocence farfelu .
-"Pourquoi pas ! allons prendre un verre chez Lulu c'est une taverne ou j'ai mes habitudes en plus le chocolat est gratuit " Et les voilà partit . Quelques minutes plus tard , attablés dans la taverne de Lulu , le mystérieux blondinet déclina enfin son identité ...il se nommait Francky Vincent et résidait rue des acajous ...une longue amitié allait naître entre les deux personnages et nous la découvrirons plus tard ...si vous êtes sages !

vendredi 26 octobre 2007

Renaud "Hexagone" tournée rouge sang 2007




C'est l'évènement de l'automne et je ne pouvais pas ne pas en parler ici ! L'album live et le DVD de la dernière tournée de notre Renaud national sera dans toutes les bonnes crémeries le 19 novembre .


Une longue tournée entamée en février 2007 , un Renaud en bien meilleure forme que sur la précédente tournée (2003 et l'album de la renaissance "boucan d'enfer") . Un périple qui s'est achevé en septembre avec (fait unique à ma connaissance : un concert privé pour ses plus fidèles admirateurs à la Cigale de Paris pendant..6 heures d'affilées !! ) La voilà regonflée à bloc notre chetron sauvage , boosté par l'amour retrouvé et le succès de son dernier disque dans lequel on pouvait retrouver deux tubes imparables "les bobos" et "arréter la clope" , un disque de bonne facture meme si ce n'est certainement pas son meilleur à mon gout. Par les temps qui court , je ne vois pas beaucoup de chanteurs de cet acabit etre toujours aussi mordant et engagé tout en maintenant (et renouvellant ) son immense popularité qui ne faiblit pas après 32 ans de carrière !

La sortie de ce live "tournée rouge sang 2007" dans quelques jours nous donne l'occasion de se repencher sur sa carrière qui débuta en 1975 avec un premier album qui passa presqu'inaperçu mais qui lui ouvra les portes du métier avant de connaitre la gloire en 1978 avec la chanson "laisse béton" . Son image en 2007 a bien changé et c'est tout à fait normal mais il reste pour le public un chanteur "poil à gratter et populaire" et sincèrement ils ne sont pas nombreux à pouvoir en dire autant aujourd"hui . je vous propose chers internautes et autres bloggers de tout poils de découvrir un extrait de ce live , il s'agit du premier single extrait que vous entendrez bientot en radio ..une chanson que vous connaissez déjà et qui n'a (hélas) pas pris une ride : le fameux brulot de 1975 "Hexagone"

"Ils s'embrassent au mois de Janvier,car une nouvelle année commence,mais depuis des éternitésl'a pas tell'ment changé la France.Passent les jours et les semaines,y a qu'le décor qui évolue,la mentalité est la même :tous des tocards, tous des faux culs.Ils sont pas lourds, en février,à se souvenir de Charonne,des matraqueurs assermentésqui fignolèrent leur besogne,la France est un pays de flics,à tous les coins d'rue y'en a 100,pour faire règner l'ordre publicils assassinent impunément.Quand on exécute au mois d'mars,de l'autr' côté des Pyrénées,un arnachiste du Pays basque,pour lui apprendre à s'révolter,ils crient, ils pleurent et ils s'indignentde cette immonde mise à mort,mais ils oublient qu'la guillotinechez nous aussi fonctionne encore.Etre né sous l'signe de l'hexagone,c'est pas c'qu'on fait d'mieux en c'moment,et le roi des cons, sur son trône,j'parierai pas qu'il est all'mand.On leur a dit, au mois d'avril,à la télé, dans les journaux,de pas se découvrir d'un fil,que l'printemps c'était pour bientôt,les vieux principes du seizième siècle,et les vieilles traditions débiles,ils les appliquent tous à la lettre,y m'font pitié ces imbéciles.Ils se souviennent, au mois de mai,d'un sang qui coula rouge et noir,d'une révolution manquéequi faillit renverser l'Histoire,j'me souviens surtout d'ces moutons,effrayés par la Liberté,s'en allant voter par millionspour l'ordre et la sécurité.Ils commémorent au mois de juinun débarquement d'Normandie,ils pensent au brave soldat ricainqu'est v'nu se faire tuer loin d'chez lui,ils oublient qu'à l'abri des bombes,les Francais criaient "Vive Pétain",qu'ils étaient bien planqués à Londres,qu'y avait pas beaucoup d'Jean Moulin.Etre né sous l'signe de l'hexagone,c'est pas la gloire, en vérité,et le roi des cons, sur son trône,me dites pas qu'il est portugais.Ils font la fête au mois d'juillet,en souv'nir d'une révolution,qui n'a jamais éliminéla misère et l'exploitation,ils s'abreuvent de bals populaires,d'feux d'artifice et de flonflons,ils pensent oublier dans la bièrequ'ils sont gourvernés comme des pions.Au mois d'août c'est la liberté,après une longue année d'usine,ils crient : "Vive les congés payés",ils oublient un peu la machine,en Espagne, en Grèce ou en France,ils vont polluer toutes les plages,et par leur unique présence,abîmer tous les paysages.Lorsqu'en septembre on assassine,un peuple et une liberté,au cœur de l'Amérique latine,ils sont pas nombreux à gueuler,un ambassadeur se ramène,bras ouverts il est accueilli,le fascisme c'est la gangrèneà Santiago comme à Paris.Etre né sous l'signe de l'hexagone,c'est vraiment pas une sinécure,et le roi des cons, sur son trône,il est français, ça j'en suis sûr.Finies les vendanges en octobre,le raisin fermente en tonneaux,ils sont très fiers de leurs vignobles,leurs "Côtes-du-Rhône" et leurs "Bordeaux",ils exportent le sang de la terreun peu partout à l'étranger,leur pinard et leur camenbertc'est leur seule gloire à ces tarrés.En Novembre, au salon d'l'auto,ils vont admirer par milliersl'dernier modèle de chez Peugeot,qu'ils pourront jamais se payer,la bagnole, la télé, l'tiercé,c'est l'opium du peuple de France,lui supprimer c'est le tuer,c'est une drogue à accoutumance.En décembre c'est l'apothéose,la grande bouffe et les p'tits cadeaux,ils sont toujours aussi moroses,mais y a d'la joie dans les ghettos,la Terre peut s'arrêter d'tourner,ils rat'ront pas leur réveillon;moi j'voudrais tous les voir crever,étouffés de dinde aux marrons.Etre né sous l'signe de l'hexagone,on peut pas dire qu'ca soit bandantsi l'roi des cons perdait son trône,y aurait 50 millions de prétendants." Toujours d'actualité non ?

mardi 23 octobre 2007

James Douglas Morrison l'enchristé



Il devait être au moins minuit moins le quart dans le froid glacial de cette nuit du 8 décembre 1943 lorsque le petit Douglas poussa son premier cri . Un cri comme une déchirure , il arrivait dans le monde des vivants et déjà la lumière l'aveuglait .Il franchissait ainsi les portes en direction d'une nouvelle vie . Ses parents Annette et Joachim étaient heureux car c'était leur premier enfant , Annette avait déjà fait deux fausses couches alors pour elle cet enfant qui arrivait à présent c'était une bénédiction , un cadeau du ciel . les jours qui suivirent furent merveilleux pour Joachim qui , derrière ses airs d'homme bourru avait décidé de s'occuper de son enfant comme on le ferait pour un roi . Il décida d'abandonner la dive bouteille pour élever son fils au mieux et dans les règles de l'art . la ville de Poujard petite bourgeade de Floride n'abritait la plupart du temps que des touristes en mal de sensation venus s'adonner à leur loisir favori : dépenser leurs sous et s'octroyer un repos mérité sur les plages à lézarder au soleil des heures durant , cette image marquera beaucoup le petit Douglas . Nous sommes en 1956 , Douglas à 13 ans il commence à courir les filles et fréquente une bande de copains avec laquelle il fait un peu de musique à ses heures perdues , mais sa grande passion c'est l'écriture ! Au cours des weeks ends , Douglas s'amuse à déclamer des sonnets entiers qu'il écrit presque machinalement ...ce qui impressionne beaucoup ses copains et séduit les filles qui tombent en pâmoison devant ses textes et surtout devant la beauté presque christique du jeune homme .


Un jour alors qu'il rentrait de l'école , une jeune fille l'aborde un peu maladroitement :

"salut je m'appelle Pamela j'habite pas très loin de chez toi , je t'observe souvent , ça te dirait d'aller au ciné un de ces quatre ? "

le jeune homme ne répondit pas , il fixait de ses yeux de braise un peu ailleurs la charmante jeune fille et fit : "ouais d'accord demain 15 h si tu veux !"
Quelques jours plus tard , Annette et Joachim ses parents lui offrirent pour le récompenser des bonnes notes qu'il obtenait à l'école de l'emmener voir un concert . Le jeune Douglas accepta et les voilà partit pour Dichtra une ville située non loin de New York city ou se produisait depuis quelques jours un certain Elvis Presley ...Joachim était fou de ce chanteur qu'il considérait comme un échappatoire musical à sa vie de modeste travailleur d'usine sans le sou. Une fois arrivés dans la salle , l'atmosphère se réchauffa considérablement , un public mélangeant toutes catégories sociales et toutes couleurs confondues était présent ..c'était absolument prodigieux ce qui allait se produire là !

vendredi 19 octobre 2007

Déconnage immédiat avec Daniel Prévost


Et oui ! par ces temps moroses ou les feuilles des arbres tombent inlassablement et ou les lendemains déchantent et s'obscurcissent même au plus haut niveau de l'état (dans quel état !!) il faut penser à rire un peu , à rire beaucoup pour oublier les tracas néfastes et faire peau neuve !!! Pour ce faire , je vous propose de retrouver sur scène un de nos grands déconneurs toujours en activité , l'inénarrable et corrosif Daniel Prévost ! la voix d'une certaine publicité radio pour un supermarché pour les uns , l'homme qui osa montrer son cul à la télévision en pleine période Giscardienne pour les autres mais il n'est pas que çà ! que diantre !! le garde fou le plus incontrôlable qui reste sur cette terre , un des rares à sévir et à oser ....allez je vous laisse avec lui !!!
Mon cher Daniel , c'est à vous ! déridez moi ces Gaulois et Gauloises afin que leur humeur devienne légère et badine !!

lundi 15 octobre 2007

la revanche de Lucas et le déclin de Célestin




les années passèrent dans le village de Pitypity , la dictature imposée par Célestin avait finit par triompher car les habitants dans leur immense majorité étaient prêt à vivre courbés pour gagner trois sous plutôt que de vivre dans le dénuement et l'indignité totale .


Comment avait t on pu en arriver là ? les espoirs de lendemains qui chantent prônés par une poignée d'opposants dont Lucas faisait parti depuis 6 ans maintenant n'avaient rien donné .




Un soir alors qu'il se trouvait au coté de ses camarades insurgés ,Lucas fit le bilan des actions qu'ils avaient entrepris ensemble , du sang avait été versé mais au fond rien ne pouvait faire tomber le petit chef Célestin qui s'accrochait au pouvoir comme un lierre à un chêne en utilisant ses appuis politiques et financiers les plus influents ...il était toujours là , omniprésent depuis 6 ans .


"je me vengerai de cette brute épaisse ,qui malgré ses airs enjôleurs est une crapule démagogue de la pire espèce" se disait tout bas Lucas tandis que ses camarades planchaient sur un nouveau plan d'action destiné à le destituer de ses sinistres fonctions .




Célestin avait vieillit , ses traits étaient tirés et une barbe touffue lui mangeait le visage , il était à présent bedonnant et ne pouvait plus s'adonner à sa discipline préférée : le footing en sarouhel dans les rues du village escorté par la presse régionale et ses gardes du corps ..fini ce temps là , le bouffon était un homme âgé et avait presque finit par gagner la respectabilité du village .


Pourtant les deux premières années de son mandat furent terribles , la loi sur le travail forcé des enfants et des vieillards encore valides fut promulguée , quelques voix s'élevèrent mais pas assez pour une révolte générale et pour cause ...Célestin avait endormi son peuple ! A coups de promesses électorales médiatiques , les plus récalcitrants s'étaient laissés convaincre et ...fait plus inadmissible pour Lucas des opposants de la première heure avaient rejoints les rangs du gang de Célestin ...leur soif de pouvoir étant plus forte que tout . Les Pitypityens s'étaient laissés prendre au piège , certains s'en rendaient compte mais il était trop tard ...Dans l'hôpital vétuste de la ville , on pouvait voir quelques vieillards mourir à petits feu d'avoir travaillé pour le compte et la botte de Célestin , des enfants illettrés devenus de jeunes délinquants ignards et avides de réussites ostentatoires avaient grandit ainsi grâce au maire de la ville qui s'était cyniquement amusé à les priver d'une scolarité normale pour en faire très tôt des travailleurs acharnés au service de sa majesté Célestin .


Pendant ces six longues années Baptiste avait vu partir deux de ses fils Pierre et Victor à la guerre que Célestin et son gang avaient déclenché avec le Rani , un pays qui selon les affirmations incessantes de sa majesté de bouffon Célestin représentait une menace pour Pitypity et le pays entier ...ce n'était bien évidemment qu'une vaste fumisterie visant à protéger un état artificiel abritant des amis hauts placés du bouffon de ces lieux , mais notre infâme petit homme avait si bien vendu ce "conflit de premier choix" que personne ne s'y opposa ...pas même Baptiste . Un matin , Lucas trouva son père sans vie dans la salle à manger , il reposait couché sur le sol un revolver dans la main droite et une lettre à ses cotés ...Lucas se précipita en hurlant vers lui pour le secourir mais il était trop tard il venait de se suicider d'une balle dans la tête et il avait pris soin de ne pas se rater ..perfectionniste jusqu'au bout ce Baptiste !

Lucas appela ses voisins qui débarquèrent dans la seconde . Quelques jours plus tard lors de l'enterrement de son père , Lucas apprit en lisant la lettre qu'avait reçu son père avant de mourir qu'il venait de perdre ses deux jeunes frères à la guerre ..c'est ce tragique évènement qui avait déclenché le suicide de Baptiste comprit alors Lucas .
Quelques jours après , Lucas malgré ses dix huit printemps avait pris un méchant coup de vieux , il était seul à présent il ne lui restait qu'une chose : se venger ! le hasard faisant souvent bien les choses , il fut un peu plus tard engagé comme chauffeur lors d'un déplacement de Célestin , il avait pris soin de prendre avec lui le revolver avec lequel son père s'était tué ..ce qui ne perturba personne tant la manoeuvre était discrète . le soir même alors que Célestin quitta ses collaborateurs pour rentrer à son hôtel il monta en toute confiance et sans garde du corps dans la voiture mise à sa disposition pour le séjour conduite par Lucas , le trajet fut assez court :
"merci jeune homme laissez moi ici c'est à cet endroit que se trouve mon hôtel " Lucas se proposa poliment de le raccompagner jusqu'à sa chambre par sécurité ce qui plut beaucoup à Célestin qui craignait toujours de se retrouver sans protection , arrivé à la chambre alors que Célestin commençait à entrer dans la pièce , Lucas le poussa violemment contre le lit qui se trouvait à proximité
"tu vas devoir payer pour tout le mal que tu as fait petite ordure !!" lui dit Lucas en pointant vers lui son revolver .Célestin tremblait , dégoulinait de sueur comme un porcelet , il tenta de bredouiller quelque chose ...Alors très sur de lui Lucas lui dit comme dans les films:
-c'est à moi qu'tu parles ? réponds crapule ! c'est à moi qu'tu parles ?" puis il tira sur lui deux balles dans le crane . Il referma aussitôt la porte et disparut dans la pénombre pour rejoindre son véhicule comme si de rien n'était...ce geste qu'il venait de faire ne lui rendrait pas ses frères et son père ...mais pour une fois justice était faite !

jeudi 11 octobre 2007

Les utopies d'un mome en terre hostile



Les jours qui suivirent furent très éprouvants pour Baptiste et ses enfants , tout d'abord parce que l'argent manquait cruellement et puis surtout ils n'avaient plus de nouvelles de leur mère Méléna qui était partie il y a de nombreuses années car elle ne se sentait plus de vivre de la sorte en ne sachant pas de quoi demain serait fait . C'est ainsi que Baptiste se retrouva avec la garde des enfants ce qui n'était pas courant dans le village de Pitypity.


Au café du coin , les discussions à ce sujet allaient bon train , chacun s'interrogeait sur la manière qu'avait Baptiste d'élever ses enfants :

-vous vous rendez compte il ne leur enseigne pas le respect du patriarche ...c'est d'un laissé aller ma bonne dame !"

C'est dans ces conditions pour le moins difficiles qu'avait grandit le jeune Lucas , du haut de ses 12 ans ce garçon n'était pas du genre à se laisser marcher sur les arpions sans mot dire et d'autant plus depuis que Célestin était devenu maire de Pitypity ...

Avoir vu son père déchirer ses toiles devant lui , l'avoir vu renoncer à son art sous la pression de Célestin lui donnait chaque jour un peu plus l'envie d'agir ..mais la grande question qui s'imposait à lui était de savoir comment .


Lucas passait le plus clair de son temps à lire des récits de jeunes guérilleros ayant vaincu par la force la dictature ennemi , le nom d'Ernesto Ché Guévara résonnait pour lui comme un sauveur , certes un sauveur guerrier dont les mains ont souvent été recouvertes de sang mais qu'importe ...il fallait à tout prix se révolter contre les lois absurdes qui allaient être promulguées .
Rien qu'à l'idée de voir des enfants , des vieillards trimer pour favoriser la production des ressources naturelles au profit de Célestin et de ses tristes sbires , Lucas avait des envies de vengeances terribles .
Le hasard fera bien les choses car quelques jours plus tard , son père l'emmena à la rencontre d'un comité de résistance à l'ennemi .Dans une pièce sombre une centaine d'individus s'étaient réunis , Raoulo le chef prit la parole dans un silence digne des grands soirs et leur dit :
-mes frères , mes amis voilà que la colère et le désarroi nous rongent une fois de plus , ce vieux chenapan de Célestin désire ruiner nos vies par le travail pour son unique profit , je vous propose d'agir concrètement nous allons nous unir , nous armer , nous battre jusqu'au sang s'il le faut mais une chose est certaine mes amis ...justice sera faite !"
Dans la tête de Lucas les idées tourbillonnaient et il se dit en lousdé que le grand jour allait bientôt venir ...

lundi 8 octobre 2007

la révolte des Pitypityens


Penché sur son livre ,Lucas étudiait sagement dans la cuisine de la maison ,autour de lui ses frères Victor et Pierre jouaient aux cow boys et aux indiens en courant dans tout les sens . Lucas se demandait de quelle manière il allait pouvoir un jour faire cesser cette tyrannie qui oppressait de plus en plus les habitants de Pitypity ,le travail forcé pour les enfants et les vieillards pour produire encore plus de richesse le révoltait seulement voilà ...il n'avait que 12 ans et à cet âge là on ne peut en aucun cas envisager d'être le leader d'une révolution ! Baptiste travaillait dur pour amener un peu d'argent pour sa famille ,ses tableaux bien que magnifiques lui apportaient peu d'argent ..juste assez pour vivre mais pour les loisirs et la culture de ses enfants : nada !
Célestin , de son coté brillait toujours faisant voir sur des affiches le représentant ou dans des spots publicitaires son sourire carnassier , il aimait à répéter qu'il était le premier homme politique à se vendre comme un produit .
-"les gens attendent des choses simples car ils le sont je me dois d'être à leur portée , j'en fais un devoir !" répétait il à longueur de journée dans ses discours . Une partie des habitants lui étaient hostiles mais hélas ils n'avaient pas la parole .Lors d'un récent conseil municipal , Baptiste prit la parole au nom d'une certaine opposition , quelques voix s'élevèrent avec lui mais...c'était hélas une minorité !!
la tension montait de jour en jour , Baptiste s'acharnait avec l'aide de quelques bonnes volontés à faire cesser ce carnage ...bientôt cette loi sur le travail forcé des enfants et des vieillards allait être appliquée et cela le mit un jour tellement en colère qu'il jeta une partie de ses toiles
-assez assez mais pour qui nous prend t il ???? j'en ai marre !! à quoi cela sert ???
Lucas arriva et trouva son père en pleurs , les mains dans les cheveux .Il lui demanda ce qu'il avait mais Baptiste ne parlait plus , il restait prostré la tête dans ses mains autour de lui dans l'atelier des toiles ébréchées étaient éparpillées ...devant ce spectacle désolant et ce renoncement ostentatoire pour son art ,Lucas se promit d'agir au plus vite ...
-il faut que cela cesse !!! se dit il .

mercredi 3 octobre 2007

Bruce Springsteen "the River" (1980)



Ah !!! Springsteen !! il y avait longtemps que je ne vous en avais pas parlé et je suis certain que cela vous manquait un temps soit peu , non ? faisons fi de la morosité automnale ambiante et parlons rock'n 'roll avec ce sublime double album du Boss paru le 17 octobre 1980 , son cinquième album pour etre exact .Une pure merveille à posséder dans toute discothèque qui se respecte .Cette année là Springsteen arrive au sommet , il touche enfin le grand public et obtient son premier tube avec "hungry heart" une chanson parfaitement calibrée pour les FM naissantes car elle est à la fois rock , légère et rapide ...imparable quoi ! Avec l'aide de son groupe le E street band , le Boss peut se permettre de réaliser des shows prodigieux tout en gardant sa spontanéité et une grande complicité avec ses musiciens (le saxophoniste Clarence Clemons notamment) . le must sur cet album ce sont les ballades , et là le père Springsteen se surpasse carrément avec "Independence day","point black" et la chanson titre "the river".
Et quelle chanson mes amis !!! ce titre me donne des frissons à chaque écoute et comme j'aime partager les choses que j'aime avec vous, voici "the river" paroles et images en cadeau ..en attendant la suite des aventures de Baptiste le peintre Haitien .
THE RIVER
I come from down in the valleyWhere mister, when you're youngThey bring you up to do like your daddy doneMe and Mary we met in high schoolWhen she was just seventeenWe'd drive out of this valley down to where the fields are greenWe'd go down to the riverAnd into the river we'd diveOh down to the river we'd rideThen I got Mary pregnantAnd, man, that was all she wroteAnd for my 19th birthday I got a union card and a wedding coatWe went down to the courthouseAnd the judge put it all to restNo wedding day smiles, no walk down the aisleNo flowers, no wedding dressThat night we went down to the riverAnd into the river we'd diveOh down to the river we'd rideI got a job working construction for the Johnstown CompanyBut lately there ain't been much work on account of the economyNow all them things that seemed so importantWell, mister they vanished right into the airNow I act like I don't rememberMary acts like she don't careBut I remember us riding in my brother's carHer body tan and wet down at the reservoirAt night on them banks I'd lie awakeAnd pull her close just to feel each breath she'd takeNow those memories come back to haunt meThey haunt me like a curseIs a dream a lie if it don't come trueOr is it something worseThat sends meDown to the riverThough I know the river is dryThat sends me down to the river tonightDown to the riverMy baby and IOh down to the river we ride

dimanche 30 septembre 2007

le calamiteux destin de Célestin



Dans ce petit village de Pitypity , la famille de Baptiste coulait des jours tranquilles entourées de la beauté de cette nature sauvage et fort civile , les habitants vivaient de la récolte du manioc , du café et construisaient mieux que personne des maisons en bois avec des toits de pailles .Chaque jour , pendant que Baptiste peignait pour gagner sa vie des toiles racontant le quotidien des "Pitypityens" , ses enfants Lucas , Pierre et Victor se rendaient chaque jour à l'école car ils avaient bien conscience (malgré leur jeune âge) que le savoir est une arme et que leur seule chance de survie dans un univers hostile était l'instruction . Le maire du village ,l'ambitieux et néanmoins courtois et toujours élégant Monsieur Célestin souhaitait réduire les heures de cours pour les enfants car il estimait avec force de convictions que pour produire un maximum et exporter davantage il fallait réunir toutes les bonnes volontés disponibles sous la main .Un jour , Lucas , Pierre et Victor rentrèrent en pleurs dans l'atelier de leur père

-"que vous arrive -il les enfants ?" s'exclama Baptiste à leur endroit .

-"papa , le maître d'école nous a dit que dans un mois nous n'aurons plus classe que deux jours dans la semaine et le reste du temps nous devrons travailler aux champs , tu t'rends compte !!"
Célestin débordait d'énergie , il fallait le voir courir en sarouhel dans les rues du village , réunir les villageois en clamant haut et fort que le taux de rentabilité et de productivité des ressources naturelles devait être impérativement la préoccupation numéro 1 , et que pour cela tout le monde devait se retrousser les manches ...même les enfants et pourquoi pas les personnes âgées encore valides et bien portantes . Il vociférait dans son petit costume étriqué ce qui avait le don d'agacer prodigieusement Baptiste qui craignait des lendemains difficiles pour ses enfants ainsi que pour son statut d'artiste .
"cet idiot n'a aucune espèce de considération pour mes toiles ...à part celles qui peuvent rapporter beaucoup d'argent ...mais hélas trop peu pour moi "
Bizarrement les habitants aimaient cette manière qu'avait Célestin de s'exprimer , ces idées toutes simples et si compréhensibles pour des citoyens peu instruits .Pas un jour ne passait sans que l'on parle de lui , des affiches étaient placardées dans les alentours du village , ce qui dénaturait considérablement ce si joli paysage ...Lucas qui était le plus rebelle des trois enfants de Baptiste et qui avait lu la vie et l'oeuvre d'Ernesto Che Guevara ne l'entendait pas de cette oreille et souhaitait avec toute sa rage et sa fougue d'adolescent mettre un terme au calamiteux destin de Célestin ...Tatatin !!!

lundi 24 septembre 2007

la toile du maitre



Il était là , face à son chevalet , autour de lui tout était calme , un silence quasi religieux . Alors il se mit à esquisser un paysage , des couleurs vives lui venaient en tête il fallait que son tableau soit au final sa plus belle toile tant ce qu'il était en train de peindre lui semblait important . Non loin de là , dans le petit village les habitants s'affairaient ,tous se préparaient à célébrer la grande fête qui devait avoir lieu en l'honneur de Célestin le maire du village , c'était une figure ce Célestin et certains affirmaient qu'il ne se contenterait jamais de rester maire toute sa vie tant ses ambitions étaient grandes . Pour l'heure Baptiste travaillait avec acharnement dans son atelier , il n'était point en train de réaliser un portrait de Célestin mais une représentation du village avant sa rénovation . Baptiste mettait un point d'honneur à retranscrire les lieux dans leurs aspects les plus sauvages .Choisir cette vie d'artiste avait été difficile à vivre pour sa famille et , en particulier pour ses fils Lucas, Pierre et Victor, ils aimaient particulièrement les toiles réalisées par leur père mais ils reconnaissaient tout de même que celles ci ne rapportaient pas beaucoup d'argent (ou si peu ) et que les malheureux étaient souvent obligés de mendier en lousdé pour pouvoir s'offrir toutes ces futilités dont parlaient sans cesse leurs amis .
Lucas qui cultivait une étrange ressemblance avec le célèbre apache Géronimo , aimait beaucoup raconter à ses deux jeunes frères des histoires qu'il avait en tête et qu'il racontait en les jouant ...ce qui faisait la joie et l'admiration de Pierre et Victor pour qui ce type de programme valait toutes les émissions télés du monde entier ! "ah ! vous êtes là !"Baptiste venait de quitter son atelier pour rejoindre ses fils dans la modeste cuisine de leur maison .Il aimait par dessus toute chose les écouter ,tendre une oreille attentive sur ce qui faisait leur quotidien , il espérait ainsi retrouver ses rêves d'enfants et continuer à croire qu'il ne faisait pas fausse route en leur donnant une tel éducation .

mercredi 19 septembre 2007

le testament de madame Kagasse



Mardi 14 h . Dans la chambre 104 de l'hôpital le plus réputé de Nice , madame Kagasse est toujours très fatiguée , les médicaments ont quelque peu calmé ses délires mais son état reste préoccupant estiment les médecins qui s'affairent autour d'elle depuis quelques heures maintenant .l'hôpital est cerné de paparazzis ainsi que la villa ou la diva avait décidé de séjourner et ou ...tout a commencé .A quelques kilomètres de là Paul et Manara décident de se rendre illico au chevet de madame Kagasse ...enfin surtout Paul qui culpabilise depuis son escapade avec la belle "je ne te comprends , que tu sois perturbé par cette affreuse nouvelle est tout à fait normal ! mais que tu culpabilises d'avoir laissé la Kagasse pendant quelques heures ..là vois tu c'est totalement absurde " déclara Manara un rien excédée "je n'aurai pas du , je n'aurai pas du ! je savais qu'elle allait mal et je voulais dès le début la prévenir ...souviens toi lorsque j'avais fait irruption sur la terrasse pour lui parler " répondit Paul au moment de mettre le contact . Il était inutile d'en dire plus ,la diva était souffrante depuis quelques temps , le rythme effréné des tournées et des récitals dans la plupart des pays du monde avait gravement détérioré la santé de la Kagasse qui , rappelons le n'était plus une première jeunesse .Mardi 16 h , Paul et Manara arrivèrent au chevet de la diva après avoir longtemps discuté en route de cette situation qui contredisait manifestement les envies d'évasions et d'aventures de Paul . Il faut signaler chers internautes et autres bloggers de tout poils (y avait longtemps ) que son illustre pianiste avait sacrifié sa vie pour être au coté de la diva dans la plupart de ses déplacements et que la savoir souffrante était pour lui insupportable tant il l'a considérait , malgré tout comme quelqu'un de sa famille ."vous pouvez entrer mais je préviens elle est très affaiblie" leur dit le médecin chef en charge de la célèbre patiente , dès leur entrée dans la chambre , une atmosphère très particulière s'installait , Manara était assez mal à l'aise devant la Kagasse qui , visiblement était endormie .la chambre était blanche avec pour unique meuble une table ou reposait un cahier et un stylo ."qu'est ce donc ?" murmura Paul en se grattant la tête comme il avait coutume de faire lorsqu'un évènement arrivait "sans doute les consignes des médecins " bredouilla peu sure d'elle Manara en prenant le bras de Paul .Soudain la Kagasse se réveilla , les salua d'une voix d'outre-tombe un peu maladive "ah ! vous êtes là vous deux ! je...je savais que je pouvais quand même compter sur vous " , puis la Kagasse leur expliqua qu'elle se sentait de plus en plus mal et qu'elle voulait en finir avec cette existence tant elle souffrait "mais que vous arrive t-il exactement ? de quoi souffrez vous ? le savez vous au juste ? " lança Paul sous le regard inquiet de Manara qui tenta d'interrompre ce discours "non ! non je veux vous parler à tous les deux et surtout à toi Manara " répliqua la Kagasse de façon plus intelligible "tu as toujours été là pour moi ,tout comme vous Paul mais pourquoi diable m'as tu abandonné ? j'avais fondé sur toi de grands projets ! et je ..." malheureusement la diva n'eut pas le temps de finir sa phrase , le médecin rentra dans la pièce au moment même ou la Kagasse était en train de rendre son dernier soupir ,"c'est fini maintenant !" leur lança t-il puis il donna à Paul le cahier qui reposait à coté du lit de la diva .
Quelques jours plus tard , une foule impressionnante se rendit à l'enterrement de La Kagasse , Paul prononça un discours devant une assemblée d'admirateurs éffondrés , le ciel était bien couvert ce jour là comme si la météo avait décidé de se mettre en deuil d'un personnage que le monde entier avait tant aimé mais qui avait gardé bien des secrets pour ses proches ...c'est précisément ce jour là que la douce Manara apprit que la Kagasse était sa mère . Elle avait eu une liaison avec John Steed il y quelques années et celui ci lui confia la destinée de sa fille .Pour la Kagasse , c'était un bonheur de travailler à ses cotés mais elle n'avait jamais osé lui avouer qu'elle était sa mère ...comment Manara l'aurait elle su ? elle qui avait été élevé par un amie de la Kagasse qu'elle croyait depuis toujours être sa mère .Manara se décomposa lorsqu'elle apprit la nouvelle et demanda à Paul de lui laisser le temps de digérer ce qui lui tombait dessus avant de pouvoir paisiblement continuer leur histoire.
Plus tard , on apprit que Paul et Manara vécurent heureux qu'ils ne se marièrent point et qu'ils n'eurent jamais d'enfants .

vendredi 14 septembre 2007

Janis Joplin "move over" (1970)


Oh oui !!! je sais que vous êtes impatients de savoir comment va se terminer la saga consacrée aux aventures farfelues de madame kagasse et ses amis Paul et Manara...patience le dénouement est prévu pour bientôt , le temps de m'y remettre et de trouver à cette histoire une fin digne de votre attente !
J'ai très envie de parler Rock'n'roll ce soir , pas vous ? ah !! je vois à vos mines réjouies que vous opinez du chef alors je m'y colle derechef en vous proposant une de mes chansons préférées de la grande et inégalable Janis Joplin dont la vie et l'oeuvre constituent selon moi l'essence même du Rock n' roll .Une carrière intense autant que fulgurante débutée dans les années 60 et qui se terminera le 4 octobre 1970 de manière on ne peut plus brutale ...il faut dire que la demoiselle brûla sa vie par tout les bouts et ses excès d'alcool et de drogue ont mis fin à une destinée hors norme !!! Janis était une artiste excessive en tout mais n'est ce point aussi une façon de consommer la vie avant qu'elle ne nous consomme ?
je vous laisse méditer sur cette piteuse théorie pseudo-philosophique et je vous propose de déguster la chanson "move over" (le titre dit tout du contenu explosif) issue de son ultime disque parut en 1970 intitulé "pearl " . Plus qu'un opus un véritable chef d'oeuvre que je vous recommande d'urgence si vous ne le possédez pas encore (ce dont je doute car je vous connais)
"va y Janis bouge et chante avec cette voix qui n'appartient qu'à toi ! offre nous cette magie qui est la tienne , ce sens aiguë de la musique ! allez miss Move over !!!

mardi 11 septembre 2007

Madame Kagasse se rebiffe



Jeudi matin . le soleil brille très tôt sur Nice , la ville se réveille dans la fureur ! Des cris , des sanglots , des coups de pieds et des coups de poings , que se passe t il ? Ce matin madame Kagasse la capricieuse diva vient de faire un horrible cauchemar , non seulement on lui avait dérobé ses bijoux mais sa vie était mise en danger par une dangereuse espionne ..madame Kagasse qui croyait depuis sa plus tendre enfance aux rêves prémonitoires était toute retournée en se levant "que vous arrive t-il madame ? je vous entends crier depuis ma chambre" lui dit son chauffeur qui , lui aussi venait de se lever au chant peu mélodieux de la diva " j'ai fait cette nuit un horrible cauchemar et dans ce cauchemar j'ai vu le visage ...le vrai visage de mon assistante Manara ...elle m'en voulait à mort , me privant de mes bijoux , de ma voix , de ma vie oh! c'est affreux" elle s'écroula à terre dans la salle à manger de la villa . "vite ! vite !" Appelez les secours une ambulance !" hurla le chauffeur . Les choses allèrent ensuite très vite , une ambulance déboula dans le jardin de la villa pour emmener d'urgence la diva à l'hôpital le plus proche , le soleil brillait toujours sur Nice indifférent au drame qui se jouait sous ses rayons . Les journalistes postés depuis des jours dans des automobiles à l'entrée de la villa ne loupèrent rien de ce qui se jouait sous leurs yeux ..Quel scoop ! " la" Kagasse transportée aux urgences alors qu'elle prenait quelques jours de repos ...une nouvelle pareil ça allait faire du bruit !! pendant ce temps , à quelques kilomètres de là , Paul et Manara se réveillaient et prenaient leur petit déjeuner sur une terrasse savourant leur bonheur et leur liberté retrouvée "Paul j'ai beaucoup aimé cette nuit qui restera inoubliable pour moi , je veux rester auprès de toi , je tiens à toi , je le sais maintenant " Paul souriait un peu gêné en buvant son café "moi aussi Manara je me sens le plus heureux des hommes" . Ils s'habillèrent et partirent faire un tour dans le village qu'ils venaient de découvrir dans la nuit , l'air était doux , le soleil brillait et tout leur semblait léger et presque impalpable et pourtant l'amour naissant qu'ils vivaient était bien réel !
Paul se rappelait soudain de tout les instants ou Manara était à ses cotés et ou il n'osait s'immiscer dans sa vie , elle était l'assistante d'une diva beaucoup trop exigeante et lui un pianiste qui n'existait qu'au travers de "la" Kagasse ...rien de plus !
"pour toi je sacrifierais bien ma carrière de pianiste car , au fond j'ai un peu raté ma vocation ...j'aurais voulu être marin et voguer à travers le monde "lui confia Paul en caressant ses cheveux . En poursuivant leur balade ils tombèrent sur un kiosque à journaux et là...le choc !! les gros titres de la presse quotidienne annonçaient déjà la nouvelle que Paul et Manara allaient soudain apprendre ..."La Kagasse est dans un état gravissime , elle vient d'être admise aux Urgences de l'hôpital le plus réputé de Nice , la diva semble atteinte d'un mal mystérieux ..." Nos deux tourtereaux en restèrent bouche bée "j'achète illico ce journal !! mais que lui est il donc arrivée !!" Paul ouvrit le journal tandis que Manara le regardait un peu inquiète elle aussi "que disent ils ? " lui lança t elle
et Paul d'entamer la lecture du journal "la diva semble atteinte d'un mal mystérieux , elle crie et se débat , ...des témoins l'ont même entendu proférer des menaces envers son entourage professionnels ..." La colère monta dans le corps de Paul , il sentit tout à coup qu'il venait de commettre sans doute la pire erreur de sa vie en voulant s'octroyer un peu de plaisir ..cela valait il le coup ?