mardi 30 octobre 2007

Douglas et Franky the Kid

Illuminé !! c'est le mot qui convient pour définir l'état dans lequel le jeune Douglas se trouvait après avoir vu le grand Elvis Presley faire danser la foule au point que celle ci se mette à devenir un tant soit peu sentimentale pour peu qu'on lui injecte de la bonne musique dans les cages à miel . Tandis qu'Annette et Joachim se trouvaient à l'avant de leur Simca 1000 modèle 1953 , le petit Douglas commençait à fredonner ses propres textes sur les musiques du père Presley ..d'un coup ce fut l'illumination qui traversa son esprit "je veux faire de la musique un art majeur pour réveiller les gens et les élever spirituellement " Oui , je le concède fort bien , notre jeune Douglas avait la fâcheuse tendance à fumer quelques herbes qui n'avaient pas le goût des cigarettes habituelles , ce qui provoquait chez lui une propension à dire des choses parfois un poil insensées pour qui ne maîtrise point son langage et sa façon d'envisager l'existence .



S'il est un lieu que le jeune Douglas aimait particulièrement c'est l'école ..oh ! n'allez point imaginer que ce fut un bon élève assidu et appliqué , que diantre !! Ce qui plaisait avant tout à Douglas c'était de pouvoir retrouver ses copains avec qui il faisait les 400 coups . C'est aussi dans la cour de l'école que Douglas aimait flirter avec la jolie Pamela avec qui il venait tout récemment de tisser quelques liens , il faut dire que la demoiselle était d'une part fort jolie et d'autre part fort déjantée ...du genre à croire à une fin du monde potentiel et au pouvoir absolu des plantes sur l'individu ! Voilà qui influençait bougrement notre jeune poète en herbe (si je puis dire)



mais la grande découverte de Douglas, c'est la rencontre qu'il fera un 2 mars 1957 alors qu'il se trouve sur le chemin de l'école . Un jeune garçon blond au regard rieur et un peu farfelu l'aborde

"hey !! bonjour à toi l'ami je ne te connais point encore mais j'ai diablement envie de lier connaissance avec toi , tu m'as l'air fort civil et je devine que tu aimes comme moi faire ripaille et courir après les gueuses pour leur quémander quelques bisous dans le coup ...n'est ce pas ?"

Le jeune Douglas resta un peu interdit devant tant de candeur juvénile et d'innocence farfelu .
-"Pourquoi pas ! allons prendre un verre chez Lulu c'est une taverne ou j'ai mes habitudes en plus le chocolat est gratuit " Et les voilà partit . Quelques minutes plus tard , attablés dans la taverne de Lulu , le mystérieux blondinet déclina enfin son identité ...il se nommait Francky Vincent et résidait rue des acajous ...une longue amitié allait naître entre les deux personnages et nous la découvrirons plus tard ...si vous êtes sages !

vendredi 26 octobre 2007

Renaud "Hexagone" tournée rouge sang 2007




C'est l'évènement de l'automne et je ne pouvais pas ne pas en parler ici ! L'album live et le DVD de la dernière tournée de notre Renaud national sera dans toutes les bonnes crémeries le 19 novembre .


Une longue tournée entamée en février 2007 , un Renaud en bien meilleure forme que sur la précédente tournée (2003 et l'album de la renaissance "boucan d'enfer") . Un périple qui s'est achevé en septembre avec (fait unique à ma connaissance : un concert privé pour ses plus fidèles admirateurs à la Cigale de Paris pendant..6 heures d'affilées !! ) La voilà regonflée à bloc notre chetron sauvage , boosté par l'amour retrouvé et le succès de son dernier disque dans lequel on pouvait retrouver deux tubes imparables "les bobos" et "arréter la clope" , un disque de bonne facture meme si ce n'est certainement pas son meilleur à mon gout. Par les temps qui court , je ne vois pas beaucoup de chanteurs de cet acabit etre toujours aussi mordant et engagé tout en maintenant (et renouvellant ) son immense popularité qui ne faiblit pas après 32 ans de carrière !

La sortie de ce live "tournée rouge sang 2007" dans quelques jours nous donne l'occasion de se repencher sur sa carrière qui débuta en 1975 avec un premier album qui passa presqu'inaperçu mais qui lui ouvra les portes du métier avant de connaitre la gloire en 1978 avec la chanson "laisse béton" . Son image en 2007 a bien changé et c'est tout à fait normal mais il reste pour le public un chanteur "poil à gratter et populaire" et sincèrement ils ne sont pas nombreux à pouvoir en dire autant aujourd"hui . je vous propose chers internautes et autres bloggers de tout poils de découvrir un extrait de ce live , il s'agit du premier single extrait que vous entendrez bientot en radio ..une chanson que vous connaissez déjà et qui n'a (hélas) pas pris une ride : le fameux brulot de 1975 "Hexagone"

"Ils s'embrassent au mois de Janvier,car une nouvelle année commence,mais depuis des éternitésl'a pas tell'ment changé la France.Passent les jours et les semaines,y a qu'le décor qui évolue,la mentalité est la même :tous des tocards, tous des faux culs.Ils sont pas lourds, en février,à se souvenir de Charonne,des matraqueurs assermentésqui fignolèrent leur besogne,la France est un pays de flics,à tous les coins d'rue y'en a 100,pour faire règner l'ordre publicils assassinent impunément.Quand on exécute au mois d'mars,de l'autr' côté des Pyrénées,un arnachiste du Pays basque,pour lui apprendre à s'révolter,ils crient, ils pleurent et ils s'indignentde cette immonde mise à mort,mais ils oublient qu'la guillotinechez nous aussi fonctionne encore.Etre né sous l'signe de l'hexagone,c'est pas c'qu'on fait d'mieux en c'moment,et le roi des cons, sur son trône,j'parierai pas qu'il est all'mand.On leur a dit, au mois d'avril,à la télé, dans les journaux,de pas se découvrir d'un fil,que l'printemps c'était pour bientôt,les vieux principes du seizième siècle,et les vieilles traditions débiles,ils les appliquent tous à la lettre,y m'font pitié ces imbéciles.Ils se souviennent, au mois de mai,d'un sang qui coula rouge et noir,d'une révolution manquéequi faillit renverser l'Histoire,j'me souviens surtout d'ces moutons,effrayés par la Liberté,s'en allant voter par millionspour l'ordre et la sécurité.Ils commémorent au mois de juinun débarquement d'Normandie,ils pensent au brave soldat ricainqu'est v'nu se faire tuer loin d'chez lui,ils oublient qu'à l'abri des bombes,les Francais criaient "Vive Pétain",qu'ils étaient bien planqués à Londres,qu'y avait pas beaucoup d'Jean Moulin.Etre né sous l'signe de l'hexagone,c'est pas la gloire, en vérité,et le roi des cons, sur son trône,me dites pas qu'il est portugais.Ils font la fête au mois d'juillet,en souv'nir d'une révolution,qui n'a jamais éliminéla misère et l'exploitation,ils s'abreuvent de bals populaires,d'feux d'artifice et de flonflons,ils pensent oublier dans la bièrequ'ils sont gourvernés comme des pions.Au mois d'août c'est la liberté,après une longue année d'usine,ils crient : "Vive les congés payés",ils oublient un peu la machine,en Espagne, en Grèce ou en France,ils vont polluer toutes les plages,et par leur unique présence,abîmer tous les paysages.Lorsqu'en septembre on assassine,un peuple et une liberté,au cœur de l'Amérique latine,ils sont pas nombreux à gueuler,un ambassadeur se ramène,bras ouverts il est accueilli,le fascisme c'est la gangrèneà Santiago comme à Paris.Etre né sous l'signe de l'hexagone,c'est vraiment pas une sinécure,et le roi des cons, sur son trône,il est français, ça j'en suis sûr.Finies les vendanges en octobre,le raisin fermente en tonneaux,ils sont très fiers de leurs vignobles,leurs "Côtes-du-Rhône" et leurs "Bordeaux",ils exportent le sang de la terreun peu partout à l'étranger,leur pinard et leur camenbertc'est leur seule gloire à ces tarrés.En Novembre, au salon d'l'auto,ils vont admirer par milliersl'dernier modèle de chez Peugeot,qu'ils pourront jamais se payer,la bagnole, la télé, l'tiercé,c'est l'opium du peuple de France,lui supprimer c'est le tuer,c'est une drogue à accoutumance.En décembre c'est l'apothéose,la grande bouffe et les p'tits cadeaux,ils sont toujours aussi moroses,mais y a d'la joie dans les ghettos,la Terre peut s'arrêter d'tourner,ils rat'ront pas leur réveillon;moi j'voudrais tous les voir crever,étouffés de dinde aux marrons.Etre né sous l'signe de l'hexagone,on peut pas dire qu'ca soit bandantsi l'roi des cons perdait son trône,y aurait 50 millions de prétendants." Toujours d'actualité non ?

mardi 23 octobre 2007

James Douglas Morrison l'enchristé



Il devait être au moins minuit moins le quart dans le froid glacial de cette nuit du 8 décembre 1943 lorsque le petit Douglas poussa son premier cri . Un cri comme une déchirure , il arrivait dans le monde des vivants et déjà la lumière l'aveuglait .Il franchissait ainsi les portes en direction d'une nouvelle vie . Ses parents Annette et Joachim étaient heureux car c'était leur premier enfant , Annette avait déjà fait deux fausses couches alors pour elle cet enfant qui arrivait à présent c'était une bénédiction , un cadeau du ciel . les jours qui suivirent furent merveilleux pour Joachim qui , derrière ses airs d'homme bourru avait décidé de s'occuper de son enfant comme on le ferait pour un roi . Il décida d'abandonner la dive bouteille pour élever son fils au mieux et dans les règles de l'art . la ville de Poujard petite bourgeade de Floride n'abritait la plupart du temps que des touristes en mal de sensation venus s'adonner à leur loisir favori : dépenser leurs sous et s'octroyer un repos mérité sur les plages à lézarder au soleil des heures durant , cette image marquera beaucoup le petit Douglas . Nous sommes en 1956 , Douglas à 13 ans il commence à courir les filles et fréquente une bande de copains avec laquelle il fait un peu de musique à ses heures perdues , mais sa grande passion c'est l'écriture ! Au cours des weeks ends , Douglas s'amuse à déclamer des sonnets entiers qu'il écrit presque machinalement ...ce qui impressionne beaucoup ses copains et séduit les filles qui tombent en pâmoison devant ses textes et surtout devant la beauté presque christique du jeune homme .


Un jour alors qu'il rentrait de l'école , une jeune fille l'aborde un peu maladroitement :

"salut je m'appelle Pamela j'habite pas très loin de chez toi , je t'observe souvent , ça te dirait d'aller au ciné un de ces quatre ? "

le jeune homme ne répondit pas , il fixait de ses yeux de braise un peu ailleurs la charmante jeune fille et fit : "ouais d'accord demain 15 h si tu veux !"
Quelques jours plus tard , Annette et Joachim ses parents lui offrirent pour le récompenser des bonnes notes qu'il obtenait à l'école de l'emmener voir un concert . Le jeune Douglas accepta et les voilà partit pour Dichtra une ville située non loin de New York city ou se produisait depuis quelques jours un certain Elvis Presley ...Joachim était fou de ce chanteur qu'il considérait comme un échappatoire musical à sa vie de modeste travailleur d'usine sans le sou. Une fois arrivés dans la salle , l'atmosphère se réchauffa considérablement , un public mélangeant toutes catégories sociales et toutes couleurs confondues était présent ..c'était absolument prodigieux ce qui allait se produire là !

vendredi 19 octobre 2007

Déconnage immédiat avec Daniel Prévost


Et oui ! par ces temps moroses ou les feuilles des arbres tombent inlassablement et ou les lendemains déchantent et s'obscurcissent même au plus haut niveau de l'état (dans quel état !!) il faut penser à rire un peu , à rire beaucoup pour oublier les tracas néfastes et faire peau neuve !!! Pour ce faire , je vous propose de retrouver sur scène un de nos grands déconneurs toujours en activité , l'inénarrable et corrosif Daniel Prévost ! la voix d'une certaine publicité radio pour un supermarché pour les uns , l'homme qui osa montrer son cul à la télévision en pleine période Giscardienne pour les autres mais il n'est pas que çà ! que diantre !! le garde fou le plus incontrôlable qui reste sur cette terre , un des rares à sévir et à oser ....allez je vous laisse avec lui !!!
Mon cher Daniel , c'est à vous ! déridez moi ces Gaulois et Gauloises afin que leur humeur devienne légère et badine !!

lundi 15 octobre 2007

la revanche de Lucas et le déclin de Célestin




les années passèrent dans le village de Pitypity , la dictature imposée par Célestin avait finit par triompher car les habitants dans leur immense majorité étaient prêt à vivre courbés pour gagner trois sous plutôt que de vivre dans le dénuement et l'indignité totale .


Comment avait t on pu en arriver là ? les espoirs de lendemains qui chantent prônés par une poignée d'opposants dont Lucas faisait parti depuis 6 ans maintenant n'avaient rien donné .




Un soir alors qu'il se trouvait au coté de ses camarades insurgés ,Lucas fit le bilan des actions qu'ils avaient entrepris ensemble , du sang avait été versé mais au fond rien ne pouvait faire tomber le petit chef Célestin qui s'accrochait au pouvoir comme un lierre à un chêne en utilisant ses appuis politiques et financiers les plus influents ...il était toujours là , omniprésent depuis 6 ans .


"je me vengerai de cette brute épaisse ,qui malgré ses airs enjôleurs est une crapule démagogue de la pire espèce" se disait tout bas Lucas tandis que ses camarades planchaient sur un nouveau plan d'action destiné à le destituer de ses sinistres fonctions .




Célestin avait vieillit , ses traits étaient tirés et une barbe touffue lui mangeait le visage , il était à présent bedonnant et ne pouvait plus s'adonner à sa discipline préférée : le footing en sarouhel dans les rues du village escorté par la presse régionale et ses gardes du corps ..fini ce temps là , le bouffon était un homme âgé et avait presque finit par gagner la respectabilité du village .


Pourtant les deux premières années de son mandat furent terribles , la loi sur le travail forcé des enfants et des vieillards encore valides fut promulguée , quelques voix s'élevèrent mais pas assez pour une révolte générale et pour cause ...Célestin avait endormi son peuple ! A coups de promesses électorales médiatiques , les plus récalcitrants s'étaient laissés convaincre et ...fait plus inadmissible pour Lucas des opposants de la première heure avaient rejoints les rangs du gang de Célestin ...leur soif de pouvoir étant plus forte que tout . Les Pitypityens s'étaient laissés prendre au piège , certains s'en rendaient compte mais il était trop tard ...Dans l'hôpital vétuste de la ville , on pouvait voir quelques vieillards mourir à petits feu d'avoir travaillé pour le compte et la botte de Célestin , des enfants illettrés devenus de jeunes délinquants ignards et avides de réussites ostentatoires avaient grandit ainsi grâce au maire de la ville qui s'était cyniquement amusé à les priver d'une scolarité normale pour en faire très tôt des travailleurs acharnés au service de sa majesté Célestin .


Pendant ces six longues années Baptiste avait vu partir deux de ses fils Pierre et Victor à la guerre que Célestin et son gang avaient déclenché avec le Rani , un pays qui selon les affirmations incessantes de sa majesté de bouffon Célestin représentait une menace pour Pitypity et le pays entier ...ce n'était bien évidemment qu'une vaste fumisterie visant à protéger un état artificiel abritant des amis hauts placés du bouffon de ces lieux , mais notre infâme petit homme avait si bien vendu ce "conflit de premier choix" que personne ne s'y opposa ...pas même Baptiste . Un matin , Lucas trouva son père sans vie dans la salle à manger , il reposait couché sur le sol un revolver dans la main droite et une lettre à ses cotés ...Lucas se précipita en hurlant vers lui pour le secourir mais il était trop tard il venait de se suicider d'une balle dans la tête et il avait pris soin de ne pas se rater ..perfectionniste jusqu'au bout ce Baptiste !

Lucas appela ses voisins qui débarquèrent dans la seconde . Quelques jours plus tard lors de l'enterrement de son père , Lucas apprit en lisant la lettre qu'avait reçu son père avant de mourir qu'il venait de perdre ses deux jeunes frères à la guerre ..c'est ce tragique évènement qui avait déclenché le suicide de Baptiste comprit alors Lucas .
Quelques jours après , Lucas malgré ses dix huit printemps avait pris un méchant coup de vieux , il était seul à présent il ne lui restait qu'une chose : se venger ! le hasard faisant souvent bien les choses , il fut un peu plus tard engagé comme chauffeur lors d'un déplacement de Célestin , il avait pris soin de prendre avec lui le revolver avec lequel son père s'était tué ..ce qui ne perturba personne tant la manoeuvre était discrète . le soir même alors que Célestin quitta ses collaborateurs pour rentrer à son hôtel il monta en toute confiance et sans garde du corps dans la voiture mise à sa disposition pour le séjour conduite par Lucas , le trajet fut assez court :
"merci jeune homme laissez moi ici c'est à cet endroit que se trouve mon hôtel " Lucas se proposa poliment de le raccompagner jusqu'à sa chambre par sécurité ce qui plut beaucoup à Célestin qui craignait toujours de se retrouver sans protection , arrivé à la chambre alors que Célestin commençait à entrer dans la pièce , Lucas le poussa violemment contre le lit qui se trouvait à proximité
"tu vas devoir payer pour tout le mal que tu as fait petite ordure !!" lui dit Lucas en pointant vers lui son revolver .Célestin tremblait , dégoulinait de sueur comme un porcelet , il tenta de bredouiller quelque chose ...Alors très sur de lui Lucas lui dit comme dans les films:
-c'est à moi qu'tu parles ? réponds crapule ! c'est à moi qu'tu parles ?" puis il tira sur lui deux balles dans le crane . Il referma aussitôt la porte et disparut dans la pénombre pour rejoindre son véhicule comme si de rien n'était...ce geste qu'il venait de faire ne lui rendrait pas ses frères et son père ...mais pour une fois justice était faite !

jeudi 11 octobre 2007

Les utopies d'un mome en terre hostile



Les jours qui suivirent furent très éprouvants pour Baptiste et ses enfants , tout d'abord parce que l'argent manquait cruellement et puis surtout ils n'avaient plus de nouvelles de leur mère Méléna qui était partie il y a de nombreuses années car elle ne se sentait plus de vivre de la sorte en ne sachant pas de quoi demain serait fait . C'est ainsi que Baptiste se retrouva avec la garde des enfants ce qui n'était pas courant dans le village de Pitypity.


Au café du coin , les discussions à ce sujet allaient bon train , chacun s'interrogeait sur la manière qu'avait Baptiste d'élever ses enfants :

-vous vous rendez compte il ne leur enseigne pas le respect du patriarche ...c'est d'un laissé aller ma bonne dame !"

C'est dans ces conditions pour le moins difficiles qu'avait grandit le jeune Lucas , du haut de ses 12 ans ce garçon n'était pas du genre à se laisser marcher sur les arpions sans mot dire et d'autant plus depuis que Célestin était devenu maire de Pitypity ...

Avoir vu son père déchirer ses toiles devant lui , l'avoir vu renoncer à son art sous la pression de Célestin lui donnait chaque jour un peu plus l'envie d'agir ..mais la grande question qui s'imposait à lui était de savoir comment .


Lucas passait le plus clair de son temps à lire des récits de jeunes guérilleros ayant vaincu par la force la dictature ennemi , le nom d'Ernesto Ché Guévara résonnait pour lui comme un sauveur , certes un sauveur guerrier dont les mains ont souvent été recouvertes de sang mais qu'importe ...il fallait à tout prix se révolter contre les lois absurdes qui allaient être promulguées .
Rien qu'à l'idée de voir des enfants , des vieillards trimer pour favoriser la production des ressources naturelles au profit de Célestin et de ses tristes sbires , Lucas avait des envies de vengeances terribles .
Le hasard fera bien les choses car quelques jours plus tard , son père l'emmena à la rencontre d'un comité de résistance à l'ennemi .Dans une pièce sombre une centaine d'individus s'étaient réunis , Raoulo le chef prit la parole dans un silence digne des grands soirs et leur dit :
-mes frères , mes amis voilà que la colère et le désarroi nous rongent une fois de plus , ce vieux chenapan de Célestin désire ruiner nos vies par le travail pour son unique profit , je vous propose d'agir concrètement nous allons nous unir , nous armer , nous battre jusqu'au sang s'il le faut mais une chose est certaine mes amis ...justice sera faite !"
Dans la tête de Lucas les idées tourbillonnaient et il se dit en lousdé que le grand jour allait bientôt venir ...

lundi 8 octobre 2007

la révolte des Pitypityens


Penché sur son livre ,Lucas étudiait sagement dans la cuisine de la maison ,autour de lui ses frères Victor et Pierre jouaient aux cow boys et aux indiens en courant dans tout les sens . Lucas se demandait de quelle manière il allait pouvoir un jour faire cesser cette tyrannie qui oppressait de plus en plus les habitants de Pitypity ,le travail forcé pour les enfants et les vieillards pour produire encore plus de richesse le révoltait seulement voilà ...il n'avait que 12 ans et à cet âge là on ne peut en aucun cas envisager d'être le leader d'une révolution ! Baptiste travaillait dur pour amener un peu d'argent pour sa famille ,ses tableaux bien que magnifiques lui apportaient peu d'argent ..juste assez pour vivre mais pour les loisirs et la culture de ses enfants : nada !
Célestin , de son coté brillait toujours faisant voir sur des affiches le représentant ou dans des spots publicitaires son sourire carnassier , il aimait à répéter qu'il était le premier homme politique à se vendre comme un produit .
-"les gens attendent des choses simples car ils le sont je me dois d'être à leur portée , j'en fais un devoir !" répétait il à longueur de journée dans ses discours . Une partie des habitants lui étaient hostiles mais hélas ils n'avaient pas la parole .Lors d'un récent conseil municipal , Baptiste prit la parole au nom d'une certaine opposition , quelques voix s'élevèrent avec lui mais...c'était hélas une minorité !!
la tension montait de jour en jour , Baptiste s'acharnait avec l'aide de quelques bonnes volontés à faire cesser ce carnage ...bientôt cette loi sur le travail forcé des enfants et des vieillards allait être appliquée et cela le mit un jour tellement en colère qu'il jeta une partie de ses toiles
-assez assez mais pour qui nous prend t il ???? j'en ai marre !! à quoi cela sert ???
Lucas arriva et trouva son père en pleurs , les mains dans les cheveux .Il lui demanda ce qu'il avait mais Baptiste ne parlait plus , il restait prostré la tête dans ses mains autour de lui dans l'atelier des toiles ébréchées étaient éparpillées ...devant ce spectacle désolant et ce renoncement ostentatoire pour son art ,Lucas se promit d'agir au plus vite ...
-il faut que cela cesse !!! se dit il .

mercredi 3 octobre 2007

Bruce Springsteen "the River" (1980)



Ah !!! Springsteen !! il y avait longtemps que je ne vous en avais pas parlé et je suis certain que cela vous manquait un temps soit peu , non ? faisons fi de la morosité automnale ambiante et parlons rock'n 'roll avec ce sublime double album du Boss paru le 17 octobre 1980 , son cinquième album pour etre exact .Une pure merveille à posséder dans toute discothèque qui se respecte .Cette année là Springsteen arrive au sommet , il touche enfin le grand public et obtient son premier tube avec "hungry heart" une chanson parfaitement calibrée pour les FM naissantes car elle est à la fois rock , légère et rapide ...imparable quoi ! Avec l'aide de son groupe le E street band , le Boss peut se permettre de réaliser des shows prodigieux tout en gardant sa spontanéité et une grande complicité avec ses musiciens (le saxophoniste Clarence Clemons notamment) . le must sur cet album ce sont les ballades , et là le père Springsteen se surpasse carrément avec "Independence day","point black" et la chanson titre "the river".
Et quelle chanson mes amis !!! ce titre me donne des frissons à chaque écoute et comme j'aime partager les choses que j'aime avec vous, voici "the river" paroles et images en cadeau ..en attendant la suite des aventures de Baptiste le peintre Haitien .
THE RIVER
I come from down in the valleyWhere mister, when you're youngThey bring you up to do like your daddy doneMe and Mary we met in high schoolWhen she was just seventeenWe'd drive out of this valley down to where the fields are greenWe'd go down to the riverAnd into the river we'd diveOh down to the river we'd rideThen I got Mary pregnantAnd, man, that was all she wroteAnd for my 19th birthday I got a union card and a wedding coatWe went down to the courthouseAnd the judge put it all to restNo wedding day smiles, no walk down the aisleNo flowers, no wedding dressThat night we went down to the riverAnd into the river we'd diveOh down to the river we'd rideI got a job working construction for the Johnstown CompanyBut lately there ain't been much work on account of the economyNow all them things that seemed so importantWell, mister they vanished right into the airNow I act like I don't rememberMary acts like she don't careBut I remember us riding in my brother's carHer body tan and wet down at the reservoirAt night on them banks I'd lie awakeAnd pull her close just to feel each breath she'd takeNow those memories come back to haunt meThey haunt me like a curseIs a dream a lie if it don't come trueOr is it something worseThat sends meDown to the riverThough I know the river is dryThat sends me down to the river tonightDown to the riverMy baby and IOh down to the river we ride