mercredi 17 juin 2009

Marlène la castagne ou le retour de la rousse sans contrefaçon


Le jour venait tout juste de se lever . Vêtue d'un collier en perles fines et d'une liquette de soie , Marlène avait rendez vous avec Riton le chapeau noir . L'heure était aux palabres , ce genre de conciliabules qui prennent des plombes car chacun est occupé à jacqueter plus fort que l'autre avec à la clé moults arguments .
Question arguments , Marlène la Castagne (que d'aucun nommaient Marlène la rousse sans contrefaçon les jours de grands vents ) en possédait un rayon et elle savait toujours se mettre en valeur la péronnelle !
8 h 25 , La voici déboulant dans le bureau de Riton . Ah !! Riton c'est tout un programme ! un type à qui vous ne vendriez pas une bagnole ... même d'occasion . Le bougre avait plus d'un tour sous son chapeau noir . Quelques années au mitard et puis hop ! il avait remis çà aussi sec !
Ce jour là , Riton allait proposer à Marlène un sacré coup ! le hold-up du siècle ! le casse mémorable dont toute la bande rêvait depuis des lustres .
A peine le temps de boire une gorgée de bière que l'on frappa à la porte .
-"entrez ! mais entrez que diantre !" lança Riton qui adorait jurer de bon matin dès le chant du coq .
-"salut Riton ! tu voulais m'voir à c'qui parait ? t'as un boulot pour moi ? va y ! mets moi au parfum ! " lui rétorqua illico Marlène la Castagne en s'asseyant sur le fauteuil à palabres de Riton .
-"écoutes moi bien ma cocotte , j'vais pas y aller par quatre chemins , y'a un maximum de thunes à se faire en ce moment . Avec les gars nous allons monter LE casse dont tu as toujours rêvé et tu vas voir ma p'tite Marlène çà va être du gâteau "
La conversation se poursuivit sur le même ton dans une ambiance on ne peut plus amicale .
A l'extérieur , tout semblait calme . Les Gardiens de la paix (qui , soit dit en passant au lieu de la garder ferait bien mieux de nous la foutre !) bullaient non loin de là . Il était grand temps que les affaires reprennent et que toute la bande à Riton reprenne du service car ... pour un peu on se serait cru en période de crise .

41 commentaires:

Alban a dit…

Tout cela est prometteur, la suite!!!!

Laudith a dit…

Ah !! Jean Philippe, quel plaisir de passer lire tes histoires.

Merci pour ce bon moment de lecture.

Passe une belle nuit l'artiste.

Françoise a dit…

Ah ah... une nouvelle histoire !... Chic !...

Belle soirée à toi, Jean-Philippe !
et merci pour les mots que tu as laissés chez moi ;-)

Muse a dit…

Des images affleurent mon imaginaire à chacune de mes visites chez toi...je reviens en douceur, Jean Philippe...

écureuil bleu a dit…

Bonsoir Jean-Philippe et merci pour ta visite qui me permet de découvrir ton blog. Je reviendrai...Bonne soirée

herbert a dit…

Bonjour, Jean-Philippe.

Succulent comme d'habitude.

Le style, l'humour, l'image.
One se croirait au cinéma.
Et on y est !!!
A suivre.
Bonne journée.
En amitié.

Volcane a dit…

Un parfum d'une autre époque, et pourtants les effluves contemporaines affluent...Un résultat bigaré et un peu dérangeant, outre le plaisir de l'aventure...

tanette a dit…

Un commentateur sur mon blog signe : Riton, ferait-il partie de la bande ???

Yann a dit…

Merci Jean Philippe pour ton gentil commentaire!
Bonne journée.

Yann

Mimi a dit…

Salut Jean-Philippe :) j'espère que tout va bien de ton côté. Voilà une autre belle histoire remplie d'intrigues et à la « Bonnie & Clyde ». Intéressante ma lecture, à bientôt pour la suite !

Johanna a dit…

C'est Marlène Jaubert en photo??

Pas a pas a dit…

bonjour magicien d'ox
en effet pas mal la corse
dans l'eau ou sous un arbre a
mediter ou dormir
a bientot

armandie a dit…

Marlene je l'ai adoré quand j'étais gamine, avec des yeux magnifiques, des yeux de chat et des tâches de rousseur adorables je suis bien contente de la voir ici dans une de tes histoires. Avec des dialogues à la Becker j'adore ton texte.
je te fais plein de baisers Jean philippe

Armandie

ps: j'adore les mots que tu laisses dans mon jardin à chaque fois

Marouscka du temps qui passe. a dit…

Coucou Jean-Philippe, me revoilou pour mon plus grand plaisir, fan de Audiard et de Blier, j’adore revoir ces vieux classiques qui peuvent paraître kitch pour certains. Bien que le sujet présent ne soit pas si démodé :-)

Blier m’a toujours fait rire, J’aime bien la petite Marlène avec ses adorables taches de rousseur et son collier de perles fines.

À bientôt.

Bonne soirée. Bises.

Betty a dit…

Heyhey...ce passage m'a accrochée et ta p'tite note sur les GdelaPx entre () fait plusss que sourire. Joli présage ce soir que celui de revenir te lire ou mieux encore, de remonter dans le temps. Bonne nuit

MUSEAREVELISE a dit…

coucou jean philippe, toujours un plaisir de venir lire tu dois être fan de ciné, bonne soirée à bientôt bisous

Au fil de mes rêveries a dit…

Chic Le petit magicien nous raconte encore une belle histoire
J'aime beaucoup cette actrice dans le passager de la pluie elle est sublime
Je trouvais qu'elle riait et pleurait merveilleusement bien et dans les rôles qu'elle interprétait
et pis elle était si jolie avec ses taches de roussseur
et c'est maintenant une bien talentueuse conteuse d'histoires pour les enfants
Une petite bise en passant pour toi

maevina a dit…

on se croierait vraiment entre Blier et Ventura!!!!!!!!!!!

Caritate Libertine a dit…

Chouette, c'est reparti pour un tour ! Des bons moments en perspective, merci ! En plus j'adore Marlène, son joli minois et sa voix si particulière. Je crois l'entendre en lisant ce texte.

Anonyme a dit…

Le riton, un baryton de premier, jamais le dernier, il chantait comme un rossignol quand il était joyeux, bon faut pas exagérer, c’était pas la joie quand même, quand le rossignol ou le guignol aiguisait ses cordes vocales, on avait droit à une pluie de cordes et même de filets, et là, ça ne rigolait plus du tout, on avait intérêt à se sauver, si on ne voulait pas tomber dans le piège des bons poulets à pattes noires. C’est que les kisdés avaient de longues esgourdes et elles n’étaient jamais ensablés, je dirai même qu’ils l’avaient plutôt la feuille fine, lorsqu’ils repéraient le méchant oiseau, ils l’avaient sur écoute, et l’entendaient venir l’animal même cachée au fond de son terrier. On ne faisait pas un pli, à leurs arrivées. C’était ficelé et pesé. En tout cas, Le riton avait tout de même la langue bien pendue, bien dodue aussi, il jacquetait plus qu’il n’en faut, un vrai moulin à parole. Ça mouliné parfois, avec toujours cette tête d’enfarinée, mais le zigotto tenait bon, il revenait à la charge et même il se prenait pour une hirondelle sous les toits quand il faisait du zèle. Le bonhomme tenait la route, Mais la bille ne fait pas le môme, il était de mauvais poil quand même, il gloussait comme une poule quand il se retrouvait dans le panier à salade (surtout avec les frisées). L’œil en coin, jamais en face des trous, il finissait souvent dans le trou, sacré Riton ! et nous aussi, par la même occasion. Il avait toujours l’art d’être dans les mauvais plans, il les lisait toujours à l’envers, jamais d’aplomb. – pourtant parfois on le prenait pour une lumière, pas très vive certes, à cause de ses ampoules au dessus de la tête, ça travaillait sous son chapeau, ça fumait parfois !!!!!
Il grillait tout seul, quand il commençait à prendre ses vessies pour des lanternes, ça sentait le gaz,
pourtant pas il n’était pas un éclaireur pour un sou, il ne la mettait jamais en veilleuse, il y avait toujours de l’eau dans le gaz, toujours à ramener sa fraise là ou il ne faut pas, et ça finissait dans le coulis, en confiture, il nous en tartinait jusqu’au petit matin, jusque dans notre petit déjeuner. Pour vous dire, qu’il était indigeste le groom. Au dernier casse, on est tombé dans la mouise. La banque avait fait banqueroute, c’était la déroute. L’argent s’est envolé, et on a toujours pas atterri. Les condés nous ont ramassé à la petite cuillère, ils n’avaient qu’à se servir, le comble. Rien dans les poche, on était comme des mioches.
Lui, Il nous allumait, il ne se privait pas, à force on finissait souvent dans le noir, à l’aveugle. A la cane blanche, derrière les barreaux. Alors, à force On se tirait dessus comme des pigeons, des lapins. Plus voleur que lui, tu meurs. C’est pas moi, c’est lui. A force on ne savait pas qui ou que ou quoi. Un Machiavel cambrioleur.
A chaque fois, Il fallait avoir de bonnes baskettes, les 3 bandes était plus qu’un conseil (toujours en bande) pour dépasser la vitesse du son, ou de la lumière, c’est comme tu veux, (son et lumière, ça finit toujours en feu d’artifice et en sauve qui peut, moi le premier) pour se sortir de l’attrape-nigaud, mais la pauvre marlène . Oh la pauvre ! Elle était toujours à la traine
Ah oui, la belle Marlène a dû l’apprendre à ses dépend, les talons aiguilles, ce n’était pas pour le bal des musettes, ni pour le bal des vampires, on ne venait pas pour faire la fête, mais pour venir prendre les pépettes. L’oseille, les lingots d’or. Or avec les plans foireux du père Riton, on en prenait souvent pour perpette, car avec cet animal de bon alois, il fallait tout d’abord apprendre à bien courir, avant même d’apprendre à bien voler.
Enfin, comme des rats, on était fait comme des rats. Des vrais bras cassés. Au faite, si tu revois le Riton, n’oublie pas de lui dire de me rendre mon billet de 10 sacs. En sac de dix, s’il veut, et bises à lili Marlène.

Amikalement sic

herbert a dit…

Bonjour, Jean-Philippe.
Aujourd'hui, la fête de la musique, sans toi...je ne crois pas que ce soit possible...
Bonne soirée.
En amitié.
Et merci

koamae a dit…

Woah...Bonne hitoire...

koamae a dit…

Euh...Histoire

Mocka a dit…

bravo!!
la suite vite!
mon magicien préférée

Mimi a dit…

Un petit bonjour pour te souhaiter un bon début de semaine, au plaisir Jerry :)

Brigitte a dit…

J'adore ton bagout d'écrivain ! :)

Douce soirée Cher Jean-Phi

corinne a dit…

tiens c'est d'actualité, se croire en période de crise !!!!

bon comme d'hab, on attend la suite
bisous

dom a dit…

T'arrives bien à jacter comme un vrai parigot, toi !!!
Bon, alors, c'est quoi, ce casse, hein ??? Faut attendre ?! Ah bon ...
Je m'barre en attendant la suite.
Bon mardi ! Bisoux.

dom, qui te remercie pour ton très gentil commentaire.

YabYum a dit…

Tiens tiens !! le retour !! on change pas une equipe qui gagne !! mdr !!! pleins de bisous et une tres belle semaine à toi cher magicien !!! muahhhhhhhhhhhhh

choule[bnkr] a dit…

tu me rappelles en mémoire un sosie de Riton, vu dans "Série Noire". Un personnage infecte.

Pas a pas a dit…

bonjour
toujours aussi faineant sur les com
je te passe le bonjour

Viviane a dit…

Je sens que ce sera encore une belle histoire!
J'attends la suite!
bonne soirée
Bisous
Viviane

olhodopombo a dit…

Bonsoir Jean Pierre
et merci pour la visite c'est à moi
blog,,,

le baladin a dit…

génial j'adore ces grands classiques du cinéma avec les dialogues à la Audiard que tu nous décrit à merveille sous ta belle plume cela donne envie de se repasser les films merci super !!! amitiés phil

Bérangère a dit…

t'as pigé pour Audiard ? ;-) Belle journée !

Maria a dit…

Bonjour doux magicien des mots ! ...Merci pour ta fidélité ! Cela fait chaud au cœur lorsque l'on traverse des moments très pénibles. Je suis peu sur le net en ce moment et les rares amis qui continuent à venir me voir sont pour moi, comme l'élan du nouveau souffle dont j'ai besoin présentement.
Je t'envoie mille pensées positives et fassent les Dieux pour que tu es toujours autant d'imagination.
Avec toute mon amitié.
Maria

ysa a dit…

Une nouvelle histoire, chouette alors.... Le Riton a l'air d'être un pro en la matière !!!

Solange a dit…

Bonjour Jean-Philippe, je te remercie pour ton passage sur mon blogue, j'ai lu quelques textes du tien et le trouve très intéressant. Je reviendrai.

dourvac'h a dit…

Riton et Marlène ont donc plus d'un tour dans leur sac à papates (pour les lingots, only...). J'aime : " Les Gardiens de la paix (qui, soit dit en passant au lieu de la garder ferait bien mieux de nous la foutre !) bullaient non loin de là. "... Ah là là, injures à des fonctionnaires de police surbookés, ça va chercher loin, mon gaillard... bref, j'reviendrai lire la suite d'ici 20-40 plombes... Amitié...

disa a dit…

Merci de votre visite.

Je suis le temps qui passe. a dit…

Bonsoir Jean-Philippe,

Un petit salut amical avant de quitter mon ordinateur. :-)

Bisous. Do.