lundi 19 décembre 2011

Au coeur de Tugnio City





Au bout de 3 heures de marche dans la moiteur de cette jungle hostile et bruyante , les hommes de John Millius et leur guide cocaïné , Lance Johnson pénétrèrent dans un domaine quasi inhumain et pourtant chargé d'une densité vibratoire animal élevée .












-C'est là , mes amis ! c'est ici que s'arrête votre beau périple !! Il est là et Il vous attend ! fit Lance Johnson en se retournant vers John Milluis avec un air exalté .












Les gaillards s'avancèrent sans faire trop de bruit au milieu du silence à peine couvert par de petits cris de mouches bavardes .






Un mouvement les surprit et , un homme au crane rasé et à l'imposante stature leur fit face . Chacun fut prit de panique et de paralysie momentané devant l'individu au regard d'acier .






-Ainsi , vous êtes l'homme providentiel qui a été envoyé sur mes terres pour me remettre dans ce que vous nommez , le droit chemin , Millius , je présume ? fit l'homme d'une voix à la fois douce et ferme .




John Millius s'approcha de lui pour le saluer , l'homme l'invita dans sa yourte pour palabrer un peu .






Lorsque John Millius entra dans la demeure de ce singulier patriarche , une impression étrange se fit ressentir , comme un air de déjà vu , de déjà vécu . L'homme se présenta longuement en faisant visiter les lieux à son hôte .

"je viens, tout comme vous de l'armée des USA , en septembre 1964 , j'ai atterri dans ce pays dans l'unique but de changer les mentalités politiques et religieuses des habitants ...enfin çà , c'est la version officielle puisque je me suis vite aperçu que j'avais été dupé et qu'en réalité c'est le pétrole et les ressources naturelles de cette terre qui intéressaient avant tout mon gouvernement (le votre aussi cher confrère ) . J'ai rompu avec ce dogme abject et j'ai fraternisé avec ceux que je considère à présent comme les miens . Des vivants que vos sbires considèrent comme des chacals puants , et qui sont exactement le contraire ! Oui !! je ne pouvais plus faire semblant . Voilà ce que je fais ici et pour quoi j'existe encore à présent . Voulez vous goûter à mon élixir de bienvenue ?"












Ainsi parlait le colonel Kiroust , un homme affranchi et redouté par sa hiérarchie militaire . Un colonel devenu nihiliste et chaman à ses heures gagnées sur le temps .






John Millius fut captivé par cette rencontre et promit à Kiroust de ne jamais révéler qu'il se trouvait en vie quelque part à Tugnio Ville .






Grâce à cette aventure une partie de ce pays dévasté par la guerre demeura en paix . Il y a parfois des courants qui échappent aux désirs des crapules zèlées et avides de pouvoir .

mercredi 23 novembre 2011

Entretien autour de " Pauvres Terriens" par Odilia De Barna





Depuis le 19 septembre , le disque "Pauvres Terriens " est disponible . Ce dernier récolte d'ailleurs un joli succès et les retours sont fort encourageants . Comme vous le savez sans doute , cet opus a été enregistré entre Lyon et Barcelone courant 2010 et 2011 .












C'est justement dans la jolie ville de Barcelone que j'ai eu l'occasion d'être questionné par Odilia De Barna (sur son site odilia.debarna.com ) .












Un entretien convivial ou l'on a pu évoquer l'album "Pauvres Terriens" et quelques chansons qui le constituent (dont le maintenant fameux "C'était Avant" ) mais également, ces petites choses qui rendent l'existence plus radieuse encore, malgré les difficultés que nous connaissons tous un jour ou l'autre dans nos vies respectives .






Je vous laisse découvrir cette rencontre menée par Odilia De Barna , bonne écoute :









PS: Si vous souhaitez vous procurer le disque "Pauvres Terriens" , il vous suffit d'envoyer un mail à l'adresse indiquée dans le profil .

jeudi 3 novembre 2011

Bad trip in Philippines .





Mardi 17 mai 1967 , une chaleur étouffante, oppressante et toujours ces balles et ces détonations qui sifflent sur Tugnio tel un ouragan sans fin . John Millius progresse avec ses hommes vers un endroit assez particulier, un domaine quasi sacré : Le silence qui retentit soudain en ce lieu semble suspendre le temps comme par un étrange enchantement .






"Hey ! les gars ! " lance soudain un drôle de type à l'allure de hippie sous coke .


"C'est un endroit céleste ici , faut pas vous approcher avec vos grands fusils et vos airs de colons en mal de gouvernance et de domination !!" poursuit en s'avançant vers eux l'homme au regard trouble et aux oripeaux hirsutes .






"Qui êtes vous donc ? " lui répond John Millius un peu surpris par la teneur de ces propos .


"Je me nomme Lance Johnson , descendant des Sioux et fils du singe Mao Tsé Tsé la poudre d'escampette ! Vous êtes en terre ami mes frères ! Baissez vos armes ! suivez moi sans crainte , je vais vous montrer la voie !"




Les hommes de John Millius , pourtant habitués aux situations les plus catastrophiques ne savent tout à coup vraiment pas comment réagir face à de telles allégations . Lance Johnson , le regard perçant saisi les deux mains de John Millius en signe d'intense et soudaine fraternité , puis explique ceci :




" Je viens de l'enfer ! le chaos absolu ! J'ai vu et entendu l'horreur humaine , j'ai senti l'odeur du napalm au petit matin en guise de café chaud ... j'ai vu ma vie devenir tout autre, si je puis dire , le jour ou je l'ai rencontré ...l'homme , le sage , le divin " lance Johnson s'interrompt un instant puis enchaîne :




" Ici , la vie était une soumission permanente sans règles , j'ai failli périr à cause de personnes que je croyais honnêtes et bonnes et qui n'étaient que d'odieux manipulateurs pervers et perfides ...des chiens ! pas mieux que des chiens enragés " .




La nuit commençait à tomber , John Millius et ses compères marchaient en compagnie de Lance Johnson en plein coeur de la foret tropicale et hostile de Tugnio . Littéralement hypnotisés par cet homme , ce doux dingue et paumé . Lance Johnson les mena vers une étrange demeure en forme de hutte en bois clair .


"Vous serez bien ici mes amis , loin de la barbarie , loin de cet enfer , loin de ...l'horreur , l'horreur ..."



vendredi 14 octobre 2011

The Psychedelic Soldier against the War !

" Il est des journées qui n'en finissent pas , de ces heures passées à se demander à quoi le temps qui file devant nous peut bien servir . Depuis une semaine maintenant , je suis en mission dans le village de Tugnio au coeur d'un pays perdu . Le paysage est grandiose et pittoresque comme se plaisent à dire les guides touristiques en mal de clients potentiels . Grandiose peut être , mais bon sang ! Quel climat oppressant ! Et surtout, que de misère humaine et de détresse ... Je peux visionner chaque putain de jour autant de gens malades de cette existence vouée à une fin foudroyante que d'insectes au mètre carré .
















Je me nomme John Millius , je suis soldat et je n'aime pas du tout , mais alors pas du tout le rôle que l'on veut me faire jouer . En clair , je dois exterminer avec mes hommes des indigènes un peu trop libertaires aux yeux de mes supérieurs et du gouvernement de mon pays .




7 jours que je suis moi aussi perdu dans ce bourbier et me voilà à présent ne sachant plus quoi faire ....j'écris ici mes états d'âme et mes états d'homme armé au service d'un idéal auquel je ne crois pas du tout . Tout à l'heure , j'ai fais le compte des victimes de nos satanées bombes larguées par hélicoptère ....40 morts dans un village qui compte 2 000 âmes . Si ce foutoir se poursuit , c'est une hécatombe en forme de génocide qui me salira les mains et la conscience jusqu'à la fin de mes jours . Alors , que faire ? Déserter ? Allez au bout sachant que tout est mensonge et que nous nous battons pour rien ? "


-----------------




Ainsi parlait John Millius avant de se résoudre à poursuivre cette guerre infâme . Mardi 17 mai 1967 , ses troupes avaient encore progressé en terrain ennemi , des victimes encore plus nombreuses au compteur et un fracas de tous les diables envahissaient le village dévasté par la connerie des hommes . Ce n'est qu'en début d'après midi , qu'un individu lui apporta une nouvelle qui semblait être une tentative d'échappatoire ...




---------------------------------------------------------------------------------------------


LE DISQUE PAUVRES TERRIENS EST TOUJOURS DISPONIBLE




Mon nouveau disque est toujours disponible (sur demande en m'écrivant : bobsinclar69@hotmail.fr ) . 10 nouvelles chansons dont "c'était avant " le premier single extrait qui a reçu de votre part un bel accueil .


L'occasion de le réentendre :






























lundi 19 septembre 2011

"Pauvres Terriens" le nouvel album de Jerry OX enfin disponible .










Aujourd'hui lundi 19 septembre 2011 , j'ai le grand plaisir de vous annoncer que mon nouveau disque est enfin disponible . "Pauvres Terriens" a été enregistré de février 2010 à juillet 2011 entre Lyon et Barcelone . Ce fut une très belle aventure artistique et humaine .







Cet album a été produit, arrangé et réalisé sous la houlette de J.S.H . Un producteur de talent qui a illico cru au potentiel des dix chansons qui composent ce nouveau disque .














Depuis que j'ai crée ce blog "le magicien OX", en février 2007 , outre mes histoires loufoques , vous avez pu découvrir petit à petit mon répertoire . Certaines chansons ont connu de jolis succès (tel "sous le cerisier" ou "la grande maison" ) , d'autres ont agacé ou fait grincer quelques susceptibles dents . Ce lieu m'a permit de me faire connaître à vous et je suis ravi (et un peu traqueur aussi) de vous inviter à découvrir ce nouvel opus .














Si vous souhaitez posséder cet album , rien de plus simple :







Vous m'envoyez un mail à l'adresse suivante : bobsinclar69@hotmail.fr et je vous adresserais en pièce Jointe un bon de commande qu'il vous suffira de me retourner par courrier postal avec le chèque de règlement de cet album , soit 12 euros .











Je vous propose de découvrir (ou redécouvrir ) le premier single extrait qui s'intitule "c'était avant" . Excellente rentrée à vous toutes et tous et encore MERCI !!!







Jerry OX "C'était avant" (single également disponible pour 8 euros) :















 http://soundcloud.com/jerryox/c-etait-avant


jeudi 8 septembre 2011

Perdrons-la-Louvrette dans la ligne de mire






Alfred Macmish et le dénommé Berthier s'engouffrèrent dans leur R16 et suivirent au plus près la Simca 1000 conduite par Jane Darc , la compagne de Michel Constant .












Une folle course-poursuite débutait alors sur les chapeaux de roues en plein coeur de la tranquille bourgade de Perdrons-la-Louvrette qui n'était guère habituée à ouïr tant de raffuts .








- "Ah !! les petits saligauds ! "Pesta Michel Constant au coté de miss Darc .




- " j'ai bien remarqué que nous sommes suivis depuis l'aéroport d'Orly , Michel ! Ne t'inquiètes pas , je mets la gomme ! On va les semer ces empaffés à la p'tite semaine ! " répondit Jane Darc alors qu'elle amorça à vive allure un virage sec .
















Au bout de 20 minutes, la R16 conduite par Alfred Macmish avait réussi à dépasser la Simca 1000 de Jane en faisant preuve d'une ingéniosité rare . Michel et Jane ne purent aller plus loin car la Macmish mobile leur avait fait une queue de poisson assez périlleuse .








Un peu surpris , notre couple de faux fugitifs accompagné de Jason le fils de Darc sortirent du véhicule afin d'en découdre ou , tout du moins d'en savoir plus sur ces bien curieuses méthodes touristiques .








Alfred Macmish et Berthier sortirent à leur tour de leur voiture légèrement esquintée par leur piteuse prouesse .




-" Michel Constant ! je vous retrouve enfin ! Veuillez m'excuser pour cette manière un peu vive pour vous saluer mais je tenais à vous souhaiter bonne chance pour votre nouvelle existence "




lança en renouant sa cravate Alfred Macmish .








Michel le regarda avec mépris puis, se retournant vers Jane , il dit sans rire : " Décidément on n' peut même plus sortir de prison sans tomber sur des parasites à la con " .












lundi 22 août 2011

L'existence mouvementée d'un cadre en milieu urbain



- Allô Berthier ! Monsieur Macmish de la police de Perdrons-la-Louvrette . j'aurai d'urgence besoin de vous pour filer le train d'un ex taulard qui sort aujourd'hui de cabane et qui malgré certaines apparences prépare avec l'aide de je-ne-sais-quels complices un coup tordu qui pourrait nous mener à un gros poisson . Retrouvons nous d'ici deux heures à l'aéroport d'Orly ."






Et paf ! voilà qui démarrait en trombe tel une automobile conduite par un chauffard plein comme une barrique . Alfred Macmish était depuis plusieurs années le commissaire principal de Perdrons-la-Louvrette , une ville qui grouillait de malfrats et d'honnêtes gens qui s'ignorent et dont le nom provenait d'une légende ancienne et assez cocasse .



Notre commissaire se rendit à Orly retrouver le nommé Bébert la gâchette , un ancien notaire qui avait bien tourné . Les deux hommes, après avoir pris un café et échangé quelques mots se mirent à observer la foule avec attention .










Bingo ! 3 minutes plus tard, leur proie en compagnie d'une délicieuse femme blonde et d'un garçonnet d'une dizaine de berges se trouvaient droit dans leur champ de vision .


-" C'est lui Berthier! vous ne le lâchez plus d'une semelle ! je veux tout savoir sur ses activités à venir ! " lança Macmish

- bien chef " répondit du tac-o tac Bebert la gâchette .


Michel Constant , ancien taulard retrouvait ce jour là sa femme et l'enfant que cette dernière avait eu avec un flic il y a quelques années de cela . Après quelques échanges amoureux , les deux individus et le minot montèrent dans un taxi . Bébert avait tout vu et le voilà lancé à leur poursuite .

vendredi 29 juillet 2011

L'homme qui avait le veston plein de bibelots et la tete pleine d'eau




Au garde à vous , la main sur la couture du pantalon . Raide comme la justice et la pensée vide et nauséabonde à souhait . Il était là au beau milieu de ses troupes avant de donner l'assaut pour attaquer un hypothétique pays ennemi sur les ordres du gouvernement en place . Une guerre de plus , c'était une joie pour le général Massard , il trépignait déjà d'impatience quelques heures avant le jour J .










On pouvait l'entendre déclamer qu'il aurait la peau de ces rastaquouères bons à rien sauf à fournir du pétrole au pays dont il se sentait si patriote . Des femmes , des hommes et des enfants allaient périr dans ce carnage sanglant mais , pour le bon peuple , tout cela allait de soi puisqu' il s'agissait de rétablir la démocratie et d'empêcher les fanatiques du culte de prendre le pouvoir .








-"Foutaise ! s'exclamait le général Massard devant ses alcooliques . On tenta de le dissuader d'en dire davantage puis il lança pas peu fier :




-"

Dassaoul fabrique et vend des armes , il faut à présent s'en servir et peu importe la raison ! je veux voir le sang de ces malfrats gicler par litres , je veux sentir la mort roder autour de leurs peaux , je veux jouir du plaisir de faire la guerre ...c'est si bon !




Un homme à la tête vide et, à qui il fallait bien rendre un petit hommage en paroles et musique :


Voici donc "Mon général"









mardi 28 juin 2011

Un disque magique : Kate Bush "Never For Ever " (1980)

















Une chanteuse que votre serviteur adore et dont il ne vous avait pas encore entretenu : La britannique Kate Bush .








Cette auteur-compositrice-interpréte et danseuse possède depuis la fin des années 70 une place à part dans le monde musical . Repérée adolescente par David Gilmour (guitariste du légendaire et planant groupe Pink Floyd ) , elle fut ensuite révélée à l'âge de 20 ans en 1978 avec son premier 45 tours "Wuthering Heights " (inspiré avec talent du roman éponyme d'Emilie Bronté ) .






























Kate Bush c'est avant tout une voix envoûtante et capable d'exprimer une large palette de sentiments . Un physique agréable et une souplesse de danseuse qui lui ont permit dès le début de se démarquer de ses camarades . Chez elle , tout est conceptuel (à l'instar de son complice Peter Gabriel ) , ses deux premiers albums "the Kick inside" et "Lionheart" en sont les meilleurs exemples .





































Attardons nous un peu plus longuement sur son troisième opus paru le 8 mai 1980 et intitulé "Never For Ever" . D'emblée , l'on est séduit par l'originalité de la pochette qui correspond fort bien à la galette qu'elle contient . Un univers baroque, onirique , érotique et évaporé qui se décline entre nos oreilles sur 11 chansons d'une grande qualité et dont la production est vraiment à la hauteur (c'est d'ailleurs Kate Bush elle même qui en sera la productrice ) . Subtilité des textes , sonorité musicale innovante et surtout la voix de Kate Bush tour à tour douce, féline et puissante .



















Des titres comme "Blow Away " ,"Army Dreamers " ou encore "Egypt " procurent un bien être immédiat et vous plonge illico dans une atmosphère singulière et intemporelle .







Mais la chanson qui contribuera au succès international de cet album et de son interprète n'est autre que le 45 tours "Babooshka " qui se classera aussitôt dans les premières places des Hits Parades . Une chanson accrocheuse sur un texte fort bien écrit illustrée par un vidéo clip des plus réjouissants que je vous propose de visionner à présent :
































vendredi 3 juin 2011

Mufflin K.O dès le premier round .






Quelques jours plus tard, à la surprise générale des habitants de Mufflin et de la région , l'affaire éclata et fit grand bruit . Un vacarme qui éclaboussa aussitôt l'honneur (enfin le peu qu'il lui restait en stock) de Marianne Duchnock . Jean Daniel , le fameux individu mystère avait bien évidemment rapporté le scoop à son journal un peu comme un chien trouve un os moelleux à ronger . Elle ne fut pas épargnée la Marianne !




"Marianne Duchnock accusée de tentative de viol et séquestration d'un journaliste dans les commodités de son restaurant : Une honte pour notre ville" fut sans doute le titre le moins terrible (et le plus respectueux ) que l'on pu lire à ce moment là dans la presse locale voire même nationale .








Notre future candidate fut conduite illico menottes aux poignets au commissariat pour s'expliquer sur son geste fou . Un acte d'autant plus dément que tous les sondages l'a donnaient gagnante malgré son cynisme et son goût peu prononcé pour les gens d'un autre faciès que le sien .








La ville de Mufflin fut mise K.O dès le premier round de ces municipales et tout ceci profita derechef à Gisèle Pontiac qui fut élue maire faute de concurrence d'envergure .






Bizarrement , l'intéressée prit la chose de fort belle manière et organisa une grande fiesta pour fêter dignement l'évènement .



Marianne fut condamnée à 10 ans de prison ferme et les Muffletons furent assez déçus par le mandat (tout juste entamé) par Gisèle Pontiac . Cette dernière , avec la complicité de son amant fit exactement le contraire de ce qu'elle avait promis . Elle se rattrapa au bout d'un an et , depuis Mufflin respire un air qui donne envie de chanter .

samedi 21 mai 2011

La main aux bijoux de monsieur X






19 h 30 , les préparatifs en vue de la grande soirée meeting qui se tiendra dans le prestigieux restaurant "le Tricolore" vont bon train . Marianne Duchnock supervise ce grand barnum avec cette autorité froide qui la caractérise si bien . Un discours sera prononcé par cette dernière puis, un buffet-cocktail suivra pour amadouer tout autant que rassurer ses futurs électeurs . Cette bataille des municipales de Mufflin , Marianne la veux , l'exige et fera n'importe quoi pour l'obtenir .








20 h , les premiers convives commencent à pénétrer dans l'établissement , ils sont accueillis par des serveurs loués pour l'occasion . Le mystérieux homme que l'on avait pu remarquer lors du passage de Gisèle Pontiac dans l'usine Arselard est présent lui aussi . Un peu à l'écart de cette foule assez peu sentimentale et surtout avide d'expulser au plus tôt les gras du bide un peu trop rose , il boit son Ricard en observant le cirque qui se joue autour de lui .








Soudain , une envie naturelle le prend , il se dirige vers les commodités en sifflotant . A peine eut il le temps de quitter ce lieu qu'il tomba nez à nez sur Marianne Duchnock . Elle le fixa droit dans les pupilles , puis dégrafa vigoureusement son corsage , le visage de notre individu devint alors rouge pivoine . Marianne saisissa d'une main de fer ses bijoux de famille (modestes mais bien existants) .












- j'en ai envie mon coco , là , maintenant , pour me donner du coeur à l'ouvrage qui m'attend , tu me dois bien çà mon cochon " lui lança t-elle avec une voix particulière qui lui fit peur . Monsieur X tenta de se débattre mais la bougresse était redoutablement costaude . Elle pressa de plus belle son membre et ce dernier fut prit d'un malaise .








Il s'effondra et , à cet instant Marianne regagna ses invités après avoir poussé un soupir de dédain .




Quelques minutes plus tard, notre individu se jeta sur un téléphone et composa un numéro à toute vitesse .




-çà y est ! je la tiens cette grosse vache ! tu n'imagines pas ce que je possède là ! j'arrive au journal au plus vite !" . Il raccrocha puis quitta le restaurant sans que personne ne l'aperçut , pas même Marianne Duchnock toute occupée à commencer son discours .

mercredi 4 mai 2011

Que la campagne est belle !





Et Hop ! En l'espace de quelques jours, Gisèle Pontiac était sur le pied de guerre en vue de cette campagne municipale qui s'annonçait rude . Ce jour là , elle se trouvait à l'usine Arselard située dans le Mufflin du bas . Dans cette fabrique, l'on s'occupe de remplir les pots de yaourts dont la plupart seront destinés au marché de l'agro-alimentaire du Nord Groland .






Gisèle Pontiac , à peine arrivée fit comme les autres ouvriers et enfila un bleu de travail afin de se mettre en condition . Une visite du site fut effectuée et elle conclut sa venue par un discours vantant les mérites du partage , du travail , de l'effort et de la dignité dans l'action . Des thèmes porteurs qui lui permit d'être applaudit par l'ensemble du personnel d'Arselard .






Au milieu de ce groupe de personne , un des ouvriers ne manifesta aucune sympathie pour la "Dame en campagne" comme il l'a nomma sèchement . Il s'agissait d'un homme en milieu de vie assez sec et très remonté contre tout ce qui touchait de près ou de loin aux valeurs de solidarité .



Une heure après le départ de Gisèle Pontiac , notre individu à la détestation facile et fort bien informé , appela Marianne Duccnock pour lui relater cet épisode nouveau .












Lorsque elle reçut le coup de fil du mystérieux employé (qui semblait fort bien la connaître) , Marianne Duchnock hurla d'un rire sonore qui fit trembler les murs de son restaurant .


- "la pauvre démagogue ! c'est d'un ridicule tout çà ! en tout cas , je vois que cette pimbêche de Prisunic n'a pas perdu son temps ! Merci de votre appel monsieur X , je vous donnerais ce que vous méritez d'ici quelques jours " lança t-elle d'un ton assuré .


-"Merci madame Duchnock , vous au moins ,vous êtes franche et directe et j'apprécie cela , vous connaissez les réalités des petites gens comme nous ."


La bataille pour la mairie de Mufflin avait rudement bien commencée ! De son coté , Marianne Duchnock se hâtait à l'organisation d'un grand rassemblement fédérateur qui devait avoir lieu au "Tricolore" . Pour l'occasion , le restaurant sera gratuit ...à l'exception des citoyens un peu trop rose des paluches et du bidon . Et les habitants dans tout cela ? Une nouvelle élection municipale en plein coeur d'une période de crise ou le prix du petit Noir du matin et du petit Blanc de 11h avait fortement augmenté , ou le taux de natalité n'était pas le plus élevé et , surtout le taux de réussite pour trouver un travail pas légion ...le retour aux urnes prenait des allures de route du rhum ou chacun mène sa barque sans l'ombre d'une boussole .

vendredi 15 avril 2011

Marianne Duchnock la reine de la cuisine au beurre


Marianne Duchnock résidait à Mufflin depuis une décennie . On pouvait la décrire comme une femme froide, autoritaire et manipulatrice . Elle avait hérité du restaurant de son paternel , un homme du même acabit qui cultivait une haine farouche pour celles et ceux qui n'étaient pas natifs du même village que lui .


Son restaurant , "Le Tricolore" était situé peu avant l'entrée de Mufflin , à l'extrême droite de la mairie et de la Poste . Le personnel se devait de respecter à la lettre les ordres que donnait de manière braillarde madame Duchnock .

- J'exige que tout marche droit comme dans un défilé militaire ! Chaque jour , nous cuisinons pour le prestige de notre contrée ! Je veux que le client se nourrisse de bons produits bien de chez nous ! Telle était sa devise quotidienne .


Les ambitions de Marianne Duchnock étaient nombreuses et ne se limitaient pas à la compétition qu'elle avait entreprise contre Gisèle Pontiac et son "Joyeux drilles" qu'elle qualifiait de "repères pour oisifs maladroits" . La dame patronnesse avait à coeur de devenir un jour la nouvelle maire de Mufflin et la campagne municipale venait tout juste de débuter lorsque un beau matin de printemps , Gisèle Pontiac vint à sonner à sa porte .

- Gisèle Pontiac ! çà , par exemple ! Et quel vent mauvais vous amène jusqu'à chez moi ? Lui lança t-elle en lui ouvrant la porte alors qu'un merle venait de se poser nonchalamment sur une branche .

-Toujours aussi aimable Marianne ! Je vois que votre sens de la politesse est toujours de mise ! Je vais être brève car je ne vais pas m'éterniser chez vous : Vous voulez la guerre ? vous allez l'avoir !

Marianne fut assez interloquée par les dires de Gisèle , qui poursuivit .


- Je me lance à mon tour dans la course à la municipale ! Croyez moi , madame Duchnock , cette mairie malgré vos soutiens : Vous ne l'aurez pas ! Je ne vous souhaite pas une bonne journée !

Elle partit aussitôt en tirant sur sa cigarette . Marianne , en refermant la porte sentit que l'affaire allait soudain s'avérer plus ardue que prévue ...

jeudi 31 mars 2011

Gisèle Pontiac toujours d'attaque !


Que serait la citée de Mufflin sans la verve et le charme un peu rustique de Gisèle Pontiac ? Une ville aussi terne que les autres et , diantre qu'elles sont légion !


Dès les premières heures du jour, Gisèle était déjà sur le pied de guerre afin de faire tourner son affaire au mieux . Son gagne-pain ? le "Joyeux drille" pardi ! Un beau restaurant aux couleurs vives et à la nourriture digne des meilleurs restaurants Italien . Chaque habitant de Mufflin City y avait ses habitudes et l'on appréciait la gouaille de Gisèle tout autant que son sens inné de l'humanité devenu si rare de nos jours . La musique était présente et le pianiste (et voisin) de Gisèle , Lucien Golberg se produisait trois soirs par semaine .

La demoiselle de Mufflin partageait certaines nuits avec Jeannot Lapère son bourru compagnon qui possédait un sens de l'humour assez acidulé .




Et de l'humour (et surtout de la patience) il fallait en avoir , car depuis quelques mois la fille aînée du propriétaire du restaurant "Le Tricolore" faisait beaucoup parler d'elle . Cette femme aussi blonde que franchouillarde et cynique était bien décidée à mener une rude concurrence au "Joyeux Drille" . Son éloquence braillarde la rendait sympathique auprès des rustres et des malpolis . Marianne Duchnock régnait en effet sur son établissement en veillant tout particulièrement à ce que les habitants de Mufflin un peu trop rose des paluches et du bidon ne franchissent pas les portes de son Antre. Mais , que l'on se rassure illico : Gisèle Pontiac au sujet de cette affaire là n'avait point dit son dernier mot !

jeudi 17 mars 2011

Jerry OX "de stress et d'ennui"

Comme je vous sais friands de découvertes , je vous propose une version acoustique d'une chanson écrite et composée en 2005 . L'histoire de deux êtres que tout sépare et qui tentent de vivre ensembles sachant qu'ils ne forment pas idéalement les deux pièces d'un même puzzle . De Stress et d'ennui Ils paraissent jeunes mais sont vieux dans leurs têtes ils ont choisi de vivre ainsi ne plus tracer de plans sur la comète la solitude et l'avenir leur fait trop peur ... Ils pensent qu'ensembles et sans amis viendra peut etre le bonheur et aucun geste , nul ne caresse ne les effleure ils s'envoient des mots , toujours de trop c'est plus le pire que le meilleur Assortis , ils sont mal assortis ils ont pourtant choisi elle et lui de vivre de stress et d'ennui (bis) Elle fait l'ménage et lui surfe sur Internet c'est elle la bonne , lui l'avachi il faut que les choses soient claires et net . Pour les vacances , ils partent loin s'ennuier ailleurs les grands hotels , les safaris sans évoquer les peuples et leurs douleurs ... à leur retour ils sont bronzés mais pas grisés ils dorment ensembles mais séparés et final'ment rien n'a changé .. Assortis, ils sont mal assortis ils ont pourtant choisi elle et lui de vivre de stress et d'ennui (bis) C'est une histoire ou l'amour n'a pas sa place deux solitudes qui s'organisent pour éviter de voir les choses en face . Leur quotidien a des allures de vie de chien devant les autres , ils minimisent en prétextant que tout va bien et aucun geste , nul ne caresse ne les effleure ils s'envoient des mots , toujours de trop : 25 années de malheur .

mardi 1 mars 2011

La drole de gouailleuse et les ouistitis

C'est toujours la même rengaine avec Gisèle Pontiac , elle ne pouvait pas s'empêcher de ramener sa fraise sitôt qu'une bonne occasion de se marrer un coup autour d'une bouteille et de quelques Ouistitis se profilait à l'horizon .


Gisèle était une femme pétillante et dynamique avec une verve et un débit de palabres proche d'une mitraillette de type Kalachnikov . Elle vivait dans ce vieil immeuble de la rue des calanques et dirigeait d'une main de fer le fameux restaurant "Aux Joyeux Drilles" ou le tout Mufflin aimait se retrouver le samedi soir pour faire bombance et oublier les errances du quotidien .


Elle se rendait chaque jour au labeur à vélo . Par souci écologique et pour soigner sa ligne et son fessier de danseuse qui donnait parfois des torticolis à ses voisins .



Lucien Golberg était son voisin de palier, un pianiste de jazz qui jouait souvent "Aux Joyeux drilles" tout en pratiquant avec assiduité l'art majeur et pictural cher à Francis Bacon et Johan Vermeer . Un noctambule qui ne connaissait manifestement par les vertus du rasoir matinal et qui adorait la présence féminine pour aligner les notes et coucher des mots sur le papier .
Chaque fois qu'ils se croisaient , les bons mots et les rires fusaient . Pourtant , l'un et l'autre avaient des instants de blues assez répétitifs qu'ils se faisaient un devoir de ne jamais montrer .



- Tiens , bonjour Lucien ! ne me dites rien ... je parie que vous n'avez pas dormi de la nuit et que la fin du mois est assez délicate ...j'me trompe ? lui lança Gisèle .
- Affirmatif ! j'aimerais bien venir demain soir pour jouer quelques heures ... la peinture ne nourrit pas très bien son homme ! Rétorqua Lucien avec un sourire en coin .
Gisèle accepta avec plaisir car elle aimait par dessus tout rendre le petit monde qui l'entourait un peu plus festif que la vie ne le permettait .

lundi 7 février 2011

4 bougies à souffler pour le Magicien OX !


Quatre ans déjà ! C'était mercredi 7 février 2007 par un beau soir d'hiver que ce blog est né un peu par hasard (et pas vraiment rasé ) . C'est toujours assez particulier de débuter ce genre d'aventure car on se demande au départ ce que l'on va bien pouvoir réaliser et apporter au gens .
Très vite, l'idée de raconter des histoires loufoques afin de vous faire marrer un peu est apparue et , je dois avouer que cela vous a plu alors je me suis dit "Okay ! on continue ! " . L'envie aussi de rendre hommage aux Artistes du cinéma et de la musique que j'aime et , ainsi échanger entre nous .
Puis, ce lieu est devenu le blog qui m'a permit de vous faire connaître les chansons que j'écris et que je compose depuis quelques années . j'ai pu , grâce à ce bel outil , avancer dans ce sens et faire même quelques spectacles . Quelques chansons ont remporté de francs succès et d'autres m'ont valu quelques insultes et délicieux crachats dans la gueule (je pense à "mon Général" ou encore "Pendant ce temps" ...)
Je viens (enfin !!) de finir l'enregistrement de dix nouvelles chansons actuellement en cours de mixage dans la belle ville de Barcelone . Un disque prévu pour le printemps et qui sera disponible sur demande grâce à ce blog (par envoie d'un courrier postal) .
En attendant, je vous offre un petit best of avec une chanson que vous avez beaucoup apprécié et qui date de 2005 . "Ma muse m'amuse" chanson fantaisiste que j'ai réenregistré en version acoustique et qui sera au programme des futurs tours de chant que je prépare activement en ce moment même :
En bonus , un titre écrit et composé en 2001 qui s'intitule "Repartir à zéro" également dans sa version acoustique avec un clip un peu singulier et original pour l'accompagner :
Le Magicien OX a quatre ans et , grâce à vous et à vos encouragements ce n'est que le début d'une longue histoire . A toutes et à tous : un GRAND MERCI !!

vendredi 14 janvier 2011

On the Road with the Rocking Blue



Quelques années avaient passé , et la ville de Dartford pouvait désormais se targuer d'avoir vu débuter dans le très sélect club de Jazz le Topopupuc les fameux Rocking Blue . Jack Klein , leur cynique et avisé producteur avait eu le nez creux en leur proposant de composer leurs chansons au lieu de se cantonner aux reprises de standards .

-"A vous à présent d'écrire vos propres tubes ! De faire vibrer la foule avec ce que vous avez dans les tripes ! " leur avait il rabâché quasiment après chaque représentation .


Il faut avouer que le rythme de travail était ardu , nos troubadours ne bénéficiaient ni des 35 heures et encore moins de RTT . Ce qui pouvait expliquer leur consommation un peu excessive de produits illicites afin de tenir le coup et d'être toujours en forme face à un public de plus en plus nombreux .


La jeunesse Anglaise , s'était entichée de Sonny, Moustick, Bryan , Charlie et leur bassiste métronomique : Boull . Au milieu des années 60 , l'Europe et bientôt le monde entier était conquit par leur manière d'aborder la musique et de réaliser des concerts de plus en plus longs .

Sonny avait souvent l'impression que tout cela n'était qu'un rêve , un joli songe et qu'un jour il allait bien falloir se réveiller et foncer illico à l'usine de Dartford pour subvenir à ses besoins . Que nenni !! Grâce au succès mondial des Rocking Blue, il était (ainsi que ses comparses ) devenu riche et célèbre et sa vie semblait souvent douce comme du coton , malgré le dur labeur qui restait plus que jamais sa passion .


Depuis quelques mois, Sonny Pallenberg partageait son toit avec la ravissante Anna Richards . Anna était vendeuse de fringues au marché aux puces , Sonny l'avait rencontré un an plus tôt alors qu'il donnait au Topopupuc (le club de jazz des débuts de la formation) un concert avec les Rocking Blue . La jeune femme craqua immédiatement pour le talentueux guitariste . Ce qui l'avait séduite chez lui n'était pas tant son jeu de guitare mais cette expression grave , tendre et drôle qu'il pouvait avoir lorsqu'il jouait sur scène au coté de Moustick Jaguar le chanteur leader du groupe .

- "Un vrai troubadour des temps modernes aux allures de pirate en eau trouble" aimait elle à répéter . Anna et Sonny résidaient depuis peu à New York , car le groupe se trouvait la plupart du temps (et vu leur succès grandissant) sur le sol Nord Américain pour des émissions de télévision , des interviews ...toutes ces choses nécessaires à la promotion de leur musique mais qui ennuyaient profondément Sonny .

-"Que veux tu que je leur raconte de plus à ces zouaves en peau de lapin ? Tout est dit dans notre musique ! Il suffit de nous voir sur scène pour comprendre qui l'on est véritablement !" s'emportait parfois Sonny dans leur coquet appartement New Yorkais .

Anna Richards était une femme aussi jolie que mystérieuse . Durant ses journées de travail , elle profitait de son temps de pause pour alimenter et renseigner un réseau de trafiquant de jupes écossaises . Sa boutique était petite et des montagnes de vêtements encombraient le passage , elle se tenait là et pratiquait ce bel ouvrage de recouvreuse de tissus pour une génération de jeunes en manque de satisfaction .