jeudi 9 décembre 2010

de futures Pierres qui roulent vers la lumière scintillante

Et hop ! l'idée était bien lancée ! Sonny venait de convaincre ses colocataires de s'investir à fond dans cette entreprise musicale qui allait consister , de prime abord à restituer les grands standards du blues et du Rock and Roll au sein d'une formation digne de ce nom .
L'hiver était rude à Dartford , et Sonny, Moustick et Bryan ne gagnaient pas encore beaucoup d'argent pour se chauffer et se nourrir suffisamment afin de vaincre le froid . Leur résistance se logeait ailleurs , la musique était leur abri, leur refuge et leur raison de vivre .
Chacun des trois comparses effectuaient des petits boulots dans la journée et , tous aimaient se retrouver le soir depuis quelques semaines à présent pour répéter les standards qu'ils avaient sélectionnés .
Sonny Pallenberg( Keith Richards )  vendait du lait au marché de Dartford , un travail qui ne lui plaisait guère mais qui lui permettait d'acheter des cordes de guitare et des partitions de Chuck Berry .
Durant la journée , il lui arrivait d'aller jusqu'à Londres dans la fourgonnette de la "Milk Dartford" pour approvisionner des gens de la capitale qui le fascinait tant . Il régnait une telle énergie vrombissante dans cette citée et l'ambiance musicale apportait une alléchante bouffée d'air pur dont Sonny s'imprégnait de plus en plus .
Moustick était un garçon distingué et un très bon chanteur avec une voix semblable à un interprète de negro spiritual (Mick Jagger ) . Toujours très à l'aise dans la vie , il participait au financement de l'appartement commun grâce à son petit salaire de disquaire à Londres , il possédait un nombre impressionnant de disques ce qui fascinait Sonny .
- "Voilà exactement ce que l'on devrait jouer ! c'est incroyable ces petits trésors que tu nous fais partager mec !" lui répétait souvent Sonny , tandis que Bryan(Brian Jones ) agitait son brushing .
Bryan , le troisième colloc' était un peu atypique dans sa manière d'aborder l'existence . La cohabitation avec Moustick et Sonny se passait bien et le talent incroyable qu'avait Bryan d'apprendre en peu de temps à jouer toutes sortes d'instruments comme la Harpe ou la Sitar représentait un atout majeur pour nos musiciens en herbe . En réalité , Bryan cachait derrière son allure de dandy Britannique un malaise palpable et très destructeur , il était souvent sombre et ombrageux mais cet aspect là allait aider nos amis à se diriger vers la lumière qui commençait à se faire de plus en plus scintillante .(inspiré de la vie des Rolling Stones )

jeudi 25 novembre 2010

Le jour se lève sur Dartford

Quel temps de chien il faisait ce mardi là ! Un brouillard à couper à la serpe accompagné d'une pluie fine qui ne laissait aucune chance à nos vaillants ouvriers de l'usine Kookak de faire la route sans encombre jusqu'à chez eux . Un mardi noir et une bonne dose de blues sans partition pour Sony Pallenberg (Keith Richards ) qui s'ennuyait comme un crabe aux pinces d'argent dans cette ville maudite .
C'était un type un peu rêveur et assez solitaire le Sony , fils unique et très imaginatif lorsque il s'agissait d'inventer des jeux étranges comme , par exemple faire du vélo sans freins ou glisser sur une planche à roulettes pour descendre les bosses de Dartford .
Sony Pallenberg venait d'avoir 16 ans , il était réfractaire à toutes formes d'autorités et à toutes formes d'austérités non justifiés (et ce ne sont pas les cas qui manquaient !) . Fils unique certes, mais il avait quelques amis aussi passionnés et à fleur de peau que lui avec qui il partageait un studio depuis quelques mois . Sony s'entendait plutôt bien avec ses parents Bert et Doris mais ... il adorait plus que tout son indépendance et sa liberté ! Une certaine idée de l'existence sans contraintes afin de mordre cette putain de vie à pleines dents !
Fichtre ! Moustick un de ses compagnons de gamelle avait encore oublié ce jour d'acheter du pain et du café pour le petit déjeuner du lendemain . Ce genre de petit détail qui n'avait l'air de rien agaçait beaucoup Sony car il avait toujours en tête l'idée qu'un minimum de réconfort était nécessaire à la création . Dans ce deux pièces ou vivaient Moustick, Sony et Bryan , les journées étaient rythmées par le son de la musique blues et jazz qui sortait de la chaîne Hi Fi que le grand père de Sony lui avait offerte pour ses 15 ans .
"Les mecs , si on tentait de faire la même chose que les gusses que l'on écoute , histoire de prendre notre panard pour pas cher ! çà vous dit ?" lança avec un léger sourire Sony à ses camarades . "ah ouais ! ce s'rait trop bath mon vieux Sony ! tu sais qu't'en as de bonnes idées dans ta calebasse toi " lui répondit aussitôt Moustick qui , malgré son éducation très guindée était un sacré phénomène !
"Let's go" répliqua Bryan en agitant son brushing .

jeudi 4 novembre 2010

De Mufflin à Türìn ou comment partir en ménageant l'aventure



Henriette la pipelette poursuivait son discours pendant que nos joyeux convives faisaient tinter leurs couverts en se léchant les babines tant le dîner était succulent et préparé en main de maître par Mr Voitoz le chef cuistot du "P'tit Quinquin" .


"- Je souhaite vous raconter comment je souhaiterais passer mes prochaines vingt quatre heures , une folie que je désire ardemment et , ce en compagnie de notre homme distrait au chapeau sans âge : Gustave Mulot ici présent ! "

Bigre ! Elle n'y allait pas par quatre chemins Henriette Duman ! 24 heures en compagnie de l'homme facétieux à l'éternel chapeau , voilà qui augurait de bien redoutables aventures .

A la fin du dîner , Gustave proposa à Henriette de la raccompagner dans sa 2 chevaux dernier cri , notre bavarde de service ne se fit point prier et accepta volontiers de repartir dans un carrosse particulier .

Une fois installé à ses cotés du coté conducteur (forcément) , Gustave ne put s'empêcher de lui reparler de son déroutant discours qui le concernait directement .

- "C'était pour le moins surprenant ce défi que vous vous lancez là en ma compagnie Henriette " lui lança t-il en démarrant la deux boeufs .

Henriette , qui avait beaucoup de répartie lui rétorqua qu'elle avait besoin de respirer , et qu'elle en avait ras le bol de son quotidien .

-"Même si j'aime mon métier et la banlieue Ouest de Mufflin , ses habitants et mon entourage familial , j'ai envie de me poser un peu , d'avoir enfin de vraies vacances et ... je sais qu'avec vous je vais pouvoir en profiter " lui répondit elle avec un aplomb qui possédait une essence divine .


Soudain , alors qu'il arrivait près de son domicile , Gustave proposa à Henriette de ne point attendre une seconde de plus et de partir illico à l'aventure .
-"Après tout , vous avez raison ! j'ai également besoin de respirer et , je pense que nous allons bien nous amuser et , qui sait ...vivre une grande épopée ! j'ai un très fort besoin de cela en ce moment alors : let's go madame ! "

Henriette éclata de rire et fut aussitôt ravie ! La destination choisie fut le nord de l'italie , là ou (selon Gustave Mulot) tout était permis et ou rien ne semblait impossible .

Et voilà nos deux énergumènes se dirigeant sur l'autoroute du sud de la France se foutant du tiers comme du quart de ce que leur absence allait pouvoir provoquer autour d'eux .

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PARENTHÈSE MUSICALE

En attendant la parution du prochain opus qui a été un peu retardé afin d'être le plus chouette possible , je vous invite à découvrir (ou redécouvrir) une chanson que j'avais écrite et composée en 2005 suite à la disparition d'un ami d'adolescence . Voici donc "comme un vide" que je dédie à Sébastien A . Bonne écoute !

Jerry OX "Comme un vide" (2005)
envoyé par bobsinclox69. - Clip, interview et concert.

mercredi 27 octobre 2010

Les 24 heures d' Henriette Duman

Un peu gênée , Henriette (Valérie Lemercier ) frappa à la porte de service de la cuisine du P'tit Quinquin et trouva au beau milieu des cuisiniers en action , Gustave Mulot en grande conversation avec un pot de fines herbes . -"Allons Gustave ! tout le monde vous attend ! venez donc nous rejoindre , votre salade va refroidir ! "
Henriette Duman était une femme aussi délicieuse qu'imprévisible . Elle habitait un appartement dans la banlieue Ouest de Mufflin avec ses deux enfants Igor et Grichka . De joyeux bambins bourrés d'énergie à revendre et très précoces pour leur jeune âge puisque , l'aîné tout juste âgé de dix ans , envisageait de se lancer dans la culture du maïs en milieu aquatique .
Séparée de son mari depuis peu , Henriette Duman menait tant bien que mal sa barque en gardant le sourire malgré les épreuves . Elle était employée à la Poste de Mufflin depuis deux ans et se réjouissait en secret des facéties particulières de Gustave Mulot .
Le fameux soir du départ en retraite de Lucien Vieillesse , Henriette eut la grande surprise de voir Gustave Mulot entrain de parler avec un pot de fines herbes ....cela n'arrive pas tous les jours quand même !
-"Allons Gustave ! que faites vous ? vous allez louper l'ensemble du dîner , ce serait dommage !"
Gustave fut à peine surpris d'avoir été distrait dans sa distraction favorite qui consistait à s'adresser aux objets (comme aux personnes auxquelles il lui arrivait de songer) à haute voix et sans aucune retenue .
- "Mais , j'arrive Henriette ! je ne voudrais pas louper le discours de Lucien ! " lança t-il d'un air à peine ironique envers son collègue bientôt retraité !
Lorsque nos deux convives manquant aux ripailles rejoignirent l'assemblée , l'heure était aux rires en cascade et , Henriette Duman qui adorait ce genre d'ambiance qui lui rappelait ses vacances régulières en Espagne demanda illico à porter un toast en l'honneur de Lucien et ...O surprise de Gustave Mulot !
"chers collègues , il faut absolument que je vous remercie pour cette soirée tout à fait idyllique , vous le savez les occasions de rire sont rares de nos jours et ......" Henriette poursuivit son discours qui pouvait à certains moment paraître interminable , quand tout à coup :
"- Je souhaite vous raconter comment je souhaiterais passer mes prochaines vingt quatre heures , une folie que je désire ardemment et , ce en compagnie de notre homme distrait au chapeau sans âge : Gustave mulot ici présent ! "
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UN NOUVEAU BLOG A DÉCOUVRIR
Je vous invite à présent à découvrir un tout nouveau blog intitulé " Z'abeilles" . Un nouveau lieu sur la toile qui , j'éspère vous enchantera . Un blog qui m'a séduit d'emblée de par sa thématique et sa touche tout à fait décalée et réaliste à la fois ... c'est ICI : http://zabeilles.blogspot.com/
Bonne Lecture !

mercredi 6 octobre 2010

Le Banquet des mendiants au p'tit Quinquin



Jeudi 25 septembre , 19 h . Gustave Mulot modeste employé de la poste de Mufflin partit rejoindre ses collègues pour fêter le départ en retraite de Lucien Vieillesse . Lulu , lui aussi humble préposé à la Poste de Mufflin se réjouit de cette bombe entre collègues et , plus encore de pouvoir goûter aux joies de ne plus rien faire qui soit obligatoire puisque ce dernier venait d'atteindre l'âge des vacances du travail : soixante balais bien sonnés .

Le choix du lieu des festivités leur avait été recommandé par Guylaine Lécuyère , la boulangère de Mufflin . "j'vous conseille le P'tit Quinquin , une auberge bien tranquille et pas chère du tout ! vous m'en direz des nouvelles !" . Ah çà !! on peut affirmer ici que nos lascars se souviendront de cette soirée bien mieux que de leur première chemise !



Dès leur arrivée au P'tit Quinquin , Lucien, Gustave et leurs collègues timbrés , humèrent l'atmosphère quelque peu bohème et rurale de cet établissement . Lucien Vieillesse s'adressa aussitôt à l'aubergiste afin d'installer les convives . Gustave Mulot qui était aussi curieux que maladroit (et pourtant bien à gauche ) , regarda avec insistance les objets culinaires d'un autre âge qui se trouvaient aux murs . Chacun vint s'asseoir et , Lucien commença par un petit discours . Le père Lulu avait la réputation d'être un bon tribun et un sacré boute en train (il a d'ailleurs faillit travailler à la SNCF) et lorsqu'il débuta sa prose , Henriette et Micheline assises à ses cotés ne purent s'empêcher de pouffer de rire en se couvrant la bouche avec leur serviette de table . Lucien leur vanta les mérites de la Poste et le plaisir qu'il eut à se trouver à leurs cotés pendant 40 ans . L'entrée fut servit et , à cet instant Lucien décréta que l'on devait passer aux choses sérieuses : "mes chers amis faisons bombances" .



Tout le monde était à table ....sauf Gustave Mulot qui était parti à la découverte du mécanisme de fabrication de l'aération en cuisine . Inquiète de ne point le voir revenir (car il avait bel et bien disparu de la pièce principale ) , Henriette Duman partit le rejoindre en cuisine , puisque d'après un des serveurs du P'tit Quinquin : "le monsieur au chapeau s'est trompé de porte en confondant celle des WC avec celle de la cuisine , un drôle d'oiseau votre ami ! " répondit ce jeune homme en jetant sa serviette sur son épaule droite .

Un peu gênée , Henriette frappa à la porte de service de la cuisine du P'tit Quinquin et trouva au beau milieu des cuisiniers en action , Gustave Mulot en grande conversation avec un pot de fines herbes .

-"Allons Gustave ! tout le monde vous attend ! venez donc nous rejoindre , votre salade va refroidir ! " .

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lundi 20 septembre 2010

Les péripéties de Monsieur Mulot


Bang ! Wraoum ! Bling ! Dès le réveil c'était déjà toute une symphonie pour Gustave Mulot . Ce bien singulier personnage employé à la Poste de Mufflin (petite bourgade un peu reculée et arriérée) était d'une nature naïve et bucolique . Il n'était pas rare de le voir arriver au bureau en vélo avec la pipe au bec en fredonnant une chanson de Bob Dylan , vêtu d'un vieil imperméable et d'une roue de secours sous le bras .
Les habitants de Mufflin le connaissaient tous ! Gustave Mulot était d'un abord avenant et avait l'habitude de parler à tout le monde et , surtout de donner des informations aux quidams amis .
-"Vous avez entendu madame Henriette ? Il y a de nouveau une grève pour ce jeudi à la SNCF , je viens de l'entendre à la Radio ! "
Lundi 20 septembre 1965 , il devait être 14 heures , lorsque Lucien Vieillesse (qui devait bientôt partir en retraite) annonça à ses collègues qu'il leur proposait de les emmener ce soir dîner dans un des plus beaux restaurants de Mufflin . Gustave , qui était très gourmand se réjouit illico d'une telle initiative et lança un" Oui avec grand plaisir merci Lucien ! " à la cantonade .
Il faut avouer qu'avec Gustave Mulot , les journées n'étaient jamais tristes car , le bougre était quelque peu maladroit et faisait souvent tomber des piles de lettres recommandées au moment le plus express . C'était aussi un joyeux convive et , ses collègues se réjouissaient de façon maligne en vue de cette soirée .Prenez un Mulot au milieu d'un jeu de quilles et le résultat ne pourra être que jubilatoire !
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JERRY OX " INSOUMIS"
Pour vous remercier de votre fidélité envers ce blog qui fêtera bientôt son quatrième anniversaire , je vous offre une version plus récente de cette chanson que vous connaissez déjà et que vous semblez apprécier : Insoumis" .
Insoumis 30 ans tout ronds au compteur / le temps fait sa p’tite affaire / J’avance, j’agis toujours avec mon cœur/ Y’ a tant de choses à faire/ Écrire ce que j’observe/ Comme pour conjurer le sort/ Voir s’évanouir mes plus beaux rêves/Ternis par le Technicolor/Et les amis, les amours qui vont et viennent/ Les petites joies, les bonheurs et quelques peines/ Font de moi chaque jour un homme debout/ Et je les remercie ... Jusqu’à mon dernier souffle avec bagout/ Je resterais un insoumis/ Et oui déjà 30 ans/Les ch’veux qui tombent, les yeux cernés/A force de marcher dans le vent/J’ai pas vu passer les années/ Des années school pas vraiment cool/A la p’tite école maternelle/Jusqu’aux grands soirs devant les foules/Où j’m’essaie à la ritournelle ... Et les amis, les amours qui vont et viennent/Les petites joies, les bonheurs et quelques peines/Font de moi chaque jour un homme debout/Et je les remercie ... Jusqu’à mon dernier souffle avec bagout/Je resterais un insoumis. Je n’marcherais jamais/Dans les combines de votre buiseness/ La réussite au sommet/ tout ça pour gâcher sa jeunesse/S’il vous faut de bonnes raisons/ pour n’pas rentrer dans le système/ je préfère être au diapason/ avec des fous un peu bohèmes /plutôt que l’être avec les cons/ fantaisistes comme des chrysanthèmes/ Et les amis, les amours qui vont et viennent/Les petites joies, les bonheurs et quelques peines/Font de moi chaque jour un homme debout/Et je les remercie ...Jusqu’à mon dernier souffle avec bagout/Je resterais un insoumis..... (bis)

Texte et Musique Protégés .


vendredi 10 septembre 2010

Initiales RF

"Rendez vous sur la place Lictha à 15 h 09 . à bientôt petite mésange . Signé R.F ". Suite à cette mystérieuse et courte missive , notre cher Peter Columbus regroupa ses troupes et fit le nécessaire pour coincer l'olibrius en flagrant délit . Place Lictha vers 13 h 03 , tout le dispositif policier était en place . Hernest Poivrière le fidèle ami de Gena Jones et John Cacahouètes fit , lui aussi acte de présence au cas ou on aurait besoin de lui lors de l'intervention (même si notre lieutenant ne lui en demandait pas autant) .


Il faisait chaud et , à cette heure , la circulation était fluide ce qui laissait un plus grand champ d'action aux forces du désordre . John Cacahouètes , qui avait prévenu Peter suite à cette lettre avait tout spécialement interrompu sa répétition pour venir sur les lieux mais , la sécurité l'en avait empêché prétextant que cette opération comportait un certain danger .

Peter Columbus ne cachait pas sa nervosité, tandis que ses collègues étaient planqués derrière leurs automobiles afin de bondir au plus tôt, notre lieutenant se grattait à la tête en réfléchissant .
-" Bizarre cette histoire ... la pauvre Gena a peut être eu des hallucinations suite à une trop forte absorption d'alcool et de tranquillisants ... ah ! si ma femme me voyait ! elle rirait un bon coup ! pas de mobile , pas de meurtre ! juste des déclarations ... me voilà chouette et cochon comme Grosjean !"
Il devait être 14 h 47 lorsque Gena Jones fut priée de rejoindre la place Lictha . Vêtue d'un tailleur beige et d'un fichu sur la tête , elle s'avança prudemment au centre de la place tandis que Peter Columbus et ses hommes étaient fins prêts à agir .

15 h 08 , rien à signaler , Gena Jones attendait , non pas Godot mais l'intrigant Roger Filoux .
15 h 09 , l'on vit tout à coup un étrange petit homme aux cheveux gris un peu voûté s'approcher de Gena Jones une lettre à la main ....Peter Columbus donna l'assaut et ses hommes entourèrent le bougre pour lui passer illico les menottes . On le plaqua au sol et Columbus fit un signe à ses collègues .
-"Messieurs , messieurs ! un peu de calme je vous prie ! Notre homme est hors d'état de nuire , laissez moi lui poser quelques questions ....qui êtes vous ? et que faites vous ici ? monsieur ?"
L'homme balbutia quelques mots , il se nommait Rodolphe Fouchtra et , il se trouve qu'il avait la particularité d'être le sosie de feu Roger Filoux .
Personne n'en crut ses mirettes et , encore moins la diva Gena Jones !
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APERITIF MUSICAL
Histoire de bien débuter cette nouvelle saison , je vous offre , chers internautes et autres bloggers de tout poils une chanson issue de mon petit répertoire : elle s'intitule "pendant ce temps" et a été enregistrée à l'automne 2001 . Une réflexion sur l'état de notre monde qui , hélas me semble aujourd'hui toujours d'actualité alors, si vous le voulez bien ...Chantons !
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