jeudi 31 décembre 2009

Who are you man on the street ?


Soudain , sa Ford grise se retrouva nez à nez avec le véhicule du fuyard ... ce dernier freina violemment et sortit de sa voiture en hurlant des injures plus grosses que lui . Harry qui , vêtu en civil n'éveillait point les soupçons chez le sbire en question se jeta sur lui en braquant dans sa direction son flingue de service .
- "ne bouge pas ou je te fais sauter la cervelle ! tu n'as aucune chance gringo : il faut te rendre !!"
L'homme obtempéra et Harry le menotta et le plaça à l'arrière de son auto .
La nuit commençait tout juste à tomber et , déjà les maudits vautours rodaient au dessus des tours .
Lorsqu'il rentra au commissariat ramener son client , l'ambiance était tendue . Trois hommes en costumes stricts l'attendaient de pieds fermes et , visiblement ces derniers n'avaient pas l'intention de passer la St Sylvestre avec lui !
- "hey ! vous êtes bien Harry , je présume ? " lui lança à haute voix un homme qui approchait la cinquantaine et dont le pedigree était totalement inconnu de l'inspecteur Harry .
-"oui c'est bien moi , que me voulez vous ?" répondit ce dernier un poil agacé .
-"une sale affaire mon vieux ! une sale affaire ! figurez vous que l'on vient de nous signaler via votre direction qu'un flic Infiltré se trouve dans votre service ! incroyable !!" .
L'homme aux cheveux légèrement gris et aux rouflaquettes joyeuses était le chef de la police de Stattfield , une ville proche de New York qui compte autant de dealers que de retraités à la ronde .
Au sein de la PJ , les discussions allaient bon train et chacun se posaient des questions "qui est qui ? et qui fait quoi ?" . Harry lui même ne comprenait pas trop la situation qui se présentait à lui tel un plat de nouilles refroidit .
- "monsieur , cette affaire est sérieuse ! je vais mener l'enquête de mon coté mais je vous demande la plus grande discrétion ! " affirma Harry en relevant ses lunettes .
Lorsque les trois hommes repartirent , les employés firent comme si rien ne s'était produit et Harry regagna son bureau ou l'ex intrépide fugitif l'attendait menottes aux poignets entouré de deux forces de l'Ordre établit . La dernière nuit de l'année allait être longue et harassante !

lundi 21 décembre 2009

Harry zonna au milieu des vautours


la misère et la corruption ambiante qui l'environnaient dans les rues de New York : il en avait pris la sale habitude . Harry venait de quitter cet homme sans foyer ni ressources en lui indiquant un endroit ou il pourrait reprendre une vie normale et décente .
17 h 30 , après avoir déambulé à vive allure avec un léger sourire d'éphémère satisfaction envers ce quidam , Harry se rendit au Trabend Post ou il travaillait comme lieutenant de police . les bureaux étaient sombres tout au long de l'année , il ne possédait qu'un modeste recoin qui lui servait d'écritoire afin de rédiger ses rapports car il passait le plus clair de son temps en civil à traquer les voyous , les dealers à la sauvette et les braqueurs à la petite semaine.
- Harry ! j'ai besoin de toi ! on est sur un gros coup : un vendeur d'armes s'est fait braquer tout son ravitaillement , j'ai appelé des renforts , on va avoir besoin de tes précieux services . " lui lança Oscar Face son supérieur .
Il grimpa aussitôt dans son véhicule banalisé et se mit à poursuivre le Fada signalé comme suspect . En conduisant , Harry se rappelait surtout ce qui l'avait poussé à choisir ce foutu métier : lutter sans relâche contre la corruption d'où qu'elle provienne ! vaste tache !
Soudain , sa Ford grise se retrouva nez à nez avec le véhicule du fuyard ... ce dernier freina violemment et sortit de sa voiture en hurlant des injures plus grosses que lui . Harry qui , vêtu en civil n'éveillait point les soupçons chez le sbire en question se jeta sur lui en braquant dans sa direction son flingue de service .
"ne bouge pas ou je te fais sauter la cervelle ! tu n'as aucune chance gringo : il faut te rendre !!"
L'homme obtempéra et Harry le menotta et le plaça à l'arrière de son auto .
La nuit commençait tout juste à tomber et , déjà les maudits vautours rodaient au dessus des tours .

jeudi 10 décembre 2009

Old Cappuccino in the city


Le jour venait de se lever sur New York , la brume commençait tout doucement à se dissiper pour laisser entrevoir quelques rayons de soleil .
La ville grouillait d'hommes d'affaires zélés et pressés , de jeunes artistes en herbe , de junkies hallucinés , de flics avisés , de donzelles sportives courant dans Central Park à la recherche du bonheur .
Au milieu de cette jungle apprivoisée , Harry errait en gambergeant à ce que pourrait être sa journée . Barbu et coiffé d'un bonnet noir personne ne pouvait deviner sa véritable profession . Harry n'avait pas choisi de poursuivre cet itinéraire là , il aimait sa ville et la connaissait comme sa poche de blue Jean usée .
35 ans au compteur et déjà un sacré parcours . Il avait côtoyé les voyous de la pire espèce et avait finit par en trouver certains sympathiques et ... souvent plus sympathiques que les forces du désordre qu'il connaissait fort bien .
Il décida de faire quelques pas dans Central Park car il adorait son atmosphère et l'énergie de ce lieu qui lui donnait parfois envie de mener une existence plus rangée .
-"Hey ! m'sieur ! vous n'auriez pas du feu s'il vous plaît ?" un vieil homme à l'allure de clochard l'interpella alors qu'Harry venait juste de passer devant un cabanon fabriqué à la hâte par l'individu qui ne lui sembla pas louche de prime abord .
-"et bien mon vieux , que faites vous là ? vous n'avez pas froid ?" lui répliqua Harry en lui tendant une boite d'allumettes .
-oh ! vous savez ce sont les dix premières années qui sont les plus fraîches après ... on s'habitue : c'est tout " .

vendredi 27 novembre 2009

Un classique des seventies : "Laisse béton" de Renaud en 1978




A l'heure ou le chanteur à la chetron (toujours ?) sauvage effectue un retour remarqué avec un album de reprises de balades Irlandaises , l'occasion idéale pour reparler de ses débuts dans le Music hall .




C'est en 1975 que Renaud fait ses premières armes dans la chanson . Son premier disque sans titre sort au mois d'avril et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il ne connaîtra pas un vif succès (tout juste 2 000 exemplaires vendus ) . Le chanteur au look de Gavroche commence à apparaître à la télévision (première télé chez Danielle Gilbert dans "Midi Première" ) et quelques passages radios avec des titres comme "amoureux de Paname" ,"société tu m'auras pas" ou encore "Hexagone" qui sera tout de même très vite censurée : rappelons que dans cette ritournelle le chanteur déjà impertinent dressait un portrait acide de la France Giscardienne .




Quelques galas de ci de là et le jeune gouailleur à la coupe de cheveux semblable à celle de Brian Jones pense à poursuivre une carrière de comédien déjà entamée avec quelques petits téléfilms et quelques apparitions scéniques au Café de la Gare au coté de Coluche , Patrick Dewaere , Miou Miou et Gérard Depardieu .





En octobre 1977 sort pourtant son second album qui lui permet de faire quelques nouveaux galas en compagnie de talentueux musiciens devant un public assez enthousiaste tout autant que dérouté par un artiste d'un genre nouveau .












C'est alors que le succès arrive début 1978 lorsque sa maison de disques (Polydor) met en vente le 45 tours "Laisse béton" (chanson qui ouvre cet opus) . Le grand public découvre Renaud et son look de gentil loubard, il est invité dans toutes les grandes émissions TV  : De Guy Lux à Drucker en passant par les Carpentier et sa chanson se retrouve même en tête des Hit-Parades au printemps de cette même année 1978 .le 45 tours entre au Hit Parade le 4 mars 1978 .



Déjà les fans de la première heure manifestent quelques grincements de dents ("quoi ? lui qui trois ans plus tôt apparaissait comme un chanteur marginal et contestataire devient tout à coup un chanteur de variétés populaire !") Et c'est là que se situe le coup de maître : être un artiste engagé tout en étant accessible et populaire sans se renier .




Très vite , il est acclamé au tout récent festival "le Printemps de Bourges" ou il vole malgré lui la vedette au déjà installé Alain Souchon . Une poésie urbaine au langage fleurit teinté d'argot Parisien et de verlan ("Laisse béton" qui deviendra une expression populaire ) . Les tubes s'enchaînent à la vitesse d'un TGV : "je suis une bande de jeunes" , "Adieu minette" ,"Germaine" mais c'est bien entendu "laisse béton" qui permettra à Renaud de débuter la carrière que l'on sait .




Je vous propose de le retrouver le  27 mai 1978 dans l'émission "Numéro 1 " de Maritie et Gilbert Carpentier : 








et en avril 1978 toujours dans un "Numéro 1 " de Maritie et Gilbert  Carpentier






Et pour le plaisir , le 7 mai 1978 dans l'émission "Les Rendez-vous du dimanche" de Michel Drucker (ici avec Salvatore Adamo):

jeudi 19 novembre 2009

l'échappée belle en guise de grande évasion


Cette rencontre fut un choc pour l'un comme pour l'autre car d'un coup leurs intentions n'étaient plus très claires . Sarah qui était venue là par pur esprit de JR en jupons et Hernest qui n'aspirait qu'à une chose : qu'on lui fiche enfin la paix des braves . Plus rien ne fonctionnait comme ils l'avaient prévu .
- "Accepteriez vous de dîner chez moi ce soir ? mon mari est fort occupé en ce moment il rentrera sans doute demain " lui dit avec un sourire énigmatique Sarah .Hernest accepta sans trop savoir ce qu'il pouvait se passer ensuite . Paradis ou Enfer ?
Ils dînèrent tout deux dans le saloon (à défaut de changer de décor ) qui se trouvait non loin de la station service . Un lieu assez isolé du reste du monde qui , finalement leur convenait plutôt bien .
Alors qu'ils faisaient ripaille en se mirant les mirettes , un bruit suspect venant de l'extérieur les surprit .
-qu'est ce donc ? s'exclama Sarah Fraîchi
-Bizarre !! On dirait un bruit de bagarre , il faut voir çà de plus près ! répliqua aussitôt en lâchant sa fourchette Hernest Floussard .
Leur surprise fut grande d'apercevoir que leurs véhicules respectifs venaient d'être dérobés par des sauvageons en manque d'occupations sérieuses .
Tout deux revinrent un peu dépités à leur tablée ou Rémi Fasol le taulier de ce No Man's land s'était fait une joie de leur resservir une bouteille de vin rouge particulièrement apprécié par les touristes qui osent s'aventurer par ici .
L'élixir fit son effet d'un coup : Sarah qui était venue s'abreuver de la fraîche d'Hernest succomba à son charme et le brave Hernest eu beaucoup de mal après quelques verres à avouer qu'il n'éprouvait rien pour l'énigmatique gueuse .
Perdock était loin de leur vie à présent et , le vieux coucou n'avait désormais plus d'emprise sur l'un comme sur l'autre .
Cette histoire se poursuivit comme se poursuivent des milliers d'idylles de par la planète à l'exception d'une chose ... Nos oiseaux de passage ne se marièrent point et n'eurent aucun enfant . Leur seul luxe fut une maison à quelques Miles de ce lieu de pitance et une tentation d'un bonheur à saisir avec les doigts .

samedi 14 novembre 2009

Floussard entre le paradis du radis et les enfers de l'enclume


Tout en écoutant les Pierres qui roulent les deux mains sur le volant et l'esprit dans les nuages cotonneux d'un songe d'insoumission latente , Hernest Floussard fut soudain pris d'une irrésistible envie d'uriner dans un endroit tranquille .




Il s'arrêta dans une station service perdue en pleine country paradisiaque et sauvage et put enfin assouvir son désir entre les quatre murs de ce no man's land sans nom de baptème .





Oswalt Perdock , de son coté se frottait les mains car il était certain qu'Hernest allait répondre favorablement à son offre d'achat juteuse comme un fruit exotique . Il était d'ailleurs parti quelques jours dans sa résidence secondaire en attendant un appel de Floussard et ...pour fêter çà dignement entouré de sa garde rapprochée .





Sarah Fraîchi qui avait plus d'un tour dans son sac à main souhaitait avant tout désobéir à son cher parrain et mettre le grappin sur Hernest et son grisbi . Le vieux singe n'y verrait que du feu pensait elle . Elle se rendit aussitôt sur le lieu paradisiaque que le vieux hibou avait promis à Hernest afin de faire chanter ce dernier . Par le plus grand des hasards (ce qui arrange bien l'auteur de ces lignes) Sarah qui avait besoin d'étancher sa soif et Hernest aussi par la même occasion se retrouvèrent au beau milieu de la campagne sauvageonne .



Devant la station service Tattool , nos deux hurluberlus se reluquaient comme dans un bon vieux western , leurs yeux remplaçant les revolvers propices aux règlements de compte .
Hernest avait déjà vu Sarah Fraîchi dans le bureau de son vieux Schnoque de Parrain et n'avait pas oublié sa beauté fatale et ... son appétit féroce et vénal !


Cette rencontre fut un choc pour l'un comme pour l'autre car d'un coup leurs intentions n'étaient plus très claires .Sarah qui était venue là par pur esprit de JR en jupons et Hernest qui n'aspirait qu'à une chose : qu'on lui fiche enfin la paix des braves . Plus rien ne fonctionnait comme ils l'avaient prévu .

- "Accepteriez vous de dîner chez moi ce soir ? mon mari est fort occupé en ce moment il rentrera sans doute demain " lui dit avec un sourire énigmatique Sarah .
Hernest accepta sans trop savoir ce qu'il pouvait se passer ensuite . Paradis ou Enfer ?

vendredi 6 novembre 2009

Hernest is fool to cry




Quelques jours plus tard , Sarah Fraîchi commença à mettre en oeuvre son plan de rapprochement et de contrôle d'Hernest Floussard en suivant les instructions précises de ce cher Oswalt Perdock qui comptait bien entourlouper Hernest de la plus belle manière qui puisse exister en ce bas monde .


Sarah qui était une lève tôt éplucha les comptes d'Hernest avec une certaine jubilation et (avouons le) une discrète excitation à la pensée de rencontrer cet individu qui l'a fascinait de plus en plus .

Une délicieuse odeur de café qui fume et de tartines grillées envahissait la cuisine et c'est à ce moment là que Norbert le compagnon d'infortune de la mistinguett en profita pour prendre son petit déjeuner . Un soupçon de curiosité lui monta au cerveau .


- Qu'est ce que tu fabriques debout à cette heure ci ? lui dit il entre deux gorgées de café .


- Je travaille ! tu ne vois point ? je suis sur un gros dossier qu'Oswalt m'a confié tout récemment ... tu le connais je ne peux en aucun cas le décevoir !

Norbert ne chercha pas à en savoir plus et , sitôt son p'tit déj' terminé il s'en alla à l'usine après avoir embrassé furtivement Sarah .



Au même moment , Hernest Floussard était comme dirait l'autre tranquille et peinard accoudé à la portière de sa voiture sur une route paradisiaque , un tracé goudronné semblable à la mythique Route 66 qui le faisait tant rêver ! Il songeait au cerisier et au ménestrel chauve qui lui avait conseillé d'oublier les grincheux pour vivre sa vie pleinement . Soudain , il monta le volume de l'autoradio ou l'on jouait le tout dernier tube des Rolling Stones ... La grande évasion garanti !

jeudi 29 octobre 2009

l'Atout et la Paire d'As d'Oswalt Perdock



Le père Oswalt , ce vieux Coucou au regard de fauve un peu désabusé était à présent satisfait du marché concluant qu'il venait de réaliser avec Hernest Floussard . Il quitta son bureau et ordonna à son chauffeur de le conduire chez Gino . Gino Futur était un des meilleurs alliés d'Oswalt et ,ce dernier avait la grande qualité d'être le propriétaire d'un restaurant dont les sous- sols servaient de tripot pour le vieux singe et ses amis Cacatoès .


Il devait être 14 h 26 lorsque Oswalt pénétra dans la taverne , il avançait doucement et de manière féline et illuminait d'un coup l'assemblée de par son charisme imparable .

- ah Oswalt ! je suis content de te voir mon ami ! je t'ai préparé ta table habituelle , ta petite protégée t'attend ! lui lança Gino Futur en le saluant chaleureusement comme le font les personnages d'un fameux film de Francis Ford Coppola .

Le vieux bougre le salua avec un grand sourire qui en disait long puis , se dirigea vers la tablée .
-oh bonjour Sarah ! comme je suis content de te voir mon petit ! comment vas tu ? fit Oswalt en enlevant son épais manteau noir .
- bien ! comme tu vois je t'attendais et j'ai déjà commandé une bouteille de vin rouge comme tu l'aimes ! lui dit Sarah Fraîchi sa jeune protégée que le vieux schnoque considérait comme sa fille .
-Tu as raison ma belle un bon verre de vin çà rafraîchit ! répondit du tac au tac Oswalt avant d'éclater de rire .
Il reprit illico son sérieux pour lui parler de l'affaire qu'il venait de conclure avec le dénommé Hernest Floussard et proposa à la jolie Sarah de faire tout ce qui se trouve en son pouvoir pour avoir un oeil sur lui afin de contrôler ses futurs agissements .
-Bien ! et comment dois je procéder ? fit elle après avoir bu une gorgée de ce bon millésime .

mardi 20 octobre 2009

Hernest Floussard is Under the cherry tree



L'homme en costume noir revint pour servir une Vodka à nos lascars et, c'est à ce moment qu'un chat venu d'on ne sait ou grimpa sur les genoux d'Oswalt qui le caressa doucement.


- cher ami ... vous vous en doutez je ne vous ai pas fait venir ici pour vous parler de mes vacances !

Hernest Floussard eut à cet instant un léger sourire qui décrispa sa mâchoire ..

-je m'en doute bien Perdock , alors je vous en prie dites moi ce que je fais ici !


Le vieux coucou continua à caresser son matou qui lui avait ôté sa toux et se mit à table tout à coup :

- il y a une belle propriété à construire dans le Nevada Kong , pour le moment ce n'est qu'un terrain sans importance mais suffisamment vaste pour y voir fleurir autre chose que des cerisiers en pagaille ...vous qui êtes un spécialiste je vous engage sur le champ pour édifier une belle bâtisse et je vous offre même cette dernière à prix d'or ... c'est à prendre ou à laisser qu'en dites vous mon ami ?


Hernest mit un peu de temps à comprendre que le vieux Sbire gras du bide lui proposait de bâtir une villa dans une zone cocaïnée en échange de son silence ...et , d'un havre de paix confortable !


-et ...vous vous imaginez peut être que je vais accepter ? lui lança t-il alors qu'Oswalt s'attendait à ce que son convive saute au plafond à l'énoncé de ses propos .

Les deux hommes finirent leur Vodka et , Hernest accepta de se rendre sur place sans avoir toutefois donné son accord .
Lorsqu'il arriva après avoir parcouru plusieurs kilomètres il fut enchanté et apaisé et se demanda s'il n'allait pas accepter ...même si l'idée de vivre dans une belle villa aux frais du vieux singe pour faciliter à ce dernier son odieux trafic ne lui plaisait point .
C'est alors qu'un ménestrel aussi chevelu que Kojak lui apparu comme dans un songe et lui tint à peu près ce langage :

mardi 13 octobre 2009

Oswalt Perdock le bien nommé



Le vioque ne résidait pas franchement à coté de la Foxnews ! Ce vieux singe à qui on apprend plus à faire de belles et cyniques grimaces obligea Hernest à prendre le premier vol pour Utupapay . Une ville de 500 000 âmes qui grouillent en tout sens . Une ville semblable à toutes les villes qu'Hernest Floussard a connu , lui qui aime voyager afin de conserver un esprit libre est servit tant Utupapy est accueillante à souhait .


Au bout de 2 heures de vol sans encombres à siroter quelques Vodkas , le voilà qui se dirige en taxi en direction de la demeure du vieux Coucou afin de lui en faire un petit et , surtout de savoir enfin ce qui l'a prit de changer d'avis à la dernière minute tel une péronnelle de province .

-au 19 de la rue des Mouettes ! précisa t-il au chauffeur qui le mena chez Oswalt Perdock en 15 minutes chronos .


La bâtisse était impressionnante et un rien austère . En descendant du taxi après avoir réglé sa course , Hernest pénétra enfin à l'intérieur de ce lieu chargé d'un mystère difficile à décrire . Un homme en costume noir et chemise blanche l'annonça et il put enfin rentrer dans le bureau .


- Entrez , entrez cher ami ! veuillez m'excuser j'ai la voix un peu enrouée , je suis ravi que vous ayez pu vous déplacer aussi vite ! déclara Oswalt Perdock assis à son bureau en costume sombre , aussi sombre que la pièce ou Hernest se trouvait à présent .
L'homme en costume noir revint pour servir une Vodka à nos lascars et , c'est à ce moment qu'un chat venu d'on ne sait ou grimpa sur les genoux d'Oswalt qui le caressa doucement .
-C her ami ... vous vous en doutez je ne vous ai pas fait venir ici pour vous parler de mes vacances !

samedi 3 octobre 2009

une journée pourtant si paisible ...


Pas une minute à perdre pour Hernest Floussard . A peine arrivé dans les luxueux bureaux de la Foxnews qu'un emploi du temps surchargé en réjouissances de quadras cire-pompes l'attendait déjà .
Toujours impeccablement vêtu , le verbe haut et le sourire carnassier il salua poliment les hôtesses d' accueil postées à l'entrée et se rendit aussitôt sans son bureau ou une multitude de dossiers n'attendaient plus que son accord pour être bouclés .
Cette vie de citadin affairé ne lui convenait guère en réalité tant il aspirait à une liberté totale et un renoncement à toutes ces valeurs que l'on dit bourgeoises pour jouir paisiblement de balades au volant de sa puissante moto dans les plaines de la country sauvage et insoumise .
Au 32 ème étage du building de la Foxnews , Hernest Floussard regardait les habitants de la ville qui lui semblaient identiques à des moustiques gravitant sans s'arrêter un instant . Il se leva de son beau fauteuil en cuir afin de se servir un Whisky dans le but ultime de se détendre un peu .
D'ici quelques minutes ,Oswalt Perdock un homme d'affaires fort influent avait rendez vous avec lui et ,ce tête à tête l'angoissait quelque peu .
le visage dans ses mains , il se concentra sur l'essentiel pour ne rien oublier au moment de l'entretien .
Il faisait beau ce jour là , le soleil apportait avec lui cette ambiance si particulière . Un coup de téléphone retentit , sa secrétaire venait tout juste de le prévenir que le rendez vous était maintenu mais que le sieur Perdock tenait absolument à le recevoir chez lui .
-le vieux bougre s'amuse à jouer avec mes nerfs ! bougonna t-il . Il quitta aussitôt non sans agacement son bureau et se rendit chez le vioque afin de l'écouter jacqueter .

jeudi 24 septembre 2009

12 jours avant de voir le sommet de la montagne















Munie d'un bon verre de vin blanc, elle commença à narrer sa rencontre avec Tony Montagnard au milieu du vacarme et de la fumée qui régnait encore en ce lieu de perdition salutaire.







- je crois que je joue en ce moment le plus gros coup de ma carrière de modeste éditrice ! Clama t-elle entre deux gorgées de ce Millésime pas piqué des hannetons.



-ah ! Et pourquoi donc ? Lui demanda illico sans hélico un de ses comparses de beuveries élitistes.



- Cet homme de talent est entrain d'écrire un roman qui devrait faire un malheur en librairie, il parle de l'histoire de la musique et de Pierre le Gabriel en particulier ... je vais me faire des mamelles en or ! Elle éclata de rire et entraîna avec elle toute la joyeuse assemblée. Non loin de leur tablée, un individu tout de noir vêtu (lunettes compris) venait d'assister incognito à cette saynète ... autant dire qu'il n'avait lui aussi pas fait le déplacement pour rien !



L'homme en question était resté silencieux pendant tout le dîner (ce qui était rare pour cet oiseau bavard comme une pie ) . Il retira lentement ses lunettes au moment même ou Petrouska reprit une gorgée de vin blanc . Sous le choc , elle cracha sans élégance ce pourtant si délicieux breuvage .

-Diantre !! mais c'est lui !!! il est juste assis à la table d'à coté ... il a sûrement entendu mon bavardage de gueuse assoiffée !

Ses amis restèrent sans voix tant ils ne saisissaient pas l'importante dramaturgie de la situation qui se jouait pourtant sous leurs yeux étonnés d'ignorance crasse .



En effet , il s'agissait bien de Tony Montagnard qui était venu en solitaire se requinquer après une longue journée de labeur . Il venait d'entendre les propos de Petrouska en qui il avait une totale confiance et , ces derniers ont eu pour effet de l'agacer au plus haut point .

Il se leva et se dirigea d'un pas assuré vers la tablée de Petrouska afin de lui dire ses quatre vérités .

- je ne vous félicite pas ! c'est ainsi que vous me traitez madame ! et bien sachez qu'à partir de cet instant je change illico de crémerie ! . Dit-il en haussant le ton tel une sardine d'eau tiède .

Petrouska fut saisie et devint aussi blanche que le vin qu'elle buvait . Lorsqu'il quitta la taverne , Tony manqua de tomber car il n'avait pas vu la marche qui se trouvait à l'entrée ... perdu qu'il était dans ses pensées .



Soudain une voix se fit entendre :




- monsieur ! excusez moi d'intervenir mais je viens d'entendre ce qui s'est produit . Je me présente Arthemus Gordan des éditions Tracteur Rouge .

je n'irais pas par quatre ruelles : votre ambitieux projet m'intéresse et je vous propose une sortie imminente sous 12 jours et , pas un de plus .

Interloqué Tony signa derechef le contrat que monsieur Gordan lui fit aussitôt signer .



La suite sera délectable puisque l'ouvrage en question fera beaucoup parler de lui dans 12 jours précisément mais ... ceci est une autre histoire .

mardi 15 septembre 2009

le cas Petrouska

Ah !! quelle radieuse fête ce fut !!! Petrouska Timini était heureuse et son sourire était de mise durant l'ensemble de la prestation du troubadour humaniste qui fit sensation ce soir là .

Les amis qui l'entouraient lui proposèrent d'aller boire un verre dans une taverne située non loin de la salle des festivités afin d'en jacqueter jusqu'à très tard dans la nuitée . Elle aimait çà Petrouska ! Son regard noir et profond , d'une grande sérénité attirait l'attention des hommes et les poussait à lui parler sans pour autant se croire obligé d'être goujats et dragueurs .




Munie d'un bon verre de vin blanc , elle commença à narrer sa rencontre avec Tony Montagnard au milieu du vacarme et de la fumée qui régnait encore en ce lieu de perdition salutaire .

- je crois que je joue en ce moment le plus gros coup de ma carrière de modeste éditrice ! clama t-elle entre deux gorgées de ce Millésime pas piqué des hannetons .
-ah ! et pourquoi donc ? lui demanda illico sans hélico un de ses comparses de beuveries élitistes .

-Cet homme de talent est entrain d'écrire un roman qui devrait faire un malheur en librairie , il parle de l'histoire de la musique et de Pierre le Gabriel en particulier ... je vais me faire des mamelles en or !


Elle éclata de rire et entraîna avec elle toute la joyeuse assemblée . Non loin de leur tablée , un individu tout de noir vêtu (lunettes compris) venait d'assister incognito à cette saynète ... autant dire qu'il n'avait lui aussi pas fait le déplacement pour rien !

------------------------------------------------------------------------------------------------
UNE NOUVELLE CHANSON RIEN QUE POUR VOUS :
Bonne nouvelle ! le disque que je prépare activement depuis de nombreux mois avec une fine équipe fort compétente et motivée poursuit sa construction . 10 nouvelles chansons arriveront en fin d'année .. Patience , patience !

En guise d'apéritif , je vous offre une chanson que m'a écrite tout spécialement le poète et bloggeur Michel Boudin il y a quelques mois . Ce titre ne figurera pas sur le CD (à moins d'un changement de dernière minute ...) . Voici en version acoustique "L'Amitié c'est la vie" :

mercredi 9 septembre 2009

à l'assaut des mots !



Vendredi 25 avril . Après une journée harassante ou notre auteur avait , bien malgré lui frôlé quelques représentants de commerce aux crocs rayant le parquet , égaré pour la 50 ème fois sa carte bleue et ses clefs et évité de dire bonjour à son concierge depuis que ce dernier l'avait confondu avec un témoin de Jajouka ( alors que personne n'était là ) .


Enfin ! Tony se retrouvait chez lui pour savourer ce plaisir infini qu'est celui de coucher les mots et de les déshabiller à sa guise . Après avoir dîné de façon fort frugale , il s'installa derrière son imposante machine à écrire .

Tony Montagnard était doublement ravit car , d'une part il tenait son sujet et avait déjà entamé plusieurs pages d'affilées et , secondo il avait enfin déniché un éditeur digne de ce nom pour publier ses palabres .

Au même instant à quelques centaines de kilomètres Petrouska Timini , une terrienne parmi des millions se rendit à un immense rassemblement afin d'ouïr les vocaux d'un certain Pierre Gabrielle . Elle possédait depuis quelques mois son précieux sésame afin de pénétrer dans l'antre du troubadour et découvrit émerveillée une foule de terriens qui , tout comme elle étaient invités à cette grande noce nocturne et atypique .

mercredi 2 septembre 2009

the Real life in a Real World




Tony écrivait à présent chaque soir . Les mots se succédaient à un rythme d'enfer et les aphorismes les plus cinglants fusaient tel des bombes larguées sur les populations Afghanes innocentes . Il avait les nerfs à vif lorsqu' il entendait les inepties déblatérées sur les héros de son monde par de vils représentants de commerce en costards : le genre de personnages qu'il lui arrivait très fréquemment de côtoyer grâce au labeur qu'il exerçait en attendant de ne plus être qu'écrivain .


"ah les cloportes ! les vils chacals à poils ras !! " hurlait il à pleins poumons entre les murs cinégéniques de son appartement . Tony détestait la médiocrité et les gens incompétents plus haut que leur derrière , de toutes confessions et de tout horizons .


Il tenait enfin son sujet : le destin d'un héros des temps modernes qui , au lieu de faire le mal pour s'enrichir comme les trois-quarts de ses contemporains, souhaitait réunir les humains et les faire participer à une grande noce qui aurait pour aboutissement la jouissance absolue de cette putain d'existence !



Dans l'immeuble ou Tony résidait , d'étranges individus avaient pris la sale manie de devenir ses voisins .




Un soir après 22 h 34 , on sonna à la porte . Tony se leva brusquement de son fauteuil et se dirigea vers le hall d'entrée . Lorsqu'il ouvrit , un grand homme au look de VRP multicartes fit son apparition .


"bonjour monsieur , je suis Ernesto Minousko votre nouveau voisin je venais faire votre connaissance ".


Dans un premier temps Tony eut envie de lui signifier qu'il était sûrement ravi de le connaître aussi mais qu'il était bien tard pour les mondanités d'usage . Il vit aussitôt que l'homme en question malgré ses allures de yuppie et sa diction un peu chatiée n'avait pas l'air (de prime abord) d'un mauvais bougre .


Au bout de quelques minutes , notre écrivain zèlé invita Minousko à prendre place dans son salon et la discussion commença .


L'homme en hibernation eighties permanente lui parla beaucoup : de sa vie , de ses activités diverses et de sa passion pour l'art . Devant tant d'enthousiasme , Tony qui était toujours en quête d'idées proposa à notre oiseau de nuit d'apporter sa modeste contribution à l'ouvrage qu'il commençait à entreprendre .


mercredi 26 août 2009

On the Rocks


Assis derrière son imposante machine à écrire , Tony écrivait le cours de son récit . Un itinéraire jonché d'obstacles et de réjouissances imprévues . Des mots qu'il souhait corrosifs lorsqu'il évoquait non sans humour la destinée de celles et ceux qui ne comptaient pas beaucoup dans son coeur .
Depuis quelques années il mûrissait dans sa tète et dans ses tripes l'histoire qu'il voulait à tout prix narrer au plus grand nombre ... mais il ne trouvait pas la trame !
Un jour ou plutôt une nuit , L'idée jaillit de son cerveau en perpétuelle ébullition :
-" et si je racontais la vie d'un grand homme, quelqu'un qui a changé le cours de l'existence de ses semblables grâce à son art , grâce à sa vie !"
Avoir une tel soif d'écriture et de propagation de chemins de vie ayant attrait à l'Histoire de l'humanité relevait pour son entourage d'un labeur incroyable et surtout insurmontable .
Tony croyait à son projet et , après l'avoir mis aux oubliettes pendant quelques années il était fin prêt pour le réaliser .
Ce soir là , un verre de whisky non loin de sa machine à mots dire et quelques blondes fumigènes à ses cotés , il débutait sur les chapeaux de roues l'épopée de son héros de réalité scientifique . Dans la pièce sombre de son appartement décoré d'affiches de films et de Rocks Stars inoubliables , il omettait le temps et plus il couchait les mots sur le papier, plus il sortait de lui la véracité de ses écrits . Il avait comme l'étrange et indéfinissable impression de rajeunir et d'entamer sans trop savoir pour quelle raison une autre vie :
celle qu'il avait choisi !

mardi 11 août 2009

un disque culte : "Darkness on the Edge of town" de Bruce Springsteen (1978 )









Ce lieu ayant quelque peu changé nous allons si vous le voulez bien parler à nouveau musique et , plus particulièrement d'un de mes artistes favoris : Bruce Springsteen .


Après avoir publié deux albums passés relativement inaperçus en 1973 , ce jeune songwritter rencontre la gloire en 1975 avec un opus urbain et réaliste intitulé "Born to Run" qu'il a enregistré avec son groupe le E Street Band . L'album fera un triomphe un peu partout sur la planète et déjà certains observateurs avisés voient en ce jeune garçon fougueux l'avenir du Rock 'n' Roll ... ni plus ni moins ! . Bruce Springsteen incarne à merveille le citadin Nord Américain perdu dans cet univers ou l'argent est peu à peu devenu roi . Ses chansons expriment le mal être des laissés pour compte , des ouvriers , des sans-grades et la musique que Bruce choisit de mettre en avant pour illustrer ses textes incisifs et habités colle fabuleusement avec son propos : un mélange d'Elvis Presley et de Bob Dylan .






Pour réaliser sa quatrième galette , Bruce Springsteen mettra un peu de temps car , avouons le d'emblée la pression qui tomba tout à coup sur ses épaules musclées était soudain assez forte .


Paru en 1978 sous la houlette de John Landau et Steven Van Zandt "Darkness on the Edge of town" est tout simplement un chef d'oeuvre discographique . Tout au long de cet album sombre et inspiré , Bruce Springsteen narre avec une précision de chirurgien plastique la dure existence des petites gens qui luttent tant bien que mal pour survivre dans une ville bien trop grande pour eux .




Les arrangements sont percutants et la sonorité seventies est un pur régal . L'ambiance qui se dégage de ces dix chansons est très introspective voire même spirituelle . Ce disque n'aura pas il est vrai le même retentissement que "Born to run" de 1975 ou son successeur "the River " en 1980 mais il apparaît comme incontournable dans la démarche et la compréhension de l'artiste .



Comme je sais que vous brûlez d'impatience de retrouver le Boss sur scène ... voici donc un extrait phare de cette galette : le fameux "Badlands" enregistré in New York City .

dont voici la traduction Française :

Les lumières s'éteignent cette nuit, il y a des problèmes au centre stratégique
J'ai eu une collision frontale, ça a écrasé mes boyaux, mon gars
Je suis pris dans un tir croisé que je ne comprends pas
Mais il y a une chose dont je suis sûr ma fille
Je me fiche éperdument de ces vieilles scènes trop jouées
Je me fiche éperdument de ce qu'il y a dans l'intervalle
Chérie,
je veux le coeur, je veux l'âme Je veux le contrôle dès maintenant
Parle d'un rêve, essaie de la réaliser
Tu te réveilles la nuit avec une peur si réelle
Tu passes ta vie à attendre un moment qui n'arrive jamais
Eh bien, ne perds pas ton temps à attendre
Mauvaises terres, tu dois y vivre chaque jour
Laisse les coeurs brisés se lever
Comme le prix que tu dois payer
On continuera à pousser jusqu'à ce que ça soit compris
Et ces mauvaises terres commencent à bien nous accepter
Tu travailles dans les champs jusqu'à ce que ton dos soit brûlé
Tu travailles derrière le volant jusqu'à ce que tu aies bien appris ta leçon
Bébé, je crois que ma leçon, elle est bien apprise maintenant
Tu ferais mieux de marcher droit chérie
Le pauvre veut être riche, le riche veut être roi
Et un roi n'est pas satisfait tant qu'il ne domine pas tout
Je veux sortir ce soir, je veux me rendre compte de ce que je possède
Eh bien je crois en l'amour que tu me donnes
Je crois en la foi qui peut me sauver
Je crois en l'espoir et je pris pour qu'un jour
Ça puisse m'élever au dessus de ces ...
Mauvaises terres ...
Pour ceux qui ont une notion
une notion profondément ancrée
Qu'il n'y a aucun pêché à être reconnaissant
d'être en vie Je veux trouver un visage
qui ne regardera pas à travers moi
Je veux trouver un endroit, je veux cracher au visage de ces ...
Mauvaises terres ...



































vendredi 31 juillet 2009

le flouze en herbe



Soudain , alors qu'elle allait voluptueusement s'allonger sur le dos , elle vit droit devant elle au milieu des ampoules de bronzage une minuscule caméra ... elle se leva d'un coup et la mira de plus près .
-le fumier ! il avait planqué un mouchard chez moi et a pu donc tout entendre !! le vil scélérat !!!
Marlène qui avait la main aussi délicate que leste arracha les fils de cet engin et se rua tel une fusée vers son téléphone .


Il fallait agir vite !! Riton semblait complètement dépassé par les évènements et ne donnait même plus de signe de vie depuis le casse raté . Marlène la Castagne composa avec un certain culot le numéro de Lino son ex mari avec qui elle avait réalisé quelques coups fumants . Lino ne portait pas vraiment Riton dans son coeur depuis une sinistre histoire de trafic d'armes en Afrique (sous couvert d'ONG sans défense d'éléphants ) .

- Lino , je suis sous le choc ! ce vieux singe de Joe Jackson a installé des caméras pour me piéger et obtenir des infos sur notre casse ... tu sais celui que l'on projetait de réaliser et qui a complètement foiré ... j'peux pas t'en dire plus au téléphone ... il faut qu'on se voit au plus tôt ! insista Marlène qui venait tout juste de briser la caméra qu'elle avait repéré en pratiquant sa séance d'UV .
15 minutes plus tard , Marlène retrouva Lino dans un bar situé à quelques encablures de chez elle . Un lieu feutré et chatoyant à souhait qu'aimait beaucoup fréquenter La rousse Castagne lorsque son emploi du temps de braqueuse le lui permettait . Autour d'un bon verre de Bordeaux elle narra ses mésaventures à Lino qui ne fut point surpris de l'entendre jacqueter ainsi .
Il prit son air grave et lui dit :
- Ce Riton est une triple buse , à cause de son amateurisme il est passé à coté d'un casse qui m'avait l'air d'être une partie de plaisir à réaliser les doigts dans le nez et le reste dans la compote . Tu vas me faire la joie de quitter illico cette bande de marioles qui commence sérieusement à me les briser menu avec leurs airs supérieurs tout juste bons à brasser du vent les jours de légère brise .
-mais ... et l'argent ? c'est Joe qui a tout raflé ! et du coup j'ai plus un radis sur moi ! répliqua dans un souffle notre Marlène .
- pour ce qui est du blé , je sais comment le récupérer car vois tu ma poule je connais bien le gugusse en question ! Crois moi : Dans quelques heures tu auras ta part du pognon ! j'en fais une affaire personnelle ! insista Lino en allumant une cigarette .
Son regard noir en disait long dans ses intentions et il tint parole puisque le lendemain il alla trouver Joe Jackson dans son ranch . Le zouave était entrain d'apprendre à son fils Michael les rudiments de la mal séance ... à coups de cravache dans la gueule .
Lino le menaça avec son Beretta devant toute sa troupe de joyeux drilles réunie . Devant tant d'insistance notre Marlon Brando d'opérette décida de se rendre et remit aussitôt la somme d'argent dérobée . Ainsi se termina l'Aventura !

lundi 20 juillet 2009

Hauts les flingues et doucement les basses !!



Joe et ses 5 sbires venaient tout juste d'arriver et ... se faufiler dans la Foxtrot fut pour eux un jeu d'enfant .
22 h 15 : Riton et sa clique se trouva nez à nez devant le gardien de la pompe à fric .
- Bouge pas mon gars ! lève tes pattes et sois bien gentil ! on vient juste en amis se remplir les fouilles pour faire nos emplettes ! lâcha Riton tandis que Marlène versa discrètement le somnifère dans la bière du gardien . Elle prit alors sa voix suave et lui dit :
- tiens mon cochon une petite mousse pour te rafraîchir et te remettre de tes émotions .


le gardien s'endormit illico dans un sommeil profond et alcoolisé . Soudain , alors que la bande à Riton s'apprêtait à se saisir du copieux magot une voix s'élevât d'on ne sait ou :

-haut les mains moules à gaufres ! ne touchez pas au grisbi vulgaires et visqueuses aspirines : cet argent est à nous !

Ils étaient deux , brandissant leurs colts avec des mines patibulaires (mais presque ) , les hommes de Joe Jackson allaient filer avec le précieux bien (mal acquit) au nez et à la barbe de Riton , Auréliano et Marlène la castagne ! C'en était trop pour le vieux Riton qui poussa sa chansonnette :

-ah non !! ah non alors !! mais qu'est ce que c'est que ce cirque !! qui sont ces sirupeux sarrasins ? ces olibrius de fête foraine viennent me dérober mon bien et je ne devrais pas réagir ? ah non !! çà par exemple !! mais d'où sortez vous messieurs ? cet endroit est privé !!!


Joe Jackson fit son apparition en costume zébré entouré de sa garde rapprochée et , sans dire un mot claqua des doigts afin que l'argent de la banque fut sa propriété . Marlène et ses amis assistèrent à cet enlèvement de bien (qui ne leur appartenait pas) dans un silence qui ressemblait au dîner des Moines du Prieuré de la soutane de l'arbre sec . Cloués qu'ils étaient .


Deux minutes plus tard , nos joyeux sarrasins s'étaient fait la malle après l'avoir fort bien remplit . Auréliano , Riton , Marlène et consorts quittèrent les lieux sans échanger une parole ...
Le lendemain , Marlène la castagne profita de ce jour de répit pour se bronzer un peu histoire de reprendre du poil de la bête . Elle se repassait le cours de cette triste soirée de braquage foireux et ne comprenait pas bien comment Joe Jackson et ses sbires avaient pu être au courant de leurs manigances au point de les doubler et ce , avec succès . Soudain , alors qu'elle allait voluptueusement s'allonger sur le dos , elle vit droit devant elle au milieu des ampoules de bronzage une minuscule caméra ... elle se leva d'un coup et la mira de plus près .
-le fumier ! il avait planqué un mouchard chez moi et a pu donc tout entendre !! le vil scélérat !!!
Marlène qui avait la main aussi délicate que leste arracha les fils de cet engin et se rua tel une fusée vers son téléphone .

jeudi 2 juillet 2009

un Afro Jojo



Il arrive parfois que les affaires ne se déroulent pas comme prévu . Alors que la bande à Riton se trouvait encore à la campagne au milieu des champs et des arbres afin de préparer au mieux l'attaque de la banque Foxtrot que , de son coté Marlène la castagne avait infiltré le réseau et le personnel de la maison à biffetons . Un maillon allait faire trébucher les rouages de la machine . Le fameux Joe Jackson richissime et odieux parrain de la mafia afro était bien décidé à doubler nos amis sur ce coup là .


Depuis des semaines maintenant , les amis de Riton étaient mis sur écoute jour et nuit et Joe connaissait parfaitement la stratégie qu'ils avaient élaboré pour attaquer la banque .

Depuis son ranch le Never mind the bollocks , Joe Jackson sirotait un drink avec ses sbires et s'amusait à rapporter les nouvelles fraîches du front à ses convives :


- ah ah ah !!! ces tristes cachets d'aspirine ne se doutent de rien mais moi Joe : je connais leur plan ! ainsi nous n'avons plus qu'à attendre ce soir lorsqu'ils auront dévalisé la banque et neutralisé tout d'abord le gardien et ensuite ... nous les enlèverons et récupérerons le magot !

Joe poussa un énorme rire et ses compères réunis autour de la table située dans la propriété du Never mind the bollocks trinquèrent avec lui pour fêter çà .


De son coté Riton (qui ne soupçonnait pas l'entourloupe que lui préparait Joe ) était en route avec toute sa joyeuse équipe de larrons en foire . Marlène toujours vêtue de sa liquette de soie lui fit son rapport sur l'infiltration alors que la voiture conduite par Auréliano arrivait à proximité de la Foxtrot .
-tu vas voir mon Riton , je vais aguicher le gardien qui est de garde en lui offrant une petite mousse et en lui promettant ma lune ! du gâteau ! s'exclama non sans une once d'ironie Marlène la castagne .
Riton savourait ce moment, tout le monde était prêt et , il faut l'avouer Marlène sa favorite avait une fois de plus fait du joli boulot .
22h : la tire de la bande à Riton s'arrêta juste devant la banque .
- Allez ! tout le monde en piste ! ça va barder ! on fait comme on a dit !". lança Riton toujours coiffé de son chapeau tout comme ses lascars . Marlène avait pris soin d'apporter un verre de bière avec un somnifère pour endormir le gardien .
Joe et ses 5 sbires venaient tout juste d'arriver et ... se faufiler dans la Foxtrot fut pour eux un jeu d'enfant .
22 h 15 : Riton et sa clique se trouva nez à nez devant le gardien de la pompe à fric .
- Bouge pas mon gars ! lève tes pattes et sois bien gentil ! on vient juste en amis se remplir les fouilles pour faire nos emplettes ! lâcha Riton tandis que Marlène versa discrètement le somnifère dans la bière du gardien . Elle prit alors sa voix suave et lui dit :
- tiens mon cochon une petite mousse pour te rafraîchir et te remettre de tes émotions .

jeudi 25 juin 2009

les As de la gachette sont de sortie


Lundi 3 mars vers 15 h 32 la fine équipe de Riton le chapeau noir s'est réunie pour un vibrant concerto de palabres afin de préparer au mieux les hostilités . Le soleil restait caché par de vilains nuages et le froid se faisait à nouveau ressentir : le climat idéal !
Assis dans le bureau du Padre , les joyeux comparses sont fin prêts à l'écouter . On croirait entendre une mouche faire du deltaplane à moins de 10 mètres à la ronde .
- "mes amis , je vous ai fait venir car d'une manière comme une autre ... le repos du guerrier est terminé ! Crac ! on reprend le turbin et j'ai de très bonnes nouvelles à vous annoncer !"
Lorsqu'il arborait ce sourire espiègle et légèrement carnassier il fallait s'attendre à un réchauffement climatique de bon aloi . Confortablement installé dans son fauteuil Auréliano posa la question dont l'assemblée rêvait de connaître la réponse :
"- alors Riton ? balances nous l'info ? quelles sont ces bonnes nouvelles ?"lançà fièrement Auréliano .
-" ah ah !!! la bonne blague !!! tout est prêt pour le casse de la banque Foxtrot , Marlène la castagne a infiltré le réseau il y a peu de temps et ... l'affaire est dans le sac nous serons opérationnel dès la semaine prochaine !" . lui répliqua du tac au tac Riton le chapeau noir .
Un grand éclat de rire ressemblant à s'y méprendre à un soulagement envahit l'assistance . Nos quatre lascars avaient rendez vous dans la maison de campagne de Riton pour procéder aux entraînements .
Deux jours plus tard , la bande à Riton était au rencard et au grand complet . La maison se prêtait parfaitement à ce genre de répétition : isolée , assez spacieuse et confortable .
- "chacun prend son flingue , on va d'abord réaliser un exercice de tir , j'espère que vous n'avez pas de rhumatisme au bout des doigts !" .
Il fallait les voir nos vieux briscards , un casque sur les oreilles et le revolver pointé sur la cible représentant un éminent homme politique . L'ambiance était studieuse et , à ce moment précis dans la pièce réservée à la mise en jambes du prochain casse : l'heure était on ne peut plus solennelle ! Dans une semaine (7 au jus pour être tout à fait exact ) : les as de la gâchette et la belle emmerdeuse allaient faire leur come back et ,ce dernier allait faire du grabuge !

mercredi 17 juin 2009

Marlène la castagne ou le retour de la rousse sans contrefaçon


Le jour venait tout juste de se lever . Vêtue d'un collier en perles fines et d'une liquette de soie , Marlène avait rendez vous avec Riton le chapeau noir . L'heure était aux palabres , ce genre de conciliabules qui prennent des plombes car chacun est occupé à jacqueter plus fort que l'autre avec à la clé moults arguments .
Question arguments , Marlène la Castagne (que d'aucun nommaient Marlène la rousse sans contrefaçon les jours de grands vents ) en possédait un rayon et elle savait toujours se mettre en valeur la péronnelle !
8 h 25 , La voici déboulant dans le bureau de Riton . Ah !! Riton c'est tout un programme ! un type à qui vous ne vendriez pas une bagnole ... même d'occasion . Le bougre avait plus d'un tour sous son chapeau noir . Quelques années au mitard et puis hop ! il avait remis çà aussi sec !
Ce jour là , Riton allait proposer à Marlène un sacré coup ! le hold-up du siècle ! le casse mémorable dont toute la bande rêvait depuis des lustres .
A peine le temps de boire une gorgée de bière que l'on frappa à la porte .
-"entrez ! mais entrez que diantre !" lança Riton qui adorait jurer de bon matin dès le chant du coq .
-"salut Riton ! tu voulais m'voir à c'qui parait ? t'as un boulot pour moi ? va y ! mets moi au parfum ! " lui rétorqua illico Marlène la Castagne en s'asseyant sur le fauteuil à palabres de Riton .
-"écoutes moi bien ma cocotte , j'vais pas y aller par quatre chemins , y'a un maximum de thunes à se faire en ce moment . Avec les gars nous allons monter LE casse dont tu as toujours rêvé et tu vas voir ma p'tite Marlène çà va être du gâteau "
La conversation se poursuivit sur le même ton dans une ambiance on ne peut plus amicale .
A l'extérieur , tout semblait calme . Les Gardiens de la paix (qui , soit dit en passant au lieu de la garder ferait bien mieux de nous la foutre !) bullaient non loin de là . Il était grand temps que les affaires reprennent et que toute la bande à Riton reprenne du service car ... pour un peu on se serait cru en période de crise .

dimanche 7 juin 2009

Un disque culte " Let It bleed " the Rolling Stones (1969 )



L'été arrive et avec cette belle saison , chers Internautes et autres bloggers de tout poils , nous allons enfin pouvoir profiter des rayons de l'astre solaire et des longues journées de farniente sans se soucier des horaires et autres sources de parasitages intempestifs .

L'occasion rêvée pour parler d'un grand disque , un opus majeur de l'histoire de la musique ... le très bluesy "let it bleed" des mythiques Rolling Stones paru le 6 décembre 1969 . 69 année érotique pour Gainsbourg , année sanglante (d'où ce titre sans doute ) pour les Rolling Stones . Le groupe fondé par Brian Jones en 1959 à Londres existe depuis maintenant 10 ans ( sur disque depuis 1963 ) , cette année là verra la disparition tragique de ce dernier le 3 juillet noyé dans la piscine de sa villa située dans le Sussex . Un choc pour le groupe ! Même si Mick Jagger et Keith Richards souhaitaient prendre les rênes du groupe petit à petit et que cette mort prématurée va leur permettre d'imposer leurs propres compositions ... la perte est immense et le monde entier sera profondément choqué par le décès de ce génie de 27 ans .

Paradoxalement , les Rolling Stones vont enregistrer là un album qui taquine le sublime . Un opus teinté de blues , de rock et de country produit de façon admirable par Jimmy Miller .
Le succès sera considérable et rassurera le groupe après le (relatif) échec de leur précédente livraison de décembre 1967 "their Satanic Majesties Request" (galette psychédélique attractive bien que déroutante ) tout en restant dans l'excellente continuité du très bouillant ""Beggars Banquet" de décembre 1968 . "Let it bleed " que l'on peut traduire littéralement par "que çà saigne" contient de grands morceaux de bravoure tel l'insidieux "Gimmie Shelter " , l'envoûtant "midnight Rambler" , le superbe "you got the silver" interprété par Keith Richards , mais aussi le bondissant "Monkey Man" avec un Mick Jagger éblouissant dans sa performance vocale . Sans oublier le final sublime "you can't always get what you want" accompagné par la Chorale the London Bach Choir . Les Stones entrent désormais dans la légende et sont adulés dans le monde entier . L'année 1969 se termine avec le tragique concert d'Altamont en Californie le 6 décembre , un show en plein air qui rassemblera 300 000 personnes et qui se clôturera précipitamment avec la mort d'un spectateur âgé de 18 ans . Sans oublier les problèmes de drogue de Keith et de Brian (ce qui entraînera sa perte) . la question qui se pose : quel autre groupe aurait pu tenir après tout çà ? je n'en vois pas beaucoup et c'est pour cette raison (en plus de leur musique ! of course ! ) que j'aime profondément les Stones et ce , depuis l'âge de 12 ans ou je découvris émerveillé le disque "Aftermath" de 1966 (dont je vous parlerais bientôt ) .
Voici donc les Rolling Stones avec ce classique issu de "let it bleed" , le majestueux et indémodable "Gimmie Shelter " musique maestro !!

vendredi 29 mai 2009

You talkin to me ??



Il faisait pourtant beau ce jour là , les oiseaux chantaient et les arbres qui avaient droit de cité au milieu des buildings accueillaient avec sagesse le printemps naissant . Au détour d'une ruelle au 16 mercy Street , Lanz coiffé d'un feutre noir allait et venait en agitant ses doigts nerveusement .

"allez les poulettes !! faut s'activer ! se remuer c'est pas en faisant la gueule que le client va venir à vous !!"

Il marchait d'un pas décidé et roulait des mécaniques comme un automate un peu looser sur les bords .

Ce jour là , Elise était restée chez Alfredo . Ce dernier lui avait promis que les choses allaient changer pour elle et qu'elle pourrait enfin reprendre ses études et qu'un jour ses parents seraient fiers d'elle .

16 h 15 , le taxi jaune d'Alfredo se gara juste devant le lieu de travail (si l'on pouvait dire) de Lanz . Tel un ressort , Alfredo sortit du véhicule et se pointa sous le nez de Lanz .

-" tu sais quoi ? tu devrais faire gaffe ! tu es sur une pente savonneuse , très savonneuse et là ou tu te trouves tu ne peux que te casser la gueule "

Lanz un peu surpris , mais sans le montrer pour autant se rapprocha d'Alfredo et lui tint à peu près ce langage :

"ah ! mais je vois ! tu es le petit fouineur de l'autre jour ! qu'est ce que tu viens me les briser pendant que je bosse ? allez tires toi !!"

A ces mots Alfredo devint rouge et sentit d'un coup la colère et l'adrénaline monter en lui . Une sensation qu'il n'avait plus connu depuis son retour d'Afghanistan il y a deux mois .

-"c'est à moi qu'tu parles ? "lui répondit il .

Lanz sembla tout penaud et ne répliqua qu'un vague balbutiement .

-"c'est à moi qu'tu parles ? alors là mon gars je crois que tu viens de commettre une grave , très grave erreur ! " surenchérit Alfredo en sortant son revolver .

Lanz fut bien obligé de l'écouter car devant un Berretta certains bavards se transforment illico en Bernardo de Prisunic . Ils entrèrent tout deux au 16 mercy street .

16 h 25 , une première détonation fut tirée par Alfredo en direction de la tête de Lanz qui s'écroula comme une masse . L'homme commença à se vider de son sang et le liquide fut projeté sur les murs de l'insalubre studio dans lequel avant de le tuer Alfredo avait entraîné Lanz afin de lui régler son compte .

La police arriva sur les lieux et constata l'ampleur des dégâts . Non seulement Lanz était refroidit mais tout avait été mis à sac par Alfredo . Il se rendit sur le champ et suivit la Police afin d'être arrêté .



Lorsqu'elle apprit la nouvelle ,Elise fut partagée entre deux sentiments : le soulagement de savoir son bourreau hors d'état de nuire et attristée par le fait que son "sauveur " croupissait en prison .
Sa vie fut changée comme par enchantement et elle put en effet reprendre ses études et devenir avocate . Alfredo , de son coté écopa d'une peine de 10 ans de prison . 10 ans seulement puisque la famille d'Elise contribua à sa remise en liberté . De nombreuses lettres furent envoyées par le père d'Elise au pénitencier ou séjournait Alfredo . l"une d'elles disait à peu près ceci :
"nous sommes infiniment reconnaissants mon épouse et moi même , envers cet homme ce monsieur Alfredo qui , au péril de sa vie a sauvé notre fille des griffes de la prostitution et de la drogue . Je vous prie messieurs les juges de bien vouloir accorder des circonstances atténuantes à cet homme qui s'est conduit en véritable héros au service du bien ."

mercredi 20 mai 2009

Alfredo se rebiffe




Le lendemain , alors qu'Alfredo était dans son taxi pour effectuer sa tournée , un homme peu loquace habillé de cuir avec un tatouage sur le cou vint s'asseoir à l'arrière de son véhicule et lui demanda d'un ton bref :


-"direction au 16 mercy Street !" .


Le véhicule de couleur jaune entreprit sa course et , tout en conduisant Alfredo jeta quelques coups d'oeil vers son silencieux client ... l'individu lui paraissait louche et peu honnête . Au bout de dix minutes , le taxi arriva à destination et c'est à cet instant précis qu'Alfredo aperçut Elise marchant sur le trottoir en compagnie d'autres jeunes filles pareillement vêtues . L'homme régla sa course et sortit du véhicule . Le patibulaire bipède se dirigea vers Elise et la frappa au visage . Alfredo qui était encore dans les parages bondit comme un tigre sur cet homme et lui flanqua son poing dans la figure .


-"c'est pas des manières de parler à une femme çà ! " hurla t- il au milieu des badauds qui commencèrent à affluer .




Elise qui reconnut Alfredo le remercia et s'engouffra dans son taxi afin de s'éloigner de l'homme aux moeurs douteuses .


-"vous devez à tout prix quitter ce lieu et ce travail ! qu'est ce que vous fichez là d'ailleurs ? je vous croyais cireuses de chaussures !" .
Elise , entre deux sanglots se mit à lui raconter la vérité et celle ci n'était pas belle à entendre ! Elle se prostituait pour le compte de Lanz à qui Alfredo venait d'arranger le portrait ... sa famille n'en savait rien et cela était mieux ainsi .


Le lendemain , après avoir passé la nuit chez une amie , Elise retrouva Lanz car même si ce dernier la maltraitait elle ne pouvait pas se passer de ce travail car il lui fallait bien vivre après tout ! Même en vendant ses charmes pour d'ignobles inconnues .

Alfredo de son coté bouillait de rage envers cet individu et se saisit de son revolver afin de lui rendre une petite visite ...

mardi 12 mai 2009

Dreaming of mercy street

Il devait être 16 heures lorsque Elise quitta le Tiffany's ou elle venait de passer un bon moment à discuter avec Alfredo . Cet homme qu'elle ne connaissait pas et qui lui semblait assez rassurant et honnête mettait un peu de soleil dans sa vie terne et peu reluisante . Elle fit quelques pas en direction de Mercy Street : c'est au 16 de cette rue qui portait bien son nom que cette dernière travaillait .

Le sourire forcé et la démarche peu assurée , chaque jour de sa jeune vie elle vendait ses charmes à des hommes de la ville : les petits , les gros, les vieux , les noirs, les blancs, les jaunes, les métisses , les moches , les souillons, les fachos , les communistes , les décérébrés , les militaires en vadrouille , les parvenus (et même pas partis ) ... la liste était longue tant elle voyait de monde dans son studio minable ou elle offrait un peu de réconfort à des mâles en quête de bien .



Elise avait 16 ans . Elise aurait pu faire des études et avoir un travail normal mais la vie en avait décidé autrement . Depuis deux ans elle avait du quitter la Pologne pour venir aux Etats Unis cirer des chaussures et réaliser tout les boulots les plus minables afin de gagner quelques sous pour manger et pour faire vivre sa famille restée là bas en Europe de l'Est . Les premiers mois furent rudes mais elle s'habitua peu à peu . Un jour , un homme qu'elle avait rencontré dans un bar lui proposa de faire la pute "en attendant mieux , beaucoup mieux " lui promettait -t-il ...








En rentrant chez lui dans son petit hôtel situé au 8 Mean streets , Alfredo fut pris d'une rage intense et entreprit de prendre n'importe quel job pour arrondir ses fins de mois afin de régler leurs comptes aux pourris véreux qui commençaient à sérieusement déteindre sur la ville . Il venait justement de recevoir un coup de téléphone de la Olden Company afin de devenir chauffeur de taxi .... en attendant mieux , beaucoup mieux .

Le soir venu , il prit son cahier et commença à coucher sur le papier ses colères et ses indignations .
"il faut que je fasse quelque chose de concret ! çà peut plus durer comme çà ! c'en est fini de toute cette pourriture qui abîme la ville, de ces politiques loufiats et manipulateurs et tout ces paltoquets qui ont des trous d'air plein le cigare ".
Le lendemain , Alfredo entreprit d'acheter une arme et il claqua ses économies et une partie de sa rente d'ancien soldat dans l'achat d'un Pistolet à bille acier Beretta Elite II .

jeudi 30 avril 2009

breakfast blues


Le lendemain , Alfredo se rendit comme chaque jour au Tiffany's un petit Pub situé non loin de chez lui . Dans cet endroit Alfredo prenait chaque jour son petit déjeuner en lisant la presse , il ruminait en silence et fustigeait tout bas les dérives de ce monde tout en buvant son café et son jus d'orange quotidien .
Un jour , une jeune fille vint s'asseoir près de lui . Elle devait avoir à peine 16 ans et les tourments de son adolescence en herbe se lisaient sur son doux visage .
"je peux m'installer ici ?" lui demanda t-elle .
Un peu bougon Alfredo ne lui répondit pas illico puis en la regardant fixement et en plissant ses yeux noirs il acquiesça avec un léger sourire .
Elle semblait venir d'ailleurs , comme un soleil juvénile qui apparaissait dans l'univers si sombre et morne d'Alfredo . Elle avait une façon bien à elle de déguster ses croissants et toujours ce regard triste qu'Alfredo pouvait percevoir sans qu'elle ne dise un traître mot .
-"vous ... vous êtes étudiante ? je ne vous ai jamais vu par ici ! touriste peut être ? " lui demanda soudain Alfredo avec cet air grave qu'il prenait souvent depuis son récent retour d'Afghanistan .
La jeune fille lui répondit qu'elle travaillait en ce moment et qu'elle n'avait pas pu faire d'études car sa famille vivait loin d'elle en Europe de l'est et que sa seule ressource était de faire cireuse de chaussures . Alfredo semblait toucher par ce que lui révélait cette jeune inconnue et pendant que cette dernière lui parlait il replongea dans ses pensées aussi troubles qu'un cachet d'aspirine dissout dans de l'eau minérale . ils parlèrent un bon moment au milieu du vacarme du Tiffany's .
-"je dois filer ! on m'attend ! j'ai été contente , vraiment contente de vous parler monsieur ... monsieur ? " lui dit elle
-"Alfredo je m'appelle Alfredo ! et vous ?" lui répondit il .
-Elise ... à bientôt sans doute ! " lui répliqua la jeune fille .
"oui .... à bientôt ."

mardi 21 avril 2009

A man lost in the city


Alfredo est tout de même un drôle de bougre . Alfredo était il y a peu de temps un militaire de base chargé d'exécuter les ordres de ses supérieurs sans trop réfléchir , il en a vu de toutes les couleurs et souvent du rouge . Alfredo est aujourd'hui un homme revenu de tout et pour tout dire dans cette ville de Chamara ou il réside en fantôme qui se respecte il cherche en vain un sens à son existence .
Ce qu'il voudrait c'est un boulot bien rangé et assez bien payé pour mettre un peu d'oseille de coté en attendant que se finisse cette maudite crise dont il entend parler nuit et jour ou qu'il soit et quoi qu'il fasse ! il n'en peut plus ! Cette vie qui consiste à diviser les humains en deux catégories : ceux qui ont le savoir et l'argent et ceux qui n'ont que leurs yeux pour pleurer .
Assis sur son lit dans le minuscule et quasi insalubre studio qu'il occupe depuis la fin de ses obligations militaires en Afghanistan , il songe à son sort et à celui des millions d'âmes pour qui survivre est un mot qui ne fait plus vraiment rêver .
Alfredo consigne ses pensées philosophiques chaque soir dans un cahier d'écolier . Un exercice qui lui permet de se défouler et d'occulter ainsi toute la violence enfouie qui l'anime depuis son retour de Kaboul .
Il se souvient avec effroi des jours ou on lui demandait d'abattre certains pseudo talibans réputés dangereux pour notre monde civilisé , il revoit comme s'il se trouvait encore au coeur des montagnes Afghanes cet enfant qui lui tendait la main pour avoir un peu d'eau afin d'étancher sa soif et qu'un de ses coéquipiers a abattu froidement car il faisait parti du camp ennemi .
-"Horreur ! aujourd'hui qui est l'ennemi ? Ou sont -ils celles et ceux qui prétendent du haut de leur insupportable suffisance nous enseigner le bien ? " se disait il en silence .
Alfredo se remit à noircir son cahier , écrasa son mégot dans le cendrier puis il finit par éteindre la lumière et s'endormit .

jeudi 9 avril 2009

Gaston !! l'addition s'il vous plait !


-"ah !! monsieur Gaston ! ah ! vous tombez bien !!! Est ce vous qui avez brisé les vitres de ma voiture de sport dernier cri avec les vibrations stridentes de votre odieux instrument de musique ? " beuglait l'ogre rouge nommé Depacemaker avec une virtuosité et une verdeur dans le propos qui étonnait l'entourage présent . Gaston n'avait comme à son habitude pas fait exprès de briser les vitres du coupé sport de notre VRP plou-plouc , et il réussit à se sortir des filets garnis de ce dernier avec (il faut tout de même l'avouer) une certaine ingéniosité .
-ah !! vous croyez vraiment que ma Sitar Indienne dédicacée par Brian Jones est la cause de vos petits tracas ? boarf !! faut pas vous énervez pour çà m'sieur Depacemaker ! c'est rien après tout !"
L'ogre se mit à bondir sur place et , fut prit de violentes convulsions qui l'incommodèrent fortement . Aussitôt toute l'équipe arriva sur les lieux et on fit venir les Pompiers pour conduire le malheureux aux Urgences .
Notre joyeux Lagauffre reprit ses recherches actives afin de réparer sa bévue auprès de mademoiselle Jeanne . Le courrier des charrettes de licenciements s'étant transformé en une grande tache bleutée , ce qui eut pour effet d'irriter quelque peu cette dernière .
Strike and Spire comptait bien réduire son personnel (mais en lousdé ) car il fallait faire des économies et certaines personnes coûtaient visiblement trop chers !
Quelques minutes plus tard , Gaston fut de retour dans le bureau de notre miss Jeanne . Alors qu'elle était sagement assise à son bureau entrain de réécrire ce courrier ... Il entra en trombe avec une des ses nouvelles idées de génie (enfin selon lui évidemment ) . Et boum ! Mademoiselle Jeanne fit une nouvelle tache sur le courrier toute surprise qu'elle était .
- "Regardez ces trois petits gants à doigts que j'avais imaginé il y a quelque temps , ils sont pour vous mademoiselle Jeanne ! Ainsi vous pourrez écrire sans vous tacher et le courrier sera toujours propre comme le seront vos jolies mains ! en plus ils font aussi éponge ! qu'en dites vous ? ".
-" oh !! vous alors !! on peut dire que vous avez raté votre vocation !!" lui répliqua aussitôt miss Jeanne en tortillant du postérieur sur son siège .

lundi 30 mars 2009

comme un Gaston dans un jeu de quilles



-"toc toc toc !!!! "

-" j'arrive ! ah c'est vous m'sieur Gaston ! je ne vous attendais pas à cette heure ci ! Entrez entrez j'en ai pour une minute ! " lui précisa mademoiselle Jeanne en rougissant tel une pivoine au printemps .

"j'vais pas rester longtemps ma'mzelle Jeanne il faut que j'apporte ce carton pour vous ... je ne l'ai pas ouvert bien qu'il le soit ! on m'a dit que c'était urgent et fragile "

Gaston posa le carton sur le bureau de Jeanne et paf ! il heurta une cartouche d'encre qui traînait et se renversa derechef sur le courrier des charrettes de licenciements !

-"oooooooooh !! m'sieur Gaston que vous êtes gourdasse vous !! un courrier à retaper !!! bon ... ça va parce que c'est vous !! mais chut ! pas un traître mot à la direction !! " s'empressa de répliquer miss Jeanne dans un élan de dynamisme que son directeur aurait bien voulu voir .
-" m'enfin ! j'ai pas fait exprès ! je vais arranger çà mademoiselle Jeanne !! " et Gaston repartit aussitôt réaliser quelque chose d'inédit (avec lui allez savoir !!) pour réparer sa bévue .


A quelques mètres de là , dans le couloir une discussion animée avait lieu . Une de ses engueulades dont les éditions Strike and Spire avaient l'habitude !
-"c'est la dernière fois que je mets les pieds chez vous !! c'est absolument inadmissible !! i-na-dmi-ssible vous m'entendez !! " . Oh oui !! oh oui !! qu'on l'entendait à des kilomètres à la ronde le bougre ... Monsieur Depacemaker en personne dans ses oeuvres lyriques s'en prenait d'une façon fort peu amicale mais assez virile il faut bien l'avouer à Hector Tuverte le responsable de la signature des contrats de la maison . Gaston Lagauffre venait à peine de rentrer dans son bureau que l'ogre rouge lui tint à peu près ce langage :
"ahhhhhhhhhhh !! monsieur Gaston ! ah vous tombez bien vous !!! Est ce vous qui avez brisé les vitres de ma voiture de sport dernier cri avec les vibrations stridentes de votre odieux instrument de musique ? " .
--------------------------------------------------------------------------------------------
Afin de fêter dignement l'arrivée du printemps, je vous propose une chanson issue de mon petit répertoire au ton assez optimiste et enjoué qui s'intitule "la vie peut être belle " . Cette ritournelle écrite en 1995 vous donnera , je l'espère le sourire et l'envie de bouffer l'existence par tout les bouts .